C’est précisément la période où le patinage est vécu par la majorité de nos ascendants comme une distraction qui se pratique sur des plans d’eau gelés naturellement car peu de villes peuvent s’enorgueillir de posséder une véritable patinoire.
Le dimanche on se rend en famille ou entre amis, sur les lacs voisins des agglomérations pour s’exercer et goûter aux joies de la glisse.
Cette activité forcément saisonnière attire la jeunesse qui vient défier les lois de l’équilibre. Il y a les plus hardis qui s’élancent sur la glace et ceux qui se contentent d’observer et de commenter les prouesses en cours, les chutes des débutants ou la grâce et l’élégance des jolies patineuses.
On s’interpelle, on s’entraide, on se conseille, parfois on se bouscule. Ca et là des idylles se noueront entre sportives et sportifs, ce qui est peut être l’un des attraits non négligeable de ces activités en plein air.
Cet ensemble constitue une attraction qui génère des petits métiers comme les loueurs de patins.
Le spectacle n’échappe pas aux photographes qui ont acquis la certitude que les téméraires patineurs voudront bien évidemment se procurer des cartes postales où ils figurent en pleine action. De même que les simples spectateurs pour les envoyer à leurs parents et amis, constituant en quelque sorte une preuve : « j’y étais ».
Il n’est pas exclu de penser que dans ces rencontres où tout était improvisé, certains patineurs ont découvert une véritable vocation pour ce qui allait devenir par la suite une réelle discipline sportive et artistique.
C’est en 1920 à ANVERS que le patinage est introduit dans les jeux olympiques.
Une autre histoire commence.
L’âge d’or de la carte postale s’achève en même temps. Fort heureusement il nous reste les documents que nous ont laissés les collectionneurs de l’époque, comme le témoignage d’un certain art de vivre.
Christian DEFLANDRE