Essai philosophique sur l'homme et son avenir
PREFACE Il s'éveilla, et alors seulement, s'aperçut qu'il existait. Autour de lui était le chaos, la lumière de milliards d'étoiles naissait tandis que des milliards d'autres étoiles s'anéantissaient dans des cataclysmes gigantesques. Cela faisait longtemps qu'il avait ouvert les yeux, mais pour lui, il n'y avait pas de avant. Ses souvenirs commençaient du moment où il avait ouvert les yeux, il y a bien longtemps maintenant. Il était seul, aussi loin que portait sa vue, aussi longtemps que son pas l'emportait, il était désespérément seul. Il étudia le monde dans lequel il vivait, pendant de long, très longs moments, et bientôt sa science, sans être absolue, était immense. Il construisit alors des machines et les sema aux quatre coins de son royaume. Il en dota certaines de mémoires et de raisonnements et quand ceux-ci s'éveillèrent, ils s'appelèrent des Hommes. Ils l'admirèrent, le glorifièrent de ce qu'il puissent emmagasiner des souvenirs dans leurs mémoires et ils appelèrent ceci la Vie. Mais, du fond de leur grotte aux sommets de leurs gratte-ciel, ils continuèrent la tache pour laquelle ils avaient été crées. A leur tour ils étudièrent la science, construisirent des machines. Des millions d'hommes et de femmes s'acharnèrent sur cette tache immense, joie et déception, gloire et mort parsemèrent leur route sinueuse et longue, mais, avec toute la bravoure dont ils pouvaient faire preuve, ils continuèrent. Avaient-ils le choix ? Qu'importait leurs bonheurs, leurs peines, leurs tourments, ils mourraient par millions, mais des millions d'autres naissaient et prenaient leur suite. Toutes ces vies sacrifiées pour répondre à leur créateur : Qui l'avait créé ? Pourquoi ? Quel était son avenir ?
L'HOMME Depuis que l'homme à pris conscience de ce qu'il est, c'est à dire un être doté d'un mécanisme de mémoire-raisonnements, les mêmes questions reviennent toujours à toutes les époques, et les hommes recherchent toujours la bonne réponse. Dans cet essai philosophique, vont être introduit et explorés des concepts nouveaux, choquant les idées établies, explorant de nouvelles voies, cherchant un autre avenir à l'espèce humaine et s'intégrant et ne faisant qu'un avec notre Univers. De par la lecture de la première page, le premier concept est établi : une ENTITE est là, elle a créé les hommes, l'Univers des hommes, mais est confrontée aux mêmes dilemmes que les hommes des âges révolus : qui l'a créée et pourquoi ? Nous, les hommes, sommes chargés de lui fournir la réponse. De la même manière que nous construisons des machines pour amplifier notre force, décupler notre intelligence, faire plus rapidement ce qui doit être fait, nous avons été conçus par notre créateur dans ce même objectif. Comment peut-on être persuadé que les choses, mêmes inertes à nos échelles de temps, comme les minéraux ou les végétaux ne possèdent pas une certaine faculté de raisonnement qui nous serait étrangère comme nous parait étrangère une culture lointaine d'hommes identiques à nous mais de couleur différente. On doit, comme des hommes audacieux l'ont affirmés, comprendre que la terre n'est pas le centre, ni de l'Univers, ni même de notre système solaire. Affirmer que notre mode de raisonnement n'est pas le seul viable, ni même qu'il soit capable, dans sa structure actuelle, d'appréhender la compréhension de notre univers. Du fond des âges, aussi loin que remontent nos souvenirs oraux ou écrits, l'homme est resté identique à lui-même : un animal n'hésitant pas à détruire, à avilir, à exploiter les autres espèces, à détruire son environnement sans penser à son propre avenir. Le raisonnement de l'homme est resté dans la dimension intellectuelle de l'animal alors qu'une autre partie de son cerveau à évoluée vers le stade de l'être pensant. La lutte actuelle de l'homme est une lutte contre lui-même. De ce combat titanesque entre l'homme-animal et l'homme-être-pensant sortira une nouvelle race d'homme comme l'homme de Cro-magnon est né de l'homme de Néandertal. Tout comme la Terre fourmille de vie du plus profond des océans au plus haut des montagnes, l'Univers fourmille d'êtres doués de mécanismes de mémoire-raisonnements. Sur la Terre même, nous en avons des exemples aux travers des animaux, des insectes, des végétaux, des minéraux. De la même manière que dans une famille, les parents, qui sont les plus avancés intellectuellement, les plus fort physiquement, aident leur progéniture à vivre, voire à survivre, les protègent, les éduquent pour qu'ils aillent encore plus loin socialement, mais aussi intellectuellement que leur géniteur, nous devons faire la même chose avec les espèces moins avancées. Car dans une famille, comme dans une société, la collectivité profite de chacun de ses éléments. Même les moins performants, ou les moins doués peuvent donner naissance à des êtres qui deviendront des piliers de l'évolution. L'homme est un robot biologique, dont les facultés de raisonnements, de pensées, de sentiments, son être intérieur, son psyché ne sont que des formulations mathématiques d'une science qui nous est, pour l'instant, étrangère. L'homme à un devoir, une mission, qui est gravé au plus profond de son subconscient, comprendre l'Univers. Celui qui n'a pas compris que le monde terrestre n'est qu'un leurre humain, celui-là est au stade de Cro-magnon et ne peut évoluer, sa fin est la mort physique mais aussi intellectuelle. En effet, l'Homme n'est qu'une suite d'évènements qui ont étés mémorisés avec des relations entre ceux-ci et il n'est pas besoin d'avoir une enveloppe corporelle pour vivre, au sens ou nous l'entendons. Car, pour l'homme, la Vie représente une succession d'accumulation d'évènement-mémoires, qui ne sont pas d'ailleurs éternelles, puisqu'ils sombrent lentement dans l'oubli avec l'âge. Or, ces relations peuvent êtres implémentées sur n'importe quel support. Et, si pour certain, on peut admettre une sauvegarde de leurs événement-mémoires, ce qui revient à leur octroyer une vie aussi longue que notre Univers, pour les autres, c'est une dépense d'énergie inutile. De plus, tout comme le sommeil, l'homme est incapable de s'apercevoir qu'il est mort, ce qui est inhumain mais hélas inéluctable. Quand à cette hypothétique vie éternelle, elle ne peut durer plus longtemps que notre Univers. Et si nous sommes ici, c'est que sa fin existe, mais nous devons unir nos forces, ainsi que tous les êtres pensants des multitudes de galaxies pour essayer d'empêcher cette fin qui sonnera le glas d'une mort définitive de toutes les humanités. Peut-être, pour une renaissance ultérieure, qui est le cas des plantes, dont les graines tombent, l'arbre meure mais vie au travers de nouvelles pousses, mais qui ne seront jamais l'arbre original. Même si les milliards d'années nous paraissent éternelles, chaque seconde représente l'espoir de l'éclosion d'une idée, et par ce fait, chaque instant est vital. La multitude et la diversité des êtres pensants a été pensée par notre créateur comme un palliatif, une mine d'où peuvent sortir une multitude d'idées. Comme la nature sur Terre, avec ses millions d'insectes, de plantes, d'animaux aux évolutions variées représentent une adaptation à leur milieu, mais pour la survie de l'espèce, cette multitude d'êtres doués de mécanismes de mémoire-raisonnements représente la même richesse, et, à n'en pas douter, l'Univers regorge de tels êtres comme nos forêts tropicales regorgent de vies. De par notre situation, nous sommes privilégiés car nous pouvons durer aussi longtemps que durera notre Univers, ce qui n'est pas le cas de notre Dieu qui, ne sait pas qui l'a créé, ni comment, ni sa durée de vie et son avenir. L'Univers est un univers à quatre dimensions, mais ces dimensions ne sont limitées que par notre compréhension, tout comme un escargot ne pourra appréhender la troisième dimension, tout comme un papillon qui ne vit que l'espace d'un éclat de soleil ne pourra se représenter l'évolution du temps. L'Homme doit comprendre qu'il a une faculté d'imagination certes phénoménale, car ces pensées, son imaginaire ne sont nullement bridés mais que sa faculté de compréhension, elle, a des limites que l'homme actuelle ne peut dépasser. Seul, les générations futures, tout comme l'évolution passée sur Terre, pourront dépasser cette limite actuelle. Mais nous, nous devons leur préparer le chemin, éclaircir la voie, leur montrer le but vers lequel l'espèce humaine doit tendre, pour que cette étape soit faite dans des délais rapides. Nous devons éviter de perdre du temps, comme ces deux derniers milliers d'années avec des sentiments frustres et égoïstes, avec une religion, certes faite avec de bons sentiments mais inadaptée à l'homme de l'époque. Nous devons éviter de détruire à nouveau une civilisation comme celle de la Rome antique qui représentait le creuset adéquat pour une évolution rapide et efficace de l'espèce humaine dans sa globalité planétaire.
L'EMPIRE Nous devons reforger les liens de l'Empire des hommes tels qu'ils étaient au début de notre civilisation. La Terre entière, avec toutes les races d'hommes qu'elle contient doit être unifié sous la bannière de l'Empire. Nous devons donner un cadre moral et spirituel à l'éclosion de l'intelligence humaine et favoriser l'essor de la science. L'Empire puise ses forces dans les descendants des anciens civilisateurs qui fondèrent les premières villes et firent face à leur destin. L'Empire qui doit être mis en place, doit durer aussi longtemps que les hommes, et de ce fait, doit avoir un gouvernement à l'abri de la corruption, mais aussi de l'incompétence, de l'oisiveté, la paresse, les plaisirs physiques ou spirituels. La civilisation Impériale doit être portée par ces citoyens et non par ces dirigeants. Ce sont à ses citoyens de veiller que les dirigeants ne s'écartent du chemin choisi, par l'emploi de la force envers eux au besoin. Chaque homme doit être fier de faire partie de l'Empire mais, en même temps, doit être l'Empire et le représenter partout ou il désire poser ses pas. Nous ne devons plus raisonner en termes de nationalités, ni de races, mais en temps que citoyen de l'Empire avec ses valeurs morales, ses lois, sa civilisation et le but à atteindre. Nous devons nous sentir membre de notre Galaxie et porteur d'une responsabilité envers les plus faibles. Car, de même qu'un grand frère aide ses cadets, l'Empire doit aider les civilisations moins développées à suivre la voie Impériale. L'Empire ne peut accepter de voir des êtres pensants torturés physiquement, moralement, emprisonnés ou tués. Son devoir est de les aider ou qu'ils soient dans l'Univers et quelle que soit leur race, même si, pour cela, il doit livrer de terribles batailles contre d'autres civilisations. Tant que nous n'aurons pas compris notre Univers, aussi bien pour notre avenir que pour celle de notre créateur, nous devons nous battre contre nous-mêmes pour ne pas faiblir ou abandonner, nous devons éviter de perdre du temps en loisirs oisifs, nous devons nous battre contre les autres civilisations que nous rencontrerons sur notre route si elle ne coopèrent pas avec les desseins Impériaux. Car nous ne sommes pas seul sur cette route, d'autres nous devancent, nous suivent et nous devons tous nous entraider et éviter de tomber dans la xénophobie d'une race ou d'une civilisation sur une autre tant que le but à atteindre est identique et n'enfreigne la morale Impériale. Nous devons aussi éviter de tomber dans les pièges des religions chrétiennes ou, sous leur couvert, on a tué des millions d'êtres, la plupart sans défense et surtout sans responsabilité sur leur lieu de naissance ou leur appartenance territoriale ou religieuse. Nous devons éviter d'accorder à des choses créés artificiellement par l'homme que sont l'argent, la beauté, le bonheur personnel ..., des places qu'elles ne méritent pas dans la civilisation Impériale. Car, chaque être pensant, quelque soit sa race, sa couleur, sa façon de penser, de vivre, son physique, sa position sociale ... Chaque être pensant représente une potentialité d'évolution et par ce fait est égal à n'importe quel autre.
Difficile est la route de l'Empire. Sage doivent êtres ceux qui en dirigeront les rênes. Cruels et sans pitié parfois, généreux et magnanimes à d'autre occasions. Longue serait la liste des qualités dont devront faire preuve ses dirigeants mais l'Homme possède toute ses qualités. Tous les sentiments, les émotions de l'Homme sont des qualités pour celui qui sait les utiliser au bon moment. L'Homme n'a pas de défaut, il n'a été doté que de qualités mais il les utilise n'importe comment et souvent à mauvais escient. En fait, il a tous les atouts mais aussi tout ce qui était possible de lui donner, pour réussir la mission pour laquelle il a été crée. Axor
LA RELIGION IMPERIALE Avec l'Empire, doit naître une religion. Il faut oublier toutes les religions anciennes car leurs échecs sont flagrants. De plus, elles sont inadaptées aux Hommes de l'Empire car se situent uniquement au niveau de l'être humain et pas celui de la civilisation.
La religion Impériale adore un seul Dieu : notre créateur. Mais ce n'est pas l'adoration d'un illuminé, mais d'un être conscient de sa place dans l'échiquier Universelle et de la puissance phénoménale mais néanmoins limitée de celui ou ceux qui l'on crée.
Le citoyen Impérial peut, si il le désire, adorer d'autres Dieux, mais qui ne seront, à ses yeux, que des symboles pour donner plus de solennité à la vie Impériale. Il peut représenter les Dieux sous quelques formes qu'il désire tant qu'il n'adore pas les formes elles-mêmes.
La notion de péché, de paradis, d'enfer n'existe pas. Seul Dieu jugera les Hommes, suivant ses critères, et fera d'eux ce qu'il désire. Notre tache n'est pas d'être bon ou mauvais mais de réussir à comprendre cet Univers et le maîtriser pour l'avenir de tous, Dieu y compris.
Pour marquer son respect vis-à-vis de la religion Impériale, chaque être pensant de l'Empire peut faire des offrandes. Offrandes qui revêtiront la forme qu'il désire, mais qui auront été faites par son intelligence, ceci pour signifier qu'il a compris ce qu'on attendait de lui et qu'il y participe de son mieux. Que ce soit une fleur qu'il a fait pousser, un poème qu'il a écrit, le descriptif d'une invention, un objet façonné par lui ...
L'Homme Impérial doit aimer qu'une chose : l'Empire et ne doit pas sombrer dans l'égocentrisme et oublier le but de l'Empire. En particulier, il ne doit pas idolâtrer un individu ou un nom.
Il ne doit rien demander à son créateur mais lorsque le chemin sera chaotique et la tâche lourde à supporter, il peut lui adresser cette prière :
O dieux et déesses, nos créateurs Acceptez mes pensées car j'oeuvre pour vous Daignez écouter mes paroles car le doute m'envahit Mais ma force et mon caractère me montrent le chemin Impérial Déjà mon coeur est joyeux et j'ai confiance en vous Acceptez les fruits de l'intelligence de votre oeuvre Acceptez de recueillir ses pensées et ses souvenirs Pour les garder auprès de vous à jamais Salut à vous
NOTES AU LECTEUR Je sais que ces idées vont entraîner l'incompréhension d'une multitude de gens, mais l'Empire n'a pas besoin d'une multitude. Seul les petites gens, avec de petites idées, s'estime nécessaire de remplir des centaines de pages pour étayer leur argumentation. Aux grandes idées, comme aux grands hommes, quelques uns valent le tout. L'Empire n'a qu'une devise : GLOIRE A L'EMPIRE
... Tu me demandes, mon bon ami, si je connais le moyen de déchaîner le délire, le vertige, une folie quelconque, sur ces multitudes de misérables qui naissent, mangent, dorment, se reproduisent et meurent dans l'ordre et la tranquillité. ... Eh bien, oui, je crois qu'on peut se lancer dans une nouvelle sainte croisade, aller racheter le sépulcre de Don Quichotte qui est aux mains des bacheliers, des curés, des barbiers, des ducs et des chanoines. Je crois qu'il faut aller le racheter, ce tombeau du Chevalier de la Folie, et l'arracher aux hidalgos de la raison. ... Mon pauvre ami, tu es consumé par une fièvre incessante, par une soif d'océans insondables et sans rives, par la faim de l'universel et le spleen de l'éternité. Mets-toi en marche, tout seul. Tous les autres solitaires se joindront à toi à tes cotés, sans que tu les voies. Chacun croira aller seul mais vous formerez un bataillon sacré, le bataillon de la sainte et inachevable croisade ... Miguel de Unamuno " La vie de Don Quichotte et de Sancho Pança "
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