Taïeb Fassi-Fehri, chef de la diplomatie marocaine
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| Pays | Dépenses (en mds de $) |
Part mondiale | Evolution |
|---|---|---|---|
| Etats-Unis | 607 | 41,5% | 66,5% |
| Chine* | 84,9 | 5,8% | 194% |
| France | 65,7 | 4,5% | 3,5% |
| Royaume-Uni | 65,3 | 4,5% | 20,7% |
| Russie* | 58,6 | 4% | 173% |
| Allemagne | 46,8 | 3,2% | -11% |
| Japon | 46,3 | 3,2% | -1,7% |
| Italie | 40,6 | 2,8% | 0,4% |
| Arabie Saoudite | 38,2 | 3% | 81,5% |
| Inde | 30 | 2,1% | 44,1% |
* estimation Sipri
La Russie, qui comme la Chine a pu servir ses ambitions de grande puissance grâce à une période économique faste, revient à la cinquième place après avoir décliné durant l'après-Guerre froide.
La France qui est au troisième rang du classement a consacré 65,7 milliards de dollars en dépenses militaires, ce qui représente 3,2 % des dépenses mondiales mais seulement + 3,5% d'augmentation entre 1999 et 2008.
Les dépenses militaires en Amérique du Sud ont également augmenté de 50% durant la décennie, "emmenées par la course de fond engagée par le Brésil pour le statut de puissance régionale et l'escalade des dépenses en Colombie liée à son conflit intérieur", écrit le Sipri.
Parmi les 15 plus grands dépensiers en termes militaires, seuls l'Allemagne (-11%) et le Japon (-1,7%) ont réduit leurs dépenses depuis 1999.
De l'autre côté de la chaîne, côté fabricants d'armes, les 100 plus grandes entreprises ont enregistré un chiffre d'affaires total de 347 milliards de dollars en 2007, en hausse de 5% par rapport à 2006, selon les dernières statistiques collectées par le Sipri.
Boeing, n°1 pour les ventes d'armes
Dans ce classement des ventes d'armes dominé par l'américain Boeing, devant le britannique BAE Systems et Lockheed Martin, les sociétés occidentales dominent largement: 44 sur 100 sont américaines, et 32 sont en Europe de l'Ouest.
Le Sipri relève que les entreprises qui ont affiché la plus forte progression sont les fabricants de véhicules blindés, très utilisés en Irak et en Afghanistan, les entreprises qui sous-traitent des services aux armées, ainsi que des sociétés britanniques qui se sont étendues aux Etats-Unis.
Forte hausse des dépenses militaires de l’Algérie en 2008
Les dépenses militaires de l'Algérie ont atteint, en 2008, le montant record de 5,2 milliards de dollars, selon les estimations publiées, lundi 8 juin, par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri). Ces dépenses sont en hausse de 18% par rapport à l'année 2007, précise le Sipri. Il s'agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années. Grâce à cette hausse, l'Algérie figure parmi les pays qui ont fortement contribué à l'accroissement global des dépenses militaires mondiales. Ces dernières ont atteint en 2008 le montant record de 1.464 milliards de dollars. Les autres pays qui ont contribué à cette forte hausse sont : l'Inde, l'Arabie saoudite, l'Iran, Israël, le Brésil, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne.
« L'Algérie est l'exemple de pays où les dépenses militaires ont fortement augmenté ces dix dernières années. L'Algérie, avec ses grandes réserves de pétrole et de gaz, est une puissance régionale en Afrique du Nord. Elle a développé son influence politique en devenant le principal allié des Etats-Unis dans la « guerre mondiale contre le terrorisme » », note le rapport du Sipri dont tsa-algerie.com a obtenu une copie. Le budget de la Défense nationale est le plus élevé comparé à tous les autres secteurs, y compris celui de la santé, souligne encore le rapport.
Deux facteurs expliquent cette forte militarisation de l'Algérie, selon le Sipri. Le premier est lié à la menace terroriste que représente l'activité du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dans le pays. Entre 2006 et 2008, les groupes terroristes avaient multiplié les attaques, tuant plusieurs centaines de personnes et visant des installations, y compris le siège de l'ONU à Alger, ciblé par attentat le 11 décembre 2007. En réponse, le gouvernement algérien a décidé d'augmenter le budget des unités opérationnelles de l'armée chargées de la lutte contre le terrorisme, affirme le rapport.
Le second facteur est lié à la forte influence de l'armée dans le domaine politique en Algérie. Le rapport rappelle que l'armée nationale est l'héritière de l'ALN. Depuis l'indépendance du pays, l'élite militaire est fortement influente dans les cercles de décision politique.
Le Premier ministre gabonais confirme la mort de Bongo
"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.
Milan, "ville africaine", une "plaisanterie de mauvais goût"
"Lorsque je me promène dans les rues du centre de Milan et que je vois le nombre de personnes non italiennes, j'ai l'impression de ne plus être dans une ville italienne ou européenne mais dans une ville africaine."Des propos du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi sur Milan qui lui semble ne plus être une ville italienne mais "africaine" en raison du nombre d'immigrés, faisaient polémique vendredi en particulier avec l'église catholique.
"Cela, nous le l'acceptons pas"
"Lorsque je me promène dans les rues du centre de Milan et que je vois le nombre de personnes non italiennes, j'ai l'impression de ne plus être dans une ville italienne ou européenne mais dans une ville africaine", a déclaré jeudi soir le chef du gouvernement dans un meeting électoral dans son fief de Milan (nord de l'Italie).
"Cela, nous le l'acceptons pas, nous devons intervenir avec des opérations de refoulement", a-t-il ajouté, dans une référence à la nouvelle politique du gouvernement de droite qui consiste à refouler les migrants vers les côtes libyennes - d'où ils sont très nombreux à partir - avant qu'ils n'arrivent en Italie.
"Ces propos sont aussi une preuve d'ignorance"
Le responsable de la pastorale des migrants de Milan, Don Giancarlo Quadri, a qualifié ces propos de "plaisanterie de mauvais goût". "Ces propos sont aussi une preuve d'ignorance, car moi je suis bien content de la multiethnicité de Milan qui est devenue une grande ville grâce à la présence de personnes différentes et qui a toujours su accueillir comme une richesse tant de gens différents passés par son territoire", a déclaré Don Giancarlo Quadri.
Un responsable du Parti démocrate (centre gauche), Piero Fassino, a aussi condamné les propos de M. Berlusconi, regrettant qu'il ignore que "de nombreux immigrés vivent, travaillent et contribuent à la richesse de la région" de Milan. M. Berlusconi avait déjà déclenché une polémique fin mai, cette fois avec le maire de droite de Rome, Gianni Alemanno, lorsqu'il avait déclaré que les villes de Rome, Naples et Palerme "ressemblaient plus à des villes africaines qu'européennes" en raison de la "saleté des rues" et des graffitis sur les murs.
La première pièce récupérée est un fragment de la soute de l'A330
Le premier fragment de l'Airbus d'Air France récupéré jeudi par la Marine brésilienne est un fragment de la soute à bagages, a annoncé l'armée de l'air brésilienne.
Un hélicoptère Lynx a récupéré la pièce, ainsi qu'une bouée, qui ont été transportées à bord de la frégate Constitution et qui seront ensuite acheminées jusqu'à l'archipel de Fernando de Noronha puis Recife, sur la côte nord-est du Brésil.
L'Airbus A330 d'Air France s'est abîmé en mer dans la nuit de dimanche à lundi avec 228 personnes à son bord dans des circonstances encore non élucidées.
Ces débris de l'appareil avaient été repérés par un appareil des forces aériennes brésiliennes, qui a immédiatement alerté la Marine pour qu'elle dépêche le navire le plus proche afin de procéder à leur récupération.
A Recife, le général Ramon Borges, du Commandement central de l'espace aérien, a confirmé à la presse que les pièces récupérées par la Marine resteraient entreposés dans cette ville à la disposition des experts français chargés de l'enquête.
La fin du monde est pour le 21 décembre 2012
La «prophétie du calendrier Maya» est le dernier avatar des stupidités enfiévrées des prophètes de l'apocalypse.La convergence harmonique de stupidité apocalyptique, grandissante et estampillée 2012 ou «prophétie du calendrier maya», n'a pas encore atteint les proportions du bogue de l'an 2000. Et tandis qu'elle perd progressivement son statut de culte New Age, où elle fermentait depuis des années, on en trouve toujours, chez les intellectuels et les causeurs, qui n'en ont pas entendu parler. «La fin du monde arrive en 2012 ?» disait mon ami Stanley. «Tu veux dire que je dois attendre encore si longtemps?»
Le culte autour de la date du 21 décembre 2012 - ce dernier jour qui devrait être celui de l'apocalypse selon le «compte long» du calendrier maya - a été jusqu'à maintenant l'objet de fantasmes enfiévrés sur le net ou dans des « magazines » new age distribués dans des magasins bio. Mais la semaine dernière, Newsweek s'est sérieusement penché sur le sujet tandis que les pages web sur 2012 tissent leurs métastases, avec quand même un site hostile qui s'évertue dans une de ses rubriques à discréditer tous les naïfs évaporés du ciboulot devenus croyants en 2012 et dont le nombre ne cesse de croître.
Et même au sein du réseau des réseaux de dévots, on note d'ores et déjà d'implacables mini-schismes: certains pensent que le 21 décembre 2012 marquera la fin du monde, une quelconque apocalypse bouillonnante, une collision planétaire, une inversion gravitationnelle, la disparition dans un trou noir, une combustion spontanée, ou le renversement de la rotation de la terre. Mais d'autres croient que la fin de l'antique calendrier maya mérite qu'on s'impatiente: ce sera un moment transformationnel de l'histoire de la création, tout bon pour les potes de la Terre - un truc proche de la «convergence harmonique». (Rappelez-vous dans les années 1980 quand l'alignement d'un groupe de planètes devait entraîner tout un tas de prodiges sur Terre). En 2012, la nature humaine renaîtra et commencera un Nouvel Âge. (l'âge du Verseau, enfin ! Cela sera peut-être l'occasion de faire encore de la pub au revival de Hair.)
Et, bien évidemment, l'école cataclysmique aura droit à un blockbuster (au moins), le 2012 de Roland Emmerich, prévu pour novembre. Cela va sans dire, la section New Age de l'espace livres de votre supermarché local déborde aussi de titres autour de 2012. Il y a le littéraire 2012 : The Return of Quetzalcoatl de Daniel Pinchbeck. J'admirais le courageux premier livre de Pinchbeck, Breaking Open the Head, qui racontait sa recherche d'expériences chamaniques, et je dois avouer ma déception à le voir, apparemment, réduire tous ces mystères et merveilles en un seul chiffre dans 2012 - même si je suis sûr qu'il ne partagerait pas mon avis.
Enfin, il y a aussi le marketing brutal : de Beyond 2012 à (je le jure) The Complete Idiot's Guide to 2012 (on frôle le pléonasme). Et puis les « kits de survie à 2012 », une application iPhone 2012, une boutique « officielle » 2012 et d'autres débilités - l'auto-réplication de tout l'aspect camelotte du bogue de l'an 2000 en 1999.
C'est bien une convergence harmonique, une convergence harmonique d'ignorance et de superstition - un tsunami de stupidité - qui vaut toutes les sectes millénaristes du XIXe siècle, celles que Léon Festinger a joyeusement autopsiées dans L'échec d'une prophétie, une vue d'ensemble de la façon dont tous les cultes de fin-du-monde n'ont fait que se renforcer alors même que leurs prophètes de fin-du-monde s'étaient mis à taquiner les vers et que le monde continuait, dans la consternation générale, à exister. (L'étude de Festinger a donné naissance au terme de « dissonance cognitive »).
En plus de 2012-la-date, 2012-le-concept, possède sa propre convergence harmonique (ou devrais-je dire convergence cataclysmique), ratissant le plus largement possible tout le spectre des idioties New Age. Comme un aimant à inepties. Il y a par exemple la convergence, au sens littéral du terme, avec la « Planète X ».
Ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu parler de la Planète X ? Visiblement pas ; sinon vous connaîtriez déjà cette compilation folklorique que j'ai trouvée sur un site sceptique :
Apparemment, la Planète X (ou Nibiru) a été détectée par des astronomes au début des années 1980 dans les zones les plus lointaines du système solaire,. On a suivi sa trajectoire grâce à des observations par infrarouge ; elle avait l'air de se tenir en embuscade dans la Ceinture de Kuiper, mais elle fonce maintenant droit sur nous et pénétrera le système solaire en 2012. En quoi cela nous concerne-t-il ? Et bien, les effets de l'approche de Planète X seront bibliques et, qui plus est, se font déjà ressentir. Des millions voire des milliards de gens mourront, le réchauffement climatique s'aggravera ; des tremblements de terre, de la sécheresse, des famines, des guerres, des faillites et d'ailleurs, Nibiru sera aussi à l'origine de meurtrières éruptions solaires, causées par sa traversée à toute vitesse du cœur de notre système solaire. Et tout cela arrivera en 2012, nous avons intérêt à préparer notre fin dès maintenant...
Cela me semble scientifique. J'espère que ma lampe de poche aura des piles quand Nibiru «traversera à toute vitesse» le système solaire. (Tout ce que je peux dire aujourd'hui après un rapide passage en revue du sujet, c'est que « Planète X » est l'artefact d'anomalies infrarouges qui, peut-être ou non, correspondent à une réalité « planétaire ». Les scientifiques ne sont pas d'accord, mais certains ont fondé des sectes apocalyptiques là-dessus). Bien sûr, ce résumé exclut les nombreuses versions ufologiques des théories de Planète X (et de 2012) dans lesquelles les extraterrestres vont se manifester, en sautant peut-être de Planète X quand elle passera à portée, et ils seront soit des guides avisés soit des destructeurs sadiques.
L'idiotie spirituelle n'affecte pas seulement les ignorants, bien sûr. Voyez le récent compte-rendu sur la façon dont Sir Arthur Conan Doyle, créateur du formidable détective rationaliste Sherlock Holmes, avait été dupé par des spiritualistes.
Ceux qui sont obsédés par rendre l'idée le monde conforme à des rationalités rigides sont peut-être les plus vulnérables aux visions abracadabrantes des mystiques qui peuvent « expliquer » les anomalies et les mystères échappant à leur « science de la détection ». Et, comme toujours, la consolation est en grande partie responsable de l'enflure des superstitions sur 2012 : l'immensité du phénomène cosmique approchant à grand pas (reportez-vous à votre application iPhone pour le décompte exact des heures et minutes) tous les petits soucis et les frustrations rencontrés d'ici là sont relativisés. (N'y-a-t-il pas quelque chose de fort ironique à voir que les possesseurs du nec plus ultra de la science technologique consultent leur calendrier apocalyptique tendance « famille Pierrafeu » sur leur iPhone, cette icône de l'intellect ?)
Quelle qu'en soit la cause, je m'attends à ce qu'un raz de marée d'aberrations submerge tous les médias, à commencer par la sortie en novembre du film 2012 (possible slogan publicitaire : « ce Noël-là sera-t-il le dernier ? »)
C'est sans espoir; serrez les dents ; ça arrivera que vous le vouliez ou non. Ne soyez pas surpris quand vous verrez ceux qui ricanent devant le créationnisme commencer à parler de la prescience de ceux qui ont conçu le calendrier maya, les mêmes qui, par ailleurs, pensaient que le monde était plat et avait été créé 4 000 ans auparavant. Certains ont déjà tenté de faire correspondre le calendrier avec les prophéties de fin des temps du Livre des Révélations.
Prenez le comme une œuvre de salut public : si vous avez à rester poli avec un ami, par ailleurs rationnel mais qui se pose quand même des questions sur la venue de l'apocalypse en 2012, voici un lien à lui envoyer : « The Astronomical Insignificance of Maya date 13.0.0 » par Vincent H. Malmström, professeur émérite (en géographie) à l'Université de Dartmouth.
Il déchiquète 2012. Il le laisse en lambeaux et en morceaux de pseudoscience dont l'origine remonte aux « astronomes » mayas qui, eux-mêmes, étaient des mystificateurs de logique, de dates et de cycles calendaires. Malmström écrit : « Le monde est censé avoir commencé un jour chiffré 4 dans l'almanach sacré, et un autre chiffré 8 dans le calendrier séculaire, ce qui prouve tout de suite que cette date [le 21 décembre 2012] dérive d'une projection antéchronologique des deux manières de compter en vigueur à l'époque. » En d'autres termes, les Mayas ont commencé avec une date de fin qu'ils aimaient et ont magouillé leurs calculs pour que la date de départ soit différente (et non nulle).
Les Mayas ont été depuis longtemps la source de mysticisme de la part d'archéologues qui ne pouvaient gnoquer leur langage et d'hommes du Nord (au début William S. Burroughs et Allen Ginsberg, plus tard Pinchbeck) descendus en Amérique Centrale pour rechercher avec les chamans locaux les visions psychédéliques causées par certaines plantes dont le yage. L'attention portée au calendrier maya a conduit à questionner sa réelle fin : est-ce le 21 décembre 2012 ou est-ce un autre et alternatif « Temps des troubles » ? C'est une des nombreuses énigmes non résolues qui fait que les fondations de 2012 sont branlantes. Certains se sont demandés pourquoi, si le calendrier s'arrête à une certaine date, il n'était pas possible de simplement tourner la page de son calendrier mural maya ou de s'acheter une nouvelle tablette en pierre qui commencerait le jour d'après.
Ces questions se posent depuis les années 1920 ou 1930, alors qu'un archéologue du nom de John Thompson s'est mis à écrire sur le calendrier. Dans la dernière partie du siècle dernier, la théorie sur 2012 a été reprise en mains par un « prophète » du calendrier maya, José Argüelles (qui est aujourd'hui convaincu que des OVNIS seront impliqués dans l'affaire) et a progressivement décanté à travers le cortex facilement excitable du New Age et de ses « entrepreneurs » - appelons-les ainsi - sachant bien qu'il y avait là un filon de peur et de superstitions à exploiter, le tout assaisonné de mysticisme.
Le professeur Malmström descend gentiment en flèches les récentes affirmations d' « experts » occidentaux. Toute l'attention portée sur la date du 21 décembre 2012, dit-il, « n'est pertinente que si l'on se fonde sur la version révisée et discréditée des calculs de Thompson. (...) Ils [les bonimenteurs New Age] ont délibérément ignoré les propres avertissements de Thompson concernant le fait d'assigner une valeur astronomique aux dates définies par les Mayas parce que, dit-il, ils n'étaient pas de véritables 'astronomes' mais bien plutôt des 'astrologues' ». Sa pensée se résume dans propos définitifs : « Croire que cette date possède une valeur ou un intérêt pour quiconque qui ne serait pas seulement historien de la chronologie, c'est embellir une signification qu'elle n'a jamais eu l'intention d'avoir. » Il est très justement impitoyable avec les « «recherches» mal faites » des experts auto-proclamés qui ont voulu « à faire de l'argent avec de la science-fiction ».
C'est assez convainquant et je parie un barbecue le 22 décembre 2012 avec n'importe quel croyant en 2012 si tout se passe de la même manière que lors du passage de la comète de Hale-Bop (vous vous souvenez de ça ?) et du bogue de l'an 2000.
Pourquoi est-ce que ce tsunami de stupidité m'énerve autant ? Je crois que c'est très lié aux plus récentes convergences débiles que j'ai trouvées sur certains site sur 2012. Il y en avait un qui alignait visiblement le truc des Mayas de 2012 avec la prophétie de fin du monde des indiens Hopis. La meilleure explication culturelle que j'ai trouvée pour comprendre cette floraison d'idiotie : le New Age est aussi fané que la prophétie des Hopis et 2012 est une sorte de colonialisme culturel par lequel les Blancs doteraient les minorités qu'ils ont lessivées ou réprimées de pouvoirs mystiques que leur disparition virtuelle rend bien plus mystérieux.
J'ai aussi un lien personnel avec la prophétie : un triste épisode de mon passé impliquant la prophétie et un gourou des soucoupes volantes exploitant ce filon à l'époque.
C'était l'une des premières fois où j'avais été envoyé en reportage pour Village Voice. Je m'étais échappé de Taos, au Nouveau-Mexique, où j'avais perdu mon temps à ne pas interviewer Dennis Hopper dans le ranch que D.H.Lawrence avait autrefois loué, j'adorais le désert et les sources chaudes du désert. J'étais donc en train de rouler vers l'Ouest et je me rappelle m'être arrêté à une station service toute pourrie, en direction de la réserve des Hopis en Arizona où je vis une affiche pour un étrange rassemblement. Ça avait l'air d'être un comité de soutien pour un « prophète » hopi de 101 ans affirmant que les extraterrestres allaient bientôt arriver pour réaliser la prophétie hopi et que tout le monde devait donc venir les accueillir lors de cette fête.
Selon le prospectus dégueu punaisé sur le tableau d'affichage du mur de la station service, les Ovnis étaient précisément mentionnés dans la prophétie hopi. Le prospectus montrait aussi un blanc squelettique dans un costume bon marché aux côtés du soi-disant prophète de 101 ans, disait que M. Squelette était en communication psychique avec les extra-terrestres et qu'il confirmait leur arrivée pour réaliser le mythe hopi de la fin des temps. A ce que j'avais compris, le type squelettique avait débarqué de nulle part en prétendant qu'il était dans les petits papiers de l'un des deux plus vieux sages hopis - appelons-le le prophète A - et l'avait convaincu de son état de messager des extra-terrestres concernant la prophétie apocalyptique des Hopis. Un tas de littérature tente de lier le calendrier maya à la prophétie hopi, comme si l'une était la preuve de l'autre.
Les Ovnis et la prohétie hopi ? Oui, pourquoi pas... Beaucoup de gens sont persuadés que les extra-terrestres seront impliqués d'une façon ou d'une autre dans l'apocalypse du calendrier maya.
Malheureusement, il y avait un autre prophète hopi de 101 ans, le prophète B, qui ne gobait pas un mot de cette affaire d'Ovnis. Il se disait sceptique quant au nouveau venu rachitique, soit-disant médiateur entre le Prophète A et les extra-terrestres. C'était un schisme, une véritable guerre civile qui fermentait entre les deux centenaires et divisait la tribu hopie.
Et puis...voyons, je me souviens qu'à la fin des deux jours que j'avais passés dans ce village poussiéreux, rédigeant mon papier sur l'affaire, je me suis retrouvé dans l'adorable pavillon en terracotta d'une exilée de Greenwich Village, une femme âgée qui avait quitté New York où elle avait dansé avec Martha Graham. Elle était venue dans ce sud-ouest « qui respirait la spiritualité », était tombée dans les filets de la prophétie des soucoupes volantes et avait été envoûtée par le médiateur squelettique qui prétendait posséder lui-même des pouvoirs prophétiques. Elle croyait au mysticisme de l'amour et m'avait dit très sincèrement que l'homme squelettique était quelque chose comme un prophète de l'amour. Il semblait aussi qu'il lui avait dit être à court d'argent et avoir dû emprunter la totalité des économies de cette pauvre femme pour payer cette fête où les extra-terrestres étaient censés débarquer et prouver la véracité de toute la prophétie. Les aliens devaient être reçus convenablement. Puis ce fut le jour du rassemblement et, non seulement les aliens ne se montrèrent pas, mais le type squelettique non plus, et avec lui les économies de la femme dispersées dans la nature.
La pauvre femme essayait de garder la foi. J'assistais en direct à la « dissonance cognitive » de Festinger. Mais c'était quelque chose de plus triste et de plus émouvant. Le type squelettique lui avait dit que des gens jaloux conspiraient contre lui. Des gens de l'entourage du Prophète B, et même des gens du gouvernement. Des périodes douteuses du passé de l'escroc allaient être révélées. Il devait donc quitter la ville pour quelques temps, mais il allait revenir, lui avait-il promis. Elle espérait ce retour avant de perdre sa maison et de sombrer dans la misère. Mais il pouvait arriver n'importe quoi, elle continuerait à croire en l'Amour et en l'Esprit de l'Amour, me disait-elle, et elle savait que c'était cela l'essence de la prophétie hopi.
Cela m'a rappelé que la débilité New Age n'est pas toujours inoffensive, qu'elle peut être un cruel canular jouant un jeu d'arnaque avec les peurs et les espoirs des gens. J'en voudrai toujours à cet escroc rachitique qui avait volé l'argent et les illusions de cette pauvre femme.
Arrêtez de rêver, vous les gens de 2012. C'est une arnaque stupide et affligeante. Préparez-vous pour les dissonances cognitives.Et rendez-vous le 22 décembre 2012. J'aime ma viande à point.
Source Slate
Barack Obama, les attentes et les interrogations
Le discours jeudi au Caire du président américain Barack Obama est attendu aux quatre coins du monde, singulièrement dans le monde musulman au vu des multiples commentaires qui foisonnent mercredi dans la presse mondiale en particulier la presse arabe. Nombre d'observateurs s'interrogent si ce discours devrait marquer une césure dans l'approche de Washington dans ses rapports avec le monde musulman ou indiquera-t-il la fin du concept du "choc des civilisations" naguère avancé par Samuel Huntington ? Et que proposera Obama à la place ? En l'état des conjectures aussi nombreuses que variées suscitées par ce discours annoncé depuis l'arrivée à la Maison-Blanche du nouveau président américain, les attentes se focalisent sur l'ampleur des "options sur le futur" que compte imprimer Barack Obama pour tenter au minimum d'endiguer la dégradation continue de l'image des Etats-Unis dans le monde musulman.Les raisons sont aisées à trouver depuis la première guerre du Golfe et l'accentuation de l'interventionnisme US dans ces contrées arabes, essentiellement en Irak jusqu'au silence complice des Américains lors des bombardements criminels d'Israël contre la population de Ghaza.
Ces multiples dénis que la magie du "direct satellitaire" avait rendus criards ont largement altéré la politique extérieure américaine au point où un sondage publié par "World public opinion" indique que "67 % des Egyptiens considèrent que les Etats-Unis ont un rôle négatif dans le monde".
A ce niveau d'analyse, l'on peut estimer que cette situation est une conséquence de "la mauvaise politique de Bush" sur trois fronts (Irak, Ghaza et Iran) avec des "tâches colatérales" que furent les épisodes de Abou-Ghraïb et de Guatanamo mais "l'image dégradée" est là, creusant un fossé de plus en plus large entre l'Amérique et le monde musulman.
"Comment la corriger ?" est la question-clé du moment pour suggérer que Barack Obama va probablement donner une orientation graduellement en opposition avec les options Bush et ses néo-conservateurs. Déjà, note-t-on, les indices sur le dossier brûlant du Proche-Orient se font jour et les récentes déclarations d'Obama - après la visite à Washington de Mahmoud Abbes - donnent à penser que la diplomatie américaine va résolument se focaliser sur la mise en "oeuvre de la feuille de route" avec le premier avertissement à Israël de cesser ses implantations dans les territoires occupés et la réaffirmation d'un Etat palestinien.
Les Américains: se réconcilier d'abord avec la justice
Pour les observateurs avertis, il faudrait plus que des intentions pour que cette nouvelle option de la politique U.S - qui prévalait déjà lors des accords de Washington en septembre 1993 - soit pleinement suivie d'effet.
Sinon, considère-t-on un peu partout dans le monde arabe, l'on risque de revenir au statu-quo antérieur, source de toutes les dégradations politiques et de toutes les tragédies humaines vécues par le peuple palestinien.
On relève d'ailleurs que "le traitement cosmétique" a fait son temps et que l'irrédentisme d'Israël a dépassé toutes les limites, même si l'on constate, par intermittence, à la Maison-Blanche une "approche différente" des problèmes au point où l'un des proches de Netanyahu, Israël Katz ne cache pas l'existence de "désaccords" entre Tel-Aviv et Washington.
Pour certains analystes européens, cette nouvelle approche américaine tendrait à prouver que "la décision est revenue à Washington alors que pendant longtemps la politique US dans la région était dictée depuis Tel-Aviv".
Au-delà des sujets sensibles du Proche-Orient, y compris le droit de l'Iran à l'usage pacifique du nucléaire, il y a aussi tout le reste dans ce qui est appelé "la réconciliation avec le monde musulman".
Barack Obama a donné le ton dans une interview diffusée mardi soir par Canal + en déclarant :" Je pense qu'il y a un véritable conflit actuellement entre ceux qui soutiennent que l'Islam est irréconciliable avec la vie moderne et ceux qui pensent au contraire que l'Islam a toujours su évoluer en même temps que le progrès".
En pronant un "dialogue des civilisations", Barack Obama va-t-il à travers ce discours atténuer les tensions perceptibles et effacer par la même occasion "la partialité américaine avec Israël" dans une région où les signes d'une explosion à grande échelle ne sont pas à négliger ?
Commentaire d'un analyste en guise de conclusion : "les Américains se doivent de se réconcilier d'abord et avant tout avec la justice".
Berlusconi défend son "droit à la vie privée"
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a défendu dimanche son "droit à la vie privée" après la publication d'une interview affirmant que son épouse avait un "compagnon", et au lendemain de la saisie par le parquet de photos prises dans les jardins d'une de ses villas.
"Je voudrais ne pas répondre, nous avons vraiment touché le fond avec cette intrusion dans la vie privée de tous", a déclaré M. Berlusconi lors d'une conférence de presse à Bari (sud).
Le chef du gouvernement était interrogé sur l'interview dimanche d'une femme politique de droite, Daniela Santanché, au quotidien Libero (droite), qui affirme que son épouse Veronica Lario - qui a demandé le divorce il y a quelques semaines - a un "compagnon", et qui révèle même son identité. "Je suis contrarié de voir que l'on met en première page des journaux des situations qui ne devraient concerner qu'exclusivement la vie d'une famille", a réagi Silvio Berlusconi.
Il a également été interrogé sur la saisie, ordonnée samedi par le Parquet de Rome, de centaines de photos prises lors de réceptions privées dans les jardins de sa villa en Sardaigne. "Personne ne peut accepter que depuis l'extérieur de sa maison, un photographe arrive à prendre des photos de l'intérieur de sa maison. Ces clichés vont à l'encontre de tout droit à la vie privée. Ce droit à la vie privée et à la confidentialité sont des libertés fondamentales", a-t-il déclaré.
Obama honore une promesse de campagne en emmenant son épouse au théâtre
Le président américain Barack Obama a honoré samedi soir une promesse faite à son épouse Michelle durant la campagne présidentielle de 2008, en l'emmenant assister à un spectacle à Broadway, le quartier des spectacles de New York.
Les Républicains sautent sur l'occasion
Le couple Obama a rejoint New York à bord d'un petit avion militaire - rebaptisé pour l'occasion Air Force One avec le président à bord - pour un dîner dans le quartier de West Village à Manhattan et une soirée au théâtre. Les Républicains ont immédiatement saisi l'occasion de ce voyage pour accuser Barack Obama de se distraire avec l'argent du contribuable.
"Alors que le président Obama se prépare à s'envoler pour le quartier des théâtres de Manhattan à bord d'Air Force One pour assister à un spectacle sur Broadway, GM se prépare à déposer son bilan et des familles à travers l'Amérique continuent de lutter pour pouvoir payer leurs factures", a estimé le Comité national républicain dans un communiqué.
Une escapade pas encore chiffrée
"J'emmène mon épouse à New York parce que je lui ai promis durant la campagne que je l'emmènerai assister à un spectacle à Broadway quand tout serait terminé", a répondu le président Obama dans un communiqué. La Maison Blanche n'a pu chiffrer dans l'immédiat le coût de l'escapade présidentielle. Les dirigeants américains ne voyagent jamais sur des vols commerciaux en raison de l'important dispositif de sécurité qui les suit partout.
Le couple Obama avait quitté en début de soirée la Maison Blanche à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One. Ils ont embarqué à bord de leur avion sur la base militaire d'Andrews, à la périphérie de Washington. Après leur atterrissage à New York, ils ont embarqué à bord d'un autre hélicoptère en direction de Manhattan, puis se sont rendus en cortège au restaurant Blue Hill, puis au Théâtre Belasco pour assister à une représentation de la pièce d'August Wilson "Joe Turner's Come And Gone"
Bush défend les interrogatoires "poussés"
L'ancien président américain George W. Bush a défendu les techniques d'interrogatoire assimilées à de la torture utilisées par son administration dans sa "guerre contre le terrorisme", les jugeant légales et nécessaires, rapporte la presse vendredi.
Au cours de déclarations sur un vaste éventail de sujets, M. Bush, qui s'exprimait jeudi soir devant quelque 1.500 personnes réunies par l'Economic Club of Southwestern Michigan, a défendu sa décision d'autoriser des interrogatoires poussés pour faire parler les cerveaux présumés des attentats du 11 septembre 2001. M. Bush a souligné que ces techniques avaient reçu le feu vert de ses conseillers juridiques, rapporte le Detroit Free Press.
"J'ai pris la décision, dans le cadre de la loi, d'obtenir des informations afin de pouvoir dire: j'ai fait mon devoir pour protéger les Américains'", a expliqué M. Bush. "Je peux vous dire que les informations obtenues ont sauvé des vies", a-t-il ajouté, selon ces propos rapportés par le journal. M. Bush a plaidé pour une approche multiforme de ce qu'il voit comme une guerre de longue durée contre des fanatiques idéologiques.
"Nous devrions nous préoccuper de la pauvreté à l'étranger, dans notre propre intérêt", a-t-il dit, car "les idéologues ne peuvent recruter que lorsqu'ils trouvent des personnes désespérées".
M. Bush a fait ces remarques une semaine après les vives critiques émises par son vice-président, Dick Cheney, envers le président Barack Obama, qui a mis un terme aux techniques controversées d'interrogatoire, ce qui, pour M. Cheney, met les Etats-Unis en danger.
Obama pour un Etat palestinien et la fin de la colonisation
Le président américain Barack Obama a plaidé jeudi pour la création d'un Etat palestinien et a de nouveau réclamé d'Israël qu'il arrête la colonisation dans les Territoires palestiniens et honore les engagements qu'il a pris.
Lors de ses premiers entretiens avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, M. Obama a dit croire "fermement en une solution à deux Etats".
Il a dit que les deux parties, israélienne et palestinienne, avaient des "obligations en vertu de la feuille de route", plan international pour la résolution du conflit-israélien, "y compris celle d'arrêter la colonisation".
Lors de discussions la semaine passée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanayahu, "j'ai été très clair quant à la nécessité d'arrêter la colonisation", a dit M. Obama lors d'une apparition avec M. Abbas devant la presse à l'issue d'entretiens dans le Bureau ovale.
L'ex-président sud-coréen se serait suicidé
L'ancien président sud-coréen Roh Moo-Hyun, visé par une enquête pour corruption portant sur plusieurs millions de dollars, est mort samedi après une chute dans un ravin, dans ce qui apparaît comme un suicide, selon ses proches et un message d'adieu qu'il a laissé.Choc
L'annonce de son décès a profondément choqué les Coréens et amené le président Lee Myung-Bak à annuler tous ses rendez-vous de la journée. Qualifiant le suicide apparent de Roh d'"incident triste et tragique", il a demandé à son gouvernement de préparer ses funérailles "avec le respect et conformément au protocole prévu pour un ancien président".
Tombé d'une falaise
Chef d'Etat de 2003 à 2008, M. Roh est tombé d'une falaise près du village de Bongha où il avait pris sa retraite, sur la côte sud-est du pays, a constaté l'Agence nationale de police. Selon la chaîne de télévision YTN, l'ancien président a laissé un message d'adieu à ses proches disant: "ne soyez pas tristes, la mort et la vie ne sont-elles pas la même chose?"
"Le président Roh a sauté d'un rocher, dans la montagne derrière le village de Bongha", a affirmé l'ancien chef du secrétariat présidentiel, Moon Jae-In, évoquant le mot d'adieu sans en citer le contenu. Selon la chaîne YTN, M. Roh y demande à sa famille de "d'incinérer son corps" et d'"ériger une petite pierre tombale pour lui dans le village".
L'ex-président Roh, 62 ans, était parti faire une randonnée avec un garde du corps et, selon l'agence Yonhap, il s'est jeté dans le vide en profitant d'un moment de distraction de son accompagnateur. Grièvement blessé à la tête, il est décédé pendant son transfert vers l'hôpital de Busan.
Enquête
L'ex-président était au centre d'une enquête sur le versement d'un million de dollars à son épouse par un riche fabricant de chaussures et le paiement par ce dernier de cinq millions de dollars au mari d'une de ses nièces. Dans son message cité par YTN, il a dit: "cela a été très dur", "j'ai causé tellement de problèmes à beaucoup de gens".
Roh, élu en partie sur un programme anti-corruption, s'était excusé publiquement pour l'implication de sa famille dans cette affaire, mais avait rejeté toute malversation personnelle. Il était devenu le troisième président sud-coréen à être convoqué par le Parquet, après Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo, tous deux finalement condamnés à mort en 1995 - avant d'être grâciés en 1997 - pour avoir reçu des pots-de-vin et pour incitation à la révolte.
Le Premier ministre japonais Taro Aso s'est dit "surpris" du décès soudain de M. Roh et a présenté ses condoléances" à sa famille et à la Corée du sud.
Selfmade man
L'ex-président Roh, artisan d'une période de dégel avec le régime communiste de Corée du nord, était un "self made man" devenu avocat en 1975 grâce à des cours du soir avant de percer en défendant des victimes de la dictature au début des années 1980.
Militant pro-démocratie, il avait fait un bref séjour en prison en 1987, pour incitation à la grève, avant de se tourner vers la politique. Elu député en 1988, il s'était illustré dans la lutte contre la corruption et les poursuites des dirigeants de l'ancien régime militaire. Mais peu après son élection en 2002, ce dirigeant de centre-gauche s'était heurté à l'opposition conservatrice majoritaire au Parlement. Dans les dernières années de son mandat présidentiel, son crédit s'était effrité, sapé par plusieurs scandales.
ESPAGNE :
12 détenus remis en liberté, un écroué, soupçonné de financer Al-Qaïda
Le juge Eloy Velasco de l'Audience nationale n'a envoyé en prison qu'un seul des détenus, notamment le chef présumé d'un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent soupçonné de financer l'Al-Qaïda au Maghreb.Le juge Eloy Velasco de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a remis en liberté 12 des 13 délinquants présumés, interpellés dans la nuit de mardi à mercredi à Bilbao. Il n'a envoyé en prison qu'un seul des détenus, notamment le chef présumé d'un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent soupçonné de financer l'Al-Qaïda au Maghreb.
Les 12 détenus ont été remis en liberté sous caution de 3.000 ou 6.000 euros. Le juge les accuse "d'association illégale, de trafic de drogue et de blanchiment d'argent" et a ouvert une enquête pour déterminer si l'argent ainsi obtenu et postérieurement envoyé en Algérie a servi à "financer des activités terroristes".
Depuis quelques années, la justice et la police espagnoles mènent régulièrement des opérations antiterroristes islamistes, particulièrement dans la région du nord-est du pays, la Catalogne où vit une importante communauté musulmane.
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Joe Biden à Beyrouth, une première depuis 1983
Le vice-président américain Joe Biden est arrivé vendredi à l'aéroport international de Beyrouth pour une visite éclair, la première d'un responsable américain de ce niveau depuis 1983, à deux semaines de législatives cruciales. M. Biden se rendra directement par hélicoptère au palais présidentiel à Baabda (est de Beyrouth) pour s'entretenir avec le président de la République Michel Sleimane afin de lui exprimer "le soutien des Etats-Unis à un Liban indépendant et souverain".
Il doit également rencontrer le Premier ministre Fouad Siniora et le président du parlement Nabih Berri. Des mesures de sécurité draconiennes à Beyrouth et ses environs ont précédé cette visite inédite pour un vice-président depuis le passage de George Bush père dans la capitale libanaise en 1983, au lendemain d'une attaque contre le quartier général des Marines américains qui a causé la mort de 214 soldats.
"Une Europe fidèle à ses racines chrétiennes"
Le pape Benoît XVI a souhaité que l'Europe "demeure fidèle à ses racines chrétiennes", vendredi, en recevant au Vatican le président bulgare Georgui Parvanov. Le pape, qui s'exprimait en français, a souhaité que la Bulgarie "contribue efficacement à construire une Europe qui demeure fidèle à ses racines chrétiennes".
"Les valeurs de solidarité et de justice, de liberté et de paix, aujourd'hui constamment réaffirmées, trouvent en effet encore plus de force et de solidité dans l'enseignement éternel du Christ", a-t-il ajouté.
Benoît XVI a reçu M. Parvanov, puis le président de la Macédoine George Ivanov, à l'occasion de la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons d'Europe et célébrés dimanche.
Devant M. Ivanov, il a déclaré, en anglais, que les chrétiens doivent "sauvegarder le patrimoine d'idéaux et de valeurs" que ces deux saints ont transmis. "C'est de fait la plus précieuse contribution que les chrétiens peuvent offrir à la construction d'une Europe du troisième millénaire, qui aspire à un avenir de progrès, de justice et de paix pour tous", a affirmé Benoît XVI.
Sarkozy se la joue cool sur Facebook
La scène se déroule dans les salons privés de l'Elysée où la première dame a reçu ce mois-ci cinq lectrices du magazine Femme Actuelle, choisies parmi des centaines pour discuter une heure avec l'ex-mannequin.
Assise dans un fauteuil, Carla Bruni vante l'énergie "inimaginable" de son mari, lorsque Nicolas Sarkozy fait irruption dans la pièce. Le président français embrasse tendrement son épouse sur la bouche puis s'assied sur l'accoudoir d'un fauteuil près d'elle pour deviser avec les lectrices du magazine qui rivalisent d'amabilités.
"Je vais recevoir le Premier ministre d'Irak", dit-il. "Génial", commente d'une voix fluette Carla Bruni. L'extrait se termine par le départ du président français salué par son épouse d'un tendre "bon courage, Chouchou".
Dans une autre vidéo, Nicolas et Carla Sarkozy présentent leurs chiens, Clara et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michele Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir. M. Sarkozy, qui a souvent mis en scène sa vie privée, notamment avec son ex-femme Cécilia, évoque également leur troisième chien, Toumi, "resté à la maison".
Selon la présidence, le site Facebook de Nicolas Sarkozy, lancé il y a plusieurs mois, a été réaménagé lundi. Sur sa photo, il se veut naturel, bronzé, habillé d'une chemise blanche, col ouvert, et affichant un large sourire. Son profil permet d'apprendre qu'il lit "en ce moment, le Rouge et le Noir de Stendhal" et qu'il a trouvé "formidable", la pièce "Très Chère Mathilde" d'Israël Horovitz qu'il a vue samedi dernier.
Outre les vidéos de Femme actuelle, on peut y consulter les photos d'un récent déplacement à Berlin encore un discours "sur le développement de la filière bois".
Nicolas Sarkozy a 96.153 supporters sur Facebook.
Un sondage publié début mai, à l'occasion du deuxième anniversaire de son élection, indiquait que près de deux Français sur trois se disaient "déçus" par son action.
Le nouveau gouvernement palestinien a prêté serment
Un nouveau gouvernement palestinien dirigé par Salam Fayyad a prêté serment mardi, mais les islamistes du Hamas ont d'emblée affirmé qu'ils ne le reconnaîtraient pas.
Le nouveau cabinet a prêté serment devant le président de l'Autorité palestinienne et chef du Fatah, Mahmoud Abbas. Il compte, avec M. Fayyad, 23 ministres, dont dix appartiennent au Fatah, ont indiqué des responsables. Quatre femmes en font partie. La cérémonie a eu lieu à la Mouqataa, le QG de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie.
Elle avait été retardée à la suite de divergences de dernière minute au sein du Fatah, selon la présidence de l'Autorité palestinienne.
Le groupe parlementaire du Fatah, se plaignant de n'avoir pas été consulté sur la formation du cabinet, a annoncé avoir demandé à deux de ses députés nommés ministres de se retirer du nouveau cabinet. Finalement ces derniers, dont une femme, se sont retirés.
M. Fayyad, qui avait présenté sa démission le 7 mars et devait quitter ses fonctions fin mars, avait annoncé le 1er avril qu'il resterait en poste en attendant l'issue du dialogue de réconciliation interpalestinien au Caire entre le Fatah et le Hamas sous les auspices de l'Egypte. Mais après le dernier round de discussions achevé lundi sans accord, les deux mouvements rivaux ont ajourné leurs pourparlers jusqu'au début juillet en principe.
Le mouvement islamiste Hamas, qui a délogé l'Autorité palestinienne de la bande de Gaza en juin 2007 et y dispose de son propre gouvernement, a annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas le nouveau cabinet.
Dans un communiqué, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum a accusé M. Abbas de "saboter délibérément le dialogue interpalestinien. Ce gouvernement est illégal et nous ne le reconnaîtrons pas". Le Fatah et le Hamas sont en conflit ouvert depuis la prise par la force du pouvoir à Gaza par le mouvement islamiste.
Ce coup de force est survenu après 18 mois de coexistence houleuse au sein de l'Autorité palestinienne entre le Fatah et le Hamas, majoritaire au Parlement après sa victoire aux législatives de 2006.
Le Hamas fait valoir que tout gouvernement qui n'obtient pas l'approbation du Parlement est dénué de légitimité.
Ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI), M. Fayyad, un homme politique indépendant, avait été nommé Premier ministre en juin 2007 après le coup de force du Hamas et le limogeage par M. Abbas du gouvernement dominé par le Hamas. Il avait gagné le respect de la communauté internationale pour avoir largement assaini les finances de l'Autorité palestinienne en tant que ministre des Finances entre 2002 et 2005. Il conservera d'ailleurs le poste des Finances dans le nouveau cabinet, qui comprend, outre le Fatah, des représentants d'autres mouvements membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des indépendants.
Le ministre sortant des Affaires étrangères Riyad Al-Malki a été reconduit dans ses fonctions. Le ministère clé de l'Intérieur, qui chapeaute les services de sécurité, a été confié à Saïd Abou Ali, actuel gouverneur de Ramallah qui succédera à Abdelrazak Al-Yahya, selon les responsables. Le cabinet démissionnaire comptait 16 ministres, dont M. Fayyad.
Début des négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire
Les négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire ont commencé mardi à Moscou, alors que le traité START limitant les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis expire en décembre.
Rien ne filtre
Les pourparlers ont débuté à 07H00 GMT, a indiqué à l'AFP une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères, et doivent se prolonger jusqu'à mercredi. Mais ni Moscou, ni Washington n'ont voulu fournir de détails sur le contenu de cette rencontre et aucune conférence de presse n'est prévue sur le sujet, alors que de premiers pourparlers techniques avaient eu lieu en avril à Rome.
La délégation américaine est conduite par Rose Gottemoeller, sous-secrétaire d'Etat en charge de l'application des accords sur le contrôle des armements, tandis que les négociateurs russes sont menés par Anatoli Antonov, le directeur du département de la sécurité et du désarmement du ministère des Affaires étrangères.
Pas d'accord depuis 1991
Les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama, se sont fixés pour objectif d'aboutir à un compromis sur le désarmement nucléaire avant l'expiration de START en décembre, alors qu'aucune avancée sur ce dossier n'a eu lieu durant le mandat de George W.Bush. START avait été signé en 1991. Moscou et Washington sont cependant en désaccord sur des questions clés.
La Russie insiste notamment sur la nécessité d'un traité concernant toutes les ogives nucléaires et leurs vecteurs stratégiques (missiles, sous-marins et bombardiers), alors que les Etats-Unis veulent se concentrer sur les armes déployées et opérationnelles.
Le bouclier antimissile bloque tout
La presse russe estimait aussi mardi que l'aboutissement à un nouveau traité serait sans doute impossible tant que les Etats-Unis ne renoncent pas à déployer un bouclier antimissile en République tchèque et en Pologne, un projet que la Russie considère comme une menace pour sa sécurité.
"Moscou va tenter de lier (l'avenir de) l'accord START à la question du déploiement en Europe du bouclier antimissile", soulignait ainsi le quotidien indépendant Vremia Novosteï. "Si l'administration de Barack Obama décide de ne pas revoir (...) le projet d'installation de systèmes antimissiles en République tchèque et en Pologne, un nouvel accord START sera impossible", poursuit le journal.
Le quotidien Izvestia, dans un article titré "START: ordre d'accoucher avant décembre", estime lui aussi que ce bouclier antimissile sera un sujet clé au cours des négociations sur le désarmement nucléaire. "Si la construction (du bouclier) commence, alors Moscou refusera sans doute toute réduction (de son arsenal nucléaire) dans le cadre d'un nouveau START", relève ce journal proche du pouvoir russe.
Le chef des Tigres est bien mort, son corps exposé à la TV
"Je suis très heureux de confirmer que nous avons tué Prabhakaran, cet impitoyable dirigeant terroriste", a déclaré à la télévision le général Sarath Fonseka, qui avait déjà confirmé lundi la mort du dirigeant des Tigres, tué par des militaires.
Son décès avait été annoncé lundi à l'AFP par deux responsables militaires, puis confirmé par la télévision publique. "Ce soir, nous fournirons des images du corps de Prabhakaran", s'est engagé le chef de l'armée de terre.
La chaîne de télévision d'Etat a diffusé dès l'après-midi une vidéo de la dépouille présumée de M. Prabhakaran, où l'on pouvait apercevoir son visage intact, les yeux grands ouverts. Le corps présenté ressemble énormément à M. Prabhakaran.
Le commandant suprême des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) est vivant, se porte bien et est en sécurité, avait affirmé mardi matin la rébellion séparatiste dans un communiqué.
Obama et Netanyahu s'entretiennent sur la paix et l'Iran
Le président américain Barack Obama a reçu lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour de premiers entretiens qui s'annonçaient déterminants pour la suite des efforts de paix au Proche-Orient et des relations entre les Etats-Unis et Israël.
Une limousine arborant les drapeaux américain et israélien a déposé M. Netanyahu devant la Maison Blanche, où il devait discuter longuement avec M. Obama avant de partager avec lui un déjeuner de travail.
Duo pour éviter l'enlisement définitif
Ce face-à-face, le premier depuis que les deux hommes ont pris leurs fonctions, avait lieu alors que le processus de résolution du conflit israélo-palestinien est à nouveau enlisé et que MM. Obama et Netanyahu semblent avoir une vision radicalement différente des moyens de parvenir à une paix insaisissable depuis 60 ans.
M. Obama a fait de la création d'un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël la pierre angulaire du processus.
Mais M. Netanyahu est allé contre une grande partie de la communauté internationale en se gardant d'endosser une telle "solution à deux Etats".
Il a compliqué encore la recherche de la paix en disant vouloir poursuivre les constructions dans les colonies existantes de Cisjordanie occupée, malgré les appels américains à arrêter la colonisation.
Une main tendue pour l'Iran, une gifle pour Israël
La nouvelle politique iranienne des Etats-Unis est un autre sujet de discorde et Uzi Arad, conseiller à la sécurité nationale de M. Netanyahu, a signifié que la question était en tête des préoccupations du Premier ministre à Washington.
M. Netanyahu s'inquiète que la diplomatie de la main tendue à l'Iran proposée par M. Obama ne laisse au régime islamique le temps de fabriquer la bombe atomique dont Israël se sent la cible.
Israël, qui se réserve d'intervenir militairement, ne laisserait que quelques mois à M. Obama, alors que celui-ci veut donner à son approche diplomatique le temps nécessaire.
Les entretiens entre MM. Obama et Netanyahu soulèvent d'innombrables questions. Vont-ils à la confrontation ouverte ? M. Obama, qui a promis de s'engager sans attendre dans l'effort de paix au Proche-Orient pour ne pas encourir le reproche fait à son prédécesseur George W. Bush, tâchera-t-il de forcer la main à son hôte ? Ces entretiens préludent-ils à une relation moins étroite entre les deux alliés américain et israélien ? M. Netanyahu est-il prêt à montrer plus de bonne volonté sur un Etat palestinien s'il reçoit de M. Obama des garanties en ce qui concerne l'Iran ?
Netanyahu propose du neuf
Les deux côtés ont minimisé les risques que la discussion ne tourne à la querelle. M. Netanyahu pourrait avoir refusé jusqu'à présent de soutenir une "solution à deux Etats" par calcul tactique et pourrait profiter de la rencontre avec M. Obama pour avancer une formule acceptable par ses hôtes, selon certains observateurs.
M. Netanyahu arrive à Washington avec une nouvelle approche du problème palestinien. Il préconise un processus comprenant négociations, coopération dans le domaine de la sécurité et développement de l'économie palestinienne. Il se dit prêt à reprendre dans les prochaines semaines les négociations avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, que M. Obama recevra à son tour en mai.
"Si nous mettons en avant un nouveau plan, les Américains ne vont pas le rejeter s'ils pensent qu'il peut aider leur politique", a déclaré un haut conseiller israélien.
M. Obama, pour lequel les discussions de lundi représentent l'épreuve diplomatique peut-être la plus délicate de sa jeune présidence, n'a pas encore fourni de plan de paix détaillé.
La Chine empêche la construction d'un parc à thème sexuel
Les autorités chinoises ont interdit la construction d'un parc à thème à caractère sexuel qui devait s'implanter à Chongqing, au sud-ouest de la Chine. Le projet a provoqué une opposition massive de la part de la population locale. Les critiques porteraient sur le caractère trop explicite des expositions visibles dans le parc, selon le journal China Daily de lundi.
Des internautes qui ont eu l'occasion d'avoir accès à des photos des expositions contestées qualifient le parc de vulgaire et trompeur. Les autorités locales ont obligé l'entrepreneur a démolir les immeubles et les expositions en cours de construction.
Le promoteur du projet, Lu Xiaoqing, se targue de promouvoir éducation et harmonie sexuelles en s'inspirant d'un parc similaire qui se trouve à Jeju, en Corée du sud.
Le projet contesté prévoyait la mise sur pied d'expositions portant sur l'histoire du sexe, la santé sexuelle et les techniques. Au programme figuraient encore la réalisation de sculptures géantes d'hommes et de femmes, ainsi que des reproductions des parties génitales des deux sexes. Le parc aurait dû ouvrir ses portes au mois d'octobre prochain.
L'OMS rapporte 8.480 cas de grippe mexicaine dans 39 pays
Le nouveau virus de grippe porcine a contaminé 8.480 personnes dans 39 pays de la planète, et provoqué 72 décès parmi elles, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié dimanche sur son site internet.
Ce bilan marque un net ralentissement du nombre de cas répertoriés par rapport à ces derniers jours où l'OMS faisait état presque quotidiennement d'environ un millier de cas supplémentaires.
Samedi, l'organisation avait porté son bilan à 8.451 personnes contaminées dans 36 pays pour un nombre équivalent de décès, contre 4.694 cas rapportés en début de semaine.
Les Etats-Unis comptent toujours le plus grand nombre de malades, malgré un bilan inchangé par rapport à la veille (4.714) suivi du Mexique (2.895), foyer d'origine du nouveau virus de type A (H1N1).
L'Inde, la Turquie et la Malaisie sont venues s'ajouter à la liste de l'OMS, dont les données sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l'organisation.
Démocratie pour l'Arabie Saoudite?
Soixante dix sept démocrates saoudiens ont envoyé une pétition au Roi Abdallah. Ils réclament un parlement élu et une monarchie constitutionnelle...Soixante dix sept démocrates saoudiens ont envoyé une pétition au Roi Abdallah qui demande un parlement élu, une limite à la nomination des princes à des postes officiels et la fin des tribunaux secrets qui jugent les terroristes.
Selon le Christian Science Monitor, cette pétition est un nouveau petit signe du mouvement démocratique naissant dans cette monarchie absolue. Les pétitionnaires, qui se présentent comme des défenseurs des droits de l'homme, souhaitent une « monarchie constitutionnelle comme le Royaume-Uni, le Maroc et la Jordanie ». « Le peuple saoudien a le droit de prendre part aux décisions du pays », ajoutent-ils.
En 2003, une pétition du même ordre avait été lancée. Les auteurs avaient été emprisonnés avant d'être libérés par le roi Abdallah lors de son accession au trône en 2005. L'année dernière, c'est Matrouq al Faleh qui a été en prison pendant 8 mois. Ce professeur de sciences politique avait publié un rapport alarmant sur les conditions de vie des prisonniers.
[Lire l'article complet sur le Christian Science Monitor.]
Les célibataires défilent à Rio pour trouver l'âme soeur
Adeptes du mouvement dos "Sem-Namorados" (des Sans Amoureux), une initiative née dans des sites de rencontres, ces manifestants - que certains passants qualifiaient ironiquement de "laissés pour compte" - voulaient montrer qu'ils étaient autre chose qu'un visage sur un écran d'ordinateur et étaient décidés à aller plus loin qu'un échange distant de mails.
Ils brandissaient des banderoles où l'on pouvait lire notamment "J'en ai assez d'être seul!" ou "Un amoureux tout de suite!", au rythme du célèbre boléro "Besame mucho" ("Embrasse moi fort"). La physiothérapeute, Silvia Nobre, 33 ans et veuve depuis deux ans, marchait en tête du cortège, organisé dans le cadre de la Journée internationale des Familles.
"C'est une façon amusante de montrer que l'on est seul. J'ai apporté 30 cartes avec mes contacts pour les distribuer lors de la manif", a-t-elle dit à la TV Globo.
La professeur Rita de Cassia de Sa de Almeida, 41 ans, célibataire depuis 5 ans, a affirmé ne pas avoir "peur d'être traitée de laissée pour compte. Je suis venue ici pour trouver quelqu'un". Selon Globo News, il y a plus de 52 millions de célibataires au Brésil qui compte 190 millions d'habitants.
Ban Ki-moon fustige la colonisation israélienne
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi Israël à changer sa politique en matière de colonies de peuplement dans les territoires occupés.
Le moment est venu de "changer de politique"
"Les Palestiniens continuent de voir des actes unilatéraux inacceptables à Jérusalem-est et dans le reste de la Cisjordanie (...) qui sont intimement liés aux colonies de peuplement", a dit M. Ban à l'ouverture d'un débat au Conseil de sécurité sur la relance du processus de paix au Proche-Orient. "Le moment est venu pour Israël de changer fondamentalement sa politique dans ce domaine comme il l'a souvent promis mais pas encore fait", a-t-il ajouté.
"L'action sur le terrain, ainsi qu'une détermination à négocier sur toutes les questions clés, y compris Jérusalem, les frontières et les réfugiés, sur la base des engagements existants d'Israël, seront les vrais tests de l'attachement d'Israël à la solution des deux Etats", a ajouté le chef de l'ONU.
Israël a le droit "de vivre en paix"
M. Ban a également affirmé que les "citoyens israéliens continuent de demander l'assurance qu'un futur Etat palestinien garantira leur droit de vivre en paix et en sécurité. Dans ce domaine, les attaques aveugles à la roquette qui ont causé des pertes humaines et la souffrance des civils (...) sont non seulement profondément inacceptables, mais aussi totalement contreproductives et doivent cesser".
La réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, à l'initiative de la Russie et présidée par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, doit tenter de redonner un semblant d'élan au processus de paix au Proche-Orient qui est enlisé depuis des mois. Dans sa déclaration d'ouverture, M. Lavrov a souligné la nécessité d'une "reprise rapide des négociations entre Israël et les Palestiniens."
Hillary Clinton absente
Le débat rassemblait notamment les chefs de la diplomatie britannique David Miliband, français Bernard Kouchner et turc Ahmet Davutoglu. Les Etats-Unis étaient représentés par leur ambassadrice à l'ONU Susan Rice, qui a rang ministériel, et non par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.
La réunion doit déboucher sur l'adoption à l'unanimité d'une déclaration qui doit réaffirmer l'urgence de parvenir enfin à la paix au Proche-Orient et la nécessité d'une action diplomatique vigoureuse à cette fin.
L'Algérie offre 20 millions de dollars à l'Autorité palestinienne pour surmonter la crise financière
L'ambassadeur de l'Algérie en l'Egypte et représentant permanent au niveau la Ligue arabe, Abdelkader Hadjar a déclaré que l'Algérie a avancé à la Ligue arabe 20 millions de dollars comme appui au budget de l'Autorité palestinienne en application des décisions du dernier sommet arabe. Il a souligné que ce chiffre est la moitié de la part de l'Algérie en 2009 à l'appui de de l'Autorité palestinienne.
L'ambassadeur Hadjar a déclaré après sa rencontré avec le Vice-Secrétaire générale de la Ligue arabe, l'Ambassadeur Ahmed Ben Halli aujourd'hui que l'Algérie a répondu rapidement à une demande formulée par le président palestinien Mahmoud Abbas, en vue de la crise financière dont souffre l'Autorité palestinienne.
Il a souligné que l'Algérie respecte ses engagements de paiement vis à vis de la Ligue Arabe et l'Algérie paiera sa part au cours du mois de Mars qui coïncidera avec la tenue du sommet arabe au Qatar.
En réponse à une question sur l'aide de l'Algérie pour la bande de Gaza après l'annonce du président algérien Abdelaziz Bouteflika de faire un don de 20 millions de dollars L'Ambassadeur Hadjar a répondu: "nous nous sommes entendus au niveau des délégués de la Ligue arabe pour mettre en place un mécanisme qui permettra de faire acheminer l'aide annoncé par le sommet arabe au Koweït par l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et l'Algérie, mais le mécanisme n'est pas encore fonctionnel et nous attendons sa mise en place .. Nous allons en débattre lors d'une réunion des ministres arabes des affaires étrangères la semaine prochaine. "
Il a souligné que l'Algérie sera présenté à la conférence internationale des bailleurs de fonds de reconstruction de la bande de Gaza qui se tiendra dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, lundi prochain.
Il a expliqué que les fonds iront directement à travers la Ligue arabe pour financer la mission palestinienne à la réception des fonds de la reconstruction du secteur arabe, en conformité avec le mécanisme qui sera mis en place après la décision la création d'un fonds pour la bande de Gaza prise par lors de la réunion des délégués permanents de la Ligue arabe.
Inttrogé sur ce que peut faire l'Algérie à part le soutien matériel et si l'Algérie compte mettre en œuvre des projets, l'Ambassadeur Hadjar a répondu : " Nous avons une longue expérience avec nos frères palestiniens et nous ferons tout ce qui est demandé de nous en vers le peuple palestinien.
Rappelons que le Conseil de la Ligue des États arabes au sommet du Kuweït avait décidé de fournir un soutien financier mensuel à l'Autorité palestinienne de 55 millions de dollars raparti selon les contributions de chaque pays au budget de la Ligue des États arabes.
Essais nucléaires en Algérie : des militaires français demandent réparation
Douze anciens militaires français se présentent devant la cour d'appel de Paris, jeudi 26 février, pour obtenir réparation des préjudices subis. Les "préjudices" ? Des cancers, qu'ils estiment causés par les essais nucléaires français, alors qu'ils étaient en mission au Sahara ou en Polynésie dans les années 1960.
Gérard Dellac est l'un de ces soldats. Le 13 février 1960, date du premier essai atomique français, il est à Reggane, en Algérie, lorsqu'on l'envoie au "point zéro", l'endroit précis où l'explosion s'est produite, planter le drapeau tricolore. Pour Arlette Dellac, sa femme, il n'y a aucun doute : c'est ce qui a provoqué son cancer.
L'État français reconnaît que Gérard Dellac a été irradié. Mais le cancer de la peau dont il souffre ne fait pas partie de la liste des maladies radio-induites dressée par la Sécurité sociale. A ce titre, il ne bénéficie d'aucun suivi médical, ni d'aucune pension militaire d'invalidité.
"JUSQU'À MAINTENANT, TOUTES LES DÉMARCHES ONT ÉTÉ REJETÉES"
Pour lui et les onze autres militaires irradiés qui se présentent devant la cour d'appel de Paris, il s'agit donc d'une énième tentative d'obtenir réparation. "Toutes les démarches effectuées jusqu'à maintenant ont été rejetées", explique Michel Verger, président de l'Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN) qui offre ses services – notamment juridiques – aux militaires irradiés. "A peu près quatre cents dossiers de cas de militaires ou veuves de militaires irradiés sont sur nos bureaux, explique Michel Verger. Des procédures en justice sont engagées pour environ cent cinquante d'entre eux." En 2006, la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI) avait rejeté la demande d'indemnisation de Gérard Dellac et des onze autres militaires.
Malgré tout, Michel Verger garde espoir. En septembre 2008, l'Etat a été condamné par la cour régionale des pensions militaires de Nancy à verser une indemnité à André Geneix, ancien soldat irradié en 1962 au Sahara. Un signe pour M. Verger que "l'on est sur la bonne voie". Autre lueur d'espoir pour l'ancien militaire : le ministre de la défense, Hervé Morin, a récemment proposé un projet de loi qui prévoit d'indemniser les soldats victimes de l'exposition aux essais nucléaires sans qu'ils aient à prouver de lien de causalité entre la maladie contractée et les essais.
Source : L.M
Il part en Algérie avec ses 4 enfants
La police française l'accuse d'enlèvement
L'affaire est sérieusement qualifiée d'enlèvement par les policiers d'Avignon saisis par une mère de famille. Cette dernière avait confié, vendredi, ses 4 enfants âgés de 4 à 11 ans à son mari avec qui elle est en instance de divorce.
Ce matin, elle apprend par une voisine que cet homme de nationalité algérienne avait téléphoné pour dire qu'il prenait le bateau à Marseille avec ses 4 enfants.
Aussitôt, la police a tenté de bloquer le bateau mais c'était trop tard : il était déjà dans les eaux territoriales. Si le père ne ramène pas les enfants à Marseille d'ici dimanche, il encourt des poursuites pour enlèvement. A condition bien entendu que les autorités algériennes satisfassent la demande des policiers français.
Al-Qaida publie des photos des touristes enlevés au Niger
Les otages enlevés au Niger
La branche nord-africaine d'Al-Qaïda a publié des photos de quatre personnes qu'elle présente comme les touristes européens dont elle a revendiqué l'enlèvement au Niger, selon un centre américain
Le centre spécialisé dans les affaires de terrorismes a indiqué mercredi soir que le groupe a diffusé des photos d'un couple de Suisses, d'une Allemande et d'un Britannique qu'il dit retenir en otage.
Auparavant mercredi, un message audio du porte-parole du groupe, Salah Abou Mohammed, a revendiqué l'enlèvement des quatre Européens en janvier, et celui de deux diplomates canadiens en décembre.
Sur un des clichés, on voit un homme hagard, ébouriffé et les yeux fermés, assis à coté d'une femme portant un turban, dont le visage a été brouillé.
Une autre photo montre une femme également coiffée d'un turban, et dont le visage est inidentifiable. La troisième présente un homme dégarni, également les yeux fermés, apparemment dans un état de détresse.
Sur les trois photographies, des hommes armés enturbannés au visage masqué sont visibles sur fond de paysage désertique.
Ces enlèvements marquent la première apparition d'Al-Qaïda au Niger, un Etat pauvre déjà fragilisé par deux années de rébellion armée touareg dans sa partie nord, proche de l'Algérie et du Mali.
Londres expulse des familles algériennes
Les emplois britanniques d'abord
Lutte contre le dumping social ou xénophobie?Quelques jours après la fin du conflit dans les raffineries britanniques, la mobilisation semble sur le point de reprendre. En cause : deux centrales électriques recourant à des sous-traitants qui n'emploient que des travailleurs étrangers. Il faut dire que les manifestants sont plus qu'encouragés par l'issue du mouvement parti de Lindsey (Lincolnshire). IREM, le sous-traitant de Total qui avait prévu de ne recourir qu'à des Italiens et Portugais, s'est finalement engagé à réserver à des Britanniques la moitié des 200 postes affectés aux travaux d'extension de la raffinerie.
Gordon Brown a eu beau mettre en garde contre les ravages de la «dé-globalisation», cette tendance au repli national qui menace l'économie mondiale, le mouvement s'est étendu dans tous le pays et a mobilisé environ 2.000 grévistes. Cette grève «sauvage» menée sous la bannière de l'Union Jack et aux cris de « put British jobs first » («les emplois britanniques d'abord») a suscité dans l'opinion publique une sympathie égale au malaise de la classe politique. La cacophonie s'est manifestée au plus haut niveau, entre les déclarations hostiles de Peter Mandelson, le très blairiste ministre de l'industrie, et la compréhension manifestée par un autre ténor du Labour, le ministre de la santé Alan Johnson. Embarrassés, les syndicats ont dû se raccrocher au mouvement.
Le libéralisme européen en accusation
L'Europe est-elle en cause ? C'est l'explication donnée par la gauche. Le député travailliste Jon Cruddas incrimine la «course au moins-disant social» qui sévirait au sein de l'Union européenne. Un langage inhabituel dans un pays plutôt coutumier des diatribes contre le monstre bureaucratique — et même «socialiste» — bruxellois, accusé régulièrement d'étouffer les entreprises du Royaume. Cette fois, les règles régissant la mobilité du travail, l'un des principes fondamentaux du marché unique européen, et leur application par la Cour de justice de Luxembourg, sont accusées d'encourager le dumping social.
Qu'en est-il exactement ? Comme pour «l'affaire Bolkestein» en France en 2005 (la directive libéralisant les services dans l'Union), une petite explication de textes est requise pour démêler le vrai du faux. Le détachement de travailleurs d'un Etat membre par une entreprise effectuant une prestation de services dans un autre Etat est régi par une directive adoptée en 1996. Celle-ci prévoit l'application d'un noyau dur de garanties sociales : salaire minimum, durée du travail, congés payés, etc. Le droit du travail du pays d'accueil s'applique, de même que les conventions collectives à condition qu'elles soient «d'application générale», c'est-à-dire qu'elles régissent l'ensemble des entreprises du secteur concerné.
En revanche, comme l'a plusieurs fois rappelé la Cour de Luxembourg, les autres accords collectifs n'ont pas vocation à s'appliquer. L'entreprise issue d'un autre Etat membre ne doit pas appliquer des normes auxquelles toutes les entreprises nationales ne sont pas nécessairement soumises. Cela serait discriminatoire. Les juges de Luxembourg ont ainsi considéré que des entreprises polonaises ou lettones réalisant leurs activités en Allemagne ou en Suède n'avaient pas à se conformer à certains accords. Ces décisions ont suscité de vives controverses, en particulier parce qu'elles remettent en cause des traditions sociales bien ancrées.
Beaucoup appellent donc aujourd'hui à une révision de la législation européenne. On voit mal pourtant comment l'Union pourrait adopter des règles plus contraignantes, sauf à remettre en cause l'idée même d'un marché unique européen. En vertu de quel principe obliger des entreprises tierces à appliquer des accords collectifs signés seulement par une entreprise? Dans le cas du secteur de la construction en Grande-Bretagne, les conventions collectives de branche existent bel et bien... mais n'ont jamais été déclarées «d'application générale» par le gouvernement ! Un «détail» dénoncé dès 2004 par les syndicats.
Du détachement des travailleurs à l'immigration
Si « dumping social » il y a, il ne concerne pas les normes sociales «de base» — ni même le salaire minimum — mais plutôt le coût du travail qualifié. Mais sur ce point, quelles revendications formuler ? Mis à part exiger l'application des conventions collectives du secteur, on voit mal ce que les travailleurs britanniques pourraient réclamer. A moins de refuser la légitimité même du recours à une main d'œuvre moins chère présente sur le territoire européen. L'argument pourrait alors s'appliquer tout aussi bien aux immigrés.
Pendant les années Blair, l'immigration, en grande partie alimentée par la libre circulation interne à l'UE, était vue comme un facteur de prospérité. Son apport à l'économie britannique compensait les tensions sur les salaires des moins qualifiés. Aujourd'hui, la crise et la montée du chômage risquent de réveiller la tentation xénophobe. Le British National Party (ex-National Front) est certes très minoritaire depuis que le populisme thatchérien est parvenu à le marginaliser, mais il n'a jamais cessé d'être craint par les grandes formations politiques qui s'inquiètent aujourd'hui de son regain de succès dans les scrutins locaux. La formule «des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques» lancée par Brown au Congrès du Labour en 2007 et reprise par les manifestants, n'était d'ailleurs pas autre chose qu'un clin d'œil à cet électorat. Le Premier ministre entendait alors de répondre aux craintes sur l'immigration par des programmes de formation permettant d'élever le niveau de qualification des Britanniques. L'effet boomerang de ce slogan hasardeux s'avère dévastateur.
Le malaise grandit encore lorsque s'ajoute le fait, finalement révélé par la presse, que les travailleurs italiens et portugais de la raffinerie de Lindsey n'étaient en réalité pas moins bien payés que leurs homologues britanniques. Les syndicats ont d'ailleurs tenté tant bien que mal de déplacer le débat en revendiquant un accès équitable des travailleurs locaux aux opportunités d'emploi. Pour le dirigeant du syndicat UNITE, Derek Simpson, «aucun travailleur européen ne devrait être empêché de se porter candidat à un emploi britannique et aucun travailleur britannique ne devrait être empêché de se porter candidat à un emploi britannique».
Et l'Europe sociale?
Quoi qu'il advienne du mouvement, les syndicats et la gauche britanniques seraient bien avisés d'agir avec retenue et rigueur en évitant les amalgames abusifs — entre la responsabilité de l'Etat et celle de l'Union, mais aussi entre le «dumping social» et la présence d'une main d'œuvre étrangère dont le seul crime est d'accepter parfois des salaires plus bas...
Au delà, le débat de ces derniers jours en Grande-Bretagne pose une question plus profonde : la poussée protectionniste issue de la crise emportera-t-elle jusqu'au marché unique européen et ses quatre libertés de circulation (travailleurs, capitaux, biens et services)? Il y aurait bien un moyen de l'éviter : rassurer les populations sur l'existence d'une concurrence équitable en relançant l'Europe sociale.
Celle-ci, contrairement à une idée reçue, est bien avancée dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail. Mais pour le reste, la construction d'un socle commun de droits sociaux patine depuis des années. Comme le dialogue social européen voulu par Jacques Delors n'a jamais réellement décollé, faute de volonté patronale, les seuls progrès en la matière doivent venir de la législation. Et dans ce domaine, les principaux opposants à toute véritable avancée ne sont autres que... les Britanniques eux-mêmes!
Londres expulse des familles algériennes
Les services de l’immigration britanniques ne considèrent plus la menace terroriste en Algérie comme un argument valable à la délivrance du statut de réfugiés à des couples qui, très souvent, avaient fui le pays, où leur vie était en danger.
Les expulsions des familles algériennes en situation irrégulière au Royaume-Uni ne constituent plus des cas isolés. Depuis quelques mois, leur cadence s’est accélérée, illustrant le durcissement de la politique migratoire britannique. Cette semaine, c’était au tour d’une famille de Brighton — sud de l’Angleterre — d’être conduite dans un centre de rétention des immigrés clandestins, en attendant son refoulement vers l’Algérie. Assia et Athmane Souhalia résident à Brighton depuis 2002 où ils ont eu une petite fille de deux ans.
Assia a fui l’Algérie où ses deux frères policiers ont été tués par les groupes terroristes. En 2007, sa sœur restée au pays a été victime d’un attentat à la bombe. Craignant pour sa vie et celle de sa petite famille, Assia a introduit une demande d’asile en Grande-Bretagne. Mais sa requête a été rejetée. Mercredi dernier, des agents des services de l’immigration (Border Agency) ont fait irruption dans le domicile du couple et l’a interpellé. Aussitôt, un comité s’est constitué pour soutenir la famille, demandant au Home Office de surseoir sa décision. En décembre dernier à Wrexham, dans le pays de Galles, la famille Boumerdassi a connu le même sort. Farid, son épouse Samia et leurs trois enfants, Mohamed (11 ans), Myriam (10 ans) et Mehdi (6 ans) ont été embarqués de force et séparément dans un avion à destination d’Alger, et ce, après un bref séjour dans un centre de rétention, près de l’aéroport de Gatwick. Leur refoulement est intervenu suite à l’épuisement de l’ensemble des recours qu’ils ont transmis à la justice britannique pour obtenir le statut de réfugiés. La demande d’asile avait été introduite au nom de l’épouse qui a invoqué les dangers pesant sur elle et sur sa famille, compte tenu d’une profession dangereuse qu’elle exerçait en Algérie. Comme à Brighton, les habitants de Wrexham se sont empressés d’apporter leur assistance aux Boumerdassi, les décrivant comme de bons voisins et des individus complètement intégrés à la communauté locale où ils accomplissaient de nombreuses tâches bénévoles. Parmi les messages de solidarité postés sur Internet, beaucoup trahissaient l’indignation des habitants à l’égard de la conduite des services de l’immigration qui, selon eux, préfèrent expulser des gens honnêtes et offrir le refuge à de dangereux terroristes. Intransigeants, les responsables du ministère de l’Intérieur ont affirmé aux contestataires qu’ils n’ont fait qu’appliquer la loi. Selon eux, les Boumerdassi ne couraient plus aucun risque dans leur pays. Un commentaire similaire a été fait sur une troisième famille algérienne de Plymouth (sud de l’Angleterre) qui a été expulsée à la fin de l’année 2008. Le 16 décembre précisément, Leïla et Fouzi Douik ainsi que leurs quatre enfants, dont un bébé de 18 mois, étaient sous le choc en voyant les agents des services de l’immigration envahir leur maison, après avoir défoncé la porte d’entrée. Le raid rapporté par la presse locale a scandalisé l’opinion.
Les Douik avaient quitté l’Algérie, plus exactement Blida, il y a 7 ans, dans des circonstances dramatiques. Leur fils aîné Mohamed, alors âgé de six ans, a perdu l’usage d’un œil, à la suite d’une balle perdue qui avait été tirée dans sa direction par des terroristes, au cours d’un accrochage avec les services de sécurité. Craignant des représailles après que leur enfant eut été appelé à identifier les coupables devant un tribunal, Leïla et Fouzi ont décidé de se réfugier en Grande-Bretagne.
À Plymouth, les enseignants et les camarades de classe de Mohamed ont signé une pétition, priant les autorités d’annuler la procédure d’expulsion. Un comité local pour l’égalité et contre le racisme s’est également mobilisé en leur faveur. En vain. Contrairement aux années 90, le gouvernement britannique ne considère plus la menace terroriste en Algérie comme un critère ouvrant droit à l’asile. Cependant, il est notable de constater que cette politique ne s’applique pas à tous de la même manière. Hakim Douik a réussi par exemple à obtenir le droit de rester au Royaume-Uni, en s’appuyant sur les mêmes arguments que son frère Fouzi. En l’absence de motivations d’expulsion valables, les services de l’immigration laissent des gens croupir dans les centres de rétention pendant des années.
Une récente enquête réalisée par une organisation de soutien aux détenus révèle que des centaines de candidats à l’expulsion sont jetés dans ces établissements où certains passent jusqu’à huit ans, sans que personne ne s’inquiète de leur sort. Les ressortissants de quatre pays sont les plus exposés à ces pratiques. Il s’agit de Somaliens, d’Irakiens, d’Iraniens et… d’Algériens. Il est à rappeler que le nombre des compatriotes refoulés de Grande-Bretagne a atteint des records ces dernières années. On compte approximativement une expulsion toutes les 48 heures.
9% de la population vivant en France est originaire d'Afrique et du Maghreb
Plus précisément, comme l'explique Abbas Bendali, l'un des fondateurs du Cabinet Solis Conseil, "nous nous sommes appuyés sur l’Etude de l’histoire familiale de l’Insee (EHF) publiée en 1999". Puis, "à partir de cet instantané de 99, notre démarche a été de poursuivre le film en faisant intervenir des taux de mortalité et de natalité, vieillir cette population, en prenant en compte les retours au pays et les nouveaux entrants depuis 1999. Entre la collecte de ces données, la mise en place d’outils méthodologiques et leur traitement, nous avons consacré trois années à cette étude".
Résultat: "au 1er janvier 2009, la taille de cette population est estimée à 5,5 millions d'individus". Soit, 1 532 000 originaires d'Algérie, 1 255 000 du Maroc, 477 000 de Tunisie, 1 080 000 d'Afrique sub-saharienne, 757 000 des Dom-Tom et 441 000 de Turquie. Manquent les Asiatiques pas présents dans cette enquête.
Selon Solis Conseil, le profil de ces populations "reste encore marqué par le poids du facteur immigration". "Elle est plus masculine: 51,3% sont des hommes, et elle est plus jeune: 70,3% ont moins de 40 ans". Par ailleurs, le poids de la deuxième génération est désormais dominant puisqu'elle représente 51,5% du total.
Pour Solis l'intérêt de ces chiffres est évident. "Pour mieux connaître les comportements de consommation des minorités ethniques", ce cabinet conseil va lancer dans un deuxième temps, "une enquête auprès d'un échantillon représentatif de la population originaire du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne". Objectif? "Recueillir, entre autres les comportements de consommation de biens et services et les fréquentations des grands médias, notamment les médias communautaires".
Outre la question d'une France réduite à des communautés, y compris celle des "Domiens" qui seront peut-être étonnés de se retrouver là, l'étude de Solis Conseil repose celle des statistiques ethniques. Faut-il les autoriser plutôt que de laisser n'importe qui extrapoler de façon plus ou moins scientifique?
Dans une interview à Afrik.com, Abbas Bendali se dit "partagé", comme Nicolas Sarkozy. Pour le fondateur de Solis Conseil, "L’idéal serait d’avoir des statistiques officielles". "Mais, ajoute-t-il, jusqu’à quand posera-t-on la question aux gens de savoir s’ils sont Blancs, Noirs, Maghrébins ou autres, d’autant plus qu’il y a de plus en plus de métissage. Mon fils a des origines en Algérie et en Auvergne". Dernière objection: " je ne sais pas s’il est intéressant que les gens se comptent les uns par rapport aux autres. On travaille sur un phénomène récent : la décennie 2000 marque un tournant pour la deuxième génération qui supplante en nombre la première génération". Bref, la question reste entière.
COOPÉRATION ALGÉRIE - MALTE
Énergie, le commerce et le tourisme au menu
Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est arrivé vendredi à La Valette (Malte) pour une visite officielle d'une journée, à l'invitation de son homologue maltais, Tonio Borg. Au cours de cette visite, M. Medelci a eu des entretiens avec son homologue maltais et a été reçu par le président de la République de Malte, Edward Fenech Adami. L'audience s'est déroulée au siège de la présidence maltaise en présence du directeur du département Europe au ministère des Affaires étrangères, Mouloud Hamai et de l'ambassadeur d'Algérie à Malte avec résidence à Rome, Rachid Mâarif. L'état de la coopération bilatérale et les voies et moyens de sa consolidation, par le biais d'accords de coopération en voie de finalisation, ainsi que les questions régionales et internationales d'intérêt commun ont été abordés lors de cette rencontre.
Les deux ministres ont également discuté de la situation au Moyen-Orient et l'initiative de Malte pour un dialogue plus structuré entre l'Union européenne et la la Ligue arabe.
Kadima est en tête, mais Netanyahu reste le mieux placé
Le parti Kadima de Tzipi Livni arrivait mardi soir légèrement en tête des législatives en Israël, devant le Likoud de Benjamin Netanyahu, qui reste néanmoins le plus à même de former une coalition gouvernementale, selon des sondages sortie des urnes obtenus par l'AFP.
Selon ces sondages, dont les résultats ont été donnés par des responsables au sein des partis, le Kadima au pouvoir (centre-droit) obtient 30 sièges, contre 28 pour le Likoud (droite) de l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Néanmoins, avec le soutien de l'extrême droite et des formations religieuses, M. Netanyahu apparaît en meilleure position pour former une coalition gouvernementale en s'appuyant sur une majorité de 63 députés sur 120.
Le parti d'extrême droite Israël Beiteinou d'Avigdor Lieberman est en effet devenu la troisième force politique israélienne, devant le parti travailliste qui enregistre le score le plus bas de son histoire, selon des sondages sortie des urnes des chaînes de télévision. Selon ces sondages, Israël Beiteinou obtient entre 14 et 15 sièges, contre 13 pour le parti travailliste du ministre de la Défense Ehud Barak.
Le parti orthodoxe sépharade Shass, qui devrait faire partie d'une coalition de droite dirigée par Netanyahu, obtient quant à lui une dizaine de sièges, selon les sondages.
La bataille était donc serrée entre M. Netanyahu et Mme Livni, ministre des Affaires étrangères. Plus de 5,2 millions d'Israéliens étaient appelés à voter lors de ce scrutin pour lequel la poussée de l'extrême droite était annoncée, dans la foulée de la guerre de Gaza. A 20h00 locales (18H00 GMT), soit à deux heures de la clôture, le taux de participation atteignait 59,7% des inscrits, selon la commission centrale. Ce taux était supérieur de 2,5 points par rapport à celui constaté à la même heure lors du dernier scrutin en 2006. 5.278.985 électeurs au total étaient inscrits dans 9.263 bureaux de vote. Trente-trois listes étaient en lice. Elles doivent obtenir 2% des suffrages exprimés pour siéger parmi les 120 députés de la 18e Knesset.
Les résultats complets pourraient être annoncés mercredi matin, voire jeudi. Les tractations devront débuter dès mercredi entre les différents partis en vue de former une coalition. A la publication des résultats officiels, le président Shimon Peres a une semaine pour mener des consultations et choisir la tête de liste qui, selon lui, aura le plus de chance de former une coalition, et pas forcément celle ayant obtenu le plus de députés.
Ces législatives clôturent une campagne sans passion, placée sous l'impact de l'offensive d'Israël contre le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza. Le prochain gouvernement devra faire face à d'importants défis: risque d'une nouvelle confrontation avec le Hamas, relance des pourparlers de paix avec l'Autorité palestinienne, dossiers syrien et libanais, menace d'un Iran nucléaire. Le tout dans un contexte international difficile avec une nouvelle administration américaine moins encline que la précédente à un soutien inconditionnel à Israël. Prévu en 2010, la date du scrutin a été avancée après la démission du Premier ministre Ehud Olmert, mis en cause dans des affaires de corruption.
La Russie versera 690 millions de dollars pour 24 chasseurs MiG
que l'Algérie a refusé d'accepter
Le Ministère de la Défense de la Russie versera 25 milliards de roubles ($ 690 millions) pour 24 chasseurs MiG que l'Algérie a refusé d'accepter en raison de leur "qualité inférieure", selon le vice-premier ministre russe, Sergueï Ivanov.
"La question du ministère de la Défense des achats d'un grand lot d'anciens chasseurs MiG algériens dans le cadre d'un contrat a été réglée», a déclaré Sergueï Ivanov.
"Nous parlons d'environ 24 avions une valeur de 25 milliards de roubles", at-il ajouté.
Rosoboronexport qui détient le monopole russe des exportations d'armements, a signé un contrat de $ 1,3 milliards pour offrir 28 MiG-29SMT et de six chasseurs de deux places MiG-29UB chasseurs de combat à l'Algérie en Mars 2006 pour une somme de 8 milliards de dollars dans le cadre d'un accord de coopération militaire.
Toutefois, après avoir reçu 15 MiG-chasseurs, l'Algérie a refusé d'autres livraisons en Mai 2007. Il a ensuite gelé tous les paiements dans le cadre de contrats avec la Russie en Octobre 2007, exigeant que Moscou en premier lieu le retour des 15 MiG-29s à cause de leur "qualité inférieure".
Les avions ont finalement été renvoyé en Russie, en avril dernier, et après des essais ont été approuvés pour le service de l'armée de l'air russe.
Et suite au crash d'un MiG-29 dans l'Est de la Sibérie en décembre dernier, le ministère de la Défense russe a admis pour la première fois la semaine dernière que MiG-29 de la flotte de 281 avions sont dépassées et pas capable d'accomplir des missions de combat.
Les experts militaires pensent de l'avion, qui a été développé dans les années 1970 et fourni à l'armée de l'air entre 1983 et 1993, est devenue obsolète et doit être retiré du service actif.
MiG-29SMT est une version améliorée du MiG-29 de combat, portant une large gamme d'air-air et air-surface armes.
Al Qaeda menace des cibles occidentales en Mauritanie
L’armée mauritanienne en état d’alerte maximale sur menaces d’attaques contre des intérêts français et occidentaux
L’Agence de presse mauritanienne (ANI) a annoncé que l’armée mauritanienne avait été placée en état d’alerte maximale après que des véhicules appartenant à l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQIM) aient été repérés dans la zone de Ouadane au nord-est d’Atar (à proximité de la frontière marocaine). Deux voitures suspectes conduites par des terroristes vêtus d’uniformes militaires se sont infiltrées en Mauritanie en venant d’Algérie. L’agence rapporte que les terroristes prépareraient des attaques contre des ressortissants occidentaux travaillant pour des entreprises pétrolières.
D'autres part, des journaux ont publié lundi que ces terroristes avaient questionné des nomades sur l’emplacement d’entreprises occidentales au nord de la Mauritanie. Ces derniers leur avaient désigné une entreprise pétrolière française à Maqtir et à Guelb Errichat, deux sites situés à 100 km au nord d’Ouadane. Le nom de l’entreprise n’a toutefois pas été divulgué.
Les autorités mauritaniennes ont dépêché au nord du pays une unité du premier Bataillon de Commandos Parachutistes (BCP) pour renforcer le Groupement de lutte Antiterroriste déjà déployé surplace depuis quelques mois.
Algérie-USA-diplomatie : Un sénateur américain salue le rôle "important" de l'Algérie dans la lutte antiterroriste.
ETATS-UNIS - Le vice-président américain Joe Biden s'est engagé samedi à Munich au nom de l'administration Obama à adopter un «ton nouveau» avec la communauté internationale après les années Bush.
«Je viens en Europe au nom d'une nouvelle administration déterminée à instaurer un ton nouveau, non seulement à Washington, mais aussi dans les relations de l'Amérique avec le reste du monde», a expliqué Joe Biden, prononçant en Europe, à l'occasion de la grande messe annuelle de la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne), son premier grand discours de politique étrangère et de sécurité.
«Nous allons pratiquer le dialogue. Nous allons écouter. Nous allons consulter. L'Amérique a besoin du reste du monde tout comme, je crois, le reste du monde a besoin de l'Amérique», a-t-il ajouté.
«Demander plus à nos partenaires»
Preuve de la bonne volonté américaine, Joe Biden a salué «une pleine participation de la France à l'Otan, si tel devait être le souhait de la France». Mais, a-t-il prévenu, «l'Amérique va en faire plus, ça, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que nous allons demander à nos partenaires d'en faire plus aussi».
Joe Biden a également assuré que les Etats-Unis donneraient «l'exemple» dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a prôné la coopération contre la crise financière.
De l’aide pour fermer Guantanamo
Après les crispations causées par la «guerre mondiale contre le terrorisme» menée par George W. Bush et les méthodes employées, Joe Biden a assuré que l'Amérique ne pratiquerait pas la torture, et qu'«aucun pays, aussi puissant qu'il soit, n'est mieux placé que les autres pour faire face seul» aux dangers extrémistes.
Mais, en retour, Joe Biden a demandé l'aide internationale pour tenir la promesse de Barack Obama de fermer d'ici à un an le camp de Guantanamo, érigé par ses détracteurs en symbole des excès antiterroristes de l'administration Bush. Dans le combat contre le terrorisme, «nous devrons coopérer avec les autres pays à travers le monde, et nous aurons besoin de votre aide», a-t-il encore dit.
Barack Obama s'est engagé à diriger l'effort américain consenti pour une guerre controversée en Irak au combat moins contesté livré sous mandat de l'ONU en Afghanistan. Mais, à l'heure où Washington étudie un renfort considérable de troupes en Afghanistan, elle entend «partager» avec d'autres «cet engagement» à la stabilisation de ce pays, alors que certains alliés des Etats-Unis rechignent à s'exposer davantage.
Rapports avec la Russie
L'attention de l’assistance portait aussi à Munich sur le message que Joe Biden aurait pour la Russie, d'autant plus qu'il doit rencontrer le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov dimanche à Munich. «Les dernières années ont vu une dangereuse dérive dans les relations entre la Russie et les membres de notre alliance, a lancé Joe Biden. Le moment est venu d'appuyer sur le bouton de redémarrage et de réexaminer les nombreux domaines dans lesquels nous pouvons et devrions travailler ensemble».
Mais il a aussi prévenu que des désaccords subsisteraient: «Les Etats-Unis ne reconnaîtront pas l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des Etats indépendants», ajoutant que les Etats-unis refusait que quiconque dispose d'une «sphère d'influence». Il a ajouté que les Etats-Unis continueraient à développer la défense antimissile, un des grands motifs de querelle entre Washington et Moscou.
Mais il a paru s'employer à apaiser les tensions en ajoutant que cela se ferait en concertation avec la Russie et «à condition que la technologie fonctionne et que le coût en vaille la peine». Un homme de compromis donc.
Dans ce même sens emprunter par le bras droit du président OBAMA, un sénateur américain salue le rôle "important" de l'Algérie dans la lutte antiterroriste. Le dernier scandale du Chef de la CIA à Alger n'a aucune incidence sur les relations diplomatiques et bilatérales entre les deux pays.
Le sénateur républicain de l'Etat d'Oklahoma (Etats-Unis d'Amérique), M. James Inhofe, a salué le rôle "important" de l'Algérie en tant qu'allié et partenaire des Etats-Unis dans la lutte antiterroriste, a-t-on appris, hier, de source diplomatique.
A l'issue d'un entretien qu'il a eu récemment avec l'ambassadeur d'Algérie à Washington, M. Abdallah Baali, le sénateur Inhofe s'est félicité, dans une déclaration rendue publique, des bonnes relations entre son pays et l'Algérie et loué "les efforts du président Bouteflika et des responsables algériens qui ont fait de l'Algérie un leader parmi les pays en développement".
M. Inhofe, connu pour son engagement en faveur de l'Afrique, a salué, dans cette déclaration, le rôle de l'Algérie sur les plans régional et continental, en citant en particulier "son soutien à l'Union africaine, ses efforts pour le règlement des conflits en Afrique et son rôle vital en tant qu'observateur dans les négociations visant la résolution du conflit du Sahara occidental qui dure depuis 30 ans".
Le sénateur s'est dit "disposé à oeuvrer de concert avec l'ambassadeur d'Algérie dans l'intérêt des deux pays", indique-t-on de même source.
M. Inhofe est membre de plusieurs commissions sénatoriales, notamment celle des forces armées. Il est l'un des membres du congrès les plus engagés en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et a visité les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf à deux reprises.
Pour la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).
L'Algérie s'est engagée à envoyer 1700 troupes en Somalie
L'Algérie s'est engagée à envoyer 1700 troupes en Somalie pour la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM). L'annonce a été faite par le Président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, qui s'est adressé à l'ouverture du conseil exécutif de l'UA sur la réunion jeudi à Addis-Abeba, Ethiopie.Ping n'a toutefois pas indiquer quand le déploiement des troupes de l'armée algérienne sera effectué en somalie.
Les troupes algériennes se joindra à la 3, 600 soldats du Burundi et l'Ouganda, la mise en œuvre depuis 2007 pour soutenir le Gouvernement fédéral de transition (TFG) de Somalie dans la stabilisation du pays, qui reste sans gouvernement central pour les 18 dernières années.
Ping a déclaré que ce genre de nouvelles contributions aideront la Commission à s'acquitter de sa mission en Somalie. Il a signalé que l'Algérie a également promis de donner un appui technique à l'AMISOM.
Le Burundi et l'Ouganda qui ont déjà des troupes en Somalie ont également promis d'envoyer plus d'un bataillon (850 hommes) chacune.
Le Ghana, le Malawi et le Nigéria se sont également engagés depuis 2007 pour envoyer des troupes en Somalie. Mais ils ne parviennent toujours pas à envoyer leurs troupes en raison de contraintes financières et autres.
Par conséquent, l'AMISOM doit encore faire face à un manque d'environ 5000 soldats à remplir la mission proposée par la force.
Un certain nombre de pays africains sont attendus à plus d'engagement de troupes au cours du sommet à Addis-Abeba.





