Antifascisme

Manifestation à Metz le 11 décembre 2011 contre le meeting de M. LE PEN

La ville de Metz a eu le triste privilège d'être choisie par Marine Le Pen, pour lancer sa campagne électorale.

Même si la fille de Le Pen tente de donner un visage « respectable » au Front National, rappelons qu'il s'agit d'un parti d'extrême-droite, à l'idéologie raciste, homophobe et sexiste, qui tente de diviser le monde du travail, pour mieux le laminer.

C'est pourquoi nous appelons à participer à la manifestation qui aura lieu le dimanche 11 décembre, à 13h place du marché à Borny. 

Lille : une belle réaction antifasciste

Lille : une belle réaction antifasciste

lundi 17 octobre 2011
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Le 8 octobre, la Vlaams Huis (Maison flamande, local d’extrême droite) organisait près de Lille une fête du cochon pour s’opposer au hallal et à « l’islamisation ». Sentant un climat politique favorable, la VH en profitait pour annoncer une manifestation nationale à Lille.

Par peur de voir leur initiative interdite, les organisateurs passèrent la semaine à crier partout qu’ils n’étaient pas d’extrême droite, ce dont personne ne fut dupe. Claude Hermant, le chef de la VH, et le sinistre Serge Ayoub (leader du groupuscule Troisième Voie) auront bien du mal à faire oublier leurs passés : barbouze et ancien du service d’ordre du FN pour l’un, meneur des skins fascistes parisiens des années 1980 pour l’autre.

Afin de brouiller les repères idéologiques, la manif fut déposée sur des revendications sociales et en hommage à Roger Salengro. Outre que la ficelle était vraiment grosse, la récupération cynique était en plus immonde quand on sait que Salengro, ancien maire de Lille, fut poussé au suicide par une campagne infamante d’extrême droite sous le Front populaire. Avec le renfort du Front comtois, des Nationalistes autonomes lorrains, des Belges de Nation, environ 500 militants d’extrême droite radicale ont défilé dans des rues périphériques vides sous la bannière d’un obscur Front populaire solidariste. Le service d’ordre eut bien du mal à faire respecter les consignes de manif sociale, s’échinant à couvrir les slogans nationalistes habituels, ou à faire taire ceux qui se présentaient comme identitaires à la presse, au lieu de solidaristes. Dans leur stratégie de récupération de symboles ouvriers, ils ont terminé place Degeyter, du nom du marxiste belge compositeur de l’Internationale, où ils ont été conspués par des habitants de ce quartier populaire et métissé.

Au même moment, à l’autre bout de la ville, défilait le cortège du collectif unitaire antifasciste. Ayant visiblement mal mesuré l’ampleur de la dynamique impulsée par ce collectif, la préfecture avait annoncé dans la presse que nous serions 300… nous étions plus de 2 000 ! Et cela aurait pu être encore mieux sans l’absence notable de certaines organisations, et sans la paranoïa distillée par une certaine presse, souhaitant sûrement que cela tourne mal, ce qui ne fut pas le cas.

Si l’on peut regretter que les autorités aient laissé l’extrême droite radicale parader et qu’elle nous ait interdit le centre-ville, le but de la manif était malgré tout atteint : écraser numériquement les fascistes, dans l’unité, les rendre inaudibles dans des rues désertes tandis que nous étions visibles dans un quartier populaire, mobiliser la population lilloise (et d’autres régions venues en soutien) pour faire avancer nos valeurs de solidarité et de métissage. Et, surtout, redonner des habitudes de travail antifasciste unitaire aux organisations de la région. En cadeau, à leur retour à Besançon, les nervis du Front comtois ont pu admirer le magnifique piratage de leur site par des antifascistes !

Antoine Sindelar

Engelmann : 2ème communiqué du NPA 57 (26 février 2011)

Déclaration du NPA 57 :

Le Front National en instrumentalisant Fabien Engelmann a réussi, grâce à sa stratégie bien rodée de la victimisation, un joli coup médiatique : faire se répandre celui-ci dans les médias locaux puis nationaux pour en tirer le maximum de bénéfices en termes électoraux.

Jouant dans un premier temps de son appartenance éphémère au NPA, puis de sa position de secrétaire de section CGT des agents territoriaux de la Mairie de Nilvange, les médias relaient complaisamment sa prétendue déconvenue d'être écarté de la CGT alors qu'il se présente aux élections cantonales sous l'étiquette FN. Le soi-disant  programme social du FN est hostile aux salariés avec des propositions souvent encore plus libérales que la droite parlementaire,  comme l’illustre son projet pour les retraites. C’est le retour de l’âge légal à 65 ans, la liquidation des régimes spéciaux, et la retraite par capitalisation que le parti d’extrême droite  entend privilégier contre le système par répartition. Tout le contraire des exigences du monde du travail qui se sont manifestées lors du récent mouvement social  sur les retraites. Quel « syndicaliste » pourrait assumer ce grand écart sans se renier ?

Rien d’étonnant à ce que l’UD CGT de Moselle et sa confédération aient décidé de l’exclure de ses rangs. Qu'un de ses responsables véhicule des idées racistes et xénophobes, au risque de mettre en péril son travail de défense non seulement des travailleurs immigrés ou d'origine immigrée, mais aussi celui de l'ensemble des salariés qu’elle représente, voilà qui n’est ni acceptable ni tolérable pour une organisation du mouvement ouvrier.

Avec le soutien appuyé de son nouveau parti qui lui fournit généreusement l’un des ténors du barreau, ce triste sire a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.

C'est donc tout à l'honneur de la CGT d'avoir réagi sans tarder, en refusant d'être le jouet du clan Le Pen et de son FHaine.

"Affaire" Engelmann : déclaration du NPA 57, 5 février 2011

Suite à la parution d'un article dans le Républicain Lorrain, concernant le passage d'un militant qui fut à LO puis au NPA, et qui vient de rejoindre le FN, voici une déclaration du NPA 57 :

"Affaire" Engelmann

Contrairement à l'adage qui voudrait qu'en politique "les extrêmes soient proches", c'est bien parce qu'elle est extrêmement rare que la "conversion" d'un ex-militant du NPA au FN fait aujourd'hui les gros titres de la presse.

Elle n'en est pas moins insupportable pour nous.

Parce que nous n'avons pas de pire ennemi que l'extrême droite.

Même s'il faut se garder de monter en épingle l'évolution particulièrement surprenante d'une conscience individuelle, nous prenons cependant cet évènement comme une sonnette d'alarme.

Il est temps que les forces militantes autrefois engagées dans des mouvements comme Ras l'Front, se retrouvent et agissent pour empêcher la banalisation des "opinions" exprimées par Marine Le Pen ou par son père.

En premier lieu dénonçons le poison du racisme et de la xénophobie.

Même s'il est de plus en plus souvent injecté par d'autres dirigeants politiques, y compris le président en exercice ou son ministre de l'Intérieur, comment peut-on gober ce que radote le FN depuis des décennies : que "l'immigration (soit) à l'origine de la plupart des maux dont souffre notre pays" ?

Comment se laisser duper par leur récente tentative de récupération des valeurs laïques ? Leur seule cible est la prétendue "islamisation de la France" même si toutes les études sérieuses prouvent qu'elle n'est qu'un fantasme.

Ces prétendus laïques n'ont rien contre le statut particulier de la Moselle qui accorde pourtant des privilèges matériels bien réels à 3 autres religions.

Bien pire, le FN accueille en son sein des militants qui se revendiquent intégristes … catholiques et qui n'hésitent pas à menacer physiquement les médecins pratiquant l'avortement.

Comment se laisser berner par leur prétention nouvelle à représenter les aspirations "populaires" ?

Baisse de l'impôt sur les sociétés, retraite par capitalisation, limitation du droit de grève, augmentation du budget de la défense et diminution de celui de l'éducation : toutes les propositions du FN sur le terrain économique et social sont ouvertement contradictoires avec les revendications du mouvement ouvrier.

Pour l'instant, c'est parmi les plus jeunes électeurs que le FN réalise ses plus mauvais scores. Ce n'est, nous l'espérons, sans doute pas la conversion de Fabien Engelman qui modifiera ce fait.

Comment peut-on être jeune et à ce point racorni pour être tenté par leurs modèles de sociétés : ils ne cachent leur admiration ni pour le Pinochet d'hier, ni pour le Poutine d'aujourd'hui, sans oublier Ben Ali qui avait le mérite de "contenir l'islamisme" selon Mme Le Pen.

Renverser ce capitalisme qui pourrit la planète : voilà ce dont nous cherchons la voie !

Nous sommes plus que jamais convaincus que c'est l'action et l'intelligence collective des oppriméEs de tous les pays qui permettra ce changement radical.

A l'instar des jeunesses de Tunisie ou d'Egypte qui se débarrassent de leurs dictateurs, pourtant soutenus jusqu'au bout par le président français et par celui du FMI.

Certainement pas pour se ranger derrière l'autorité d'une apprentie-dictateur qui s'appuie sur les peurs et les préjugés les plus rances.



Lundi 5 septembre : rassemblement devant la Préfecture de METZ

Un cadre unitaire (*) s'est mis en place pour refuser la manifestation qu'un groupuscule d''extrème-droite prévoit d'organiser le 11 septembre à Forbach (voir communiqué ci-dessous). 

Une délégation sera reçue à ce sujet, par la Préfecture de Metz,

 le lundi 5 septembre. 

Venez nombreux les soutenir, 

à partir de 18h, devant la Préfecture !


* Action antifasciste Nancy ; ATTAC 57 ; CGT Santé action sociale 57 ; CNT 57 ; Couleurs Gaies ; Europe Ecologie-Les Verts (groupe local du pays messin) ; Jeunesses Communistes ; MRAP 57 ; NPA 57 ; SOS Racisme 57 ; UNEF 57


Après un 1er refus de la Préfecture, les autorités ont finalement cédé face à la mobilisation, et ont interdit (le le 9 septembre)  à la manifestation fasciste de se dérouler. 

CONTRE le rassemblement fasciste à FORBACH le 11 septembre 2011

Le développement de l'extrême droite ainsi que des idées fascistes est une triste réalité que subit aujourd'hui l'ensemble de l'Europe. L'actualité récente et la tuerie qui s'est déroulée en Norvège le 22 Juillet dernier nous montrent bien le danger que peut représenter l'extrême droite radicale.

La France est d'ailleurs elle aussi touchée par le développement de l'activisme d'extrême droite. En effet, celui-ci-ci s'y structure et des organisations explicitement fascistes n'hésitent plus, et parviennent, à ouvrir des locaux. C'est le cas dans la région de Lille à Lyon. De plus rappelons que les agressions physiques et/ou à caractères racistes de la part des militants de l'extrême droite se multiplient dernièrement, notamment à Lille, à Toulouse, à Nancy et à Lyon où début juillet une jeune fille a été tabassée dans sa cage d'escaliers...

La Moselle voit également se développer les activités de ces groupements radicaux. Récemment, un concert néo-nazi a regroupé plusieurs milliers de personnes venues de France, d'Allemagne et de Belgique à Rohrbach-les-Bitche.

Le 11 Septembre prochain, c'est un groupuscule de l'extrême droite radicale française qui a annoncé une grande manifestation « contre l'islamisation de l'Europe », à Forbach.

Dans ce contexte dangereux de montée des idées nationalistes, racistes, xénophobes ou homophobes, nous tenons à dénoncer avec fermeté l'organisation d'une telle manifestation ainsi que la diffusion de telles idées.

Alors que le mot d'ordre à connotation raciste de cet événement est évident, nous ne pouvons tolérer que l'extrême droite radicale dispose d'une tribune publique en investissant les rues de Forbach et demandons expressément à la préfecture de ne pas autoriser cet événement.

Ainsi, les organisation signataires du présent communiqué lancent un appel unitaire à une contre manifestation le 11 septembre prochain à Forbach afin de faire massivement barrage à l'extrême droite et au fascisme.

Signataires : (par ordre alphabétique)

Action antifasciste Nancy ; ATTAC 57 ; CGT Santé action sociale 57 ; CNT 57 ; Couleurs Gaies ; Europe Ecologie-Les Verts (groupe local du pays messin) ; Jeunesses Communistes ; MRAP 57 ; NPA 57 ; SOS Racisme 57 ; UNEF 57

Nancy

Nancy : coup de filet chez les nationalistes autonomes.

vendredi 18 février 2011

Lundi 7 février, treize skinheads d’extrême droite étaient interpellés à Nancy dans le cadre d’une enquête portant sur douze faits commis en 2009 et 2010, principalement des violences volontaires en réunion, dont certaines aggravées.
Ces (très) jeunes « militants » (la plupart sont mineurs) appartiennent aux « Nationalistes autonomes lorrains », mouvance qui s’est développée ces deux dernières années dans l’est de la France dans le sillage de leurs voisins allemands, et qui est apparue dans le paysage de l’extrême droite française pour la première fois lors du « traditionnel » défilé parisien du 9 mai. Reprenant à leur compte une imagerie « black bloc », ces groupes qui ont essaimé en Picardie, en Franche-Comté et en Alsace, agissent sous forme de bandes de rue dont la principale activité politique consiste à commettre des agressions racistes, des attaques contre des militants identifiés comme de gauche ou antifascistes… 
Six d’entre eux ont été déférés et risquent jusqu’à deux ans de prison fermes, notamment pour avoir agressé lors du mouvement des retraites une militante de l’Unef handicapée qui circulait en fauteuil roulant. S’il est probable que des condamnations mettront un coup d’arrêt aux agissements de ces fascistes en herbe, elles ne doivent pas masquer la recrudescence inquiétante de ces groupes sur tout le territoire, et ne doivent pas nous dispenser de lutter politiquement contre ceux-ci.

Antifascisme à Nancy

Depuis plusieurs mois dans les rues de Nancy un groupuscule d'extrême droite multiplie les agressions sur la population . Ces personnes font partie d'un groupe organisé, violent et très actif (les "autonomes lorrains", se rattachant aux Jeunesses identitaires).

Ils revendiquent ouvertement la supériorité de la "race blanche" et l'expulsion de tous les étrangers. Ils s'attaquent à des valeurs telles que le droit à l'avortement, le métissage et le mélange des cultures différentes. Ils prétendent défendre la devise de la France " liberté , égalité , fraternité" mais en réalité ne l'appliquent qu'entre les personnes qui partagent leurs idées racistes et xénophobes... Ils se revendiquent anti-républicains, anti-démocratiques, nationalistes et socialistes (utilisant des thématiques qui se rapprochent dangereusement de celles du nazisme).

Pour exprimer leurs valeurs, ils utilisent différents moyens d'actions violentes (physiques et morales) ;  en moins d'un an, ils ont :

- mené une campagne d'affichage xénophobe avec des autocollants "clandestins dehors"

- perturbé violemment des cercles du silence (organisé par le réseau éducation sans frontière en soutien aux sans papiers).

- chassé et agressé des manifestants durant les mouvements sociaux : sans aucune crainte de se montrer avec un ensemble d'armes  (matraques télescopiques, chaines, lacrymo) ils se regroupent dans la rue à 15 environ pour scander des slogans xénophobes et nationalistes

- Ils se sont rendus aux domiciles de militants anti-fascistes  pour voler et détériorer les lieux

- Enfin, dépourvus d'humanité, ils ont agressé une étudiante en fauteuil roulant devant sa cité universitaire uniquement parce qu'ils l'avaient vue à une manifestation ( elle a dû être hospitalisée pour 2 côtes cassées).

Ayant un sentiment de puissance et de contrôle sur le pavé nancéen, le dirigeant des autonomes lorrains a déclaré à la préfecture une manifestation nationaliste et identitaire le 13 novembre à Nancy. Ils auraient appelé les nationnalistes et néo nazis de France et d'Allemagne à se joindre à eux.

C'est pourquoi nous appelons à une contre manifestation à cette même date (13 novembre) pour montrer que Nancy n'est pas un territoire fasciste !