La bataille de Compiègne II :
L artois remporte la victoire mais la guerre continue.
Rubrique "Les nouvelles " - la bataille de Compiègne - Par Cyann, le 20 février 1456
Sommaire : Les nouvelles : Les premiers fûts de bière tirée à l abbaye de Tastevin ! Des loups garous à Bertincourt! Bataille de Compiègne II, le retour :Entrevue avec le comte Groland La comtesse revendique Compiègne Dur dur de travailler
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En arrière plan, un bras de fer juridico-politique s’engage entre le comté d’Artois et la pairie.
Pendant prés de deux longs jours, l’armée artésienne menée par le comte Groland de Sade et l’armée champenoise menée par messire Bigbosspower, alliée aux maréchaux de la ville, se sont affrontées semant morts et blessés des deux cotés dans leur sillage. La victoire fut remportée par les artésiens. Le comte Groland de Sade, que nous avons rencontré, a attribué cette victoire en ces termes : « Ils ont fait une erreur tactique énorme, presque incompréhensible. Ils se sont battus presque volontairement en sous effectif. J'aurais juré pourtant qu'avec un minimum de tactique de base, l'ordre leur eut été donné de se réfugier dès le premier jour de leur arrivée dans Compiègne à ces soldats champenois... Il s'agissait là pour la hiérarchie militaire d'envoyer leurs soldats à une mort certaine ; pour moi, c'est un manque de respect profond pour leurs soldats. » (pour lire la suite de l'entrevue avec le comte Groland : Entrevue avec le comte Groland) Quant à lui, le capitaine de l’armée champenoise, Bigbosspower, gravement blessé au combat attribue lui cet échec à « l'embuscade tendue par les artésiens avant toute chose : notre entrée en ville était attendue et cela, nous le savions pas. La bataille a été âpre, et beaucoup de mes hommes ont été tués par l'armée ennemie. Je ne suis plus en état de prêter main forte à la défense de la ville a présent, je n'espère qu'une seule chose, que l'armée ennemie soit boutée hors de la ville et que la Champagne puisse montrer sa force et tenir sa devise : FORCE ET HONNEUR !». Pendant ce temps, en arrière plan, suite aux déclarations de la comtesse Niria de Ponthieu (cf. notre article précédent), Belgian Fenouillet, le Chancelier de France et Vinkolat, le Grand Prévôt de France, ont en place publique, le 19 de février 1456, ordonné l’arrestation de la Comtesse d'Artois Niria de Ponthieu sous le motif de félonie et sa traduction en Haute Cour de Justice. Le comte artésien Grégoire d’Aillaud a argüé qu’avant d’ordonner l’arrestation de la comtesse, le tribunal devait être saisi et que traiter la comtesse de félonne et l’arrêter consistait à la juger coupable et à appliquer la peine avant même la mise en procès, ce qui est un non respect flagrant de la procédure légale.
La bataille se déroule sur deux plans simultanément : le plan militaire où l’Artois vient de remporter une manche et, sur le plan politique, où le Domaine Royal vient de prendre position en faveur de la Champagne. Un traite de paix a été proposé par la pairie, nous en découvrirons les termes dans un prochain article.
La seconde bataille de Compiègne ne fait que commencer …
Cyann, pour Le Soiffard
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