Les éditeurs de cartes postales de l’ Age d’Or (de 1900 à 1914), toujours à l’affût de symboles facilement assimilables par le plus large public ont utilisé l’image du cochon sous tous ses aspects.
En premier lieu les illustrateurs Viennois nous ont offert des œuvres où les porcelets enrubannés et facétieux côtoient dans la joie et la bonne humeur de délicieuses créatures féminines aux formes de rêve. On sait que dans le coeur de tout homme il y a un cochon qui sommeille, mais dans ce cas précis il ne s’agissait que de formuler des vœux de bonne fortune pour le nouvel an.
Dans les cartes postales comme dans les recettes de cuisine, le cochon est accommodé à toutes les sauces et s’adapte à toutes les situations. On découvrira des cochons pilotant des avions, des automobiles, des fiacres, à bicyclette, des cochons au restaurant, en ville, à la campagne et également des cochons « humanisés » accomplissant tous les actes de la vie courante.
On a connu sur les fêtes foraines des manèges entièrement équipés de cochons à l’égal des chevaux de bois.
Les photographes de cette époque ne sont pas en reste car ils nous montrent les cochons dressés à chercher les truffes, l’ambiance des marchés aux cochons et même la mort du cochon et son bourreau le « saigneur » qui allait de village en village accomplir son travail.
On note dans toutes ces représentations du cochon que l’humour reste le thème dominant, établissant un parallèle entre l’humain et l’animal. Ce procédé s’est prolongé dans la bande dessinée notamment avec les personnages des trois petits cochons de Walt Disney et bien d’autres encore plus contemporains.
Pour conclure n’hésitez pas à visiter cette exposition, à plus forte raison s’il fait « un temps de cochon », ce qui il faut bien l’avouer est assez rare à Antibes.
Christian DEFLANDRE