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DE PORC EN PORC

MUSEE DE LA CARTE POSTALE 4 AVENUE TOURNELLI ANTIBES FRANCE TEL : 04 93 34 24 88
Relations Presse : Christian DEFLANDRE    

Ouvert du mardi au dimanche de 14 à 18 heures, Fermé le lundi. Entrée : 3,50 €  Gratuit pour les moins de 12 ans
Communique :
EXPOSITION TEMPORAIRE DU 1er OCTOBRE AU 31 DECEMBRE 2007
 
« DE PORC EN PORC »
 
 Rien n’est plus injuste après des milliers d’années de domestication de l’espèce porcine que l’ingrate réputation attribuée au cochon.
     Dès la plus haute antiquité dans certaines religions chez les peuples du Moyen Orient, il est interdit de l’approcher, de le manger et même de prononcer son nom. En revanche pour les Grecs, les Romains ou les Gaulois, le porc est très apprécié pour sa chair.
    Nous savons que le cochon a vainement essayé de tenter Saint Antoine dans sa retraite. Est-ce la raison pour laquelle il fut durant tout le Moyen Age considéré comme la parfaite illustration de la goinfrerie et de la souillure ?
     Tragique destin que celui du cochon : se contentant pour son alimentation de tout ce qui peut lui tomber sous le groin, en quête perpétuelle de nourriture, lorsqu’il est devenu bien gros et bien gras, on procédait à son « sacrifice » tous les ans au mois de Novembre. C’était la tradition dans nos campagnes et dans certains villages on célébrait la Saint Cochon que bien évidemment vous ne trouverez pas dans le calendrier.
 C’était l’occasion de déguster boudins, andouilles et andouillettes. Car dans le cochon « tout est bon » dit le proverbe. Jusqu’à ses soies qui récupérées serviront à confectionner des pinceaux qu’utiliseront les artistes pour la réalisation d’œuvres d’art qui peuplent nos musées. Nous voici bien loin de la fange et des pourceaux.
      Toujours est-il qu’en Chine, en Allemagne, ainsi qu’en Autriche-Hongrie à l’aube du 20ième Siècle, offrir ou posséder un porcelet en début d’année annonçait les prémisses de la richesse et de l’abondance. Nous en avons la preuve dans le fait que les tirelires les plus courantes ont la forme de petits cochons roses.
 
 
 
 
 
 
 
Les éditeurs de cartes postales de l’ Age d’Or (de 1900 à 1914), toujours à l’affût de symboles facilement assimilables par le plus large public ont utilisé l’image du cochon sous tous ses aspects.
           En premier lieu les illustrateurs Viennois nous ont offert des œuvres où les porcelets enrubannés et facétieux côtoient dans la joie et la bonne humeur de délicieuses créatures féminines aux formes de rêve. On sait que dans le coeur de tout homme il y a un cochon qui sommeille, mais dans ce cas précis il ne s’agissait que de formuler des vœux de bonne fortune pour le nouvel an.
 
 
          Dans les cartes postales comme dans les recettes de cuisine, le cochon est accommodé à toutes les sauces et s’adapte à toutes les situations. On découvrira des cochons pilotant des avions, des automobiles, des fiacres, à bicyclette, des cochons au restaurant, en ville, à la campagne et également des cochons « humanisés » accomplissant tous les actes de la vie courante.
    On a connu sur les fêtes foraines des manèges entièrement équipés de cochons à l’égal des chevaux de bois.
 
 
         Les photographes de cette époque ne sont pas en reste car ils nous montrent les cochons dressés à chercher les truffes, l’ambiance des marchés aux cochons et même la mort du cochon et son bourreau le « saigneur » qui allait de village en village accomplir son travail.

    On note dans toutes ces représentations du cochon que l’humour reste le thème dominant, établissant un parallèle entre l’humain et l’animal. Ce procédé s’est prolongé dans la bande dessinée notamment avec les personnages des trois petits cochons de Walt Disney et bien d’autres encore plus contemporains.
     Pour conclure n’hésitez pas à visiter cette exposition, à plus forte raison s’il fait « un temps de cochon », ce qui il faut bien l’avouer est assez rare à Antibes.
Christian DEFLANDRE
  
 
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