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Culture

Le 14e SILA : 150.000 visiteurs par jour

Le 14e Salon international du livre d'Alger (SILA), a enregistré une affluence exceptionnelle de visiteurs, soit quelque 150 mille par jour, a indiqué jeudi à Alger le commissaire du SILA, M. Smain Améziane. "Le SILA, qui se tient depuis le 27 octobre sur l'esplanade du complexe sportif Mohamed-Boudiaf, a connu un déferlement sans précédent du public algérien assoiffé de lecture et avide de connaissance", a souligné M. Améziane dans une conférence de presse à la veille de la clôture du salon. Revenant sur l'organisation de cette manifestation, il a relevé que les 354 exposants algériens et étrangers qui y ont participé ont été "soigneusement sélectionnés" pour répondre aux besoins du public algérien, notamment la population estudiantine "très importante" en Algérie


Nul n'est prophète en son pays

Hommage à Moufdi Zakaria à Paris

Les intervenants à la table-ronde organisée, jeudi soir à la Bibliothèque nationale de France (Paris), en hommage à Moufdi Zakaria ont souligné la dimension maghrébine et universelle de l'oeuvre du chantre de la révolution du 1er novembre 1954. Les uns, à l'image de l'ancien Premier ministre tunisien Hédi Bekkouche ou de l'écrivain algérien Rachid Boudjedra, ont connu et côtoyé le militant de la cause nationale et l'homme de culture. Les autres, comme l'écrivain Wassini Laredj et l'historien français Benjamin Stora, se sont intéressés en tant que chercheurs à l'itinéraire de Moufdi Zakaria. Toutes leurs interventions ont été axées sur la dimension universelle et maghrébine de l'oeuvre et de l'action de Moufdi Zakaria, en tant que personne et homme de culture qui a milité pour la libération et l'émancipation des peuples, rappelant que le premier texte écrit par le poète à la fleur de l'âge était consacré au marocain Abdelkrim Khettabi, lors du soulèvement du Rif.

2è Festival  Panafricain

48 pays de l'UA présents


Lors de sa rencontre avec la presse, hier au CIP d’Alger, la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a présenté un long exposé sur le niveau de préparation actuelle du 2e Festival panafricain.

D’après Mme Toumi, la question du financement de ce festival international est enfin résolue en partie grâce au partenariat des ministères de l’Energie et des Mines et celui des Finances ainsi qu’au du sponsor de firmes étrangères.
Cependant, les discussions se poursuivent avec trois autres éventuels partenaires. Le Panaf, lancé sous le signe de la renaissance pour le 5 juillet, sera inauguré la veille. De la rampe Tafourah à Bab El-Oued, la parade aux couleurs africaines annoncera le début de plusieurs évènements, dés 17h. Le 5 juillet, l’ouverture officielle aura lieu à la coupole du complexe Mohamed-Boudiaf avec un spectacle réalisé par Kamel Ouali. Le même spectacle sera rejoué le lendemain au profit du public.
Quant à la clôture, elle sera signée par le musicien Farid Aouameur et le chorégraphe Sofiane Abou Lagraâ. Entre temps, 18 scènes sont prévues sur les places publiques à Alger, trois autres à Tipaza, deux à Boumerdès et une à Blida (musique et danse). Le département musique n’a pas encore bouclé sa programmation mais le Panaf comprend aussi un Festival international du diwan et un autre de jazz. Cette musique dont les origines seront le thème d’une conférence. Nonobstant le caractère festif, un symposium se tiendra sur les littératures africaines. 223 rééditions d’ouvrages sont prévues. La résidence de jeunes écrivains doit fermer ses portes le 20 juillet non sans produire un ouvrage collectif intitulé Alger capitale de l’Afrique.

48 pays de l'UA présents

Quarante-huit pays sur les 53 membres de l'Union africaine (UA) ont annoncé leur participation au 2e Festival culturel panafricain prévu en Algérie du 5 au 20 juillet, a annoncé mercredi la ministre de la Culture Khalida Toumi.

Mme Toumi a précisé lors d'une conférence de presse à Alger que 32 membres de l'organisation africaine avaient déjà confirmé cette participation par l'envoi des listes de leurs délégations. Elle a ajouté que des pays abritant une diaspora d'origine africaine comme les Etats-Unis, ou d'Amérique latine seront également présents à Alger.

L'Algérie a été chargée par l'UA d'organiser ce festival placé sous le signe de "la renaissance africaine". L'Algérie a créé un fonds spécial doté de 5,1 milliards de dinars (51 millions d'euros) pour l'événement et 3,5 milliards de dinars (35 millions d'euros) sont affectés à la construction d'une cité pour 2.500 artistes à Zeralda, selon Mme Toumi.

Les festivités sont prévues dans des salles et en plein air à Alger, Boumerdes, Blida, Tipaza et d'autres villes de l'Est et de l'Ouest du pays.

La première édition de ce festival avait eu lieu en Algérie en 1969.

ENTRETIEN

Réalisé par Yazid Haddar - France



Mejda Benchaabane, est jeune plasticienne née à Alger, psychologue Clinicienne de formation.  Elle vient d’accrocher le deuxième prix  du Grand prix international de peinture « jeune talents 2008 » à Montrond les Bains (France).

 Elle a été classée 9ème sur 156 Candidats au concours « Art pour Tous » à Paris (Septembre 2007). Elle a participé également à plusieurs concours nationaux et internationaux. Elle a exposé  dans plusieurs salles d’expositions à  Alger. Dans cet entretien Mejda Benchaabane exprime sa passion pour la peinture et surtout ses sources d’inspirations…

 
Y.H. Comment êtes-vous devenue artiste-peintre ?  
L’intérêt  que je porte à la peinture a évolué progressivement, j’ai du m’exercer durement, pendant des années, afin de trouver ma voie (qui reste pour autant ouverte) et cela est venu essentiellement suite à une recherche interne des composante de ma personnalité et une plus-ou-moins « maturité » qui ma permis d’extérioriser ce fort intérieur avec une touche symbolique.

 
En toute humilité, je ne me considère pas encore comme « artiste-peintre » car ce n’est pas une fin en soi… on est en perpétuelle recherche que ce soit en notre personne ou  dans le monde qui nous entour. 

 L’artiste peintre (selon moi) est une personne qui « pense » et qui « pratique » l’esthétique (beauté, émotion, idée) sous forme picturale.

Dans ce monde, je ne suis qu’un fœtus qui se développe instinctivement donc je peux dire que ma peinture n’est que « instinctive » et « spontanée » … j’y travail pour la rendre plus profonde.

 
Je conclus en disant, que je ne suis pas devenue « artiste peintre », ça na pas été pour moi « un choix » mais une nécessité … une pulsion qui m’a propulsé dans ce sens… et je suis mon chemin à petit pas en restant fidèle à mes émois !

 
Y.H. Parlez-nous de vous, de vos études, de votre parcours, etc.  Comme je le dis souvent, je préfère laisser ma peinture parler pour moi, Je peins, en partie, ce que je suis, ce que je ressens, ce que je pense ! 

 

Je suis psycho clinicienne de formation, j’ai obtenu une licence en psycho clinique en 2007 et la peinture a toujours été la parallèle à mes études, d’ailleurs ma formation a beaucoup contribué  à mon expansion et à l’exploration  de soi !

 

Depuis 2005, j’ai participé à de nombreuses expositions collectives, et concours nationaux et internationaux … j’ai essayé tant bien que mal d’exposer mon travail dans la scène internationale via internet notamment et j’ai reçu des échos qui m’ont beaucoup encouragé.

Ma première exposition individuelle date de décembre 2007 à Alger et par la suite, j’ai enchainé avec une autre exposition ou j’ai présenté une autre collection, en juin 2008 dans une galerie privée à Alger.

 Vous pouvez trouver tous les détails sur le site : www.mejdaben.com (rubrique : parcours)

 

 Y.H. Dans quelle école artistique pensez-vous appartenir ?  
Je ne pense pas appartenir à une école,, et je ne pense pas non plus que j’appartiendrai un jour à une école,, tout simplement parce que  ça serai la mort de la créativité … l’artiste est sensé aller de l’avant, ajuster sa sensibilité a sa peinture, créer  et évoluer dans la pensée…

Appartenir à une école c’est mettre son art entre quatre murs !

 Je peux par contre dire que le mode d’expression de mes œuvre jusqu'à présent se tend vers du symbolisme expressionisme, par contre la technique utilisée semblerait être du semi abstrait.

 


Y.H. Dans quelle mesure pensez-vous que vos œuvres peuvent influencer la société algérienne d’aujourd’hui ?  Dans le domaine de l’art, la société Algérienne est en plein mutation, le monde artistique s’ouvre de plus en plus à un publique intéressé.

Après avoir traversé un long couloire, la société algérienne est enfin sortie de sa torpeur et l’éclosion en faveur des arts (peinture, musique, cinéma, théâtre…) n’est pas moindre.

 Lors de mes expositions, j’ai pu constater un publique de tout genre, génération confondue. Ce qui m’a énormément fait réfléchir, car très souvent on attribut l’art et surtout la peinture à une classe supérieure de la société. Or, moi par mes démarches, j’ai voulu prouver le contraire. L’art appartient a tout le monde, tout être humain sensible a la beauté est le bienvenu… toute critique est prise en considération.  Ne faisant pas abstraction de mon âge, je me retrouve relativement jeune dans un monde aussi vaste, et pourtant, j’ai pu faire mon petit brin de chemin, et je crois que j’arrive à donner l’exemple pour les gens qui m’entourent, à encourager ceux qui sont encore dans l’ombre.  Je reste néanmoins optimiste.

 

Y.H. Quelle est votre actualité artistique (exposition, etc.) ?

 Pour le moment, j’ai fait le choix d’un retrait pendant une période,  en faveur de la documentation et de la réflexion, je suis arrivée à une phase craignant la stagnation de la créativité,  et la monotonie.

Dès que j’aurai abouti a mes fins, je me remettrai à pondre des idées, qui de là (je l’espère) donneront naissance a des images riches en sens !! Je pourrai par la suite, éventuellement  prévoir une exposition.

 
Suivez l’actualité sur le site officiel : www.mejdaben.com (rubrique : actualité)

 



Nouveau scandale: La culture de nouveau dans le viseur

Après la polémique autour de l'Algérie capitale arabe de la culture, le secteur est de nouveau visé. "Le Jeune Algérien" a appris d'une source proche du ministère de la culture qu'un nouveau scandale va secouer la planète "Culture" en Algérie. Cette fois-ci, selon la même source, la polémique porterait sur des marchés « de gré à gré » pour le Festival Panafricain.

Une enquête est ouverte par les services du gouvernement sur l’attribution « à l’amiable » des projets et des marchés, au lieu de les soumettre aux avis d’adjudications, dans le cadre de la préparation du festival culturel panafricain qui sera organisé à Alger durant le mois de Juillet prochain.
Le journal officiel a révélé, hier, qu’en vertu de la décision commune entre les deux ministères de la culture et celui des finances, quant à la non soumission des frais de qualification et de préparation du festival culturel panafricain 2009, organisé en Algérie entre le 5 et le 20 Juillet prochain, à la loi des marchés publics. Ainsi les marchés seront attribués à « l’amiable ».
La décision ministérielle, n’ayant pas cité les raisons, intervient au moment où l’Algérie a adopté un discours prônant l’obligation de se plier à la loi sur les marchés publics afin de freiner la corruption. Elle s’est même engagée à le faire lors des cérémonies internationales pour la lutte contre la corruption.

Les mille et une histoires d'Algérie de Fellag

La tête dans les étoiles et les mains dans le cambouis, revoilà Fellag à Paris. Après avoir sillonné une bonne partie de la France depuis septembre 2008, le Chaplin algérien se pose au Théâtre du Rond-Point jusqu'à fin-février, et le public, "son" public, lui fait fête : il avait fallu patienter presque cinq ans depuis Le Dernier Chameau, son précédent spectacle. C'était long. Fellag a troqué sa chemise à pois, son petit chapeau et ses bretelles pour un costume mi-bleu de travail mi-bleu de Chine. Avec ce nouveau spectacle, Tous les Algériens sont des mécaniciens, c'est une fois de plus l'Algérie entre débâcle et débrouille dont Fellag démonte en douceur la mécanique, avec son talent de conteur, de mime-danseur.
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En avant donc pour voir ce qu'il a sous le capot, ce pays où "le moteur d'une voiture est le seul endroit où la démocratie s'exerce en toute liberté, égalité, fraternité", et où chacun doit bricoler sa vie avec les pièces détachées d'une histoire éclatée, entre colonialisme, révolution, corruption et islamisme.

SE LAVER DANS UN VERRE D'EAU

Ce qui est nouveau, c'est que Fellag n'est plus seul. Lui qui a tant tourné en dérision les relations entre les hommes et les femmes, vues comme un des grands maux de son pays, a proposé à la comédienne Marianne Epin de le rejoindre. Ils forment un couple de théâtre comme Fellag aimerait sans doute qu'il y en ait plus en Algérie : aimant et libre. Les voici donc, Salim et Shéhérazade, sur la terrasse ensoleillée de leur taudis d'un bidonville d'Alger, au milieu des grands draps blancs qui sèchent sur les cordes à linge, en un joli clin d'oeil au néoréalisme italien. Ils ont été mis à la retraite forcée, eux qui travaillaient dans un lycée, au moment où l'administration a été arabisée. Fauchés mais joyeux, les voilà à raconter mille et une histoires d'Alger, mille et une histoires où la mécanique de la vie se détraque et se répare.

Il y a d'abord celle du moteur de la voiture de M. Saïd, que l'on réussira à réparer grâce à un stylo à ressort "comme ceux qu'il y avait quand la France était encore là", en une réjouissante scène inaugurale qui permet à Fellag de convoquer moult personnages, de l'islamiste, moqué pour son ignorance, au professeur de philosophie "laïc, francophile et au chômage technique".

Côté mécanique des fluides, les choses ne vont pas beaucoup mieux : à Alger, l'eau est distribuée au compte-gouttes, selon des tranches horaires fantaisistes. Mais là aussi règne le système D : on se lave dans un verre d'eau, plutôt que de se noyer dedans. Et puis à Alger, maintenant, il y a aussi les Chinois : " En trois-quatre ans, ils ont appris à parler l'algérien. Les Français, en 132 ans, ils n'avaient pas réussi..." Alors tous les espoirs sont permis. Car les Chinois "travaillent... eux !".

Fellag glisse d'une histoire à l'autre avec la légèreté de la vie qui passe, entre les familles entières entassées dans une pièce, les rêves de départ ("un sondage dit que 50 % des Algériens veulent quitter le pays. Elle était où, l'autre moitié, le jour où ils ont fait l'enquête ?"), la télévision où la chaîne unique a fait place à la mondialisation Hollywood-Bollywood.

SANS VULGARITÉ NI DÉMAGOGIE

La finesse et la drôlerie de l'écriture sont là, et le sens de l'absurde, comme dans l'histoire du vieux lion du jardin zoologique soigné en priorité à l'hôpital. Mais le rire aussi est une mécanique et, sur ce spectacle peut-être un peu moins "feu d'artifice" que les précédents, cette mécanique semble un peu moins bien huilée, entre petits trous de mémoire et baisses de rythme.

Reste l'essentiel : le charme piquant et la vivacité de Marianne Epin, qui permet à Fellag de passer au duo avec bonheur, et la qualité de ce comique sans une once de vulgarité ni de démagogie, chose rare aujourd'hui. A bientôt 60 ans, le petit Kabyle qui imitait Charlot pour les copains du bled en a peut-être un peu rabattu sur la verve à la Dario Fo. Mais c'est pour mieux renouer avec la grâce teintée de mélancolie, l'enfance des grands clowns.

Tous les Algériens sont des mécaniciens, de Fellag. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, av. Franklin D. Roosevelt, Paris-8e. Mo Franklin-Roosevelt. Tél. : 01-44-95-98-21. Jusqu'au 28 février. Du mardi au dimanche, à 18 h 30, De 10 € à 33 €. Durée : 1 h 30. Tournée en France jusqu'en juin.

source : Le Monde


Le Maroc à l’honneur au "Maghreb des Livres" de Paris


Cette année le Maroc est l’invité d’honneur de la 15ème édition du "Maghreb des livres" qui se tiendra les 7 et 8 février prochains à Paris.

Le "Maghreb des livres", plus grand salon dédié au livre du Maghreb, réunira cette année quelques 130 auteurs du Maghreb et de France. Le Maroc y sera représenté par des des ouvrages d’un grand nombre d’auteurs dont Abdellatif Laâbi, Abdellah Taïa, Mohamed Nedali ou encore Siham Bouhlal.

Plusieurs milliers de livres édités au court des 12 derniers mois, seront présentés au public lors de cette édition. Au programme, des cafés littéraires, des rencontres, des séances de dédicaces, et des tables rondes.

Un hommage sera également rendu à Driss Chraïbi, écrivain marocain décédé en 2007.