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Si vous avez déjà tenté l’expérience
Vous serez j’en suis sûre, d’accord avec moi Quand je dis que l’on doit faire preuve d’angélique patience Et de ténacité, lorsqu’on envisage ce branle bat de combat Qu’entraîne dans son sillage un changement de toit. D’abord il convient de fixer le bon jour Qui fera l’affaire de tous et de chacun Des amis, des parents, des voisins Enfin de toutes les bonnes volontés Qui mettront leur honneur à donner un coup de main La journée prévue est enfin arrivée Ils sont là, les fidèles, les vrais, en tout une douzaine Que le ballet commence ! D’abord les choses fragiles, les bibelots, les bouquins Ensuite les gros meubles, commodes et guéridons Enfin tout l’attirail encombrant la maison. En vous même vous pensez, Avec tous ces bras, cela ne traînera pas Mais, vous le constatez, ce qui est vraiment drôle Plus le nombre est élevé Moins vite vont les choses A cet état de fait, quelle est l’explication. ? Y avez-vous pensé ? Je pense pour ma part avoir trouvé réponse Il s’agirait en fait d’une réelle propension Qu’ont certains, à croire, vu le nombre de mains Qu’un tiers transportera à leur place, La boîte, le guéridon Ou encore les bouquins, Et le tiers pour sa part pense de la même façon Ce qui fait, finalement que le guéridon, Ne bougera pas d’un pouce Il gardera sa place Il restera au salon. Lorsque découragée sans le laisser paraître Vous jetez un coup d’œil à travers la fenêtre Il fait déjà tout noir, la journée est passée Et le déménagement finalement terminé Il ne vous reste plus qu’à faire des adieux Et à distribuer à la ronde vos mercis sincères et chaleureux Votre corps est rompu, mais votre esprit capable D’approuver la véracité du célèbre diction À chacun son métier Et les murs de ce nouveau décor Qui maintenant est le vôtre Vous entendent jurer : jamais, non jamais plus!
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