La campagne des présidentielles arrive à présent dans la
dernière ligne droite et la question du débat sur la “ bonne ”
politique d’immigration se retrouve être un des thèmes majeurs. Les deux principaux candidats - Nicolas Sarkozy et François Hollande - ont intégré à leur programme un certain nombre de
propositions concrètes, toutes dans le sens d’une réduction plus ou moins
prononcée des flux migratoires. Pour le candidat socialiste,
“ l'immigration économique, dans un contexte de croissance ralentie, doit
être limitée ” (France 2, le 15 mars), le candidat-président prônant de
“ diviser par deux le nombre d’étrangers que la France accueille chaque
année ” (France 2, le 6 mars). Quant à la présidente du Front National, Marine Le Pen, elle a
inscrit de longue date à son programme sa volonté de ramener de 200 000 à 10
000 le nombre d’entrées annuelles sur le territoire national.
L'argument est économique et semble admis comme étant de "bon sens". Cependant, les économistes ont étudiés l'impact de l'immigration sur les économies d'accueil et ont montré que ce "bon sens" est loin d'être fondé dans les faits.