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LA CIRCONCISION PROTEGE CONTRE LE VIH/SIDA – UNE AVANCEE MAJEURE ET DES PERSPECTIVES QUI DEPASSENT LARGEMENT LE CADRE DE LA RECHERCHE ET DE LA SCIENCE !!! Après près de 30 ans de recherche sur le VIH/SIDA, point l’ombre d’un vaccin efficace et les espoirs d’en trouver, à court et moyen terme, sont très minces ; dès lors, la circoncision, dont le rôle protecteur a été démontré par des études scientifiques très sérieuses, s’impose comme un ‘’vaccin naturel’’ et suscite un regain d’intérêt. En vérité, la circoncision est une tradition qui remonte au Prophète Abraham ; elle a été perpétuée dans toutes les religions monothéistes ; avec le temps, certains l’ont trouvée superflue, mais avec l’état actuel des connaissances sur le VIH/SIDA, tout laisse croire qu’elle va retrouver son importance d’antan, voire plus. En effet, plusieurs études ont confirmé, sans l’ombre d’un doute, que les hommes circoncis sont beaucoup moins vulnérables au SIDA que les autres (4) ; ainsi, Roger SHORT de l’Université de Melbourne en Australie, dans une publication dans le prestigieux British Medical Journal, prédisait que la circoncision pourrait devenir un instrument de choix dans la lutte contre le SIDA dans les pays pauvres où l’infection atteint des niveaux élevés (4) ; selon lui, elle supprimerait les « cellules réceptrices au VIH » et rendrait donc la transmission du virus plus difficile (4). Il serait aussi question d’épaississement de la peau du gland qui s’opposerait à la pénétration du VIH (5). Auparavant, des études avaient confirmé le rôle protecteur de la circoncision contre les infections sexuellement transmissibles (IST) ; donc rien d’étonnant qu’elle protége contre le SIDA quand on admet que la sensibilisation préalable des lymphocytes par un agent pathogène, tels les mycoplasmes ou d’autres germes responsables d’infections sexuellement transmissibles, est nécessaire pour que l’infection au VIH soit productive de SIDA ; c’est la « théorie des cofacteurs » dont le Professeur Montagnier est l’un des plus grands défenseurs (2). Dans tous les cas, ces résultats scientifiquement très solides constituent une explication supplémentaire de la faible incidence de l’infection au VIH et du SIDA dans les pays musulmans où la circoncision est un acte cultuel (1) (3). Il est aussi important de préciser que les données épidémiologiques dans les pays musulmans confirment que la pauvreté ne peut pas être considérée comme un facteur favorisant la propagation du SIDA (7) (8). Oui, la pauvreté ne peut légitimer aucun comportement à risque (prostitution, toxicomanie) ; bien au contraire, car elle contribue chez le croyant à sa fortification psychique et accroît donc sa capacité à rebondir après une épreuve et à gérer les frustrations ; sinon, comment comprendre l’incidence plus élevée des troubles psychiatriques dans les pays riches ; à titre d’exemple, il y’a en France au moins 12.000 morts par suicide par an (6) – un véritable fléau ! Un redoutable défi pour les psychologues et psychiatres ! Il est très clairement établi que la circoncision protége contre le SIDA dans au moins 50% des cas - et donc autant, sinon plus, que certains vaccins. Ces résultats ont été vérifiés et contrôlés par différentes études managées par les américains (en Ouganda et au Kenya) et les français (en Afrique du Sud) avec des partenaires africains. Malheureusement, du fait de l’évidence de la réalité de la protection de la circoncision contre le VIH/SIDA, les études ont été arrêtées par les américains ; ce n’est pas une attitude scientifiquement acceptable ; nous le regrettons et pensons que la réflexion doit être poursuivie et les résultats affinés, en tenant compte des motivations de la circoncision et de la confession. Selon le Professeur Delfressy, Directeur de l’Agence Nationale de Recherche sur le SIDA (ANRS), cette avancée majeure ouvre des perspectives qui dépassent largement le cadre de la recherche et de la science et interpelle la société civile dans tout son ensemble et toute sa diversité (intellectuels, religieux, etc.) (5). Ainsi, toutes les sciences sociales – dont la religion – devront être mises à contribution. Voilà donc une découverte extrêmement importante ; une découverte révolutionnaire, mais ‘’fatale’’, car, à l’évidence, elle risque de déstructurer la médecine moderne qui est laïque par essence et par excellence - Un véritable ‘’séisme’’ en perspective qui lui permettra de se réformer, de se globaliser, de se spiritualiser, en tenant donc compte de la dimension véritable de l’homme qui est à la fois corps et esprit. Et ainsi, la médecine moderne ne s’en porterait que mieux. En effet, le SIDA est l’énigme de tous les énigmes ; il est le rappel de toutes les difficultés et incompréhensions rencontrées dans la médecine, depuis son avènement à ce jour ; il embrasse donc toutes les disciplines, et au delà, tous les domaines de la vie. Dès lors, son élucidation contribuera très certainement à l’avancée de la connaissance dans tous les domaines et à une meilleure compréhension de nos problèmes existentiels et donc à la guérison de notre névrose (tourmente). Il est fondamental de préciser que dans la perspective religieuse, cette découverte ne fera pas baisser les bras pour ce qui est de la prévention ; bien au contraire, car c’est l’acte répréhensif (adultère, homosexualité) qui y est déterminant. Oui, ‘’c’est le péché qui tue et non le VIH’’. Ainsi, toutes les stratégies visant à se protéger ne font que déplacer les problèmes en entraînant d’autres fléaux (cancers, maladies cardiovasculaires ou autres affections dégénératives ‘’auto-immunes’’, sans compter les « plaies » ou catastrophes naturelles de toutes sortes) (13). Il est aussi bon de préciser que dans la perspective religieuse, rien n’interdit l’usage du préservatif ; il pourrait très certainement rendre des services dans bien des cas. Oui, c’est toujours bon de se protéger, mais c’est encore mieux d’éviter le péché. Nous avons l’intime conviction, comme de plus en plus de confrères, que des travaux complémentaires sont nécessaires et qu’ils confirmeront, encore une fois, la pertinence des Textes Sacrés qui ont ‘’vocation d’expliquer le monde’’ (9). En réalité, tout ce que Dieu recommande est bénéfique pour l’homme, même si on en ignore le fondement ; le plus souvent, ce n’est que bien plus tard que l’on se rend compte de la pertinence d’une telle mesure ; l’exemple de la circoncision est là et plus qu’évocateur. Pour ce qui est du vin, du tabac et des autres drogues, la cause est entendue depuis très longtemps (10) ; de même que pour les jeux de hasard, si on considère tous les dégâts qu’ils engendrent, tant au niveau de la santé mentale que financière (10). Pour ce qui est de la bête trouvée morte, l’infection au virus Ebola confirme (11). Et à l’évidence, le porc qui est interdit explicitement ou implicitement par toutes les religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islam) n’échappe pas à la règle (12) ; il est responsable, entre autres, de la cysticercose et son rôle de réservoir du virus de la grippe ‘’porcine’’ est avéré (25% des porcs dans le monde sont infectés). Dans la perspective islamique qui n’est pas différente, dans les principes, de celle des autres religions monothéiste (Christianisme, Judaïsme), la sensibilisation classique fondée sur une information générale pragmatique et porteuse d’une certaine morale ne suffit pas (1), car il est en réalité très difficile de se départir d’un comportement à risque, en dehors d’une motivation spirituelle. En effet, c’est la prière, et elle seule, qui peut, en vérité, prémunir l’homme de la tentation et donc de la turpitude et des actions blâmables (14). Encore un axe de recherche qu’il faut explorer. Un défi coranique et biblique ! Ainsi, un dialogue interreligieux axé sur cette problématique est devenu une exigence scientifique. Il est regrettable de constater que la plupart des recherches sur le SIDA semblent se limiter présentement à la production d’anti-rétroviraux. Ceci est vraiment dommage, ce d’autant que le VIH n’est pas seul en cause dans la survenue du SIDA (1) et que les antiviraux d’une manière générale n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité, même dans les maladies virales communes (grippe, rougeole, etc.). Ainsi, les chercheurs doivent impérativement se départir du dictat de l’Industrie Pharmaceutique ; sinon, ils perdront toute leur crédibilité. Je persiste à douter, comme de plus en plus de confrères, de l’efficacité réelle de la trithérapie et de la nécessité de sa généralisation surtout dans nos pays pauvres où même les soins de santé primaires ne sont pas garantis ; ce serait illogique, aberrant, voire irrationnel – Que l’on nous démontre le contraire !!! A l’évidence, la validation d’une telle approche, remettrait en question le leadership des chercheurs occidentaux, hélas trop matérialistes. Ainsi, du fait des enjeux stratégiques qu’il sous-tend, le SIDA apparaît donc comme la plus redoutable des « armes de destruction massive », mais il faut qu’on en parle. N’ayons donc pas peur d’en parler ! Oui, il faut qu’on en parle ! Ainsi, le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) qui coordonne les activités de lutte de huit organisations internationales (UNICEF, PNUD, FUNUAP, PNUCID, OIT, UNESCO, OMS, Banque Mondiale) et d’autres partenaires (gouvernements, ONG, chercheurs spécialistes ou non) sera le premier interpellé. Il devra impérativement se réformer, en faisant preuve de plus de démocratie et de transparence, surtout dans l’exploitation des données épidémiologiques ; ce n’est qu’à ce prix que le SIDA pourra être vaincu, ainsi que beaucoup d’autres affections.
Docteur Mouhamadou Bamba NDIAYE Ancien Interne des Hôpitaux de Dakar Pédiatre à Thiès Recteur de l’Université Virtuelle « la Sagesse » de la Fondation Serigne Babacar SY Ihsaan-Bienfaisance (Thiès).
REFERENCES : (1) SIDA : prendre en compte les autres cultures. Médecine Digest, Vol XXIII, N°10, 1997. (2) La théorie des cofacteurs est confortée. Médecine Digest, Vol. XVII, N°12, Décembre 1991. (3) Vers des méthodes de prévention spécifiques aux pays arabo-musulmans. TB/VIH, N°2, Janvier 1995. (4) La circoncision contre le SIDA. Quotidien « Le Soleil », Jeudi 11 juillet 2002. (5) Avancées dans le domaine de la lutte contre le SIDA. (Interview du Professeur Delfressy, Directeur de l’ANRS). Emission « Priorité Santé » du Jeudi 14 Décembre 2006. (6) Le suicide en France : état des lieux. Doctissimo. (7) La Bible : Mathieu 19 : 23-24 ; Luc 6 : 20-26. (8) Le Coran : 42. La Délibération : 20 … 27 ; 11. Houd : 48-49 ; 17. Le Voyage Nocturne : 16. (9) Le Coran : 6. Les Bestiaux : 154 ; 16. Les Abeilles : 89-91. (10) La Bible : Luc 22 : 17 ; Luc 12 : 45-46 ; Luc 21 : 34. Le Coran : 5. La Table Servie : 90-91. (11) Le Coran : 5. La Table Servie : 3. (12) La Bible : Luc 11 : 7-8 ; Luc 16 : 16-17 ; Mathieu 5 : 17 ; Luc 8 : 32-33. Le Coran : 5. La Table Servie : 3 ; 6. Les Bestiaux : 145. (13) La Bible : Genèse 18 : 1-33 ; Genèse : 19 : 1-29. Le Coran : 7. Al-Araf : 80-84. (14) La Bible : Luc 22 : 40 … 46. Le Coran : 29. L’Araignée : 45. |