Heureuse que vous soyez là

Un moment pour soi

Mélanie Valiquette
 

Merci de votre visite...

Passez un agréable mois de mai
N'hésitez pas à revenir respirer le parfum des mots. Peu importe le jour et l'heure, la porte est toujours ouverte, c'est le miracle de l'internet.
 
Et si l'envie vous prend de me laisser quelques mots, cela me ferait réellement plaisir
Marybé
 

18jours après
Fête des mères

Sapino se questionne

En ce début décembre

Sapino se questionnait

Vu les choses assez étranges

Que depuis peu il vivait.

 

Comment donc qu’il se fait

Qu’étant, pourtant, roi des forêts

Je me retrouve ainsi cloîtré

Sans pouvoir bien respirer ?

 

 
Pourquoi suis-je tout endimanché

De la tête au pied encombré

Par un tas de breloques qui pendent

À chacune de mes branches ?

 
Quel mal donc aurais-je causé

Pour ainsi me retrouver

En cette fâcheuse position

Ployant sous ce flot de décorations ?

 

V’là la question que je me pose

 

Moi, ce qui me plaît, c’est la nature

Le soleil, la neige, l’air pur,

Le vent qui me conte ses voyages,

La pluie qui s’échappe des nuages,

Les oiseaux aux jolis ramages,

J’aime tant surprendre leurs babillages.

 

J’étais chez moi dans la forêt

En compagnie de tous les miens

On bavardait de tout de rien

J’me sens chagrin que j’en pleurerais

 

Mais, non faut pas que j’me tracasse

Faudra bien que je m’y fasse

Car,  paraît-il, que c’est l’usage

Quand vient le temps de célébrer

Décembre et la fin de l’année

De mettre à la place d’’honneur

Au cœur même de la demeure

De ces bipèdes qu’on dit humains

Un majestueux sapin

 

À croire que c’était mon destin

Faudrait donc pas que j’me ronge les freins

Puis, au fond, si j’veux être honnête

Ce n’est pas si dur d’être d’une fête

Qui met des éclats lumineux

Aux sourires et dans les yeux

Des p’tits, des grands et même des vieux

 

Je dirais même que c’est plaisant

D’entendre les rires des enfants

Et leurs cris d’émerveillement

Devant mon fameux déguisement

Qu’ils trouvent superbe et élégant

 

Et puis savoir que sa présence

Est indispensable à l’ambiance

Faut oser se l’avouer

On se sent tout enrubanné

D’un troublant sentiment de fierté

 

De mes p’tites réflexions

Je tire donc comme conclusion,

Que même sans être un choix personnel

Devenir un sapin de Noël

C’est, sans doute, un cadeau du ciel ?

Marybé 2008