"J`ai péché
contre la volonté du Créateur et c`est en toute justice que j`ai été puni.
Je voulais améliorer son travail parce que, dans mon aveuglement, je pensais
qu`un maillon avait été oublié dans l`étonnante chaine des lois qui
gouvernent et constamment renouvellent la vie à la surface de la Terre. Il
me semblait que c`était àl`homme aussi faible et insignifiant soit-il, qu'il
revenait de corriger cet oubli."
Les principes de l’agriculture biologique sont : de façon générale : - améliorer et maintenir le paysage naturel
et l’agro-écosystème ; de façon pratique : - maintenir et accroître la fertilité du sol
à long terme ;
Comme déjà annoncé dans la définition, l’agriculture biologique obéit à une approche système. Les écosystèmes naturels servent comme un modèle. A l’image d’un écosystème de forêt naturelle où l’on observe : - la diversité ; l’agriculture biologique préconise : - la polyculture avec l’utilisation de
semences biologiques, non-OGM, adaptées aux conditions locales ; Contre la course à la productivité, l’agriculture biologique recherche la durabilité.
L’agriculture biologique exclut l’application de matériaux synthétiques : engrais, pesticides, et autres produits chimiques de synthèse. Elle interdit également l’utilisation de produits et dérivés d’organisme génétiquement modifié ou OGM. Par contre, les pratiques courantes sont : - la rotation culturale : la succession
planifiée de plusieurs cultures sur une même parcelle ;
En agriculture biologique, l’élevage est basé sur le bien-être de l’animal et d’autres méthodes pour éviter les traitements vétérinaires. La conduite de l’élevage vise : - la réduction du stress et Les animaux d'élevage doivent avoir accès à des espaces en plein air et le nombre d'animaux par unité de surface doit être limité de façon à assurer une gestion intégrée des productions animales et végétales dans l'unité de production, réduisant ainsi au maximum toute forme de pollution en particulier s'agissant du sol ainsi que des eaux de surface et des nappes phréatiques. L’utilisation de stimulateurs de croissance et d’hormones est interdite. L’alimentation animale doit suivre un programme bien équilibré et doit être surtout constituée de produits biologiques. Aucun produit OGM ne doit se trouver dans la composition de l’alimentation. Par contre, sous certaines conditions, la vaccination est autorisée.
En 1987 le "Brundtland Report" de l’ONU, publié par un groupe international de politiciens, de fonctionnaires et d'experts en environnement et développement, a alerté le monde de l'urgence d'un développement économique qui pourrait être soutenu sans épuiser les ressources naturelles ou nuire à l'environnement. Ce rapport a fourni une déclaration clé sur le développement durable, le définissant comme: le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des futures générations à subvenir à leurs propres besoins. Le rapport a mis en valeur trois composants fondamentaux au développement durable : la protection de l'environnement, la croissance économique et l'équité sociale.
Par définition l’agriculture durable est une forme de production écologiquement saine, économiquement viable et socialement équitable. Elle doit aussi correspondre au principe du développement durable : « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins ». Depuis ces définitions, l’agriculture biologique est considérée comme une agriculture durable. En agriculture biologique, on n’utilise pas de substances synthétiques, les agriculteurs doivent restaurer et maintenir la fertilité du sol et l’équilibre écologique par : l’association, l’assolement et la rotation culturale, la couverture végétale, la fertilisation naturelle et le travail minimum du sol. La pratique de la polyculture, l’utilisation des variétés et des races locales, et le renoncement à l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) contribuent à la sauvegarde de la biodiversité. La gestion du sol par la couverture végétale et le travail minimum du sol contribue (i) à la protection contre l’érosion, (ii) à l’élimination des produits toxiques du sol, (iii) au recyclage des éléments nutritifs et (iv) à la séquestration du carbone. La restriction de l’utilisation des produits chimiques de synthèse réduit l’utilisation des énergies non renouvelables et la pollution de l’atmosphère, du sol et de la nappe phréatique. Sur le plan économique, l’agriculteur biologique réduit le coût de production par l’élimination des dépenses en intrants chimiques : engrais et pesticides. Ce qui les rend plus indépendant aux facteurs externes à leur exploitation. En plus, il gagne un bonus de prix car en fait, le prix des produits biologiques est supérieur à celui des produits conventionnels. En général, ce prix est de 30% de plus. L’agriculture biologique offre aux petits agriculteurs l’opportunité d’ utiliser de la main d’oeuvre familiale par opposition à l’agriculture intensive pratiquant la monoculture et des moyens mécanisés. Ils sont aussi moins dépendants à l’usage des machines et à la consommation de carburants. La rémunération est également plus équitable favorisée par la coopération entre les acteurs : les agriculteurs, les collecteurs, les commerçants, les exportateurs… |