MARCHE des FIERTES LGBT, 4 juin 2011 à Nancy
samedi 4 juin à Nancy
aura lieu la 9eme marche des fiertés LGBT
(lesbienne, gay, bi et transgenre)
Nous vous attendons nombreux et nombreuses dans le
cortège énergique, revendicatif et souriant du NPA
RDV à 16h Place carrière à Nancy
contactez nous pour le covoiturage

EDITO du 4 pages édité par le NPA Lorraine-nord
qui sera diffusé samedi :
4 victimes de l’homophobie chaque jour selon le rapport SOS homophobie 2011... et combien qui ne se signalent pas ? Malgré le PaCS et la relative visibilité que nous avons conquise, nos vies de lesbiennes, gays, bisexuel-le-s et transgenres sont toujours faites de discriminations et de violences. Il y a 15 jours à Paris, une personne trans a été lynchée et laissée pour morte.
On nous répète que voter (utile) en 2012 serait le mieux que nous aurions à faire. Hier traités comme des pestiférés, nous sommes devenus une cible électorale. Les principaux partis nous promettent leur charité pour faire oublier l’hostilité ou la passivité qui sont les leurs une fois au pouvoir. Le rejet récent à l’Assemblée nationale du droit à la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes montre que l’acharnement de la droite à défendre l’homophobie d’État n’a d’égal que ses attaques constantes contre les classes populaires. Le PS et ses alliés sont désormais favorables au mariage et à l’adoption, ce qui leur permettra de s’opposer à Sarkozy... au moins sur un sujet ! Auront-il ce minimum de courage politique, ou se défileront-t-ils comme lors du premier vote du PaCS en 1998 ?
Excepté l’homophobie et la transphobie, rien ne justifie qu’on remette toujours à plus tard l’égalité des droits. Mais il faudra plus que des promesses électorales : tous les acquis ont été imposés par des luttes et ne pourront être conservés que par elles.
Et quelle confiance pouvons-nous avoir en l’État et ses institutions ? Il y a 35 ans, la police nous harcelait et nous fichait dans les registres des préfectures. Cette année, à Tours, elle a molesté plusieurs manifestants de la Marche des fiertés, mais n’a pas empêché les provocations d’un groupuscule d’extrême droite... Quant aux lois, elles ne suffiront pas, comme elles ne suffisent déjà pas à garantir l’égalité femmes-hommes. Les pays où le mariage et l’adoption sont accessibles à tous (Belgique, Espagne...) ne sont pas pour autant des paradis LGBT, car c’est le fonctionnement même de cette société qui est en cause. L’hétérosexisme est inscrit dans les gènes du capitalisme. Nous ne voulons pas nous contenter du minimum : nous voulons changer toute la société. Avec tous ceux qui n’ont rien à attendre de celle-ci, notre unité et notre solidarité seront notre force. Ne comptons que sur nos mobilisations !
Pour lire le 4 pages complet, cliquer ici.
Marche des fiertés lesbienne, gaie, bi et transgenre 2008 à Metz

tract diffusé lors de la marche :
L'égalité reste à gagner, luttons pour l'imposer !
Aujourd’hui, tout le monde serait contre l’homophobie, même mon voisin, qui ne conduit pas comme «un pédé» et qui n’a rien contre «ces gens-là». Mais cette tolérance de façade cache mal les insultes, les violences et les lois discriminatoires. Quelles que soient ses formes, l’homophobie est très présente et ses conséquences très concrètes.
La fierté est le seul antidote à la honte !
Quel-le jeune lesbienne, gai, bi ou transgenre (LGBT) ne se heurte pas à la difficulté de s’assumer ? Quel-le adulte n’a pas vécu la difficulté de s’affirmer ? De l’enfance au troisième âge, on nous renvoie des messages négatifs : cela va du langage (les mots qui servent à désigner les LGBT sont les pires insultes) au rejet par la famille en passant par les menaces de violence et les difficultés à l’école ou au boulot. La marche des fiertés est nécessaire pour briser la chape de plomb individuelle et collective que cela représente. Revendiquer de la fierté ce n’est pas une manifestation d’orgueil communautaire, c’est prendre le contre-pied de la place à laquelle la société nous assigne.
Contre la droite et l’ordre moral, la resistance s’impose !
Sarkozy s’était prononcé en faveur d’une amélioration du PaCS. Cette position était pratique puisqu’elle permettait de maintenir l’inégalité des droits entre homos et hétéros tout en paraissant «tolérant». Mais il ne parvient pas à cacher l’ancrage moraliste et religieux de la droite. Vanneste, homophobe notoire et récidiviste, était à nouveau candidat de ce parti aux municipales. Boutin, la plus acharnée des anti-PaCS est au gouvernement. Nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement. Ce n’est pas eux qui nous garantiront le droit de choisir de nous marier (ou non), le droit à la filiation ou les droits des trans. Ne comptons que sur nous même et nos mobilisations !
L’égalité, tout de suite !
Rien sinon l’homophobie ne justifie que l’on remette toujours à plus tard nos exigeances. L’égalité des droits est un principe non négociable. Pour gagner l’égalité, il va falloir s’unir, s’organiser et lutter ! Commençons en montrant notre refus de la politique anti-sociale, raciste et moraliste de Sarkozy qui attaque les jeunes et les salariés et cherche à nous diviser.
Affirmons que nous valons plus que les calculs électoralistes et les récupérations marchandes ! Les LGBT sont devenus un électorat à conquérir ; les partis politiques institutionnels, homophobes aux pouvoirs, jouent les courtisans. Nous sommes aussi conçu-e-s comme une clientèle, ce qui génère une marchandisation excluante et discriminante et uniformise les désirs, les corps et les sexualités. Il est urgent de s’atteler à la construction de nouveaux rapports de force pour conquérir de nouveaux droits pour enfin changer ce monde injuste !
Pour nos droits, pour nos luttes : vers un nouveau parti anticapitaliste !
Salarié-e-s, jeunes, militant-e-s syndicaux et associatifs, militant-e-s révolutionnaires, nous avons répondu à l’appel de la LCR et d’Olivier Besancenot et nous avons constitué des comités pour un nouveau parti anticapitaliste. Nous avons l’ambition de créer un nouvel outil, utile pour les luttes et pour changer radicalement la société. La lutte contre l’oppression des LGBT fait partie intégrante de ce projet émancipateur.
Le combat des LGBT est politique !
L’ oppression vécue par les personnes LGBT s’appuie sur des systèmes de domination dont elles est à la fois les conséquences et les instruments. Elle n’a rien d’inéluctable. Il est nécessaire
de s’organiser pour porter nos revendications : droit au mariage, à l’adoption, à la PMA, droit à disposer de sa vie et de son corp pour les trans, droit à la santé... Si ces mesures sont urgentes, elles ne régleront pas en profondeur la question des oppressions que subissent les LGBT. Celles ci trouvent leurs racines dans les structures du système hétéro-patriarcal et capitaliste qui se fonde sur des principes inégalitaires.
Dès l’enfance on apprend de quel sexe de quel sexe ou plutôt de quel genre (masculin ou féminin) on est. Il s’agit des attitudes à adopter, des désirs à avoir, du langage à tenir qui bien sûr diffèrent totalement entre un garçon et une fille. Cela commence avec les jouets : petite voiture ou poupée sans parler du kit de la petite ménagère. Ainsi élevé avec les caractères de chaque genre bien en place, on apprend aussi que les deux sexes sont obligatoirement complémentaires… Et gare aux réfractaires !
La famille constitue une norme, qu’on s’y conforme ou non, celle du couple hétéro et procréateur - la maman, le papa, les enfants et la cuisine intégrée – où chacun a sa place définie. La femme travaille peut-être mais elle doit se sentir responsable des enfants et du ménage. L’homme doit faire vivre le foyer et jouer au foot le dimanche. Cela ne laisse évidemment aucune place aux relations homosexuelles, il ne fait que les nier et les réprimer.
Ce mécanisme est au coeur du capitalisme parce qu’il permet de reproduire encore et toujours les formes de domination et de transmettre les inégalités sociales. Le combat pour l’égalité et l’émancipation des LGBT est donc très politique.
Il nous faut un nouveau parti anticapitaliste !
Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter nos aspirations sur le terrain politique ? Ces dernières années, s’expriment la révolte, une nouvelle volonté de résister. Mais il manque un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. Nous sommes nombreux à vouloir cet outil : un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Un parti pour préparer un changement révolutionnaire de la société c’est-à-dire la fin du capitalisme, de la propriété privée des principaux moyens de production, la fin de l’oppression des femmes et des LGBT, du pillage de la planète. Cette alternative ne peut pas venir de la gauche «de gouvernement». Et pour cause, le PS n’a rien à opposer à la droite… Il ferait peu ou proue la même chose car il a renoncé combattre le système capitaliste !
L’oppression des LGBT est ancrée en profondeur dans les structures du système hétérosexiste et capitaliste. S’attaquer à la racine et mener un combat global est une nécessité : seul un parti, une organisation politique regroupant des militants impliqués sur différents terrains de lutte, permet de mener ce combat de manière conséquente.
Les LGBT et le nouveau parti anticapitaliste
Nous voulons construire un parti pour nous représenter nous-même, pour rendre visibles tous ceux qui sont invisibles. Ceux-là ne courent pas après des postes dans les institutions, mais après leur propre émancipation. Les LGBT doivent y prendre leur place. Le parti devra être porteur des combats contre toutes les oppressions. Mais il ne se substituera évidemment pas aux associations LGBT : leur mobilisation est essentielle pour élaborer des revendications, créer des espaces de solidarité, mener les luttes au quotidien ! Ce que nous proposons, c’est un outil collectif et démocratique pour les travailleurs et les opprimés qui permette de s’attaquer aux racines des problèmes. Un parti qui n’abandonne aucune lutte, qui soit toujours à nos côtés.
Prenez parti !
A l'école...L’école est, avec la famille, l’un
des premiers lieux de reproduction des normes et notamment s’agissant de la sexualité.
Aujourd’hui pour les enfants «pédé» est une insulte… avant même qu’ils ne sachent ce qu’est l’homosexualité. La victoire en justice de Couleurs
Gaies contre le rectorat de
l’académie de Nancy-Metz au sujet de l’habilitation à intervenir en milieu scolaire est une
bonne nouvelle. La sensibilisation
contre l’homophobie et la mise en place de séances d’éducation sexuelle (pas sur la
reproduction mais sur le plaisir et ses différentes formes) sont
essentielles. | Au travail...
Selon une étude, 85% des salariés
homosexuels ont déjà ressenti un climat homophobe au
travail et plus de 40% en ont été directement victime. Dans le
monde du travail, l’homophobie
peut être le fait de la hiérarchie
: discriminations à l’embauche,
à l’avancement, chantage au
licenciement et pressions en
tout genre. Mais par le biais des «blagues» et des insultes voire de violences, elle est parfois
le fait des collègues. Comme le racisme et le sexisme, elle ne sert qu’à nous diviser. Nous
militons contre les préjugés et pour l’unité des travailleurs. Le
mouvement LGBT et les syndicats
peuvent ensemble jouer un rôle dans cette voie.
|
Solidarité internationale !
Aujourd’hui la marche des fiertés est interdite ou réprimée dans certains États comme en Israël, en Russie ou en Moldavie. Dans d’autres pays l’homosexualité est interdite, punie de prison ou de
la peine de mort. Les droits des LGBT doivent être défendus partout dans le monde, il est nécessaire de développer la solidarité et les luttes internationales. Être internationaliste c’est exiger la liberté de circulation des personnes et lutter contre les politiques racistes d’immigration et d’asile dont le durcissement privent les LGBT d’un repli vital en cas de répression.
Le droit à disposer de son existence et de son corps !
Le droit à disposer de son existence, c’est le droit à assumer son identité, à changer de genre et/ou de sexe. Pourquoi un homme qui se sent femme ne pourrait il pas le devenir ? Aujourd’hui les personnes qui désirent changer de sexe sont soumises à tout un arsenal psychiatrique et juridique. Nous revendiquons la dépathologisation des transexuel-les, la fin de l’obligation de suivi psychiatrique et le changement d’état-civil de droit.
Nous voulons choisir de ne pas nous marier !
Le mariage ne nous fait pas rêver nous lui préfèrons de loin l’union libre. Le mariage véhicule une vision figée, autoritaire des rapports entre individus et entre parents et enfants. Mais défendre une société où les rapports humains échapperaient à toute notion de “propriété” n’est pas contradictoire avec la lutte immédiate et indispensable pour le droit des des LGBT d’avoir le choix de se marier... ou pas. C’est à nous de décider de ne pas nous marier !
SIDA : les labos en vivent, les malades en crèvent !
80000 personnes meurent chaque jour à cause du SIDA. Le nombre de morts en Afrique a dépassé les 20 millions. Les labos refusent la production de médicaments génériques qui remettrait en cause leurs profits. En France, la mise en place des franchises médicales est une attaque inacceptable contre le principe solidaire de la protection sociale, où « chacun cotise selon ses moyens et se soigne selon ses besoins ». Les franchises sont des mesures aberrantes et dangereuses, pour 25% des séropositifs qui vivent avec moins de 628 euros par mois, il faut choisir entre se nourrir et se soigner ! Les franchises sont à l’image de la politique de Sarkozy : inégalitaire, brutale, au bénéfice des profits de quelques-uns. Nous revendiquons la gratuité des soins pour tous et l’accès gratuit aux moyens de protection.