Février 2009...
Seduto davanti, nella corriera, un blocchetto di schizzi sulle ginocchia, Guardo sfilare il paesaggio. A volte lo sguardo si fissa su una villa, Un albero, una fattoria abbandonata poi torna sui lontani orizzonti A scivolare sulle cime delle montagne e a tuffarsi nei laghi. Il pennarello trema nella mano al ritmo del motore. Disegno, sfumo salivando sui peli di un pennellino. Il tempo si ferma qualche minuto. Riprende la corsa, Fuggendo lungo l’autostrada. Le gallerie danno un’aria Di diaporama al paesaggio che passa successivamente dal nero alla luce. Il viaggio si costruisce a pezzi.
I pezzi si assemblano e il filo si ricostituisce. Verona, Padova, Salo’, Firenze, Bologna. Sui margini, ai confini delle città, la strada. | ...LA STRADA Assis à l'avant de l'autobus, un carnet de croquis sur les genoux, Je regarde le paysage défiler. Parfois le regard se fixe sur une villa, Un arbre, une ferme abandonnée puis retourne sur les horizons lointains Glisser sur les cimes des montagnes et plonger dans les lacs. Le stylo-feutre tremble dans ma main au rythme du moteur. Je dessine, j’estompe en salivant sur les poils d’un petit pinceau. Le temps s’arrête quelques minutes. Il reprend sa course, Fuyant le long de l’autoroute. Les tunnels donnent une allure De diaporama au paysage qui passe successivement du noir à lumière. Le voyage se construit par morceaux. Les pièces s’assemblent et le fil se reconstitue. Vérone, Padou, Salo, Florence, Bologne. Sur les marges, aux frontières des villes, la route. Francis Colin. Le voyage en autobus, février 2009. 23 dessins au feutre, sur les routes de Toscane. |






















