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ExtraitAu repas, Violette remarqua que je ne buvais pas d'alcool.« Je suis surprise, dit-elle, Vous n'en avez pas bu hier soir non plus. — Je ne bois jamais d'alcool. — Je crois pourtant me souvenir de vins et d'absinthe dans vos textes... — Il ne faut pas croire tout ce que j'écris, répondis-je très sincèrement. — Comment discerner le vrai du faux, alors ? Je me doute bien que ces histoires de loups-garous et de sortilèges sont des métaphores, mais... l'amour ? » Elle est restée suspendue à cette fin de phrase, comme prise en faute, rougissant soudainement. « J'exagère tout ce que j'écris, sauf pour l'amour, que je suis bien obligé d'atténuer afin de le rendre descriptible. » Cette réponse toute faite produit toujours son effet. Toutefois, si le trouble de Violette était visible, le mien devenait de plus en plus difficile à dissimuler. La nuit suivante, je rêvais à nouveau d'elle. Sa chevelure, son visage rond, ses yeux d'une incroyable douceur, sa manière de rougir gentiment à chaque phrase prononcée... Aux creux du rêve elle me donnait rendez-vous dans le salon. Et aussitôt je m'éveillais. Dans ce genre de situation il y a deux possibilités. Soit on se rendort, soit on va dans le salon constater que personne ne nous y attend, puis on vient se rendormir. |