Entre-temps Résume: « Fiction et réalité se mêlent pour nous faire partager un voyage initiatique au rythme mystérieux qui sème les énigmes de l’aventure de pays en pays, de villes en villes, de monuments en lieux sacrés. » « Cela ressemble aux mouvements de la mer qui dans son ressac et ses vas et viens ajoutent et retirent du rivage tous les objets rejetés par la nature. » « C’est la quête d’une rencontre qui à chaque étape prolonge la route, entrecoupée de récits souvenirs » « Une mosaïque formant un tout liée par la description puis la relation de faits et d’évènements disparates dont le ciment est la représentation de l'homme et de la femme, poussés et aspirés par les vents d'un insaisissable absolu. » « Une quête qui les conduits irrésistiblement au cœur de cette humanité qui a écrit de bien belles pages d'histoire, élevant l'espèce humaine, non pas au-dessus de l'animal mais de la bête. Extrait: "Ensuite, ils firent encore un petit bout de chemin ensemble. Une foule bigarrée descendait avec eux la rue Couraye puis remontait, dans un flot ininterrompu. Ils se séparèrent sur la place du marché. Le jeune danois, qui avait perdu de sa superbe, semblait gêné, ne sachant quelle attitude, quels mots adopter en cet instant proche de la séparation. Farida n'ignorait pas les sentiments qui déchiraient le cœur du jeune homme, elle les trouva excessifs et touchants et éprouvait une tendresse sincère pour ce garçon non dénué de charme. Aussi, elle aurait aimé lui dire adieu en l'embrassant sur les joues et lui offrir le contact tendre de sa main contre son épaule, mais elle se ravisa afin de ne pas lui laisser d'illusion. Elle lui donna son adresse et son numéro de téléphone qu'il n'espérait plus, puis, lui serra la main et tourna les talons. Le jeune homme se retourna pour la regarder s’éloigner en caressant l’espoir qu’elle en fit de même. Mais elle continua son chemin. Alors ! Il se détourna, résigné. La foule l’engloutit rapidement, emportant avec elle, sans le savoir, une étrange douleur. Seul, demeura, au carrefour de leur route, un bout de papier rapidement froissé et déchiqueté par des centaines, des milliers de pas. » | Originaire de Provence, Ernesto réside dans les Yvelines où il travail pour la SNCF. Il aime particulièrement Nazim Hikmet, non seulement pour ses écrits mais aussi pour ses engagements; Très certainement car il est lui-même une personne engagée et également révoltée : « Comment peut-on vivre dans l'opulence, lorsque d'autres souffrent et meurent dans la misère ? Le manque de pudeur, l'égoïsme, la vanité, sont indigestes mais cette indécence là n'est vraiment pas supportable. »
C'est ainsi qu'il écrit son livre poussé par l'injustice et l'amour; la beauté aussi. Montrer ce qu'il y a derrière l'ordinaire, la carapace des jours indissociables. Ses "héros" sont en fait des gens ordinaires animés comme nous, comme lui, de forces invisibles non décelables à l'œil nu. « Écrire pour l'élégance des
mots ne suffit pas. C'est un ensemble de choses qui remue au plus
profond de ce qui est, sans doute, l'être humain. »
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