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L'histoire de la ville infectée et de Jacques le meneur de feux follets

Publication

Inspiration

Ce texte est une reprise du Joueur de flûte de Hamelin (Rattenfänger).

Univers

Jacques est membre du C.I.E.L. (Comité Itinérant des Elaborateurs de Labyrinthes).

Extrait

C'est le maire qui fit appeler Jacques.
« Ma ville est malade ! », lui dit-il.
Cette ville, dont j'ai préfèré oublier le nom, était effectivement infectée par la peste lazarienne ; les habitants du cimetière arpentaient les rues.
Et franchement, qui à envie de re-croiser ses aïeuls alors qu'ils devraient être sagement enterrés ? Qui – même s'il l'a macabrement souhaité avant que le deuil ne se soit fait – à vraiment envie de re-croiser sa bien-aimée, le visage et l'entrejambe rongés par les vers ?
Un cimetière qui fonctionne mal, c'est une ville qui sombre. Et le sang qui bât dans les veines d'un cimetière, ce sont ses feux-follets, domaine qui ne connaît qu'un seul expert ; Jacques.
Il ne se gratta pas la tête d'un air embarassé. Il ne proposa pas de prix. Il se mit aussitôt au travail. Embouchant une petite flûte argentée, il alla réunir les feux-follets dispersés aux alentours, puis alla réunir les cadavres fugueurs, et ramena le tout au cimetière.
Le maire était aux anges. Une affaire si vite réglée !
« Tant que nous y sommes, lui dit-il, Sauriez-vous nous débarasser des rats ? Il en grouille de plus en plus. »