Normale Sup' en lutte

Motions votées par l'assemblée générale de l'ÉNS du 26 février 2009

publié le ‎‎27 févr. 2009 12:50‎‎ par Antoine Miné
Motion n°1:

L'assemblée générale appelle à participer au mouvement de démission des charges administratives non électives du 5 mars 2009 au sein des départements et UMR de l'ENS.

Votée à l'unanimité moins 3 abstentions.


Motion n°2:


Elle appelle également les directeurs des études des différents départements littéraires et scientifiques à ne pas transmettre les notes associées aux validations semestrielles dans le cadre du diplôme de l'ÉNS au service de la scolarité.

Votée à l'unanimité moins 1 contre, 5 abstentions.


Motion n°3a:

La loi LRU conduit à un naufrage de l'enseignement supérieur. On peut déjà voir les dégâts causés dans les établissements qui ont commencé à l'appliquer en janvier 2009. L'ÉNS n'est pas obligée d'appliquer la LRU, mais elle en a fait la demande. Elle n'a pour l'instant pas abouti, mais un audit est en cours en vue d'une application en janvier 2010. Nous réclamons l'abandon de ces démarches et le renoncement à l'application de la LRU à l'ÉNS.

Votée à l'unanimité moins 1 ne prend pas part au vote.


Motion n°3b:

L'Assemblée Générale de l'École Normale Supérieure de Paris exige la démocratisation des instances décisionnelles par:
  • la suppression des membres nommés par le gouvernement
  • l'élection du directeur
  • la suppression du vote prépondérant du président
Elle demande à ce que le CA et le CS soient composés de membres élus par l'ensemble du personnel, enseignants, BIATOSS, élèves et étudiants.
Elle exige que les représentants étudiants bénéficient du droit de vote.

Votée avec 26 voix pour, 2 voix contre, 24 ne prennent pas part au vote.


Motion n°4:

Des listes d'émargements ont circulé à l'ÉNS pour recenser les non-grévistes. Nous rappelons que les syndicats recommandent de ne répondre en aucun cas à ce genre d'enquête si elle porte sur des jours passés ou à venir : l'administration doit constater les grévistes sur une base quotidienne. De plus, étant donnée l'inégalité des différentes catégories de personnels face à ces procédures, nous appelons les chefs de services à ne pas faire remonter de listes nominatives, comme cela se fait déjà dans de nombreux services. Nous invitons tous les personnels à contribuer à une caisse de solidarité avec les collègues qui subiraient néanmoins des retenues sur salaire. Enfin, sans que cela se substitue à la grève qui relève de la décision de chacun, nous demandons à la direction de l'ENS de banaliser toutes les journées de mobilisation locale ou nationale.

Votée à l'unanimité.


Motion n°5:

L'Assemblée Générale appelle les personnels de l'École Normale Supérieure de Paris à se mettre en grève et à se réunir pour discuter de la crise actuelle dans l'ÉNS. Elle insiste sur la nécessité de coordonner les AG de départements.

Votée à l'unanimité.


Motion n°6:

Les déclarations de Valérie Pécresse sur France Inter confirment la tendance initiée depuis plusieurs années dans la fonction publique de supprimer les postes de catégorie C. Cela prouve une ignorance totale du mode de fonctionnement de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour lesquels ces postes sont indispensables. Leur suppression conduit à l'externalisation de nombreux services, ce qui implique un développement de la précarité, une augmentation de coûts et une dégradation des services. En conséquence, nous exigeons la création de postes de fonctionnaires titulaires de toutes catégories en grand nombre pour répondre aux besoins immenses, ainsi que la titularisation des actuels précaires et contractuels.

Votée à l'unanimité.


Motion n°7

L'Assemblée Générale de l'École Normale Supérieure de Paris soutient la motion suivante, votée par l'AG de l'ENS Lyon LSH:
« ENS en lutte!

Les étudiant.e.s, auditeur.e.s, chercheur.e.s, enseignant.e.s, enseignant.e.s-chercheur.e.s, BIATOSS, ITA, précaires, post-doctorants des Écoles Normales Supérieures expriment leur exaspération face au mépris sans précédent manifesté par le gouvernement et par le président de la République vis-à-vis des revendications de l'ensemble de la communauté universitaire.
Elles constatent que les revendications posées par les Coordinations Nationales n'ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n'ont pas été retirées.
En conséquence, elles maintiennent le mot d'ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier: « L'Université de la Recherche s'arrêtent »
»


L'Assemblée Générale précise que, loin de faire cavalier seul en tant qu'ÉNS, elle s'associe pleinement au mouvement de la mobilisation des universités.

Votée à l'unanimité moins 2 ne prennent pas part au vote.