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Réflexions sur l’état de la technologie sur notre planète
Notre civilisation Terrienne existe depuis près de 9000 ans et nous nous proposons de faire un premier bilan sur l’évolution de la technologie sur notre planète (uniquement la technologie et non pas la science).
Dans un premier temps, l’homme a maîtrisé, au fur et à mesure de son évolution, les techniques de base pour façonner la pierre et le bois. Il a alors acquis une véritable science et une connaissance de ces matériaux de base. Nous avons encore de multiples exemples de la richesse de ces acquis au travers des aqueducs, des ponts, des monuments, … pour ce qui concerne la pierre, des sculptures, des bâtiments, … pour le bois. Il nous reste également de nombreux écrits sur le niveau technologique de l’époque comme les engrenages, la vis d’Archimède, …
Si l’on fait un inventaire de ce que nos ancêtres ont fait avec le bois, on pourrait dire que l’homme moderne ne fait pas mieux avec le bois que ce pouvait faire un bon artisan de l’époque. A un petit détail près, que nous allons essayer de mettre en évidence. Commençons par faire cet inventaire de ce qui est faisable, et a été fait, avec du bois et des artisans ingénieux en allant, grossièrement, du plus simple, intellectuellement parlant, au plus compliqué et de sa finalité :
Ere du bois : § Lance la chasse, la guerre § Bouclier la chasse, la guerre § Arc la chasse, la guerre § Echafaudage la construction des ponts, monuments, … § Levier la construction des ponts, monuments, … § Roue la chasse, la guerre, la construction, le déplacement des personnes, les transports des marchandises, … § Brouette la construction, … § Char, chariot la chasse, la guerre, le déplacement des personnes, les transports des marchandises, … § Roue à godets l’irrigation, … § Maison l’habitat, … § Pont le franchissement des fleuves, rivières, … § Bateau la guerre, le déplacement des personnes, les transports des marchandises, … § Engrenage l’irrigation, la construction, … § Vis d’Archimède la construction, … § Poulie la construction, … § Palan la construction, … § Timon amélioration du chariot § Sculptures art
Il est bien évident qu’il est difficile de se mettre dans le contexte de l’époque pour affirmer qu’ils auraient du ou pu trouver telle ou telle chose. Néanmoins, essayons de nous mettre dans la peau d’un de ces ingénieux artisans, sans oublier que ces populations avaient de nombreux temps libres : En hiver, car ils étaient assujettis à la lumière du jour pour leurs travaux. D’où ces longues soirées d’hiver pendant lesquelles on racontait des histoires mais également où les anciens partageaient leurs expériences avec les jeunes. Au printemps, lorsque les champs étaient ensemencés, où il fallait attendre l’époque de la moisson pour être de nouveau très occupé. Donc du temps disponible pour échanger de l’information et de l’expérience avec d’autres personnes ; amis, voisins, marchands, vagabonds, … Lors des déplacements pour commercer, que ce soit dans un lent chariot, ou en bateau.
? Quelles étaient les préoccupations des hommes et des femmes de l’époque ? Manger et faire des réserves de nourriture, s’habiller, se chauffer, s’éclairer, se déplacer, … en fait, les besoins basiques d’une civilisation émergeante.
Lorsqu’on étudie la liste des réalisations que l’on pouvait effectuer avec le bois, première des matières premières, elles concordent avec les besoins de ces populations sauf dans un cas. Celui du déplacement terrestre où ils étaient tributaires des animaux pour tirer leurs chariots. De plus, les chevaux, les bœufs, les ânes étaient des animaux chers que peu de personnes possédaient. Même les militaires étaient obligés de s’équiper en armes et monture à leur frais.
? Quel était donc cet élément manquant qu’ils auraient pu trouver et, au vu de l’état de leur technologie, qu’ils auraient du trouver, au moins sous forme de maquette ou de jouet ?
Les déplacements terrestres, à l’époque, se faisait à pied, donc lentement, ou avec un animal, à condition d’avoir les moyens d’en acheter un et de subvenir à ses besoins en nourriture, soins, … et qui mourrait de toute façon à un moment donné puisque assujetti à la vieillesse comme tout animal.
Cet élément manquant est la draisienne, l’ancêtre du vélo. Voici l’élément d’une technologie basique pour l’époque et dont on n’a aucune trace alors que tout l’environnement et les conditions étaient réunis pour que cette innovation apparaisse : Cette innovation n’apparut en fait qu’au XVIIIè siècle alors que l’environnement technique et matériel était plutôt en sa défaveur.
Dès la haute antiquité, on savait construire des chars avec des roues parallèles. ? Où était la difficulté de les imaginer l’une derrière l’autre ? D’ailleurs cette solution a du être imaginée à un moment ou à un autre. Acheter un cheval ou un âne était réservé à une élite. La majeure partie de la population n’avait que ses pieds pour se déplacer. Comparativement, il était plus facile et commun de posséder un cheval au XVIIIè siècle. La question que l’on en droit de se poser est : ? Pourquoi n’ont-ils pas construit la draisienne, au moins sous forme d’une maquette ou de jouet pour les enfants ?
Avant d’apporter quelques éléments de réponse, continuons notre analyse de cette période en passant à l’ère suivante pour, de nouveau, faire une liste des innovations technologiques de cette époque. Cette nouvelle ère représente d’ailleurs un saut technologique car il fallait comprendre et maîtriser la métallurgie.
Ere du bronze : § Miroir/Parabole maquillage § Scie couper du bois § Chaîne bijoux, justice
A ce niveau technologique, on peut toujours s’étonner de l’absence de la draisienne, au moins sous forme de jouet.
Continuons notre exploration avec l’ère suivante où la maîtrise technologique de la métallurgie était encore plus probante :
Ere du fer : § Scie couper du bois § Ban de scie couper du bois § Chaîne transmettre une force d’un point à un autre § Perceuse manuelle faire des trous (non trouvé) § Machine à vapeur remplacer les esclaves (non développé) § Piston démultiplier une force (non trouvé) § Ressort voyager dans de meilleures conditions (non trouvé) § Loupe étudier le microscopique (non trouvé) § Roulement à billes voyager dans de meilleures conditions (non trouvé) § Vélo se déplacer plus aisément (non trouvé)
A partir de cette ère, une différence plus importante apparaît car il semble que les ingénieurs de l’époque n’étaient pas prêts à admettre qu’une machine pouvait remplacer, au moins en partie, le travail humain. La puissance de la vapeur était connu des romains, mais ne faisait l’objet, apparemment, que d’une simple constatation. On connaissait le verre mais personne n’avait réussi à faire une loupe. Laissons néanmoins de coté ces éléments pour nous concentrer sur un seul : l’ancêtre du vélo : la draisienne.
? Quel a été le déclic pour que cette technologie n’apparaisse qu’au XVIIIè siècle ?
Malheureusement, force est de constater qu’il n’y avait pas de raison majeure pour que la draisienne n’apparaisse que 1800 ans après la mise au point de sa technologie de base qui était la maîtrise du bois. Avec l’ère du fer, la mise au point de ce moyen de déplacement était encore plus aisée, et pourtant rien !
Que sur toute notre planète et pendant 8800 ans, car l’antiquité ne se résume pas qu’au monde méditerranéen, pas un seul artisan, savant, peuple, n’ait songé à créer ce moyen de déplacement, cela semble improbable.
On a construit des forteresses, des temples, des ponts, des tunnels, des pyramides, … et personne n’aurait pensé à un moyen de locomotion indépendant des animaux de trait, chers à l’achat, à l’entretien, … et en nombre insuffisant. Car, il faut quand même reconnaître que la construction d’une draisienne n’aurait pas coûté grand-chose par rapport à l’achat d’une paire de chevaux avec son parcage, son entretien, ...
Avant d’évoquer une quelconque origine de cette lacune intellectuelle, imaginons l’avenir si la draisienne avait été mise au point au temps de romains, par exemple. Bien sûr, les roues en bois ne sont pas très pratiques, mais on aurait pu utiliser la draisienne sur les routes pavées, qui existaient alors. En améliorant la jointure entre les pavés, cette circulation était du niveau du possible, et encore plus dans des villes comme Herculanum ou Pompéi. D’un seul coup, la transmission d’information, dans tous les sens de ce terme, aurait été démultiplié. Plus besoin d’avoir des animaux pour se déplacer, de prévoir du fourrage, des écuries, des étables au-delà de ce qui était nécessaire pour l’agriculture ou l’armée. La technologie de construction des routes aurait progressé ainsi que le nombre de routes. Connaissant la métallurgie, les engrenages, les roues dentées, … peu de temps aurait été nécessaire pour mettre au point le vélo. ? Qu’aurait gagné notre civilisation dans la diffusion de cette technologie ?
La circulation d’informations.
Un grand frein à la circulation des idées aurait été levé d’une manière phénoménale en divisant le « coût » de l’information. Même en se limitant à un vélo en bois, avec des pignons en bois, (on peut imaginer une bande de roulement en cordage plutôt qu’en caoutchouc, …), ce moyen de locomotion aurait coûté moins cher qu’un cheval ou un âne. Désormais, tout un chacun aurait pu se déplacer plus rapidement, rencontrer plus de personnes, échanger et recueillir plus d’informations, … Avec le besoin en routes de bonnes qualités, le monde serait rentré dans un niveau technologique qu’il n’a eu que quelques milliers d’années plus tard.
Ce frein à la diffusion de l’information a été un frein à l’évolution de notre civilisation pendant plusieurs milliers d’années.
On peut admettre le fait que cette technologie n’ait pas vu le jour, en prétextant qu’il est toujours plus facile de dire après ce que l’on aurait pu faire avant si on avait su. Mais il est quand même troublant qu’aucune civilisation, sur toute la planète, n’ait même pas pensé à réaliser un vélo, somme toute technologiquement banal, même sous la forme de jouets pour enfant. On réalise bien pour les enfants des imitations de chevaux, de bœufs, de voitures, d’avions, … qui existent et des choses qui n’existent qu’en imagination comme des vaisseaux spatiaux, des robots, ... alors pourquoi pas un vélo ?
Faisons une analogie avec l’état actuel de notre planète avec son cortège de pays développés et de pays sous-développés. Le contexte actuel n’est pas du tout dans une optique d’aider tous les pays à acquérir un minimum de développement technologique (et encore moins social), c’est chacun pour soi et surtout une volonté de briser toute velléité de développement technologique autonome. Au travers d’accord commerciaux, de lois internationales, de gouvernements corrompus, d’incitation aux départs pour les meilleurs, d’environnements instables (guerre, terrorisme, chômage, …), … rien n’est fait pour favoriser un développement des pays sous-développés, sauf à accepter d’être assujetti à une puissance dominante. C’est une volonté délibérée de maintenir ces pays dans le sous-développement.
L’homme a admis que la Terre n’était pas le centre du monde, il commence à admettre qu’il n’est peut-être pas non plus l’unique être pensant de cet Univers. Allons plus loin dans cette extrapolation et affirmons que l’Homme n’est pas seul dans notre Galaxie. Nous irons même jusqu’à affirmer que ce sont d’autres êtres pensants qui nous ont maintenus dans ce sous-développement technologique pendant des siècles. Les raisons peuvent être multiples, il suffit de regarder l’état de notre planète. Rien ne nous permet d’affirmer que le fait de voyager dans les étoiles ferait des hommes, des êtres doux et pacifiques.
Pour corroborer cette affirmation, on pourra constater que les philosophes grecs sont toujours enseignés au XXIè siècle, ce qui suffit à démontrer le potentiel intellectuel des habitants de notre planète de l’époque. Que pendant plusieurs siècles, ces mêmes gens n’aient pas pensé à fabriquer un objet qui leur permettent de s’affranchir des animaux ne semblent pas cohérent avec leurs esprits philosophiques ou mathématiques.
Ces êtres pensant, que l’on nommera Folliens, car il faut avoir un esprit un peu « fol » pour se comporter de cette manière avec d’autres êtres pensants, ont perdu leur mainmise sur notre civilisation il y a environ deux siècles, ce qui nous a permis de faire ce bond technologique faramineux qui a commencé avec le siècle des lumières. Pendant ce très court laps de temps, par rapport au 9000 ans de notre civilisation, nous avons évolué d’une manière phénoménale pour, presque, mettre notre civilisation à l’abri de beaucoup d’aléas : changement climatique comme des glaciations, chute de météorites géantes, épidémie, …
Désormais l’information circule en toute liberté.
Pendant ces deux siècles, notre évolution a été si rapide, que dans à peine un siècle, nous aurons épuisé la plupart de nos ressources primaires : pétrole, gaz, charbon, … et pollué la planète d’une manière hallucinante.
? Sommes-nous maintenant libres de nos pensées ou bride-t-on de nouveau notre évolution ?
L’Homme, au cours de son évolution, a eu affaire à un premier blocage conceptuel : celui de la métallurgie. En effet, il fallait avoir l’idée de brûler intensément des minéraux, s’apercevoir qu’on pouvait les façonner, les travailler, … pour créer toute la métallurgie. Il y a deux siècles, de nouveau l’Homme a affronté un nouveau blocage du même type : celui de l’électromagnétisme. Avoir l’idée du courant électrique, de la transmission d’ondes radio, … C’était un blocage conceptuel, plus que technique, très important, qui a été franchi. Ce qui a permis l’émergence du monde moderne actuel.
? Notre technologie était-elle toujours en évolution ? Le fait d’avoir des écrans plats, des téléphones portables au lieu de téléphones fixes, des ordinateurs ultrarapides, des airbags et des GPS dans les voitures, … ? Dans le dernier demi-siècle, peut-on dire que notre civilisation a progressée technologiquement ? Vivre dans le monde d’il y a un demi-siècle serait extrêmement facile pour nombre d’entre nous. En revanche vivre dans le monde d’il y a deux siècles serait très éprouvant. La conclusion qui s’impose à nos yeux est que, malgré les artefacts de la technologie actuelle, nous n’avons pas progressé. Nous sommes de nouveau en stagnation. Cette constatation est encore plus visible dans le domaine scientifique où pratiquement toute les théories physique, donc décrivant le monde réel, datent d’il y a un siècle. Les briques de base de notre physique actuel nous sont inconnues : ? Pourquoi les électrons ne rayonnent-t-ils pas sur certaines orbitales ? ? Comment l’électron émet-il le photon ? ? Pourquoi le photon n’a-t-il pas de masse ? ? De quoi est composée la masse de notre Univers quand on sait que la matière visible n’en constitue que 10% ?
Nous sommes donc de nouveau devant un blocage conceptuel où, comme la draisienne à l’ère du bois, on nous empêche de « voir » des évidences. Ceci afin de nous maintenir dans ce niveau technologique.
? Peut-on sortir de ce blocage et comment ? ? Quelle est notre draisienne moderne qu’on nous empêche de réaliser ?
Si on fait l’analogie avec l’ère du bois, ce serait un nouveau mode de transport qui nous permettrait de voyager très facilement à travers notre système solaire, voir à travers notre Galaxie. Notre civilisation pourrait alors se développer de nouveau pour accéder au niveau supérieur technologiquement et spirituellement (nous sommes passés d’un Dieu derrière chaque buisson à quelques Dieux régissant l’Univers).
Ourartou-EPA |