PETITION Nous ne voulons pas des chaires d’excellence. (Chaires mixtes université/CNRS).
Nous personnels et étudiants qui travaillons au quotidien sur les différents sites de l’ENS, sommes fermement opposés au nouveau statut dit « chaires d’excellence ».
Une « chaire », c’est un universitaire, maître de conférence, qui pendant 5 ans, se verra attribuer un complément de salaire, des crédits de recherche supplémentaires et une réduction de ses heures d’enseignements, tout ceci payé par le CNRS, qui par ailleurs supprime des emplois. 90 chaires ont été créées, et plus de 100 postes CNRS ont été supprimés à ce jour.
A budget constant, chaque chaire « consomme » donc deux postes ou presque et conduit ainsi à diminuer le nombre global de postes disponibles. Cette diminution des postes disponibles réduira le nombre global de brillants chercheurs recrutés et ira donc à l’encontre du but recherché : attirer ou retenir les meilleurs. A l’heure où le CNRS supprime des emplois statutaires, cette situation est une grave atteinte à tous les doctorants et jeunes chercheurs en CDD qui espèrent être recrutés. Elle est inacceptable. De plus, ces postes introduisent de nouvelles inégalités, entre différents enseignants-chercheurs d’un même laboratoire, et ne sont donc pas favorable à un travail collectif, essentiel à une recherche sereine. Enfin, nous posons la question : Qui assurera les heures non faites par les « super enseignants-chercheurs » ? Encore des précaires ? C’est inadmissible.
A l’ENS, en accord avec la direction, deux laboratoires ont accepté des chaires : en géologie et en physique. Isolés, il est difficile de les refuser sachant que d’autres départements sont susceptibles de récupérer ces postes. Nous devons donc avoir une réponse collective.
En conséquence, nous demandons à la direction de l’ENS de refuser toutes les chaires d’excellences qui ont été et pourraient être à l’avenir attribuées à l’école. Nous demandons que ces postes soient remplacés par des postes de maîtres de conférence « classiques » et que le CNRS garde ses crédits pour créer de véritables emplois statutaires. L’augmentation salariale et la réduction du volume horaire d’enseignement n’ont de sens que s’ils s’appliquent à tous. |