Structure de Recherches : IMEP

LIFE+ "CAP DOM" 2010-2012


"CAP DOM" : CONSERVATION DE L'AVIFAUNE PRIORITAIRE DES DOM
 
ACTION A.1.1.
 
Identification des Zones Inconnues de Dispersion et d'Alimentation du Héron agami
 
Il s'agira de réaliser un suivi satellite du déplacement de certains individus de la plus grande colonie mondiale (2000 couples dans la Réserve Naturelle Nationale des Marais de Kaw-Roura) durant les phases de reproduction et les périodes d'exode internuptial afin d'identifier les zones d'alimentation et de dispersion entre deux saisons de reproduction.
Dans ce but, une dizaine d'oiseaux sera équipée de dispositifs électroniques embarqués de localisation (plateformes ARGOS solaires couplées à un dispositif GPS). Ils seront capturés sur leur lieu de reproduction durant les deux premières années du programme selon un protocole testé avec succès par le GEPOG et l'IMEP en 2008.
Les données recueillies concerneront, d'une part, les zones d'alimentation utilisées (localisation, nombre, type d'habitat, distance à la colonie et patron de fréquentation) et, d'autre part, les déplacements de l'espèce notamment en période internuptiale (origine des individus, axes migratoires, quartiers d'hivernage).
 
Enjeux majeurs
L'immense colonie de Hérons agami des Marais de Kaw, découverte récemment, constituerait le seul lieu de reproduction de cet oiseau en Guyane française et en l'état actuel des connaissances scientifiques, elle semblerait héberger plus de 90% des effectifs reproducteurs mondiaux de l'espèce.
A ce jour, rien n'est connu sur les zones d'alimentation de cet oiseau, ni sur ses zones d'hivernage en Amérique du Sud et Centrale.
Ainsi, ces lacunes empêchent pour l'instant :
     (i) d'évaluer les menaces qui pèsent sur l'espèce et de localiser les zones importantes nécessaires à la réalisation de son cycle biologique,
     (ii) d'entreprendre la moindre action visant à assurer la conservation et la tranquilité des secteurs-clés pour cet oiseau.
En effet, l'identification et la caractérisation des zones d'alimentation et d'hivernage ainsi que la compréhension de l'origine géographique des individus reproducteurs sont indispensables pour évaluer les menaces pesant sur l'espèce et construire une stratégie de conservation efficace en Guyane française et dans le monde.
 
Objectifs principaux
Obtenir les premières données mondiales concernant les déplacements du Héron agami, ses habitats d'alimentation et ses secteurs de dispersion internuptiale (zones d'hivernage).
Identifier l'origine géographique des individus reproducteurs en Guyane française et les axes migratoires.
Ceci permettra en outre de fournir des éléments tangibles en faveur de la conservation des secteurs identifiés comme essentiels à la survie de l'espèce et à la réalisation de son cycle annuel. En fonction des sites identifiés, ces actions permettront également d'appréhender, au moins partiellement, le degré et la nature des menaces qui pèsent sur cet oiseau.
 
Porteur du projet : Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).
Assistance au porteur : BirdLife Europe.
Responsable de sa mise en oeuvre : Groupe d'Etude et de Protection des Oiseaux en Guyane (GEPOG).
Partenariats techniques et scientifiques : Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie (IMEP, UMR CNRS 6116 & IRD 193 - Université Paul Cézanne) - Réserve Naturelle Nationale des Marais de Kaw-Roura - Centre de Recherches par le Baguage des Populations d'Oiseaux (CRBPO/MNHN).

LIFE+

Le programme LIFE+ (2007-2013) (2,143 milliards d'Euros) constitue le nouvel instrument financier de l'Union Européenne pour l'environnement et se décline en trois volets.
Le présent projet concerne le LIFE+ Nature & Biodiversité.
 
LIFE+ Nature & Biodiversité
Le volet Nature & Biodiversité poursuit et étend le précédent programme LIFE-Nature. Il co-financera les meilleurs projets qui contribueront à l'application des Directives Oiseaux et Habitats. De plus, il co-financera les projets qui contribueront à l'application des objectifs fixés par la Commission de la Communauté Européenne lors de la communication de 2006 : " Arrêter la perte de biodiversité en 2010 et au-delà ". Enfin, 50% du budget LIFE+ pour le co-financement de projets seront dédiés aux projets LIFE+ Nature & Biodiversité.