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Gitan d’âme et de cœur ainsi que de naissance Ses veines charrient le sang de ses fougueux ancêtres Depuis la nuit des temps au cœur de l’errance Vivant au jour le jour, sans crainte des frontières
Il est de cette race indomptée et fière Qui refuse de vivre enfermée et cloîtrée Dans des cités étroites, qui cachent leur misère Derrières des murs sales et jardins asphaltés
Ses yeux ont des reflets de tisons ardents Un foulard noué sur ses cheveux d’ébène Sur sa peau brûlée par des soleils et battue par des vents Tremble un médaillon d’or, souvenir de sa mère.
Avec pour tout bagage, un maigre balluchon Sa guitare sous le bras, des chansons sur les lèvres Sous son front fleurit une moisson de rêves Il parcourt le monde, libre, au cœur des saisons
Si un jour, par hasard, le gitan croisait votre chemin, Il vous fera présent d’une de ses chansons. Contre un verre d’amitié et un quignon de pain, Avant que de partir vers d’autres horizons.
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