MUSEE DE LA CARTE POSTALE 4 AVENUE TOURNELLI ANTIBES FRANCE
TEL : 04 93 34 24 88
Relations Presse : Christian DEFLANDRE
Adresse e mail : cartepostalemuse@aol.com
Ouvert du mardi au dimanche de 14 à 18 heures, Fermé le lundi.
Entrée : 3,50 € Gratuit pour les moins de 12 ans
EXPOSITION TEMPORAIRE DU 1er JANVIER AU 31 MARS 2005
« LE SKI A LA BELLE EPOQUE »
Il y a exactement cent ans, les routes qui conduisaient à nos stations de sports d’hiver se trouvaient bien moins encombrées que de nos jours. La pratique du ski n’était pas encore devenue un phénomène de société. Pour témoigner de cette époque le Musée de la Carte Postale vous présente plus d’une centaine de clichés de skieuses et de skieurs en pleine action.
Les historiens nous rapportent que sous sa forme la plus rudimentaire le ski était connu des peuples Nordiques et utilisé comme moyen de déplacement environ 4000 ans avant J.C.
En Suède dès le 16ième Siècle il devient un accessoire militaire qui permet aux troupes de progresser plus rapidement sur les parcours enneigés.
En France l’ usage des skis était pratiquement inconnu du grand public jusqu’à ce que l’explorateur Fridjolf NANSEN traverse le GROENLAND en 1898 et publie le récit de son voyage dans l’ouvrage « A ski à travers le GROENLAND » . Cette aventure connaîtra un retentissement international et provoquera un véritable engouement pour le ski.
L’apparition et l’utilisation du ski dans les massifs des Alpes ou des Pyrénées correspondent à l’ « Age d’Or » de la Carte Postale, c’est à dire de 1900 à 1914. Pour notre plus grand plaisir, ces dernières vont nous livrer de nombreux et irremplaçables témoignages sur les premiers sites, sur l’organisations des concours et sur les tenues vestimentaires des pratiquants qui comme on pourra le constater n’ont plus rien de commun avec notre époque contemporaine.
Les militaires Français pour leur part sont convaincus de l’intérêt tactique des skis et dès 1897 le Lieutenant WIDMAN du 28ième B.C.A. de BARCELONNETTE est l’auteur d’un premier rapport en faveur de l’utilisation des skis.
En 1902 c’est le Capitaine CLERC qui démontre la supériorité du Ski sur la Raquette.
En 1904 Le Ministre de la Guerre crée à BRIANCON l’Ecole Militaire du Ski.
Ouf ! Il était temps, car en Italie il existait depuis 1898 un bataillon d’éclaireurs skieurs au Col de TENDE, et la France ne pouvait pas rester à la traîne.
RETOUR ANCIENNES EXPOSITIONS TEMPORAIRES De 1900 à 1914 , 5.000 skieurs militaires seront formés à BRIANCON. Ils vont contribuer à répandre l’usage du ski dans les populations environnantes, rentrant en permission avec leurs skis s’ils le désirent. Ils n’hésiteront pas non plus à servir de moniteurs à l’occasion . Ce ne sont pas les belles mondaines et élégantes venues goûter à l’ivresse de la glisse, que l’on aperçoit sur de nombreuses cartes postales en compagnie de jeunes et fringants militaires qui s’en plaindront.
Dans les dernières années du 19ième Siècle, les quelques rares touristes qui répondaient parfois au joli nom de « globe-trotters », commençaient à fréquenter CHAMONIX et le massif Alpin. Ils étaient pour la plupart d’une origine aisée et à la recherche de sensations toujours nouvelles. Après la luge, le patinage, la randonnée, l’escalade, ces « alpinistes » vont découvrir le ski.
Cette toute nouvelle discipline sportive va devenir rapidement la providence des hôteliers locaux qui cherchaient un bon prétexte pour faire venir à eux une clientèle hivernale.
Les concours de ski vont se multiplier, les épreuves se diversifier, pour créer une émulation et les adeptes du nouveau sport seront présents à tous ces rendez-vous .
A la « Belle Epoque », quand il ne dévale pas les pentes, le touriste se doit à d’autres obligations et notamment l’achat, la rédaction et l’envoi de cartes postales.
Un nouveau marché également pour les éditeurs qui ne vont pas se priver de les fournir en reportages photographiques, mettant à l’occasion des illustrateurs au travail quand il s’agira de rendre compte de situations humoristiques comme les nombreuses chutes de sportifs débutants. Et pourtant sur les cartes postales : « …que la montagne est belle »
Quelques décades plus tard, avec l’avènement des congés payés, la multiplication des stations de sports d’hiver et le tourisme de masse, c’est une autre page de l’histoire du ski qui va s’écrire.
Christian DEFLANDRE
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