Le KOBUDO (ou OKINAWA NO KOBUDO ou KOBUDO du Sud) est historiquement une partie indissociable du KARATE JUTSU. IL n’y a jamais eu historiquement de KOBUDO sans KARATE (et à la limite, il n’y a jamais réellement eu de KARATE sans un minimum de KOBUDO). S’il est vrai qu’à partir d’un certain niveau, des pratiquants, des experts choisissaient de se spécialiser dans un domaine particulier, tous les KARATE KA savaient en général manier à minima le bâton long… Et les Maîtres de KOBUDO sont systématiquement des hauts gradés en KARATE !!! Y compris dans les formes de KARATE les plus épurés et les plus modernes, le KOBUDO a sa place… En SHOTOKAN par exemple, ici avec M° FUNAKOSHI lui-même… Le KOBUJUTSU (ou NIHON KOBUDO ou KOBUDO du Nord) est historiquement une partie indissociable des JU JUTSU. En effet, les RYU de JU JUTSU sont historiquement des centres d’entraînements militaires ou para militaires qui enseignent les 19 KAKUTO BUGEI ce qui inclus évidemment les techniques de combat à mains nues (TOSHU NO BU), avec armes (BUKI WAZA), les techniques de désarmement (BUKI DORI), les techniques de combat avec l’arme sur des adversaires non armés (BUKI NO BU)… Au cours de l’évolution des arts martiaux japonais allant de plus en plus d’arts guerriers meurtriers à des arts de survie puis des arts de duels et enfin des arts de vie… Certaines écoles ont fait la part belle au maniement des armes jusqu’à se spécialiser dans ces dernières, voire dans une seule de ces armes… d’autres écoles ont axé leurs cursus sur le travail à mains nues de plus en plus indispensables compte tenu de l’évolution de la société japonaise. Ainsi, il n’y a pas d’experts en KOBUJUTSU qui ne connait pas, peu ou prou, les fondamentaux du JUJUTSU (UNSOKU, TANDOKU, ATEMI WAZA de base, KANSETSU, TE HODOKI, …) et de la même manière un JUJUTSU KA connait forcément le maniement de quelques armes de base (TANTO, KEN, BO…)
2 - Conséquences pour les élèves de la NIHON BU JUTSU SEIBUKAN Bien que les demandes aient été nombreuses pour restaurer les grades de KOBUDO et de KOBUJUTSU, et bien que ces demandes aient été entendues tant par la direction technique que par la direction administrative de la NBJS… Cette dernière ne peut pas décerner de DAN dans ces cursus car aujourd’hui et malgré nos recherches… aucunes des grandes fédérations (FFKDA, FEKAMT, FFKT) ou succursales d’arts martiaux (IMAF, BUTOKUKAI, SEIBUKAN) ne reconnaissent le KOBUDO ou le KOBUJUTSU en tant que tel… Même si il est vrai qu’à partir d’un certain niveau un expert en KOBUDO présentera pour 95% son travail avec des armes, il aura pour autant a minima à présenter du KARATE (en général un KATA emblématique de l’école) et il sera, de toute manière, gradé en KARATE !!!! La situation est exactement la même pour les KOBUJUTSU… Les seules exceptions que l’on trouve sont certains KORYU (très ancienne école datant d’avant le HATTOREI de 1876) qui enseignent des cursus purement KOBUJUTSU (avec une portion minimale de travail à mains nues) tel la KATORI SHINTO RYU mais qui ne délivrent aucun DAN mais des titres et ne sont d’ailleurs reconnus dans aucun groupement (seules leurs indiscutables notoriété et expertises les rend visibles) La NBJS ne peut éthiquement pas délivré des DAN de KOBUDO ou des DAN de KOBUJUTSU à ses membres, DAN qui ne seraient reconnus nulle part. Ceci étant, pour les pratiquants de la NBJS fortement impliqués dans la pratique des armes de KOBUDO ou de KOBUJUTSU, il existe une possibilité : La NBJS garde la possibilité de délivrer des certificats de compétences ou MOKUROKU. Ces MOKUROKU pris en dehors de tout cursus de KARATE ou de NIHON JUJUTSU n’ont aucune valeur ailleurs qu’à la NBJS (en tout cas, la NBJS ne garantie pas leur reconnaissance dans un autre RYU…) et pour cause, il s’agit de certificats de maitrise délivré en interne sur des unités de valeur spécifiques à notre groupement. Ces MOKUROKU n’ont pour valeur que la compétence et le savoir qu’ils sanctionnent à la fin d’un examen présenté en interne à la NBJS. Ces MOKUROKU peuvent être conservés à l’instar des unités de valeur acquise dans un cursus universitaire et peuvent alors être « utilisées », le jour où le pratiquant désire avancer dans les cursus de KARATE (pour les MOKUROKU de KOBUDO) ou de NIHON JUJUTSU (pour les MOKUROKU de KOBUJUTSU)… mais en aucun cas, ils ne suffiront à l’obtention d’un DAN quel qu’il soit. Ainsi la NBJS offre la possibilité aux pratiquants d’arts martiaux ayant un intérêt pour les armes de présenter leur travail et d’avoir un diplôme « MOKUROKU » sur l’arme choisie. Les passages de MOKUROKU de KOBUDO et de KOBUJUTSU sont ouverts à n’importe quelle ceinture noire fédérale, européenne ou NBJS (de KARATE-DO, KARATE JUTUS, de JUDO, de JUJTSU, etc….) Un MOKUROKU se compose à minima :
3 - Conséquences pour les élèves de la NIHON BU JUTSU SEIBUKAN
Les armes de KOBUDO sont celles des paysans OKINAWAIENS pour qui les armes stricto sensu avaient été proscrites par leur différents occupants (Chinois, clan SATSUMA, etc…) ainsi les instruments agraires ont été détournés de leurs usages premiers… Les « TIGUA » sont donc innombrables… Citons pour mémoire les principaux :
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