COMMUNE sans OGM

Un peu d'histoire

 
Le village de 672 habitants se compose de 3 hameaux : Massillargues et St Roman dans les collines,
Atuech dans la plaine riveraine du Gardon.

 

Commune du canton d’Anduze, Massillargues faisait partie de la Viguerie d’Anduze et du diocèse de Nîmes, archiprêtré d’Anduze. Dès le XVII ème siècle, par suite de la réunion du hameau d’Atuech, cette communauté portait le nom de Massillargues-et-Atuech. Depuis 1790 jusqu’en 1834, la commune a fait partie du canton de Sauve et de l’arrondissement du Vigan. Une loi du 29 mai 1834 l’en a distraite pour la rattacher au canton d’Anduze.

 

De « Parochia Sancti-Marcelli » en 1345 (du nom de Marcellus à l’époque romaine), le nom a évolué vers Massillargues-Atuech en 1836.

Atuech est dérivé du gaulois « attegia » signifiant « hutte ».

St Roman était le lieu du prieuré locus santus Romanus

 

Le Culte :

Jusqu’au XVIème siècle, il y avait une paroisse catholique au titre de St Marcel qui disparut pendant les troubles et ne fut jamais reconstruite. Le village fut dès lors rattaché à la paroisse de St Pierre de Savignac (commune de Tornac).

Par un accord entre les conseils presbytéraux de Durfort, Tornac et St Felix de Pallières, le culte protestant est, depuis quelques années, célébré un dimanche par mois dans chacun de ces villages, plus un dimanche au temple de notre village, qui se situe entre les hameaux de Massillargues et d’Atuech.

 

Le château :

Le hameau de Massillargues, construit sur une colline, abrite le château dont la partie la plus ancienne date du XIIème siècle. Une passerelle supendue en briques le rattache à son ancienne ferme. Il réunit autour de lui le parc, la place et les maisons anciennes (bien privé non visitable)

 

La Blaquière :

La tour carrée servit de tour de garde, mais cette bâtisse fut surtout une savonnerie de 1858 à 1904 (on y produisait « le savon écume »  et « le savon vainqueur »), après avoir été une filature de soie.

 

Les tuileries-briqueterie :

5 tuileries à Atuech exploitaient les marnes rouges et jaunes des carrières d’argile locales. On y fabriquait tuiles et « pataux », sortes de briques pleines qui entourent encore les fenêtres des maisons anciennes des hameaux. Une briqueterie reste encore visible, bien que non encore restaurée, à Atuech, route d’Anduze. Construite en 1856 par Auguste Cavalier, elle fut active jusqu’en 1926. On peut voir de la rue 2 caves voûtées en berceau et anse de panier sous le four.

La poterie a pris aujourd’hui le relais de la tuilerie, notamment suite au succès du vase d’Anduze

 

Un four à chaux exploitait le calcaire lacustre

 

L’agriculture :

Un écrit de Lobel et Penna en 1570 nous rapporte la culture du tournesol autour de Massillargues, qui servait à la teinturerie et à la pharmacie.

Plus près de nous, la culture du mûrier permettait l’élevage du ver à soie. On peut remarquer dans le village de Massillargues des magnaneries, lieux aérés et éclairés où les vers dévoraient avec bruit et constance les feuilles de cet arbre pour produire le fil précieux.

Aujourd’hui, la viticulture domine. La cave coopérative fut construite en 1930 sous l’impulsion de 28 vignerons. Elle a vu se grouper en son sein la totalité des viticulteurs pour faire une unité de vinification commune.