L’attitude autiste du gouvernement face aux revendications de l’enseignement supérieur nous contraint à continuer la grève. Les annonces de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de certains présidents d’Université appelant à la reprise des cours et à la tenue des examens font planer une menace grave sur la poursuite du mouvement, comme sur la réussite aux examens des étudiants dont le semestre a été fortement perturbé. Certaines options concernant la suite du semestre ne peuvent être envisagées, dans la mesure où elles pénaliseraient gravement les étudiants grévistes et non-grévistes. La reprise des cours, l’organisation de validations alors que nombre d’étudiants et d’enseignants sont encore en grève, ou l’organisation de partiels de fin de semestre portant sur des cours dispensés pendant la grève pénaliseraient les étudiants mobilisés et qui souhaitent continuer la mobilisation, et signeraient la fin du mouvement. Dans l’hypothèse, inenvisageable dans les conditions actuelles, de la fin de la grève, les cours manqués pendant la grève ne pourront être rattrapés (le soir, le week-end ou pendant les vacances), sous peine de pénaliser les étudiants salariés, et d’accroître la sélection sociale à l’Université. La grève et les blocages, prolongés par l’obstination du gouvernement à maintenir ses réformes, ont créé une situation très confuse, aggravée par les fermetures administratives, où les cours qui se tenaient changeaient d’horaires et de lieux. La durée du mouvement fera que le rattrapage des cours et l’organisation des partiels seront également très difficiles à organiser. Cette situation de confusion pénalise beaucoup d’étudiants par le simple manque d’accès à l’information. Maintenir les validations et les programmes en l’état risque ainsi de pénaliser les étudiants grévistes et non-grévistes. En conséquence, nous demandons :
La CNU souligne la portée politique de la validation par tous du second semestre : nous souhaitons souligner par cette décision exceptionnelle notre détermination, à la mesure de la gravité des attaques portées par le gouvernement à l’enseignement supérieur. |