L'assemblée générale des étudiants, BIATOSS, ITA, enseignants et chercheurs de l'ÉNS Paris du 19 février a voté les motions suivantes: Motion n°1 L' assemblée générale des étudiants, BIATOSS, ITA, enseignants et chercheurs de l'ÉNS Paris du 19 février s'oppose aux tentatives de mise en concurrence des universités et des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, à la précarisation des emplois et à la mise en cause du service public d'enseignement supérieur. Dans ce sens, elle adopte les revendications suivantes:
Motion n°2 L'assemblée générale exige la revalorisation de tous les salaires. Dans la fonction publique, cette revalorisation passe par une augmentation indiciaire, par l'ouverture de véritables négociations sur les carrières, et non par système de primes qui avive les inégalités et la concurrence entre les salariés (à l'image de l'actuel « plan carrières »). Adoptée. Motion n°3 L'Assemblée générale exige l'alignement du taux d'encadrement des premiers cycles universitaires sur le taux d'encadrement en vigueur dans les autres composantes de l'enseignement supérieur, par exemple dans les CPGE; cet encadrement devra être assuré par des professeurs statutaires. Adoptée à l'unanimité (86 voix). Motion n°4 L'assemblée générale appelle tous les syndicats de l'Éducation Nationale à reprendre les mots d'ordre des Assemblées générales et à se prononcer nationalement pour:
Adoptée par 77 voix pour, 5 voix contre, 3 abstentions. Motion n°5 L'assemblée générale appelle tous les personnels de l'ÉNS à signer la pétition refusant les chaires d'excellence, et disponible sur le site ENS en lutte. Adoptée par 80 votes pour, 3 abstentions. Motion n°6 Depuis le 24 janvier, la grève générale des travailleurs et du peuple paralyse la Guadeloupe, elle s'est étendue depuis le 5 février à la Martinique et commence à gagner les autres DOM. Le patronat et le gouvernement persistent à refuser de satisfaire leurs légitimes revendications et, après plusieurs volte-face provocatrices à l'égard des négociateurs du LKP, le gouvernement décide aujourd'hui d'utiliser l'arme de la répression, prenant le risque d'une explosion aux conséquences incalculables, comme le prouvent les premiers blessés et un premier tué par balles. Nous, enseignants-chercheurs, personnels BIATOS, élèves et étudiants de l'ÉNS, participant à la grève totale, illimitée et reconductible des universités depuis le 2 février, déclarons solennellement notre refus de la répression et notre solidarité avec la grève générale des travailleurs et des peuples des DOM. Nous exigeons que le gouvernement satisfasse immédiatement leurs revendications comme les nôtres et toutes celles mises en avant par les salariés qui ont fait grève et manifesté le 29 janvier. Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est possible pour empêcher la répression et appelons notamment à participer à la manifestation de soutien à la grève générale des DOM qui aura lieu à Paris ce samedi 21 février à 14 heures (de République à Nation). Nous appelons l'ensemble des assemblées générales universitaires, les coordinations nationales et les organisations syndicales à se prononcer dans le même sens. Motion n°7 L'assemblée générale mandate trois de ses membres à la coordination nationale universitaire du 20 février 2009. Les mandatés doivent demander à mettre au vote l'abrogation de la LRU. Vote sur le mandat: L'Assemblée générale entend manifester son souci d'une représentation égalitaire de ses personnels. A ce tite elle mandate un enseignant-chercheur, un IATOSS et un étudiant. Elle leur attribue un mandat semi-impératif. Sont mandatés pour la coordination: Nathanaël, Wilfried, Irène. |