Selon le codex alimentarius de la FAO/OMS : « l’agriculture biologique est un système de gestion de production holistique qui favorise et met en valeur la santé de l’agro écosystème, y compris la biodiversité, les cycles biologiques et l’activité biologique des sols. Elle met en avant l’utilisation de pratiques de gestion de préférence à l’utilisation d’intrants provenant de l’extérieur de l’exploitation, prenant en compte le fait que les conditions régionales exigent des systèmes localement adaptés. Ceci s’accomplit en recourant, lorsque cela est possible, à des méthodes agronomiques, biologiques et mécaniques, par opposition à l’utilisation de matériaux synthétiques, pour remplir toute fonction spécifique dans le système». IFOAM, dans la version 2002 des standards de base définit que : « l’agriculture biologique est un système de gestion basé sur un ensemble de pratiques qui résultent sur un écosystème durable, un aliment sain, une bonne nutrition, un bien-être de l’animal et une équité sociale. L’agriculture biologique est ainsi plus qu’un système de production qui inclut ou exclut certains intrants »
Mises au point: L’agriculture biologique n’est pas l’agriculture traditionnelle. Elle associe les acquis permanents de la tradition et les connaissances nouvelles en biologie et en agronomie. Bien qu’elle utilise aussi des techniques traditionnelles, des innovations sont toujours apportées tant par les agriculteurs que par les scientifiques. L’agriculture biologique n’est pas tout simplement la production sans utilisation de produits chimiques. On sait que plusieurs facteurs peuvent empêcher l’utilisation de ces produits chimiques : la non disponibilité et la cherté des produits, la négligence des producteurs. L’agriculture biologique vise des objectifs que ses partisans cherchent à atteindre avec conviction. L’agriculture biologique demande une connaissance pratique et théorique plus approfondie. En effet, la marge de manoeuvre du producteur est plus limitée à cause des restrictions. Il y a un cahier de charge à respecter. En plus, elle met l’accent sur la prévention par rapport au traitement et exige ainsi une gestion plus rigoureuse. L’agriculture biologique n’est pas réservée seulement aux petits producteurs. En Autriche, la moyenne de l’exploitation biologique est de 14 hectares. La plus grande propriété de terrains biologiques se trouve en Australie avec une surface de 994.000 ha (FAO, 2002).
Traduction en anglais En anglais, l'agriculture biologique se traduit par organic agriculture.
L'agriculture biodynamique et la permaculture Tous les deux sont des formes d'agricultures biologiques. L’agriculture biodynamique a vu le jour en 1924, par son fondateur Rudolf Steiner. Elle remplit toutes les conditions et normes de l'agriculture biologique, et va même au-delà : l'agriculture biodynamique inclut une dimension spirituelle dans l'agriculture. Elle est basée sur le concept d’ “anthroposophie” développé dans les années 1920 par le philosophe autrichien Rudolf Steiner. L’écologiste Bill Mollison a développé le concept de permaculture vers 1970. La permaculture est l'utilisation de l'écologie comme base de conception de systèmes intégrés de production alimentaire, de l'habitat, de la technologie appropriée, et du développement communautaire. Elle est construite sur une éthique de prendre soin de la terre et d'interagir avec l'environnement de manière mutuellement bénéfiques. |