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Article paru dans Tout est à Nous (hebdo NPA) 12 avril 2012

ArcelorMittal Florange : une mobilisation à renforcer


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Jeudi 4 avril, 8 heures du matin, une vingtaine de marcheurs prennent leur petit déjeuner en compagnie d’une dizaine de postierEs venuEs de la poste voisine. Une heure plus tard, nous sommes devant la mairie de Meaux dans l’attente, déçue, d’un café offert par Jean-François Copé. Seule une délégation de syndicalistes de la pénitentiaire posent pour la photo souvenir.

Dans la foulée le cortège traverse une partie du 93, de Villeparisis à Bobigny. Au pont de la Folie, une cinquantaine de salariés de PSA Aulnay attendent les sidérurgistes : « PSA-Florange même combat », « interdiction des licenciements » ces slogans sont repris de concert jusqu’à la Bourse du travail de Bobigny. Après dix jours de marche depuis Florange, les pieds et les mollets sont mal en point, mais tout est effacé par l’ambiance festive qui règne dans la Bourse.

Vendredi, les marcheurs accompagnés par quelques militants syndicaux traverse Paris pour rejoindre le parvis de la tour Eiffel symbole de l’acier lorrain. Escortés par une nuée de journalistes, les sidérurgistes répondent aux accusations et critiques de Sarkozy. C’est sans réserves qu’ils réaffirment que défendre l’emploi, défendre l’activité industrielle c’est de la politique, c’est l’urgence sociale. Et qu’ils sont fiers de faire de la politique.

Mais reconnaissons que la mobilisation tout au long de la marche n’a pas été à la hauteur des possibilités syndicales et politiques et surtout pas à la hauteur de la nécessaire élévation du rapport de forces pouvant faire reculer ArcelorMittal et s’engager les pouvoirs publics. Les dissensions entre organisations syndicales, la discrétion des candidats les plus en vue de l’élection présidentielle sont des obstacles au développement de la mobilisation. Plus que jamais la coordination des luttes sur l’emploi, contre les fermetures d’usine est nécessaire.

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Arcelor Mittal (feuille de boite octobre 2011)

ArcelorMittal : l’heure n’est pas à la résignation 

mais à la mobilisation !


Le 3 octobre, ArcelorMittal a mis à l’arrêt le haut- fourneau P6 à Florange, le dernier qui était encore en activité en Lorraine. Du chômage partiel pour les 1 100 ouvriers en CDI affectés au P6, du chômage tout court pour les 400 intérimaires et un avenir plus qu’incertain pour les salariés de la sous- traitance : le groupe sidérurgique sacrifie les travailleurs pour accumuler toujours plus de bénéfices.


    Le prétexte de la crise


Les actionnaires, qui se sont enrichis grâce à l’acier produit par les ouvriers, nous font le coup de la crise. Leur chantage à l’emploi sert en réalité à faire pression sur le gouvernement des riches pour obtenir toujours plus d’aides publiques afin de financer le projet ULCOS et concurrencer Total dans la captation et la séquestration du CO2. Mais toutes ces subventions publiques n’ont jamais servi au maintien de l’emploi. La seule solution c’est d’interdire les licenciements, c'est-à-dire de retirer au patronat le droit de disposer de nos vies pour satisfaire sa soif de profits.


France, Luxembourg, Belgique : même patron, même combat !


Au Luxembourg, après la délocalisation du service informatique, ArcelorMittal vient d’annoncer la fermeture « provisoire » de l’aciérie et d’un des deux laminoirs de Schifflange, tandis que la production passera de 2 à 1 poste/jour sur le site de Rodange. Dans le bassin de Liège, en Belgique, après avoir séquestré la direction, les travailleurs poursuivent la grève contre l’arrêt des hauts- fourneaux.

C’est une riposte unitaire et solidaire de tous les sites de la région transfrontalière et le blocage du fonctionnement de l’économie, avec le soutien de la population, qui peuvent contraindre les barons de l’acier à reculer. Les bénéfices du groupe sont en hausse de 11 % au premier semestre avec 2,6 milliards de dollars. Voilà de quoi financer la fin des suppressions d’emplois, l’embauche en CDI de tous les intérimaires et le partage du travail entre tous les sites sans pertes de salaires !



Guerre aux chômeurs ou guerre ou chômage ? (édito feuille de boite mai 2011)

Le ministre Laurent Wauquiez a réactivé une vieille rengaine, avec un vocabulaire particulièrement violent : « l’assistance » est un « cancer » qui ronge la France ! Entendez que les parasites qui nous sucent le sang, ce sont les plus pauvres, par exemple ceux qui survivent à peine avec les 468 € du RSA… Il ne craint même pas les mensonges grossiers (dénoncés même par d’autres politiciens de droite) : évidemment qu’aucun titulaire du RSA ne gagne plus que le SMIC !

Le député mosellan Pierre Lang avait déjà lancé la même idée il y a quelques semaines : il proposait d’imposer 20 heures de travail aux chômeurs indemnisés plus de 6 mois. Wauquiez est plus modeste : les titulaires du RSA devraient 5 heures de travail obligatoire par semaine. Peu importe, l’important est de culpabiliser les chômeurs et les précaires, de les montrer du doigt. Ce sont eux les responsables s’il manque en France 4 millions d’emplois pour que tout le monde ait un travail !

Bien sûr, les parasites, ce ne sont pas les patrons du CAC 40 qui  gagnent en moyenne 3 millions d’€ par an, soit 211 ans de SMIC, ni les milliers de traders français qui ont empoché en 2010 une moyenne de 242 000 € de bonus chacun. 
D’ailleurs quel travail productif pourrait-on leur imposer pour justifier de telles sommes ?

A propos de travail, ce n’est pas ce qui manque : Wauquiez a-t-il  calculé que 5 heures pour 1,3 millions de personnes au RSA-socle (sans aucun travail), ça fait … 185 000 emplois à 35 heures. Chiche ! Ce sont eux qu’il faut créer pour combattre le chômage, au lieu de supprimer méthodiquement 35 000 emplois publics chaque année tout en gelant les salaires des tavailleurs du public, eux aussi des « nantis » bien sûr (qui ont perdu 9% de leur pouvoir d’achat depuis 2000).

Mais ces attaques ne visent pas que les travailleurs privés d’emploi. Les travailleurs immigrés sont aussi des boucs émissaires traditionnels. L’effort pour dresser une partie des travailleurs contre les autres atteint des sommets en ce moment : pas une semaine sans alimenter la peur et la haine. Les déclarations accusatrices sur les immigrés, les réfugiés, les musulmans, les sans papiers s’accumulent pour créer un climat de rejet de tout ce qui est étranger. Bien sûr le Front National en fait son miel, pour le plus grand profit du système. 
Les capitalistes, eux, savent exploiter tout le monde sans distinction …

Ce climat xénophobe envahit et pourrit toute la société, même le foot maintenant : certains en arrivent à se poser des questions sur la couleur des joueurs ! Et nous, saurons-nous nous mobiliser pour affronter les véritables ennemis des travailleurs, ceux qui accumulent leurs profits sur le dos des salariés, avec ou sans emploi, français ou étrangers ? Ce n’est ni l’aumône ni un travail forcé que demandent les bénéficiaires du RSA mais un travail à temps plein, une formation en cas de besoin et un salaire au moins à hauteur de 1500 € net !

PSA : guerre des sites et arnaque pour l’emploi !


Ce sera donc Valenciennes. Les promesses de la direction et celles du syndicat indépendant (indépendant de qui ?) auront fait long feu : il est vrai qu’on était en campagne électorale au sein de l’entreprise. Maintenant, le sentiment d’avoir été floués est fort. Le groupe PSA a joué Valenciennes contre Metz-Borny pour faire monter les enchères et sans doute la décision était-elle déjà prise depuis bien longtemps ! On voit bien aujourd’hui que le lobbying pratiqués par l’UMP et le PS, réunis en la circonstance à Metz pour des investissements à Metz, et réunis à Valenciennes pour des investissements à Valenciennes a eu pour seul résultat d’augmenter les subventions publiques au groupe. Cette politique, c’est la soumission aux actionnaires. Ne pas dénoncer les 17 000 suppressions d’emplois en 5 ans chez PSA, c’est les accepter ! Il faut une vision globale et affirmer haut et fort la solidarité qu’on doit faire vivre entre les salariés des différents sites du groupe et entre tous les salariés du secteur automobile dans sa globalité, y compris ceux de la sous-traitance et des équipementiers. Dans l’immédiat, la plus grande vigilance quant à l’avenir du site s’impose à Metz-Borny.



En France, le secteur automobile est confronté à une restructuration équivalente à celles qu’ont pu connaître la sidérurgie et le textile aux débuts des années 1980. Ses impacts sociaux se répercutent sur l’économie au-delà de PSA et Renault. La sous-traitance, les équipementiers, la métallurgie, la chimie ou encore la verrerie et les textiles chimiques sont directement touchés.
Les salariés n’ont pas à payer la facture de cette restructuration et les projets de restructuration industrielle nécessaires doivent s’effectuer en interdisant les licenciements, les ruptures de contrats de travail, et en maintenant les travailleurs à leur niveau de qualification et de rémunération. Nous ne pouvons plus accepter de voir des salariés dont la vie sociale explose du simple fait qu’ils sont salariés de la « mauvaise entreprise, dans le mauvais secteur au mauvais moment de la crise » !
Nous proposons d’écarter la mainmise des actionnaires sur l’ensemble du secteur en plaçant toute l’activité automobile française ainsi que la sous-traitance et les équipementiers, sous contrôle public, en expropriant les intérêts privés, sans rachat ni indemnités.
La globalisation et la mondialisation de cette activité ont développé un mode de construction où chaque modèle est un puzzle dont la fabrication est dispersée aux 4 coins de la planète. Ce fonctionnement industriel est extrêmement polluant et son coût écologique n’est pas comptabilisé.
Si l’on veut éviter une catastrophe sociale doublée d’une catastrophe écologique, il est urgent de ne plus laisser la production de nos véhicules être cotée en bourse. Il faut placer l’industrie automobile sous le contrôle démocratique des salariés , de la population, des consommateurs et des associations environnementales.


 


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Les militant-e-s du NPA distribuent ce bulletin sur leurs lieux de travail, ainsi que dans quelques entreprises de la région, si vous souhaitez, vous aussi diffuser ce bulletin autour de vous, contactez-nous (rubrique "prendre contact")






manif 22 mars à FLORANGE

JEUDI 22 MARS
11h à FLORANGE
Manifestation des sidérurgistes 
d'ARCELOR-MITTAL
Olivier Besancenot sera présent pour apporter son soutien aux salariés ! 

Tract NPA 57 distribué à FLORANGE dimanche 11 mars

ArcelorMittal – Florange : 

tous ensemble, 

tenir, ne rien lâcher !

Lire le tract en cliquant ici

Philippe POUTOU à FLORANGE le 27 février 2012

Philippe POUTOU va venir soutenir les sidérurgistes de Florange lundi 27 février

 Philippe Poutou, ouvrier dans l’industrie automobile et candidat du NPA aux élections présidentielles se rendra à Florange lundi 27 février à 16h.

ArcelorMittal a dégagé un bénéfice de 1, 7 milliards d'euros en 2011 et les actionnaires voient leurs dividendes maintenus. Seule la lutte des sidérurgistes de Florange et la solidarité permettront que ce ne soient pas les salariés qui trinquent !

 Les attaques que subissent les salariés de Florange ne font que s’ajouter à toutes les autres vécues par les travailleurs européens du groupe: Luxembourg, Belgique, Espagne… Partout la direction laisse les travailleurs dans le flou et les rumeurs s’installer : redémarrera, redémarrera pas?

 La colère des sidérurgistes de Florange est plus que légitime ! Elle est aussi exemplaire. Ils montrent la voie à suivre : se mobiliser et construire le rapport de force sans attendre les élections.

 Après avoir rencontré les délégués syndicaux de la CGT et de la CFDT lors de sa venue en Moselle les 26 et 27 janvier dernier, Philippe Poutou rencontrera les salariés en lutte. Aux côtés des militants du NPA, il apportera le soutien total des anticapitalistes et échangera avec les sidérurgistes sur leur mobilisation et sur la nécessité de faire converger les mobilisations. Il rappellera les revendications défendues par le NPA : interdiction des licenciements, maintien du site de Florange et de tous les sites en répartissant le travail entre tous, réquisition sans rachat ni indemnités de l’entreprise sous le contrôle des travailleurs et de la population ! 

Renault-Sovab Batilly (feuille de boite octobre 2011)

Renault-Sovab (Batilly) : 

après 10 jours de grève, la direction lâche du lest


Les ouvriers en lutte de l’usine Renault-Sovab à Batilly réclamaient une prime annuelle de 1 000 euros qui aurait compensé le manque à gagner dû à la baisse de l’intéressement, et une prime de 200 euros nets par mois en contrepartie des nouveaux horaires. Après une dizaine de jours d’une grève à laquelle 400 d’entre eux ont participé, les ouvriers ont obtenu une prime de 450 euros, le paiement de 2 jours de grève et l’étalement des retenues sur salaire.

Même s’ils n’ont pu imposer toutes leurs revendications, les grévistes ont su faire preuve de ténacité et de combativité face à une direction qui prétendait ne rien pouvoir lâcher. Ils ont montré que la force des travailleurs, c’est la grève. Et c’est par la grève que pourront être imposées les mesures vitales qu’exige la période : un salaire minimum de 1 600 euros nets et l’indexation des salaires et des retraites sur la hausse des prix.

Centre d'appel ARVATO (feuille de boite octobre 2011)

Centre d’appel Arvato (Metz) : 

l’argent public sert encore à engraisser le patronat


100 000 € de l’Etat et 1,3 million d’€ de la ville de Metz et du Conseil général : c’est ce qu’a récolté la société ACSF pour agrandir son centre d’appel de Metz. Cette filiale de la multinationale Bertelsmann dit vouloir créer 150 CDI. Mais le même groupe avait fermé son imprimerie d’Oeting en 2010 après avoir déjà engrangé 360 000 € d’argent public en 2001.

Grève pour les salaires chez Arvato (feuille de boite mai 2011)

Depuis six semaines, les salariés du centre d’appel Arvato-Bertelsmann à Laxou qui a pour client SFR, GDF et Renault sont en grève pour des augmentations de salaire, un treizième mois et une meilleure prise en charge par la mutuelle.
La direction de l’entreprise, dont le chiffre d’affaire dépasse 15 milliards d’€ et dont les profits récents ont avoisiné le milliard d’€, fait cadenasser les portes, tente d’isoler les grévistes et de les intimider avec des vigiles, des huissiers et des lettres recommandées.
Chez Arvato et pour tous les travailleurs l’urgence c’est un SMIC à 1500 € net, 300 € de plus et l’échelle mobile des salaires !

SAFE Hagondange : un repreneur qui supprime 79 emplois ! (feuille de boite mai 2011)

L’entreprise SAFE d’Hagondange, principal fournisseur de Renault, a été rachetée par le groupe Farinia le 2 mai. Evidemment, comme c’est très souvent le cas, les repreneurs d’entreprises en difficulté imposent leurs conditions et c’est principalement les salariés qui trinquent. Ainsi, la nouvelle organisation industrielle va laisser sur le carreau un quart des effectifs de la SAFE. C’est ce que dénoncent les organisations syndicales CGT et CFDT de l’entreprise qui s’inquiètent également pour le respect des acquis sociaux liés à la convention collective de la sidérurgie.

Debrayage chez Smart ! (feuille de boite mai 2011)

Afin de protester contre la pénibilité, le jeudi 28 avril, suite à l’appel de la CGT, des salariés de chez Smart n’ont pas travaillé de la journée ce qui a entrainé une interruption de la production pendant 2 heures et une perte d’une centaine de véhicules. D’autres salariés d’entreprises de l’Europôle Sarreguemines, dont 90 % de l’effectif de Paintshop, ont également suivi cet appel, pendant environ 2 heures. Le NPA soutient ce mouvement qui est un bel exemple de solidarité puisqu’il s’est étendu au sein d’une même zone. Travailleurs, unissons nous !

Deuxième semaine de grève à l’usine Toyota d’Onnaing (feuille de boite, avril 2011)

Depuis le 31 mars, les ouvriers de l’usine Toyota d’Onnaing sont en grève pour réclamer une augmentation de salaire. Ils ont reçu le soutien et la visite de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et de notre camarade du NPA, Olivier Besancenot, qui a déclaré : « Ce dont on aurait besoin, ce serait d’un bon vieux conflit national de tous les salariés pour l’augmentation des salaires, et peut-être qu’à ce moment-là on aurait droit à autre chose qu’à des vrais-faux débats à la con, que nous trimballent les politiciens professionnels chaque jour ». Les prix et les profits augmentent et les salaires restent en rade. Il serait temps d’obtenir 300 euros et le retour de l’échelle mobile des salaires.