Normale Sup' en lutte

Pétitions

Pour le maintien du Centre national d'archéologie urbaine

publié le 16 juin 2009 13:58 par ej s

Pour inscrire les services publics dans la constitution française

publié le 19 mai 2009 04:48 par ej s

Appel de soutien aux 49 inculpés de la place de la Nation le 19 mars

publié le 4 mai 2009 06:14 par ej s

Cinq pétitions contre les réformes de l'enseignement et de la recherche

publié le 25 avr. 2009 04:58 par Antoine Miné   [ mis à jour le·25 avr. 2009 05:11 ]

Nous ne voulons pas de la LRU à l’ENS

publié le 9 avr. 2009 16:18 par ej s   [ mis à jour le·10 avr. 2009 00:22 par Antoine Miné ]

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Nous ne voulons pas de la LRU à l’ENS

La loi Libertés et Responsabilités des Universités (LRU) de 2007 redéfinit les missions de l’Enseignement supérieur, la « gouvernance » et les nouvelles responsabilités des Universités. L’École normale supérieure (ENS), en tant qu’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel autre que les universités, peut « demander à bénéficier […] des responsabilités et des compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines » (article 50). Mais si ces nouvelles responsabilités s’appliquent « de plein droit à toutes les universités » au plus tard en 2012 (article 49), leur application à l’ENS n’est pas obligatoire !

Pourtant, le Conseil d’administration du 20 décembre 2007 a autorisé « la directrice, Monique Canto-Sperber, à engager la procédure de candidature », en rappelant que « la procédure comprend une démarche d’audit » et que le Conseil d’administration « sera conduit à se prononcer au fur et à mesure des développements de ce projet ». Pour l’instant, ce qui filtre du rapport d’audit indique les nombreux ajustements qui seraient à opérer avant que l’ENS soit à même d’accéder aux responsabilités et compétences élargies : dans l’ensemble, ces « réformes » révèlent l’incompatibilité de fond entre l’ENS, sa logique de service public, son projet et son fonctionnement nationaux, et la logique de la LRU. Si la procédure aboutissait, la masse salariale gérée par l’ENS passerait de 6,5 à 58 millions d’euros ! La direction serait seule maîtresse de son affectation, dans un contexte qui encourage les redéploiements et les repyramidages, et pourrait recruter des CDD et CDI à la place de fonctionnaires, pour l’enseignement, la recherche, ou les fonctions techniques et administratives de catégorie A. Elle pourrait aussi transformer des postes en fonctionnement ou investissement, mais pas l’inverse.

Cette loi LRU n’apporte rien ni aux étudiants, ni à la qualité des enseignements. Elle remet en cause le service public d’enseignement supérieur. Elle cautionne le désengagement financier de l’État en généralisant le financement dirigiste par des fonds privés. Elle remplace les postes de fonctionnaires par des CDD et CDI, et incite à l’externalisation des services. Elle constitue un recul de la démocratie universitaire et encourage l’arbitraire du chef d’établissement en lui confiant des pouvoirs exorbitants. Elle organise la mise en concurrence des établissements, des équipes et des personnes. Parmi les 20 universités passées au régime LRU en 2009, beaucoup se plaignent déjà de ses conséquences concrètes (baisse des budgets, suppression de postes…). Par conséquent, nous demandons que l’ENS retire immédiatement sa candidature au passage aux responsabilités et compétences élargies.

À l’appel d’élu-e-s au Conseil d’administration, au Conseil scientifique, à la Commission paritaire d’établissement et au Comité technique paritaire de l’ENS :
D. Ablin, E. Bœuf, L. Bonnet, F. Bouchereau, F. Brugière, F. Caupin, A. Cela, A. de Charentenay, Ch. Charle, D. Darson, F. Dauphragne, I. Favier, Ch. Herrmann, A. Kieffer, J.-P. Lefebvre, D. Lévy-Bertherat, L. Mercier, É. Michel, J. Olejnik, G. Pécout, M. Quinet, A. Revel, M.-A. Rey, B. Sissan, O. Tercerie, J. Troc, F. Vivent, R. Vogel-Klein, B. Wilfert-Portal.


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Pétition pour l'annulatin de l'accord Vatican - Kouchner

publié le 8 mars 2009 05:24 par ej s

Lettre ouverte à Valérie Pécresse pour une Cité des mémoires étudiantes

publié le 6 mars 2009 07:11 par ej s

Pétition "Quel statut pour les universitaires ?"

publié le 2 mars 2009 01:33 par ej s

Nous ne voulons pas des chaires d’excellence.

publié le 18 févr. 2009 07:18 par ej s   [ mis à jour le·18 févr. 2009 08:15 ]

PETITION

Nous ne voulons pas des chaires d’excellence.

(Chaires mixtes université/CNRS).


Nous personnels et étudiants qui travaillons au quotidien sur les différents sites de l’ENS, sommes fermement opposés au nouveau statut dit « chaires d’excellence ».


Une « chaire », c’est un universitaire, maître de conférence, qui pendant 5 ans, se verra attribuer un complément de salaire, des crédits de recherche supplémentaires et une réduction de ses heures d’enseignements, tout ceci payé par le CNRS, qui par ailleurs supprime des emplois. 90 chaires ont été créées, et plus de 100 postes CNRS ont été supprimés à ce jour.


A budget constant, chaque chaire « consomme » donc deux postes ou presque et conduit ainsi à diminuer le nombre global de postes disponibles. Cette diminution des postes disponibles réduira le nombre global de brillants chercheurs recrutés et ira donc à l’encontre du but recherché : attirer ou retenir les meilleurs.

A l’heure où le CNRS supprime des emplois statutaires, cette situation est une grave atteinte à tous les doctorants et jeunes chercheurs en CDD qui espèrent être recrutés. Elle est inacceptable.

De plus, ces postes introduisent de nouvelles inégalités, entre différents enseignants-chercheurs d’un même laboratoire, et ne sont donc pas favorable à un travail collectif, essentiel à une recherche sereine.

Enfin, nous posons la question : Qui assurera les heures non faites par les « super enseignants-chercheurs » ? Encore des précaires ? C’est inadmissible.


A l’ENS, en accord avec la direction, deux laboratoires ont accepté des chaires : en géologie et en physique. Isolés, il est difficile de les refuser sachant que d’autres départements sont susceptibles de récupérer ces postes. Nous devons donc avoir une réponse collective.


En conséquence, nous demandons à la direction de l’ENS de refuser toutes les chaires d’excellences qui ont été et pourraient être à l’avenir attribuées à l’école. Nous demandons que ces postes soient remplacés par des postes de maîtres de conférence « classiques » et que le CNRS garde ses crédits pour créer de véritables emplois statutaires. L’augmentation salariale et la réduction du volume horaire d’enseignement n’ont de sens que s’ils s’appliquent à tous.


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