
Lyon, le 2 mai dernier
Hommage à deux Italiens d'exception La soirée consacrée à Onorina Santilli et à Lorenzo Tomatis, deux Italiens qui ont beaucoup oeuvré dans le domaine social et scientifique a été un franc succès. Ci-dessous, le communiqué diffusé pour l'occasion. Ici, le discours prononcé par Paolo Alberto Valenti.
communiqué Deux Roses pour Onorina et
Lorenzo
Soirée en mémoire de la bienfaitrice Mémé Santilli et du Professeur
Renzo Tomatis
2 mai 2012, 18H30,
Goethe Institut
18, Rue François
Dauphin 69002 Lyon / France
LYON – Le Consulat Général d’Italie par
le biais du Consul Général Laura Bottà et l’Association de Journalistes ClubMediaItalie
rendent hommage à deux Personnalités qui ont illustré la présence Italienne à
Lyon au cours des cinquante dernières années: Onorina Santilli, dite Mémé
(Secinaro, L’Aquila, 1919 – Lyon, 2011) et Lorenzo Tomatis, dit Renzo (
Sassoferrato, Ancona, 1929 – Lyon, 2007). L’évènement veut célébrer l’ensemble
de la Communauté Italienne de Lyon et du Rhône, et renforcer les liens profonds
d’amitié et de collaboration entre le Rhône et l’Italie. Onorina Santilli avait émigré en France en 1947. Femme au foyer, elle a fondé a Lyon des communautés et
des associations vouées à l’accueil des personnes en détresse et porteuses de handicap.
A’ partir des années ‘50 jusqu’à la fin des années ’80 elle a été le défenseur infatigable
de la solidarité envers les jeunes, les orphelins, les marginaux. Son œuvre
est d’autant plus remarquable, étant donné qu’en 1961 elle est restée veuve
avec 5 enfants, mais malgré ses ressources limitées, elle a accueilli sous son toit
des personnes de toute nationalité, poursuivant ce qu’elle avait entamé avec son époux, ingénieur, envers
les Italiens en difficulté. Cette femme exceptionnelle n’a jamais attendu
l’assistanat public avant d’offrir son œuvre et son réconfort à ceux qui en
avait besoin. En cela elle a été remarquable. En septembre 1994 la Préfecture
du Rhône lui a conféré le titre de Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Lorenzo
Tomatis, émigré aux Etas Unis au cours des années ’50, puis en
France, oncologue de renommé internationale, universitaire et chercheur, un des
fondateurs et par la suite Directeur (de 1982 à 1994) du Centre Internationale
de Recherche sur le Cancer à Lyon (IARC), a été l’un des promoteurs les plus
tenaces d’une politique de santé publique au niveau global, qui s’oppose à la
diffusion et à l’emploi de substances nocives, même dans l’industrie. Lorenzo Tomatis,
qui a laissé à ses collègues un souvenir indélébile quant à son expertise scientifique
et à sa profonde sensibilité sociale, était un homme doué d’une intelligence
hors du commun, qui s’exprimait au plus haut niveau dans la recherche
épidémiologique appliquée à la lutte contre le cancer, et qui a su traduire par
l’art de l’écriture ses perceptions d’humaniste et de philanthrope, recueillies
dans un précieux florilège: “La recherche illimitée”, “Vu de l’intérieur”,
“Histoire naturelle du chercheur”, “Le laboratoire”, “La réélection”.
Le
journaliste Paolo
Alberto Valenti, Président de ClubMediaItalie, introduira la soirée
à la quelle participeront, entre autres, les familles Santilli et Tomatis, le
Professeur Rodolfo Saracci, le Président de l’Association Mémé Santill” Marinus Rooijaekers et d’autres Personnalités Lyonnaises.
Deux roses rouges sont le symbole de cet événement.
Pour plus d’information,
contactez le 0 674161198.
ClubMediaItalie
Un outil puissant dans une Europe affaiblie
Nous traversons une phase où les menaces qui pèsent sur les sociétés européennes sont plus graves que celles qui ont donné naissance à notre association et à notre action de défense d'un journalisme de qualité italien, francophone et européen, en 2003.
Pour cela, il est encore plus important de s'engager aux côtés de ClubMediaItalie.
ClubMediaItalie est un outil nouveau, polyvalent et pleinement européen. Il trouve ses sources dans l'exigence profonde d'une profession en crise et se diffuse parmi ceux qui, en Europe, ne veulent pas rester assis dans leurs rédactions ou devant leur pc, indifférents à tout ce qui passe chaque jour.
ClubMediaItalie est un acte de dignité du journalisme italien en Europe, sous le signe de l'amitié profonde envers les confrères francophones. C'est aussi un témoignage de confiance dans l'information juste vouée à construire le journalisme européen d'avenir.
Où que vous soyez, vous, journalistes italiens et francophones actifs à Bruxelles, Paris, Bordeaux, Nice, Genève, Monaco, Luxembourg ou en Italie, manifestez-vous, participez, rejoignez-nous et racontez nous vos difficultés afin de valoriser notre travail commun.
On vous attend!
Paolo A.Valenti
Du nouveau pour les free-lance en Italie
Un accord entre partenaires sociaux signé le 8 juillet
Le 8 juillet dernier, la Fédération italienne des éditeurs, FIEG, et le syndicat des journalistes, FNSI ont signé un accord préliminaire sur la partie économique de la convention collective et comportant des mesures sur la lutte contre la précarité des free-lance.
Réduction des cotisations. Il s’agit d’une réduction de 60% des cotisations sur trois ans à charge des éditeurs pour l’embauche de journalistes en CDI ou le passage des CDD en CDI pour l’instauration d’un contrat avec un journaliste pigiste (entre autres cas de figure).
Ces réductions sont financées par l’INPGI, l’institut de prévoyance et retraite des journalistes italiens.
La Commission pour le travail indépendant, créée au sein de la FNSI, a un rôle actif à jouer de concert avec les comités de rédaction, notamment dans l’identification des journalistes précaires et dans la recherche de nouvelles opportunités d’emploi.
Commission paritaire pour le travail indépendant. C’est une nouvelle entité qui réunit patronat et salariés autour de la précarité. Elle va plancher sur les points cruciaux tels que les tarifs minima, les délais de paiement, le remboursement des frais etc. Elle rendra ses conclusions avant le 30 juin 2012.
Organisme paritaire pour la formation. Enfin, un fonds et un organisme pour financer la formation professionnelle! L’INPGI est clairement appelé à y contribuer.
Peut-être pourra-t-il faciliter l'accès des journalistes italiens travaillant à l'étranger à la formation professionnelle continue.
Note : Une formation Mediafor, gratuite, indemnisée, défrayée (dans le cadre des nouveaux crédits accordés aux pigistes pour la formation professionnelle) sera proposée par l'Ecole supérieure de journalisme (Lille) pour les journalistes-pigistes. Le Club de la presse Strasbourg - Europe souhaite en faire bénéficier les journalistes-pigistes de son réseau et se propose d'être un relais logistique pour la constitution des dossiers. Le thème de la formation n'est pas défini.
Pour avancer dans ce projet, Mediafor et l'ESJ ont besoin de savoir si des journalistes actuellement pigistes ou l’ayant été dans le passé sont intéressés.
Pour plus d'informations, contacter : Anka Wessang
Directrice -
Club de la Presse Strasbourg-Europe
10 place Kléber - 67000 Strasbourg -
Soirée oenogastronomique : la Ligurie à l'honneur à Lyon.
 Tout le monde connaît ce visage ravissant, symbole de la Renaissance. C'est la belle Simonetta Cattaneo Vespucci, la jeune gênoise immortalisée par Botticelli. Le 28 février prochain, ClubMediaItalie vous propose de découvrir d'autres richesses et d'autres facettes de la culture de Ligurie.Lire notre page Evénements.
Grâce aux efforts de ClubMediaItalie
Monaco : bientôt une carte de presse
Freelance : du nouveau en Italie
Lutte contre la précarité, respect des tarifs minima, protection sociale, formation professionnelle, recensement des pigistes : voilà un aperçu des points d'un long document rédigé par la Commission pour le travail indépendant de la FNSI, le syndicat des journalites italiens, réuni en congrès la semaine dernière.
ClubMediaItalie était présente au Congrès comme porte-parole des pigistes italiens à l'étranger. Lire l'intervention de notre président
Plus de précision sur la version italienne du site.
Brusselsleaks est né!
Le journalisme relèvera-t-il le défi de Wikileaks?
par Silvia Le Goff
Le vent de Wikileaks, malgré les déboires de son fondateur, Julian Assange, souffle sur l’Europe. Brusselsleaks.com est né le 14 décembre dernier avec la promesse de révéler les coulisses des institutions européennes. A l’origine d’une simple page Internet en anglais, il y a un groupe de journalistes, experts en communication et des institutions européennes, tous anonymes. Le mot d’ordre : transparence. En son nom, les fondateurs du site appellent ceux qui travaillent pour une corporation, une agence de consulting, une Ong ou une institution et désireux de faire circuler des informations de manière sécurisée et anonyme à se manifester. Brusselsleaks s’engage à diffuser des informations 100% correctes sur la base de l’expérience et du réseau de ses fondateurs. Selon eux, les premières révélations concerneront les transports et l’énergie mais rien sur la vie privée des fonctionnaires ou qui soit susceptible de compromettre leur sécurité. Selon les premières impressions recueillies dans les couloirs des institutions à Bruxelles, le lancement du site a été accueilli par une certaine indifférence.
Ceci dit, on ne peut pas s’empêcher de se poser la question du défi pour les journalistes qui, à Bruxelles, ont eu à se plaindre à plusieurs reprises des bâtons dans les rues posés par les institutions. Il y a un peu moins d’un an, Lorenzo Consoli, correspondant de l’agence italienne Apcom à Bruxelles, dénonçait déjà concurrence de plus en plus impitoyable d’Internet qui reproduit les dépêches sans en citer la source ou des communiqués diffusés en temps réel par les institutions et repris avant même que le correspondant de l’agence ait eu le temps d’apporter son éclairage et de jouer son rôle essentiel d’analyse et de décryptage de la communication officielle. Sans parler des agences qui reproduisent l’info trouvée sur internet « en trahissant les sources primaires ». Donc, ce qui est intéressant dans Brusselsleaks c’est que, en quelque sorte, le site pourrait redresser ces torts en faveur d’un journalisme plus qualitatif. En tout cas, c’est la promesse des journalistes qui y travaillent. Et ce travail de filtrage a été aussi mis en avant par Patrice Flichy, professeur de sociologie à l’Université de Paris-Est-Val-de-Marne, interviewé cette semaine avec le sociologue Dominique Cardon dans le Nouvel Observateur, à propos de WikiLeaks. « Il y a un gros travail de filtrage, de vérification. WikiLeaks a pu d’autant plus le faire qu’il s’est allié pour l’occasion avec des grands journaux de référence comme le New York !times ou Le Monde qui l’ont aidé à exploiter ces Montagnes de documents et à faire le travail habituel du journaliste de confrontation des sources. En définitive, cette affaire conforte plutôt le rôle des journalistes ». C’est ce que Dominique Cardon appelle le « journalisme de données ».
Vous avez dit transparent ?
Bonne nouvelle donc, si Internet prend le pari d’être un vrai allié du travail journalistique. Intéressante également, l’analyse du sociologue Dominique Cardon : « La réponse à trouver est un arbitrage entre les bonnes et les mauvaises raisons de dissimuler ou d’informer des individus dont les compétences interprétatives se renforcent. Or, c’est exactement ce tri que sont en train de faire les journalistes à qui les câbles diplomatiques ont été confiés ». Et encore : « la mission des journalistes d’investigation a toujours été de révéler au public des informations d’intérêt général en dévoilant les contradictions entre les coulisses et la scène D’une certaine manière, les documents de WikiLeaks montrent que cet écart n’est pas si grand ».
Affaire à suivre…
Et encore…
Saluons le prix du livre européen décerné à Roberto Saviano, un héro de la transparence !
ClubMediaItalie vous signale cette initiative d’un de ses partenaires
Wikileaks: vers un monde plus transparent?
Silicon Maniacs et l’Atelier des Médias RFI vous invitent ce lundi 20 décembre à La Cantine à une soirée consacrée à l’avalanche Wikileaks et à la notion de transparence. A partir de 19H.
Le monde a-t-il changé depuis la publication des Statelogs ? Au delà de la tempête médiatique, des condamnations politiques, des censures, de l'arrestation de Julian Assange ou des attaques de hackers, la publication de ces centaines de milliers de documents interroge nos organisations sociales. Les nouvelles technologies ont-elles modifié notre rapport à l’information, au secret, à la transparence? Pour tenter d’en savoir plus et commencer à réfléchir à l’après, Silicon Maniacs et l’Atelier des Médias RFI vous convient à une soirée de débats et d’idées.
La passion Wikileaks : 19h15 Passionnant, passionnel, passionné, passion pour enthousiasme, passion pour excès, passion pour démesure, passion de J. A....
Workshop : 20h15 mn Qu’est ce qu’une attaque DDoS ? infowar et transparence.
Break: 20H30
Et après : y a-t-il une limite à la transparence? 20h45 Quelles peuvent ou doivent être les conséquences à long terme des fuites massives de documents et d’informations confidentielles ? Un renforcement du secret et des techniques de cryptage? Une multiplication des inforwars et des attaques DDoS? Ou un monde moins secret, plus ouvert, plus transparent? Peut-on normer cette transparence? Fixer des exigences, des limites ?
En présence de: - Christophe Deloire, directeur du Centre de Formation des Journalistes (CFJ) - Sandrine Murcia, présidente de Silicon Sentier - Bluetouff, Bearstech - Nicolas Kayser-Bril, responsable du pôle datajournalisme, Owni - Emmanuel Torregano, journaliste et fondateur d’Electron Libre - Stéphane Distinguin, faberNovel - Dominique Cardon, sociologue chez Orange Labs - Jean-Gabriel Ganascia, professeur à Paris VI en informatique, intelligence artificielle et sciences cognitives - Rémy Ourdan, journaliste, Le Monde - Jérémie Zimmermann, La Quadrature du Net - Benjamin Bayart, président FDN
ClubMediaItalie s’inscrit dans une dimension plus européenne
Six ans après sa création, l’association a procédé à la modification des statuts dans le sens d’une dimension plus européenne de son action, lors de sa dernière Assemblée Générale, le 29 mai dernier.
ClubMediaItalie représente désormais tous les journalistes européens qui se reconnaissent dans ses valeurs et qui sont actifs en Europe.
L’intérêt pour l’Italie reste le signe marquant mais non rédhibitoire pour adhérer à l’association.
L’Assemblée a renouvelé son bureau en confirmant Paolo Alberto Valenti (Euronews) à la présidence et Jean-François Le Mounier (AFP), à la vice-présidence. Un léger remaniement a eu lieu au niveau des conseillers.
Parmi les projets importants pour les confrères et notamment en faveur des pigistes italiens, il faut rappeler la nomination d'un délégué pour représenter l’association à la commission des Journalistes Indépendants de la FNSI (syndicat des journalistes italiens) ainsi que d'un chargé des liaisons avec les organismes de retraite et prévoyance des journalistes italiens pour une meilleure application du principe de reconnaissance mutuelle des cotisations, conformément au droit européen.
Suite à la première réunion destinée aux pigistes italiens de Paris, organisée le 24 mai dernier, l’association resserre par ailleurs ses contacts avec le SNJ, Médiafor et la CCJIP ainsi qu’avec les autres confrères français concernés par ces sujets.
Ces actions marquent l’intérêt toujours croissant de l’association pour la situation des pigistes.
Afin de rendre plus cohérente son action à l’échelle européenne, l’association se propose de fonctionner davantage en réseau et de définir des référents par ville ou région. A cet égard, il est important pour ClubMediaItalie de compter sur un référent à Bruxelles où l’association bénéficie du soutien de l’API, association qui représente les journalistes accrédités auprès des institutions européennes.
pour en savoir plus
C'était à La Cantine
Pigistes italiens : des professionnels mal reconnus
Comment travaillent les pigistes italiens de Paris ?
Quelques éléments de réponse ont été livrés lors de la réunion que ClubMediaItalie a organisée le 24 mai dernier à La Cantine.
Les situations sont très variables mais il se confirme ce que l’on savait déjà : être pigiste à l’étranger est encore plus compliqué : les délais de paiement s’allongent et on a du mal à avoir des justificatifs de son travail. Sans parler des problèmes liés à la protection sociale.
Pour en savoir plus
ClubMediaItalie, en tant qu'association en contact avec les organismes syndicaux et de prévoyance de la presse italienne et française -Snj, CCIJP, Médiafor,Fnsi, Inpgi, Ordre des journalistes-, considère cette réunion comme un pas de plus pour mieux cerner le travail (vos spécialités, titres, rythmes) ainsi que les
problèmes éventuels liés à un contrat et/ou à la rémunération de vos piges (lenteurs, difficultés, délais de paiement, non envoi des articles publiés, droits d'auteur etc.).
Mais aussi et surtout pour mieux connaître les attentes des pigistes italiens.
Tous ces renseignements seront utilisés par ClubMediaItalie pour rédiger un document qui sera adressé aux organismes ci-dessus pour qu'ils n'oublient pas de prêter l'attention nécessaire au travail de nombre de professionnels qui, malgré leur professionnalisme, souvent cumulent les handicaps du travail sans contrat et du travail à l'étranger.
Lancement du Prix Anna Lindh du Journalisme pour 2010 Depuis le 10 avril et jusqu’au 10 juillet 2010, tous journalistes ressortissants de l’un des 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée ont l'opportunité de participer à la 4ème édition du Prix Anna Lindh du journalisme.
Le Prix est la compétition de référence, à l’échelle régionale, pour les journalistes spécialisés dans les questions liées à la diversité culturelle et au dialogue entre les cultures.
L'édition 2010 comporte cinq catégories: Prix pour la Presse écrite ; Prix pour la Télévision ; Prix pour la Radio ; Prix pour les Médias en ligne et Prix pour le patrimoine culturel.
Pour de plus amples informations et pour participer, cliquez ici
Si vous avez des questions, veuillez contacter ingy.sedky@bibalex.org Bruxelles
L'Association de la Presse Internationale (API) réclame une information indépendante et de qualité
Lorenzo Consoli, président de l'API
(SMPhotoNewsAgency)
L’Association de la Presse Internationale (API) est préoccupée par la présence amoindrie des médias internationaux à Bruxelles. Le nombre des correspondants a de nouveau diminué l’année dernière. L’API considère que cette évolution est le symptôme de la diminution de l’importance accordée par les médias européens à la place
de Bruxelles. Une telle évolution ne peut être ni dans l’intérêt des Institutions Européennes ni dans celui de la presse accréditée à Bruxelles. La salle de presse de UE constitue un forum unique pour le développement de l’opnion publique européenne. Pour garantir son succès une information indépendante et de qualité est essentielle.
Les préoccupations de l'API rejoignent entièrement celles de ClubMediaItalie qui s'en était déjà fait le porte-parole lors de sa rencontre au Parlement Européen du 13 janvier dernier.
Au Parlement Européen de Bruxelles
L'IJF s'interroge sur l'avenir des media
Le 2 février dernier, la Fédération Internationale des Journalistes a organisé une conférence sur l'avenir des média, au Parlement européen de Bruxelles. Le Secrétaire Général du Syndicat italien des journalistes (FNSI), Franco Siddi, a notamment dénoncé la réduction inquiétante des journalistes italiens dans la capitale de l’UE.
pour en savoir plus
ClubMediaItalie défend le journalisme de qualité
Le journalisme de qualité serait-il en voie de disparition ? Telle est la question qui a été soulevée le 13 janvier dernier au Parlement Européen de Bruxelles, par l’association ClubMediaItalie qui a réuni un groupe de journalistes européens en présence du Vice-Président de l’institution, Gianni Pittella, du Président de l’Association de la Presse Internationale (API), Lorenzo Consoli, du Secrétaire Général du syndicat des journalistes italiens, Franco Siddi, et du responsable des journalistes italiens à l’étranger pour l’Ordre italiens des journalistes, Franco Po. Le journalisme sérieux et professionnel laisse la place à une information de plus en plus rapide, non vérifiée, non professionnelle, à des années lumières du concept essentiel de déontologie. lire la suite
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Prix Journalistique de la Fondation Anna LindhVoilà un prix auquel l'actualité donne un nouveau sens.
L'édition 2011 du Prix Anna Lindh de journalisme a été lancée officiellement le 6 avril au cours du Forum Arabe-Ouest pour les médias, une conférence qui a eu lieu au siège de la Ligue des États arabes au Caire. L'événement a été inauguré par M. Amr Moussa (secrétaire général de la Ligue arabe), André Azoulay (Président de la Fondation Anna Lindh), Jorge Sampaio (Haut-Représentant de l'Alliance des civilisations des Nations unies), et a réuni plus de 150 représentants des médias, l'opinion les décideurs et les experts universitaires.Date limite de dépôt des candidatures, le 15 juillet 2011.Pour en savoir plus, cliquez ici.
Italie, Espagne
Journalistes menacés
La pression croissante sur les journalistes sera au coeur d'un colloque organisé à Rome, le 9 février prochain, à l'initiative de l'observatoire Ossigeno per l'Informazione.Parce que Roberto Saviano n'est pas un cas isolé, de nombreux journalistes italiens et espagnols viendront témoigner des pressions subies, voire des menaces de mort, souvent issues du monde mafieux.Pour plus d'informations, lire la version italienne du site.
4èmes Assises du Journalisme
Entre emploi et éthique
Par Roberta Lombardo Hurstel
Du bruit ou de l’info ? Autour de cette question se sont déroulées les 4èmes Assises du Journalisme, dans les locaux du Conseil de l’Europe à Strasbourg, du 16 au 18 novembre derniers. Pour tâcher d’y répondre, trois journées intenses d’échanges et débats ont fait le tour des attraits et des difficultés du métier, qui ne cesse d’attirer des jeunes. Dans le cadre d’un programme dense qui nous a obligé à choisir parmi les nombreux ateliers de formation, on a assisté à l’énième confrontation entre le monde du journalisme « à l’ancienne » de la presse écrite et celui d’Internet qui ne cesse de gagner de l’espace. Les réseaux sociaux ont crié haut et fort leur ambition d’être la seule et véritable voie capable d’écourter le temps, de transmettre en temps réel, de permettre des échanges immédiats.
Seulement voilà, combien de victimes collatérales dans les rédactions, combien de confrères obligés de se réinventer, combien de correspondants qui « sautent » ? Il est vrai que l’on propose des emplois dans les réseaux sociaux. Mais combien au juste ? Est-ce une possibilité de recyclage pour ceux qui doivent quitter les rédactions classiques? Malheureusement, on n’a pas eu de réponse à ces questions. Il est vrai, cependant, qu’il faut s’adapter au monde qui change et aux nouvelles formes de communication en n’hésitant pas à créer des blogs ou, encore une fois, à s’afficher sur les réseaux sociaux.
Les jeunes diplômés d’écoles réputées étaient nombreux dans le public. A la recherche d’un job, ils s’inscrivent à des cours de spécialisation en espérant une mission, un contact ou tout simplement un avenir. Ils étaient vivement intéressés.
Journalisme d’investigation
C’est le domaine où l’on prend le temps pour l’enquête et la recherche d’information ; où l’on prend le temps qu’il faut, en quelque sorte, à la différence du fast info parfois en conflit avec l’éthique, et où l’on cultive la qualité. L’américain Paul Steiger, fondateur du site Internet d’investigation ProPublica, est persuadé que ce modèle sera difficilement réproductible dans le Vieux Continent. ProPublica est presque entièrement financé par une fondation créée par un couple de riches financier, Herb et Marion Sandler. Aux Etats-Unis, c’est assez anodin que les entreprises financent les media sans oublier l’administration qui prête son soutien financier également.
A contre-courant
La Librairie Leber a accueilli un vaste public, bien au-delà des inscrits aux Assises, venu écouter la voix contre-courant de Patrick de Saint-Exupéry de son pari éditorial, la revue XXI. Créé, il y a quatre ans, ce trimestriel est aux antipodes d’Internet et des gratuits. Un pari osé aussi par son prix de vente, 15euro, mais gagnant au fond : chaque trimestre, elle est vendue à 52 000 exemplaires. D’où tirer les finances pour rémunérer les 60 collaborateurs que mobilise chaque numéro.
Le courage
L’hommage aux journalistes iraniens, qui risquent leur vie pour leur travail, a touché beaucoup de monde. Alireza Rezaee ha secoué le public en brandissant son portable et en criant : “C’est avec ça que j’ai travaillé avant de quitter mon pays!”. Dans un l mode d’expression. Aujourd’hui, on compte 40 millions d’internautes, à savoir, 55% de la population.
Et l’éthique dans tout ça?
Il en a été question, bien-sûr. Grâce au débat très intéressant sur une Charte du journalisme unique, objet de nombreuses interventions de représentants syndicaux, éditoriaux et de journalistes. Une charte qui date de 1918 et qui a connu de nombreux liftings au cours de ses presque 100 ans d’âge mais qui n’ont pas abouti à de changements significatifs. Les organisations syndicales et patronales devraient examiner un texte plus récent de 2008. Mais sa gestation sera laborieuse, à en croire les divergences déjà exprimées lors des Assises. La plupart des syndicats trouvent le texte insuffisant. En revanche, certains n’ont pas hésité à l’adopter. Comme Jean-Pierre Vittu de Kerraoul, du Syndicat de la presse hebdomadaire régionale qui s’y tient depuis le mois d’octobre.
Au cœur d’une thématique sensible s’il en est, on a donné beaucoup de place à l’initiative islandaise d’un texte parlementaire sur la protection du journaliste, de la profession et des sources d’information. Il ne reste à souhaiter que tous les pays démocratiques s’en inspirent.
Pour en savoir plus :
http://www.journalisme.com
L'iPad
Une nouvelle opportunité pour la presse?
L’iPad : plus de deux millions d’appareils vendus en deux mois et des prévisions de ventes à deux chiffres. Effet de mode ? Décidément pas. Le 13 juillet, une conférence , à l'initiative du CFPJ LAB a fait le point.
Selon Hervé Bienvault, consultant issu du monde de l’édition, et Emmanuel Vacher, directeur Marketing de Lagardère Active, l’iPad pourrait bien être l’avenir de la presse et concurrencer sérieusement la version papier des quotidiens et des magazines. C’est ce qu’ils ont clairement affirmé lors de la conférence organisée le 13 juillet par le CFPJ LAB (une antenne du Centre de Perfectionnement au Journalisme dédiée aux nouvelles technologies) sur le thème « Tablettes et eReaders : sauveurs ou fossoyeurs de la presse ? » Plus proche du papier que l’ordinateur, l’écran non rétro-éclairé de l’iPad est adapté à une lecture longue sans fatigue qui ne nécessite pas de zoomer sur les pages. C’est déjà l’avenir des livres de poche, selon Hervé Bienvault qui a consacré un blog au phénomène des tablettes (http://aldus2006.typepad.fr/ ). Pour lui, les éditeurs doivent trouver un nouveau modèle économique car ils vont vivre une révolution équivalente à celle qu’a connue l’univers de la musique.
« La presse quotidienne et magazine sentent que la révolution numérique est en route », note Emmanuel Vacher qui souligne la plus grande souplesse de l’iPad et autres tablettes par rapport aux versions web des magazines : « sur le web, le template est plus rigide. D’où une certaine similitude entre les pages et les sites ». De plus, la consultation est souvent aiguillée par Google qui peut vous mener à n’importe quel endroit d’une histoire. Alors que la vocation du magazine –et de la presse en générale- est justement celle de raconter une histoire avec un début et une fin. L’iPad respecte davantage cette linéarité du récit. Avec le multimédia en plus et un enrichissement éditorial possible où la vidéo a la part belle. Donc, pour des magazines comme Paris Match qui depuis toujours misent sur l’image, c’est du pain béni. De plus, l’iPad n’est pas incompatible avec ce geste d’affection qui consiste à arracher les pages qui nous intéressent. On pourra tout simplement les archiver.
Quant aux nouvelles utilisations, les applications s’affichent directement sur l’écran d’accueil du support. « On peut davantage fidéliser par rapport à Internet », souligne le responsable de Lagardère Active pour qui la notoriété du titre, le buzz, l’adaptation de l’application au support et les prix sont les facteurs clés de la réussite. A noter, sur ce dernier point, que les éditeurs aimeraient plus de souplesse de la part d’Apple qui ne propose pas de paliers intermédiaires suffisants en termes d’applications accessibles sur Apple Store. D’où des différences parfois sensibles entre le prix d’une édition pour iPad et l’édition kiosque.
Une nouvelle opportunité pour le journalisme ?
Peut-être. En tout cas, les deux experts ne l’ont pas exclu. Paris Match, par exemple, a renforcé ses équipes même si les efforts ont porté plus sur la maquette –maquettage vertical et horizontal- que sur les contenus rédactionnels, sensiblement les mêmes que ceux de la version papier. Y aurait-il une écriture iPad ? Ce n’est pas sûr. Par contre, il y aura plus de contenus. Au moment du lancement de la version iPad, Olivier Royant, Directeur de la rédaction de Paris Match, affirmait que l’application « … met le lecteur aux commandes, au plus près de l’actualité. Vidéo, son, diaporama enrichissent les contenus et donnent une nouvelle dynamique aux reportages : on entre dans les photos et l’on vit encore plus intensément l’émotion que procure l’image. De cette façon, Paris Match plonge ses lecteurs au cœur de l’actualité, toute l’actualité. Avec un parti-pris : montrer et raconter l’actualité sous l’angle de l’humain, du vécu.»
Donc, un produit à valeur ajoutée que les éditeurs comptent bien proposer au juste prix. Même si, par définition, les coûts liés à l’impression et à la distribution ne viendront plus polluer la comptabilité. Le pari étant de surfer sur le succès des smartphones et des iPad pour conquérir ces couches de la population qui snobent la presse écrite mais qui raffolent de nouveaux accessoires. Autrement dit, les jeunes. Pour l’instant, les premiers mois s’avèrent concluants pour Paris Match : 119 millions de pages vues, 3,5 millions de téléchargements cumulés, 1,7 million d’utilisateurs par mois. Et pour Emmanuel Vacher, la presse quotidienne vivra une dématérialisation plus rapide que la presse magazine.
Reste à savoir si et comment les relations entre journalistes free-lance et rédactions pour la production d’articles destinés aux versions iPad peuvent évoluer.
La question reste entière.
Débats Sciences Po, Paris
Carlo De Benedetti
Correspondants : l’avenir sera précaire !
Pas de garanties possibles pour les journalistes free-lance et précaires.
Faute à la rigidité du contrat de travail voulu par les syndicats.
Tel est le « message d’espoir » livré en exclusivité au public français et aux correspondants de la presse italienne venus écouter Carlo De Benedetti dans un amphithéâtre à Sciences Po Paris, le 18 février dernier sur le thème Internet et journaux : la voie de la démocratie contre le populisme.
« Il n’est pas possible d’inclure tous les exclus, donc il faut exclure tout le monde », a-t-il affirmé en ayant pris la précaution de prévenir l’assistance qu’il serait un peu brutal.
Italie : L’univers médiatique à l’heure berlusconienne
A Paris, Sciences Politiques a organisé des débats consacrés à l’actualité des media en Italie. Le premier a eu lieu le 15 février sur le thème « Télévision et politique dans l’Italie contemporaine », en présence de Marc Lazar, professeur à Sciences Politiques et directeur du GREPIC (Groupe de Recherches et d’Etudes Pluridisciplinaires sur l’Italie Contemporaine), Pierre Musso, professeur à l’Université Rennes 2 et auteur de « Télé-politique : le sarkoberlusconisme à l’écran » et Sofia Ventura, professeur à l’Université de Bologne, particulièrement engagée pour la parité hommes-femmes en Italie.
Merci Arte!
Thema "Main basse sur l'info"
Le journalisme de qualité, malmené entre théories du complot, imposteurs divers, journalistes improvisés et, par dessus tout, Internet et ses pièges (mais aussi ses vertus). C'était le débat proposé par l'émission Théma, le 10 février. Edifiant!
pour en savoir plus
Non à la fermeture de cinq bureaux de correspondance de la télévision italienne
ClubMediaItalie soutient la pétition pour éviter la fermeture annoncée de cinq de ses quinze bureaux de correspondance : Beyrouth, Nairobi, New Delhi, Le Caire et Buenos Aires.
Un journalisme de qualité au delà des frontièresPaolo Alberto Valenti
Depuis 2004, nous avons témoigné à maintes reprises dans de nombreuses villes européennes. Nous croyons au dialogue et c'est pour cela que nous avons proposé des échanges et des collaborations avec des représentants de l'État français et le Ministère italien des Affaires Étrangères. Si, au fil du temps, nous avons tissé de nouveaux liens, il n'en reste pas moins des difficultés liées à la sauvegarde de notre indépendance de journalistes.
Mais nous sommes plus que jamais persuadés que nous devons continuer à porter notre message d'un journalisme d'ouverture et d'envergure européenne, soucieux d'une information qui ne cautionne pas les clichés et qui préserve la dignité et la sécurité de ceux qui la donnent.
Et nous avons constaté que cette préoccupation est partagées dans bon nombre de pays, même en Europe, loin des conflits sanglants, peut-être, mais en proie à des tensions tout aussi inquiétantes qui visent la liberté d'information.
Réjoignez-nous!
A Strasbourg, zoom sur le post-correspondant
Toujours inquiets pour l'évolution du métier de correspondant, aux prises aussi avec le délicat exercice de la transmission de l' "image" de son pays à l'étranger, les journalistes de ClubMediaItalie, se reconnaissent dans la brillante intervention de Marcelle Padovani, correspondante à Rome du Nouvel Observateur et membre de l'association. lire la suite
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