Contes d'Artois : Varden et le Ha-Ricoh Magique
- Par Le Père-Plexe - En ce 25 janvier de l'an 1456 -

  LE SOIFFARD

 

Un petit conte pour Petits et Grands, régalez-vous ^^ 

 

 

 

Notice HRP : Cette petite histoire se veut une satyre pour détendre l’atmosphère. Si un joueur venait qu’à être blessé, nous changerons l’histoire, nous incluons le plus de noms afin de faire sourire le plus de gens.

Il était une fois, dans un duché près de chez vous, une pauvre veuve prénommée Désir, et son fils unique, Varden, qui avaient comme unique ressource le lait de leur vache Champagne qu’ils allaient vendre au marché. Et même encore, le pauvre lait à peine un seau par jour, ne leur suffisait plus, car il devait en donner quatre dixièmes à la pairie, pour demeurer Duc de la ruelle, deux dixièmes aux artésiens pour ne pas qu’ils attaquent Compiègne, deux autres dixièmes aux d’Appérault, ces gens au ventre si gargantuesques qu’ils menaçaient de faire tomber le pauvre Varden s’il ne leur donnait pas le lait, quatre autres dixièmes au Domaine Royal, parce qu’ils étaient tous mieux que la Champagne de toute façon. Et oui, le pauvre petit Varden, trayant sa vache, devait donner douze dixièmes de ce qu’il récoltait, mais il était heureux, car qui s’endette s’enrichit disait-il ! En plus, selon ses savant calculs, il devait bien lui en rester une bonne partie pour lui-même, mais ne nous égarons pas.

Un jour, la pauvre Champagne tomba malade et ne donna plus de lait. La femme décida de vendre la vache au marché, parce qu’on le sait, il est toujours mieux d’essayer d’escroquer quelqu’un d’autre que de travailler soi-même, surtout quand on doit douze-dixième. Incertaine comment vendre une vache malade, elle confia la tâche à son Duc de Fils, qui dirigeait la ruelle de Reims comme pas un. Bien entendu, personne ne voulait acheter d’une vache qui ne donne plus de lait, qui plus est, la vache, Champagne, qui était autrefois bien grasse et dodue, était toute maigre et décrépite, un peu à l’image de… enfin.

Petit Varden allait donc rentrer à la maison quand un vieillard aux poches pleines d’écus, appelons le Ricoh s’approcha de lui, une lueur dans les yeux… enfin. Il lui proposa d’acheter Blanchette, mais seulement contre deux dixièmes supplémentaires du lait que petit Varden lui devait déjà. Flairant la bonne affaire, petit Varden se dit que de donner deux dixièmes de plus à Ricoh serait bien, car il sentait qu’il s’enrichissait. Il se demanda toutefois : « Et moi, qu’est-ce que tu me donnes ? »

Le vieillard fouilla dans sa bourse, qui était très profonde, car il y rangeait tout le lait que petit Varden lui donnait, et en ressortit trois petits haricots. En fait, ce n’était pas des haricots, mais du Maïs Pluchon, le maïs qu’il est drôlement bon, mais un sombre imbécile comme cet homme n’aurais pu le savoir. « Tiens mon petit, prends ces haricots, ils sont magiques ! ».

« Vraiment ? » lui dit un petit Varden estomaqué ? « Ils font quoi ? »

« Mais c’est très simple » lui répondit le vieillard tout d’or vêtu : « Il te suffit de les planter dans ta cour, et des titres de noblesse te seront offerts. Tu auras même la chance d’être refusé par la pairie en posant ta candidature en plus ! Je te le dis petit Varden, c’est comme ça que les grands ont fait, nous les D’appérault, outre nos poches pleines d’or champenois, nous avons planté ces ha-ricoh magiques ! Et en plus, ils sont capable de pousser en une nuit, si haut qu’ils toucheraient le ciel, et les bottes d’Aristote !»

Petit Varden n’arrivait pas à y croire. Il lui donna Champagne, et les clefs de sa ruelle... euh duché, non… définitivement ruelle, parce qu’après tout, c’est dans les ruelles que se cachent les petits enfants dotés de petits appar… enfin.

Quand petit Varden revint à la maison avec son précieux butin, c'est-à-dire un Ha-Ricoh, car il avait du en payer un aux d’Appéraults pour ne pas se faire déloger, lui, chef de ruelle, et un autre à la pairie, parce que la Pairie à tous les droits, il montra à sa maman sa bonne affaire !

« Maman ! Maman ! J’ai un ha-ricoh magique, et j’ai eu qu’à payer deux dixièmes de lait de plus à un vieux type louche aux habits d’écus en plus de lui donner ma Champagne ! » Inutile de dire que sa maman fut très en colère. Elle le gifla, et pris un fer rouge au fer et… enfin, c’est un conte pour enfant, les lèches derrières de petit Varden vous diront la suite. Bref, il dut aller se coucher sans diner, avec une compresse d’eau froide sur le c… enfin !

Petit Varden, à ne pas confondre avec son cousin Poucet, fut réveillé par le soleil qui lui rappelait de bien payer la Pairie et les d’Appérault, car oui, le Soleil travaillait pour eux. Toutefois, la voie du Soleil était plus faible, comme si … par exemple, un gigantesque plan de maïs Pluchon, gros de… vachement gros… Trois bourses d’Appérault au moins, cachait la vue. En plus, cette étrange mélodie que l’on entendait seulement chez Madame Pluchon flottait dans l’air, allez savoir pourquoi… Donc, un gros plan de maïs ! Le petit grain de maïs avait vraiment germé, Ricoh d’Appérault n’avait pas menti, il avait dit la Vé-ri-té. Notons qu’Amro devait se retourner dans sa tombe à ce moment, ainsi que tous les squelettes dans son placard. Varden venait, pour la première fois de faire une bonne affaire : Une vieille Champagne qui ne produit plus rien, deux dixièmes de lait contre un véritable plan de Maïs Pluchon ! Et en plus, le haut du plan de « HaH-hah-hah-Ricoh ! » touchait le ciel ! Les feuilles, épis et le tronc formaient un escalier pluchonesque, voir céleste !

Petit Varden décida donc d’avoir un peu de courage, après tout, ça devait être un rêve cette histoire, et dans les rêves, contrairement à la vraie vie, on est toujours le héros courageux, musclé et beau gosse… contrairement à la vraie vie. Il grimpa…grimpa…grimpa..grimpa..grimpa… d’accord, il n’était pas très agile alors il grimpait très très lentement. Tout autour de lui, de petits Pluchons ailés chantaient les louanges de Seb1917 et de Dame Niria.  Il grimpa si haut… que deux jours plus tard, parce que très lent, il se retrouva dans une grande allée qui menait à un château. Il se dirigea sans la moindre peur vers le château, qui venait juste d’être rénové avec tout l’or que la Pairie escroquait à ses esclaves, euh à son domaine. Il frappa à la porte, parce que le page refusait d’annoncer un duc de ruelle… et une géante lui répondit.

« Chère madame Tzarine pas maligne, vous n’auriez pas quelquechose à me donner pour mon repas ? Après tout le lait que je vous donne… enfin, on ne voudrait pas déranger… mais… on crève la dalle ici… enfin, si ca ne dérange pas, parce que nous on ne voudrait pas déranger. »

« C’est toi qui va servir de repas », lui dit-elle : « Si tu ne te sauves pas à temps. Mon mari va bientôt rentrer, c’est un ogre et il adore les petits garçons tartinés sur du pain ! Au fait, il se nomme Caedes, mais tu peux aussi l’appeler Belgan Fenouil, parce que de toute façon, on ne trouvait pas vraiment de nom pour l’ogre alors on était divisé, mais enfin !

Mais la femme eut pitié de lui et le fit entrer. Elle était en train de donner du pain et du lait… beaucoup de lait, mais rien à voir avec des dixièmes, car elle, avec tout ce lait, devait certainement avoir un royal compte à la banque du coin, quand l’ogre revint :

-    Vite petit Varden ! dit la femme, cache-toi bien dans le poêle à gare à toi s’il te trouve. Se cacher, voilà une idée Vardanesque, quelle idée, mais hélas son Château de Reims était si loin, d’accord, pas son château, mais celui que lui prêtait la pairie pour qu’il soit un vrai comte de ruelle… Enfin !

L’ogre était énorme, imaginez un Caedes ayant avalé toute la ville de Compiègne, si gros qu’on devait le promener dans une brouette, mais une brouette d’ogre hein ? Enfin, ça vous donne l’image. Il regarda autour de lui, et dit d’une voix très fortes.

-    C, A, E, D, E, S, je reconnais l’odeur de la chair fraîche et de la peur !

Sa Tzarine fit son possible pour le distraire

-    Mais non mon petit Caedounet ! C’est certainement l’odeur du pot-au-roses, euh, feu, que je t’ai préparé, viens plutôt y goûter sans tarder !

L’ogre Caedes fut rassuré, car Tzarine était une excellente menteuse, excellente, menteuse, excellent menteuse… enfin. Il fit donc repas très copieux. Puis, il se mit à compter des petits sacs d’or, le fruit de la félonie et des impôts, et s’endormit. Car oui, même les méchants ogres dorment, mais moins longtemps et ils ronflent… ENFIN !

Petit Varden sortit alors du poêle, tout roussi, prit un des sacs d’or et se sauva en courant. Grâce à ces pièces d’or, dont il s’empressa de donner les quatorze dixièmes à ses amis d’Appérault et de la Pairie, car les deux vont de paire, il ne fut pas plus avancé qu’avant, mais il avait un gigantesque plan de maïs Pluchon qui faisait l’envie de tous.

Donc, ayant payé ses impôts, mais en devant encore plus, parce que c’est comme ça que fonctionne un domaine royal, son petit sac d’or fut vide. Courageux, petit Varden notre burlesque voleur, décida de retourner au château de C,A,E,D,E,S refaire le plein pour payer, comme la première fois. Quand l’ogre arriva, un petit Fenouil entre les dents, le jeune garçon se cacha dans le poêle d’où il pouvait voir tout ce qui se passait dans la pièce, et se chauffe les fesses, car l’hiver est rude en Champagne, sans bois pour chauffer, parce que même les arbres appartiennent à la prairie… euh paire. L’ogre prit donc une poule, Tzarine ou autre, au choix du parent, d’ailleurs il est temps de vous recommander d’adapter l’histoire à vos besoins…enfin… ! Donc il prit une poule, de luxe, et lui dit :

-    Fais-moi une ville, et la poule lui pondit aussitôt une Compiègne en or massif. Bon d’accord, un œuf en or, bande de puriste. Donc elle pondit un œuf en or !

Quand le gros et impotent Caedes se fut endormis, Varden sorti encore tout roussi et prit la poule aux œufs d’or, et fit ce qu’il savait faire de mieux, courir avec un bien mal acquis dans les jupes de sa mère. Grâce aux œufs d’or que donnait la poule, petit Varden et sa mère ne manquèrent plus jamais de quoi payer leurs impôts, mais crevaient toujours la dalle. Mais un jour, Varden eût encore envie de retourner dans ce château extraordinaire, après tout, on veut tous aller à Paris voir nos impôts un jour, et les pairs hein ?

-    N’y va pas petit Varden, lui dit sa mère, il t’arriverait malheur… car après tout, c’est au bout d’un pluchonesque plan ! Mais petit Varden ne pouvait pas s’empêcher de grimper à nouveau le Ricoh, euh, Ha-Ricoh magique, appât du gain facile oblige.

Arrivé dans le château, il décida de ne pas se montrer à la géante Tsarine, et il alla directement se cacher dans un chaudron installé dans la cheminée, cachette logique se dit il, pas fou ! Quand l’ogre arriva, il sentit une odeur bizarre.

-    Hum, Hum, ça sent la soupe de Champignon ! dit-il. Il chercha partout, mais il ne lui vint pas l’idée de regarder dans le chaudron. C’est un champenois l’ogre après tout, faut pas lui en demander trop. Il dîna donc et sortir une harpe d’or. Car il était poète à ses heures, bien que l’histoire ne se souvint pas de ce talent si limité.

-    Joue ! Ordonna Caedes, la harpe se mit à jouer d’elle-même, bon d’accord, des milliers de petits habitants du domaine royal jouaient, mais quand on est grand et gros, ont ne sait pas que nous avons des esclaves, tout se fait seul, par intervention divine. La musique était si belle, au goût de champenois bien sûr, que Caedes s’endormit même avant d’avoir comploté pour se saisir de Péronne. Alors, petit Varden sortit sans faire de bruit, tout trempé et bouilloné de la marmite, et prit la harpe, s’enfuyant en courant. Mais l’instrument qu’il avasit entre les mains se mit à crier :


-    Au secours ! Au Secours, patron, on nous vole ! C’était bien sûr les champenois lucides qui criaient, mais c’est une histoire pour enfant, alors la harpe, la harpe.

Caedes se leva donc et se lança à la poursuite du petit duc de ruelles qui était déjà entrain de descendre le long du Pluchon magique. L’ogre le suivit donc. Mais à peine arrivé sur terre, petit Varden courut chercher une hache chez lui. Malheureusement, Bigbosspower avait tout les haches, alors il revint avec un manche, digne de l’armée qu’il avait formé lui-même. En s’y reprenant plusieurs fois, et surtout, en promettant aux castors du coin deux dixièmes de lait, car il commandait aux castors, comme aux loups il fallait croire, il réussit à couper le tronc du plan de maïs. Caedes eut juste le temps de se raccrocher à l’allée qui menait au château pour éviter de s’écraser sur le sol, et fracturer le royaume.
Petit Varden était fort content de lui, il avait déjoué le complot de Caedes, avait une poule de luxe aux œufs d’or et une harpe magique, mais malheureusement, il allait bien tout perdre. Car en retournant dans sa maison, un étranger vint lui parler. Il lui offra trois grains de maïs magique, contre tout son gain. Fort de son expérience, petit Varden accepta. Le lendemain, trois petits ronces avaient poussées, le petit Varden s’étant fait… arnaquer… par le Comte de Saint-Pol. Ce dernier, bien malin et maïssé, avait caché le trésor au bout de l’Arc-en-ciel, gardé par un leprechaun très vorace !


La morale de cette histoire toute simple : Un bien mal acquis, ne profite jamais qu’à Pluchon !

La seconde morale de cette histoire toute simple: Pluchon et l'Artois, c'est plus mieux..

La troisième morale de cette histoire: Ne jamais croire Ricoh, même quand il dit la vérité, non mais, un maïs magique... fort, très fort!

Si jamais vous désirez richesse et fortune, prenez vos écus, et rappelez vous : Le Maïs Pluchon, le maïs qu’il est drôlement bon !