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Monde

Taïeb Fassi-Fehri, chef de la diplomatie marocaine
Le Maroc déplore le statu quo avec l’Algérie

Le Maroc a regretté aujourd’hui par la voix de son ministre des Affaires étrangères, qu’aucune avancée ne soit réalisée dans ses relations avec l’Algérie, soit l’adhésion à un processus de contact ou de normalisation, en allusion à l’ouverture des frontières terrestres entre les deux pays.

Taïeb Fassi-Fehri, chef de la diplomatie marocaine, a souligné que "la normalisation et l’échange diplomatique avec Israël ne sont pas à l’ordre du jour, dans le contexte actuel," signalant que "le Maroc s’est rallié à l’initiative de paix arabe, et partant, il ne peut pas encourager les différentes parties à aller de l’avant en matière de processus de paix".

Au sujet de l’état des relations entre son pays et l’Algérie, Fassi-Fehri a affirmé qu'"il est regrettable que les relations entre le Maroc et l’Algérie, n’aient connu aucune avancée. Le Maroc déplore cet état de fait, étant donné les aspirations des cinq peuples de la région et des deux peuples marocain et algérien pour l’action maghrébine commune".

Il a laissé entendre qu'"aucun signal n’est parvenu de la part de nos frères algériens en vue d’adhérer au processus de normalisation, de contact ou à des opérations purement bilatérales". Ils n’ont, non plus, manifesté aucun signe pour l’ouverture des frontières entre les deux pays. "A l’inverse, ils ont préféré recourir à des manœuvres et des plans négatifs entravant toute avancée en vue d’une solution définitive pour ce litige provoqué", a-t-il conclu.


Maroc - Suède

L'ambassadeur de Suède à Rabat convoqué

Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taïb Fassi Fihri a convoqué, mercredi, l'ambassadeur de Suède à Rabat, M. Michael Odevald. Au cours de cet entretien, M. Fassi Fihri a fait part à l'ambassadeur suédois d'"un manquement grave aux pratiques diplomatiques et d'une erreur professionnelle inadmissible commis par le Conseiller de l'ambassade de Suède à Rabat, Mme Anna Block-Mazoyer", indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération.


Mme Block-Mazoyer, précise la même source, a transmis à des éléments séparatistes, liés à l'Algérie et au "polisario", un document officiel qui a été remis par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à l'ambassade de Suède à Rabat, dans le cadre d'une démarche diplomatique. "Ce document s'est retrouvé, par la suite, entre les mains des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume".


Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération avait organisé le 9 octobre dernier, dans le cadre de ses briefings réguliers, une réunion consacrée aux derniers développements de la question du Sahara marocain, à l'attention des missions européennes accréditées à Rabat y compris celles de l'Union européenne, dont la Suède assure la présidence tournante.


M. Fassi Fihri a souligné que "la remise de ce document officiel par Mme Block-Mazoyer contrevient aux règles d'éthique et de professionnalisme diplomatiques qui exigent que le contenu des documents échangés soit destiné exclusivement aux autorités gouvernementales des pays représentés. Ils ne peuvent nullement être utilisés contre les intérêts du pays d'accréditation", souligne le communiqué.


"Pour toutes ces considérations, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a informé l'ambassadeur de Suède à Rabat que les autorités marocaines exigent le départ immédiat de Mme Anna Block-Mazoyer", ajoute la même source.



Tunisie, avec un taux de participation au scrutin de 89,4 %

Ben Ali reconduit avec 89,62% des voix

Le Président Ben Ali a été réélu avec 89,62% des voix, selon les résultats du scrutin annoncés dans la nuit du dimanche à lundi.

Les trois candidats de l’opposition en lice en l’occurrence Mohamed Bouchiha, Ahmed Inoubli et Ahmed Brahim ont obtenu respectivement 5,01%, 3,80 % et 1,57%.


Le Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD) a confirmé sa large majorité avec 75% des suffrages aux législatives ; les 25 % restants des sièges de la Chambre des députés reviendront aux partis de l’opposition.


Le taux de participation au scrutin était de 89,4 %.


Seïf al-Islam Kadhafi, désormais numéro 2 de la Libye

Seïf al-Islam Kadhafi vient d’être nommé officiellement au poste de coordinateur des directions populaires de la Jamahiriya libyenne, devenant ainsi le deuxième homme après son père Mouammar Kadhafi, et faisant office d’un Président de la République.


Selon le journal Libyen "Ouwa", cette nomination est intervenue suite à la décision des coordinateurs des directions populaires au cours de leur réunion extraordinaire, tenue hier à Tripoli.


Le journal ajoute que "Seïf al-Islam se verra octroyer toutes les prérogatives pour exercer sa mission en vue de la construction de la Libye de demain".


Selon les motions intérieures des directions populaires sociales, considérées comme étant la plus haute référence du système politique en place en Libye, le congrès général du peuple (Parlement), la commission populaire publique (gouvernement), et les appareils de sécurité seront sous l’autorité de Seïf al-Islam Kadhafi.


Plébiscite

Les directions sociales populaires avaient décidé de plébisciter l’appel du leader libyen lancé récemment, où il a demandé d’accorder à Seïf al-Islam, qui n’occupait pas jusque-là un poste officiel au sein du gouvernement, une mission lui permettant d’exercer son devoir envers son pays.


Le colonel libyen a formulé sa demande lors d’un grand rassemblement tenu le 7 octobre dernier dans la région de Sabha (Sud de la Jamahiriya) où il a souligné que son fils "est un homme loyal qui aime la Libye", ajoutant que "Seïf al-Islam se heurte à un problème, celui de ne pas occuper une fonction au sein du gouvernement, c’est ce qui entrave son action dans l’intérêt de son pays ".


Seïf al-Islam Kadhafi a participé à régler de nombreuses affaires en faveur de la Libye dont l’affaire des infirmières bulgares, le retour d’Abdelbassat Megrahi, accusé dans l’affaire de Lockerbie, ainsi que sa conduite du dialogue avec le Groupe islamique des combattants libyens dont une dizaine de membres ont été libérés jeudi dernier.



Rumeurs sur le décès de l’Ayatollah Ali Khamenei

Selon des sites électroniques iraniens opposants, "la haute autorité religieuse Ayatollah Khamenei serait décédé mercredi après être tombé dans le coma depuis lundi dernier".


Ces sites qui s’appuient sur des sources hospitalières rapportent que "la mort est naturelle, et n’est pas due à un empoisonnement".


Les mêmes sources ajoutent que la mort pourrait être expliquée par un stress du aux tensions politiques que connaît l’Iran depuis les dernières élections présidentielles. En effet, le fait que l’Ayatollah Khamenei ait soutenu Ahmadinadjed, l’a mis dans l’embarras au regard des leaders religieux dans le pays.


Les mêmes sites ont donné quelques preuves attestant de cette mort non annoncée officiellement, "dont l’apparition de tous les présentateurs avec des habits en noir, et le déploiement massif des forces de mobilisation populaire".

Khamenei qui était président de l’Iran au cours de la période 1981-1989 a été propulsé au rang de guide suprême de la révolution islamique en 1989.


C'est quoi cette nouvelle affaire Ben Barka?

1. "Pour moi, il a été incinéré dans l'Essonne"
Les révélations d'un écrivain dans Le JDD ce dimanche, rouvrent le débat.
2. La semaine dernière, l'enquête avait été relancée... puis abandonnée
La justice française a bloqué 4 mandats d'arrêt internationaux, rappelle Europe 1.
3. Et qui avait intérêt à refermer le dossier ?
L'Humanité explique que "l'obstruction de Paris et de Rabat" est constante...
4. Mais au fait, c'est quoi l'affaire Ben Barka ?
"Une épine au coeur de la relation Paris-Rabat", détaille Le Point.
5. "J'ai vu tuer Ben Barka"
Toute la chronologie et les témoignages sur le sujet, dans L'Express.

Proche-Orient: George Mitchell appelle à "des actes" pour relancer le processus de paix

L'émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell, a appelé, dimanche au Caire, à "des actes" pour relancer le processus de paix dans la région."Quiconque croit réellement dans la paix doit prendre la responsabilité d'actes permettant de réaliser cet objectif", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit. Il a, à cet effet, souligné la "volonté partagée" des Etats-Unis d'Amérique et de l'Egypte de parvenir à une "paix globale, qui ne peut être assurée que par une solution comprenant deux Etats", israélien et palestinien. Il a indiqué avoir également rencontré samedi soir le chef des services de Renseignement égyptiens, Omar Souleimane, impliqué dans le dialogue indirect entre les factions palestiniennes.  


PRIX NOBEL DE LA PAIX 2009:

Surprise Obama

Le Nobel de la paix a été attribué aujourd'hui au président américain Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples"..


Une énorme surprise. C'est "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples» que le comité Nobel a attribué vendredi son prix le plus prestigieux - celui de la paix - au président américain Barack Obama.


Le comité Nobel, qui avait reçu 205 candidatures cette année -un record -, a notamment "attaché beaucoup d'importance à la vision et aux efforts d'Obama pour un monde sans armes nucléaires". Le président américain a "créé un nouveau climat dans les relations politiques internationales. La diplomatie multilatérale a repris une position centrale, avec l'accent mis sur le rôle que les Nations unies et d'autres institutions internationales peuvent jouer", ajoute le comité Nobel.


Le nom du président américain avait été mentionné mais beaucoup d'experts considéraient qu'il était trop tôt pour le récompenser. Elu en novembre dernier, Barack Obama a prêté serment en janvier.


Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l'industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d'un million d'euros).


Barack Obama est le troisième président américain en exercice à remporter le prix Nobel de la paix. Theodore Roosevelt avait été récompensé en 1906 et Woodrow Wilson en 1919. L'ancien locataire de la Maison Blanche Jimmy Carter l'a obtenu en 2002.


Enquête antiterroriste en France

Arrestation d'un chercheur de haut vol


Un chercheur travaillant au sein de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), responsable du plus grand accélérateur de particules au monde, a été arrêté jeudi, en France, par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Selon le quotidien Le Figaro, il est soupçonné d'avoir entretenu des liens avec l'organisation terroriste algérienne Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), responsable de plusieurs attentats en Algérie. Le groupe est également derrière l'enlèvement des diplomates canadiens Robert Fowler et Louis Guay.

Le scientifique de 32 ans a été interpellé à Vienne, une ville située à une vingtaine de kilomètres au sud de Lyon. Son frère de 25 ans a été arrêté au même moment. Les policiers ont saisi des ordinateurs portables et du matériel informatique dans l'appartement des deux inculpés.

Les deux hommes, qui seraient des citoyens français d'origine algérienne, sont actuellement détenus par la DCRI, mais ils n'ont pas été accusés de quoi que ce soit jusqu'à nouvel ordre.

Selon une source judiciaire du Figaro, l'aîné était pisté depuis un an et demi par les services antiterroristes dans le cadre d'une enquête antiterroriste sur les filières afghanes à Paris. Dans des communications interceptées par la police, il aurait désigné des cibles possibles pour des attentats en sol français.


Dans la tourmente, Frédéric Mitterrand ne démissionne pas

S'expliquant lors du journal de 20h de TF1, il a affirmé, en évoquant les événements décrits dans ce livre de 2005, n'avoir jamais eu de relation sexuelle avec des mineurs et estimé que l'oeuvre n'était "en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel".


Il a également affirmé avoir le soutien de Nicolas Sarkozy, rencontré dans la journée à l'Elysée "en audience", et non "en urgence", selon lui. "Il m'a confirmé sa confiance", a-t-il dit.


Dans la journée, l'entourage du chef de l'Etat avait demandé qu'on le laisse s'exprimer "et répondre à ces attaques personnelles".


Prié de dire s'il envisageait de démissionner, Frédéric Mitterrand a répondu: "Aucunement". Prié plus tard de dire s'il allait présenter sa démission, il a insisté: "Jamais".

"L'amalgame auquel je suis confronté est d'une totale injustice", a dit Frédéric Mitterrand à TF1.


Ces événements ayant eu lieu en Thaïlande et relatés dans ce "récit pas totalement autobiographique" étaient selon lui "une erreur, sans doute. Une crime, non. Une faute, même pas. Puisque j'étais avec des gens qui avaient mon âge et qui étaient consentants".


Il n'a pas démenti que les relations sexuelles étaient "tarifées" mais a affirmé que les "garçons" décrits dans "La mauvaise vie" n'étaient pas des mineurs.

"Quand même, vous reconnaissez quelqu'un qui a 40 ans. (...) Il ne faut pas confondre l'homosexualité et la pédophilie.


"Cela dit, je pense que j'ai fait une faute contre l'idée de la dignité, de la dignité humaine, et je pense que d'une certaine manière, il faut se refuser absolument à ce genre d'échange", a-t-il poursuivi.

L'affaire embarrasse dans la majorité et divise la gauche, partagée entre indignation et compréhension.


Frédéric Mitterrand a dit pouvoir comprendre le "ressentiment" de la vice-présidente du Front national Marine Le Pen, à l'origine de la controverse.


Selon lui, les propos de certains socialistes sont en revanche le fruit de "l'aveuglement, peut-être même le désir de rancune et de vengeance".

Dénonçant les "effets de meute dans la classe politique", le dirigeant centriste du MoDem, François Bayrou, a estimé dans la journée "qu'un homme peut se tromper et a le droit de changer".


Le président du FN, Jean-Marie Le Pen, avait réclamé sur RTL la démission de Frédéric Mitterrand, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une affaire privée mais d'une "affaire d'Etat."

Pour le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, "on a lâché les chiens".


"Je pense que le débat politique français prend parfois des allures pathétiques (...). Tout cela est plein d'excès et assez indigne", a renchéri sur France 2 Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.


A gauche, le député Arnaud Montebourg avait lui aussi demandé, après une "étude minutieuse" de ses écrits, la révocation d'un ministre "ayant agi délibérément en violation des lois nationales et internationales."


D'autres personnalités de gauche, comme le maire de Paris Bertrand Delanoë, le député européen d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit et la secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot, avaient demandé que l'on n'emboîte pas le pas du Front national.


La Libye refoule des Égyptiens à l'aéroport 

egynews.net - L’aéroport international du Caire a vu ce vendredi le retour de 272 Egyptiens de Libye après que les autorités libyennes les aient reconduits aux frontières, au deuxième jour de l’application de nouvelles mesures aux Egyptiens désireux de regagner le territoire libyen.


La Libye avait abrogé ces mêmes mesures décrétées pour les Egyptiens samedi 3 Octobre dernier, après les avoir appliquées pendant 24 heures. Mais, elle les a réinstaurées hier, jeudi 08 octobre. Ces mesures exigent l’obligation d’un visa professionnel, voire d’un contrat de travail, de 1000 dollars, de deux billets d’avion…


Des sources aéroportuaires ont déclaré que "la direction de l’aviation civile libyenne a prévenu les compagnies aériennes à l’aéroport du Caire de la nécessité d’appliquer ces nouvelles conditions de voyage aux Egyptiens se rendant en Libye. Les compagnies se sont exécutées et ont interdit à de nombreux Egyptiens d’embarquer sur les vols égyptiens, libyens, africains" etc.


"Au deuxième jour de la réinstauration de cette mesure, l’aéroport du Caire a été surpris du retour de 272 Egyptiens refoulés par les autorités libyennes à bord de trois vols, sans leurs bagages". En effet, 95 Egyptiens ont été embarqués à bord d’un avion tunisien, 44 à bord d’un vol égyptien et 133 à bord d’un avion libyen. Les ressortissants égyptiens ont refusé de débarquer pendant plus d’une heure à leur arrivée au Caire, en protestation contre l’interdiction des autorités libyennes. Les responsables de l’aéroport les ont convaincus de descendre et des PV ont été rédigés sur la perte de leurs bagages.

Les refoulés sont, selon les mêmes sources, des travailleurs qui ont perdu la valeur de leur billet d’avion aller/retour.


Le ¼ de la population de la planète constitué de musulmans


Un rapport américain a révélé que les musulmans dans le monde sont au nombre de 1.57 milliard d’habitants, soit une personne sur quatre sur la planète.

Ce rapport du "forum américain de religion et de vie publique" dont la réalisation s’est étalée sur trois ans, a présenté une image surprenante de l’effectif et de la répartition des musulmans dans le monde, soulignant que "le nombre des musulmans en Allemagne est plus élevé que leur nombre au Liban. Par ailleurs, les musulmans sont beaucoup plus nombreux en Chine qu’en Syrie, en Russie qu’en Jordanie et en Libye, et leur nombre en Ethiopie équivaut à peu près à celui d’Afghanistan".

"Ce rapport bat en brèche l’idée préconçue selon laquelle les musulmans sont des Arabes, et les Arabes sont des musulmans", selon Amani Jamal, maître assistant à l’université américaine Bronstion.

Les membres du forum décrivent le rapport comme étant "le plus exhaustif sur le nombre des adeptes de l’Islam dans le monde et leur répartition démographique, comparé à celui des chrétiens sur terre évalué à 2.1 à 2.2 milliards".

Selon le rapport, le plus grand nombre des musulmans vivent en Asie, soit 60 % ; 20 % se trouvent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, 15 % dans les pays d'Afrique subsaharienne, 2.4 % en Europe et 0.3 aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.

Le rapport ajoute qu’environ 317 millions musulmans, le 1/5 des musulmans dans le monde, vivent dans des pays où les musulmans ne constituent pas la majorité de la population.

Les ¾ des musulmans qui vivent en tant que minorité, sont établis dans cinq pays : Inde (161 millions de musulmans), Ethiopie (28 million de musulmans), Chine (22 millions de musulmans), Russie (16 millions de musulmans) et Tanzanie (13 millions de musulmans).

Par ailleurs, les 2/3 des musulmans vivent dans dix pays dont six sont en Asie (Indonésie, Pakistan, Inde, Bengladesh, Iran et Turquie), trois en Afrique du Nord (Egypte, Algérie, Maroc) et un seul pays subsaharien soit le Nigeria.

L’Indonésie compte le plus grand nombre de musulmans (203 millions soit 13%), l’Europe abrite 38 millions de musulmans, dont 4 millions de musulmans vivent en Allemagne.

Sur les 4.6 millions de musulmans vivant dans les deux Amériques, la moitié vit aux Etats-Unis et près de 700 mille vivent au Canada.


Tantaoui enjoint à une lycéenne d’enlever le niqab

Mohamed Saïd Tantaoui, Cheikh al-Azhar, a obligé une lycéenne d’enlever son niqab, lors d’une visite d’inspection qu’il a effectuée dans les lycées pour s’enquérir des dispositions prises en vue de prévenir la propagation du virus "H1N1", annonçant son intention de publier une circulaire interdisant le niqab dans les lycées d’al-Azhar.

Tantaoui a été surpris lors de sa tournée, d’une élève portant le niqab à l’intérieur de la classe. Il s’est vivement emporté, lui demandant instamment de l’enlever en ces termes : " le niqab est une simple tradition, qui n’a rien à voir, ni de près ni de loin, avec la religion et l’Islam, et puis, tu es dans la classe avec tes collègues filles, pourquoi le portes-tu ?"

Devant l’insistance du Cheikh, la fille n’a trouvé d’autre choix que de s’exécuter, d’enlever le niqab et de découvrir son visage. Et Tantaoui de réagir, "si tu étais un peu belle, tu aurais fait quoi ?"


Une des enseignants a alors rétorqué, "la lycéenne enlève son niqab à l’intérieur du lycée et de la classe, car l’ensemble des élèves sont des filles, elle ne l’a remis que lorsqu’elle s’est aperçue que vous entrez dans la classe, avec la délégation qui vous accompagne".

Cheikk al-Azhar a enjoint à la jeune fille de ne plus jamais porter le niqab toute sa vie. Elle lui a répondu qu’elle le porte afin que personne ne la voie. Et Tantaoui de s’emporter, "je t’ai dit que le niqab n’a aucun rapport avec l’Islam…je comprends la religion plus que toi, et ceux qui t’ont mise au monde".


De peur d'être arrêté, un ministre israélien  annule sa visite en GB

Le vice-Premier ministre Moshe Yaalon a annulé une visite qu'il devait effectuer en Grande-Bretagne, craignant d'être arrêté en raison de soupçons de crimes de guerre qui pèsent sur lui, a annoncé lundi à Jérusalem un porte-parole, Alon Ofek-Arno


Cette décision de Moshe Yaalon, ancien chef d'état-major de l'armée, intervient une semaine après que des activistes palestiniens eurent tenté, sans succès, de faire arrêter le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak lors d'une visite en Grande-Bretagne.

"C'est une campagne pour délégitimer Israël", a affirmé Moshe Yaalon dans un communiqué.


Parallèlement, des incidents se sont produits lundi à Jérusalem. Plusieurs dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres sur des policiers israéliens dans la Vieille ville. Il y a eu plusieurs arrestations, selon la police. Les tensions sont vives à l'heure de la fête juive de Souccot.

Par ailleurs, un adolescent palestinien a donné un coup de couteau à un soldat à un poste de contrôle dans la ville, le blessant. L'adolescent a été arrêté, selon la police.


La bombe anale, nouvelle arme d'Al-Qaida

Un nouveau type d'attentat suicide inquiète les services de sécurité intérieure à travers le monde...

Le 28 août dernier, Abul Khair, recherché pour son appartenance à Al-Qaida dans la péninsule Arabique (Aqap), se présente au palais du prince Mohammed ben Nayef, qui dirige la lutte antiterroriste en Arabie Saoudite. Abul Khair prétend être un repenti et demande à voir le prince. Lorsque ce dernier le reçoit, l'homme se fait exploser, mais rate sa cible. Mohammed ben Nayef s’en sort avec une grosse frayeur et quelques égratignures.

Une méthode calquée sur celle des mules

Originalité de cet attentat suicide: le terroriste ne portait pas de ceinture d’explosifs, mais les avait cachés dans son fondement. Il a ainsi pu passer la sécurité, qui lui a laissé son téléphone portable, et a même patienté pendant une trentaine d’heures avant de rencontrer le prince Mohammed ben Nayef. L’attentat a par la suite été officiellement revendiqué par l’Aqap.


Cette façon de faire passer un engin explosif, calquée sur les «mules» qui transportent de la drogue, inquiète autorités, compagnies aériennes, et sécurité aéroportuaire à travers le Globe. Une bombe dissimulée à l’intérieur du corps du terroriste est en effet «indétectable», à moins d’utiliser des rayons X, comme l’a confirmé à 20minutes.fr ADP (Aéroports de Paris). La DCRI et l’Uclat cherchent un moyen de prévenir de telles attaques.


Contre les explosifs dans le rectum, la fouille au corps et les détecteurs de métaux ne servent à rien

Que faire face à une bombe humaine qui porte des explosifs à l'intérieur du corps? La seule solution serait d'agir sur le déclencheur de l'explosion...

Une ingéniosité diablement efficace. Si les terroristes regorgent d’idées pour dissimuler les explosifs (dans des ceintures, vêtements imprégnés d’explosif, ou même des assiettes), un islamiste d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (Aqap) est allé au-delà, le 28 août dernier, devenant une «mule terroriste». Autrement dit, une bombe humaine ultime, avec les explosifs placés dans son anus. Il a raté sa cible, le prince Mohammed bin Nayef, qui dirige la lutte antiterroriste en Arabie Saoudite, mais a réveillé les angoisses des services de sécurité mondiaux: comment arrêter une personne qui cache une bombe dans son fondement et échappe ainsi à tout contrôle des détecteurs?

Car les techniques de sécurité actuelles ne servent à rien face à ce nouveau mode opératoire. Comme l’a confirmé ADP (Aéroports de Paris) à 20minutes.fr, les explosifs et le système de détonation sont «indétectables», sauf par rayons X. La fouille au corps et les détecteurs de métaux aéroportuaires ne servent à rien. Pas même les derniers scanners en date, dits corporels, qui permettent de voir jusqu’aux parties génitales.


Par ailleurs, il serait impossible de faire passer tous les passagers aux rayons X avant de monter dans l’avion. A la fois pour des raisons économiques et sanitaires - il n’est pas recommandé pour la santé de s’exposer trop souvent ni trop longtemps à ces radiations.

 

Plus de portable, d’ordinateur ou de PDA à bord

L’explosif et le système de détonation n’étant pas repérables, c’est le déclencheur de l’explosion qu’il faut cibler. Il ne devrait donc pas y avoir de changement dans les techniques de contrôle des passagers, mais plus probablement «une interdiction totale des téléphones portables en avion», prédit Louis Caprioli, ancien responsable de la lutte anti-terroriste à la DST et aujourd’hui conseiller du groupe GEOS. «Les hôtesses devront récupérer les téléphones des passagers, démunis de leur batterie, explique-t-il à 20minutes.fr, puisque c’est la seule façon de neutraliser complètement les ondes de communication radio.»

Pour lui, dans un avenir très proche, «les services de sécurité et les techniciens vont devoir prendre en compte absolument tous les gadgets électroniques», du téléphone à l’ordinateur portable en passant par les PDA, dès lors qu’ils produisent une impulsion électrique, qui pourrait être un signal de déclenchement à distance d’un explosif.

Cependant, Louis Caprioli, insiste: ce nouveau mode opératoire d’Al-Qaida est surtout «idéal pour cibler une personne inatteignable, dans un lieu particulier». Et, là encore, les experts en sécurité n’auront pas d’autre choix que de neutraliser complètement les ondes de communication radio, comme cela se fait déjà aujourd’hui dans certains cinémas, pour empêcher le déclenchement de l’engin explosif à distance.



Vives tensions entre Israël et la Norvège

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Liebermann, a proposé lors d’un conseil ministériel tenu hier jeudi, de revoir les relations israélo-norvégiennes, et d’étudier la possibilité d’expulser les observateurs norvégiens d’Hébron, et ce pour ce qu’il a qualifié "l’hostilité de la Norvège envers Israël".


Liebermann a évoqué sa rencontre avec les chefs de diplomatie étrangers, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, et a insisté sur son entretien avec son homologue norvégien Jonas Gahr Store, soulignant qu’il lui a fait part de ses protestations quant aux contacts menés par la Norvège avec le mouvement Hamas, la célébration de l’anniversaire de l’écrivain norvégien Knut Hamsun, qu’il dit "avoir soutenu les nazis pendant la deuxième guerre mondiale".


Pour Liebermann, la Norvège adopte une attitude hostile à Israël, et sa rencontre avec son homologue norvégien était l’une des plus difficiles qu’il ait tenu. A ses yeux, le temps est venu pour réévaluer les relations avec la Norvège, revoir l’attitude israélienne au sujet d’un certain nombre de sujets importants pour Oslo, comme la présence d’observateurs norvégiens à Hébron et la coopération avec "les pays donateurs", présidée par la Norvège.


Les observateurs internationaux ont été installés à Hébron dans la foulée du carnage "Al-Haram Al-Ibrahimi", perpétré par le terroriste Baruch Goldstein en 1994, suite à de fortes pressions internationales. Un accord a eu alors lieu entre l'autorité palestinienne et nombre de pays donateurs, où il a été convenu que la Norvège assure la coordination entre la force internationale, Israël et les Palestiniens.


La tension entre la Norvège et Israël est montée d’un cran lorsque le gouvernement norvégien avait annoncé que le fonds souverain du pays a revendu toutes ses actions de la société Elbit Systems, pour avoir importé un dispositif de surveillance du mur de séparation en Cisjordanie, exprimant son refus de contribuer au financement de tout projet transgressant les droits de l’Homme.



LES ÉLECTIONS EN ALLEMAGNE :

VICTOIRE DE MERKEL, SÉVÈRE DÉFAITE DU SPD

Selon les premiers résultats, la CDU-CSU — le parti d'Angela Merkel — obtiendrait 33,5 % des voix, devant le SPD (23,5%) et les libéraux (14,5%). Une coalition libéraux-conservateurs semble donc possible.
Avec le 2è plus mauvais score de l'histoire de la CDU, Merkel remporte les élections au Bundestag, suivie par un SPD exsangue. Décryptage  des résultats qui confirment la perte de repère politique en Allemagne au profit de la gauche...

Les électeurs allemands ont accordé dimanche reconduit dimanche 33,5 % des voix aux conservateurs de la CDU-CSU, d'après les sondages sortie des urnes réalisés pour la télévision allemande ZDF. Angela Merkel sera donc reconduite à la chancellerie, et la chef de file de la CDU-CSU a annoncé qu'elle constituerait une coalition de centre-droit avec les libéraux, qui ont obtenu 14,5 % des voix, un score historique pour cette formation.

Les projections en sièges donnent une majorité confortable à cette alliance, qui obtiendrait entre 320 et 324 des 598 sièges du Bundestag. Les deux partis formeront ce que les Allemands appellent une "petite coalition", l'alliance d'un des deux grands partis historique avec un ou plusieurs petits partis. Mme Merkel, dont le parti était le favori des sondages mais ne pouvait espérer obtenir seul la majorité absolue, souhaitait à tout prix éviter de devoir former un nouveau gouvernement avec la gauche, également appelé "grande coalition".

SÉVÈRE DÉFAITE DU SPD, PERCÉE DE DIE LINKE


Les électeurs ont infligé une sévère défaite aux sociaux-démocrates du SPD, qui perdent plus de dix points et tombent à 23,5 %. Il s'agit de son plus faible score depuis la fondation de la république fédérale allemande en 1949. S'exprimant à la télévision, le chef de file du SPD, Frank-Walter Steinmeier, a reconnu que son parti avait subi "une défaite au goût amer" et a lancé un appel en direction des jeunes militants du parti. "Vous êtes le futur de notre parti", a-t-il déclaré sous les applaudissements, avant d'ajouter qu'il était désormais temps "de construire une véritable opposition".

A gauche, le nouveau parti Die Linke (La Gauche) réussit cependant une percée au niveau national, avec un score estimé à 13 %. Ce parti de "la gauche de la gauche" rassemble à la fois des soutiens de l'ancien parti communiste de RDA, des militants syndicaux et associatifs, et des déçus du SPD. Jusqu'ici, ses succès électoraux se concentraient essentiellement dans l'ex-Allemagne de l'Est. Les Verts se maintiennent à 10 %, un score proche de ce que prévoyaient les sondages.

La participation a atteint un taux historiquement bas. Seuls 72,5 % des électeurs ont voté ce dimanche, contre 77,7 % aux législatives de 2005, qui constituaient déjà le plus faible taux de participation de l'histoire du pays.


Les pièces à conviction saisies à bord de l'Arctic Sea livrées en Russie en octobre

Les pièces à conviction saisies à bord du cargo Arctic Sea, libéré en août par la Marine russe après une disparition de plusieurs semaines, arriveront en octobre à Novorossiïsk, port russe sur la mer Noire, a annoncé lundi un responsable de haut rang du ministère russe de la Défense.


"Le navire militaire (transportant les pièces à conviction) est attendu à Novorossiïsk à la mi-octobre", a indiqué le responsable.


La semaine dernière, les pièces à conviction susceptibles d'être utiles à l'enquête ont été chargées sur un pétrolier russe en route pour Novorossiïsk, selon le Comité d'enquête auprès du Parquet général russe.

Les pièces à conviction saisies à bord de l'Arctic Sea livrées en Russie en octobre


Le cargo battant pavillon maltais avec 15 membres d'équipage russes a été détourné en juillet alors qu'il faisait route de Finlande vers l'Algérie. Le 16 août, il a été retrouvé au large du Cap Vert, dans l'Atlantique. Selon l'instruction, l'Arctic Sea a été détourné par huit pirates estoniens, lettons et russes. Le patrouilleur Ladny de la flotte russe de la mer Noire a libéré le navire sans qu'un coup de feu soit tiré.


La cargaison de l'Arctic Sea a fait l'objet de spéculations dans les médias qui ont notamment supposé que le cargo transportait de la drogue ou des missiles sol-air S-300.


Des manifestants sahraouis transférés à la Carcel Negra d'El Ayoun

Trois jeunes sahraouis ont été transférés par les autorités marocaines à la Carcel Negra (prison noire) d'El Ayoun (capitale du Sahara occidental occupé) pour leur participation aux manifestations pacifiques en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, a rapporté samedi l'agence de presse sahraoui SPS. "Les manifestants, Mohamed Borcan, Hamza Dkhil et Abdallah Jdey, ont été torturés lors de leurs interrogatoires, avant d'être présentés devant le procureur du roi près le tribunal d'El Ayoun qui a décidé de leur incarcération", a précisé l'agence, ajoutant que les jeunes sahraouis comparaîtront mercredi prochain devant ce même tribunal.


La Maison Blanche annonce une rencontre Obama-Abbas-Netanyahu

La présidence américaine a annoncé samedi la tenue d'une rencontre, mardi, réunissant les présidents américain Barack Obama et palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La Maison Blanche précise, dans un communiqué, que la rencontre sera "précédée immédiatement de rencontres bilatérales entre le président Obama et les deux responsables". Ces entretiens sont la marque de l'"engagement profond (de M. Obama) vers une paix globale" au Proche-Orient "alors que nous poursuivons nos efforts pour encourager toutes les parties et créer un contexte positif pour la reprise des négociations", a indiqué l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell.


Mitchell repart bredouille de Jérusalem, pas de gel de la colonisation

L'émissaire américain George Mitchell est reparti vendredi bredouille de Jérusalem, sans être apparemment parvenu à obtenir un accord sur un gel de la colonisation juive et une reprise du dialogue israélo-palestinien.

Mitchell repart la queue entre les jambes, low profile

Au terme d'une nouvelle mission de quatre jours dans la région, M. Mitchell a discrètement quitté Israël sans faire la moindre annonce, après un ultime entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ont rapporté les médias israéliens.


Selon ces médias, l'envoyé spécial américain, qui a multiplié ces dernières 48 heures les navettes entre M. Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah (Cisjordanie), n'a pas réussi à convaincre le dirigeant israélien de lâcher du lest sur les colonies.

Netanyahu ne veut rien lâcher

Les responsables israéliens n'ont fait aucun commentaire. Les efforts de M. Mitchell pour favoriser la relance des négociations de paix achoppent sur le refus des Israéliens d'arrêter la colonisation en Cisjordanie occupée. Les Palestiniens réclament un gel complet des constructions.


"Le sénateur Mitchell nous a informés n'être pas parvenu à un accord avec les Israéliens sur un arrêt de la colonisation", a déclaré à la presse le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat, à l'issue de la rencontre entre l'émissaire américain et M. Abbas à Ramallah.

"L'arrêt de la colonisation ne saurait faire l'objet de compromis"

"Le président (Abbas) a fait savoir au sénateur Mitchell que la question de l'arrêt de la colonisation ne saurait faire l'objet de compromis", a insisté M. Erakat. Les consultations de M. Mitchell pour débloquer l'impasse vont toutefois se poursuivre à New York, où MM. Abbas et Netanyahu doivent assister la semaine prochaine à l'Assemblée générale de l'ONU.


"Nous espérons qu'un accord global sur toutes les questions pourra être trouvé. Le sénateur Mitchell déploie tous les efforts nécessaires à cette fin", a expliqué le négociateur palestinien.

Obama, Netanyahu et Abbas discuteront peut-être à New York

Le sénateur Mitchell s'efforce d'arracher un accord sur la colonisation afin d'ouvrir la voie à un sommet tripartite la semaine prochaine à New York entre MM. Netanyahu, Abbas et le président Barack Obama, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.


Un tel sommet permettrait de relancer les pourparlers de paix suspendus depuis l'offensive israélienne dans la bande de Gaza (décembre 2008-janvier 2009). "Les négociations ne reprendront pas tant que la colonisation n'est pas arrêtée", a répété M. Erakat.

Netanyahu se fait désirer

Les Etats-Unis poussent à ce sommet auquel Israël se disait jusqu'à présent intéressé, M. Netanyahu ayant toujours affirmé depuis sa prise de fonctions au printemps dernier qu'il était prêt à reprendre les négociations "sans condition préalable".

Mais le Premier ministre de droite, qui s'était déclaré prêt à modifier son emploi du temps pour participer à un tel sommet, se montre plus circonspect depuis quelques jours. "Il se peut que cette rencontre ait lieu. Il se peut que non. Je ne l'ai pas réclamée et je n'ai pas posé de préalable à sa tenue", a-t-il déclaré à la télévision israélienne.

Un "ralentissement" de la colonisation envisageable, pas de gel

M. Netanyahu a réaffirmé que son gouvernement n'envisageait pas de "gel" de la colonisation mais seulement un "ralentissement" de la construction limité à plusieurs mois.

L'émissaire américain, qui avait entamé sa tournée régionale dimanche, a appelé jeudi, à l'issue d'une entrevue avec le président égyptien Hosni Moubarak au Caire, les protagonistes du conflit israélo-palestinien à "prendre leurs responsabilités" afin de permettre la reprise du processus de paix


Mali : important coup de filet antiterroriste

Deux semaines après l’annonce d’un renforcement de la coopération des pays du Sahara dans la lutte antiterroriste, le Mali dit avoir réussi un joli coup de filet contre des trafiquants, mercredi 16 septembre, dans le nord du pays. Outre l’arrestation de plusieurs personnes, l’armée affirme que des armes ont été saisies et qu’elles étaient destinées à des militants islamistes.

Pour les besoins de l’enquête, très peu d’informations filtrent pour le moment. On sait que c’est une prise importante que viennent d’opérer les forces de sécurité maliennes. On sait également que le convoi de plusieurs véhicules intercepté, tentait de traverser le territoire malien pour rejoindre très probablement, la Mauritanie.

Quel était le contenu exact des véhicules ? De la drogue, des armes, ou les deux ? Quid des personnes à bord de ces véhicules ? Sur toutes ces interrogations, on se fait également discret pour le moment. Mais face à l’insistance de la presse, une source sécuritaire malienne affirme : « Retenez pour le moment que nous avons affaire à d’importants trafiquants sans frontière ».

Sous ce vocable, il faut entendre : toutes les bandes armées qui écument la zone sahélo-saharienne. Aucun Etat, à lui seul, ne peut venir à bout de ces bandes, parmi lesquelles on compte des islamistes armés. C’est pour cette raison que des militaires de quatre pays : le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie s’apprêtent à traquer ensemble les mêmes bandes.

Toujours autour des problèmes de sécurité dans cette zone, le Mali s’apprête à accueillir une conférence de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région. Seïf al-Islam, qui achève une visite à Bamako, affirme que son père, le colonel Kadhafi sera à cette importante rencontre.


Sahara occidental: les Nations unies appelées à élargir les prérogatives de la Minurso

Le Front Polisario a renouvelé son appel aux Nations unies à l'effet d'élargir les prérogatives de la mission onusienne pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) afin d'englober la protection des droits de l'Homme. Le Front Polisario a affirmé, dans un communiqué publié à l'issue de la 6e session ordinaire de son secrétariat national sous le présidence de Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Front Polisario, "sa disponibilité à coopérer totalement" avec les Nations unies pour "une solution garantissant les droits du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance".


Sahara occidental: "beaucoup a été fait" avec le Front Polisario à Vienne

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Taeib Fassi Fihri a estimé que « beaucoup a été fait » lors de la réunion informelle avec le Front Polisario à Vienne, regrettant que ce mouvement indépendantiste reste « attaché à une vision aujourd'hui inapplicable ».


Une réunion informelle et restreinte a regroupé du 10 au 11 août dans la localité de Durnstein, près de Vienne les délégations du Maroc et du Front Polisario à l'initiative de l'envoyé spécial de l'ONU, Christopher Ross. Des représentants de l'Algérie et de la Mauritanie y ont également pris part.


"Nous estimons que beaucoup a été fait dans le cadre de cette réunion informelle. Nous avons décidé de poursuivre cet exercice de négociation et de discussion", a déclaré à la presse marocaine Taieb Fassi Fihri au terme de cette rencontre dont les travaux s'étaient achevés dans la nuit de mardi.


Fassi Fihri a regretté que les autres parties "restaient attachées à une vision, à des mécanismes et à des modalités opératoires, aujourd'hui inapplicables", en référence au Polisario et à l'Algérie qui réclament l'indépendance du Sahara occidental. "Aujourd'hui nous devons nous inscrire dans une logique différente, l'initiative marocaine est un point de compromis", a souligné le ministre.


Cité par l'agence marocaine MAP, Christopher Ross, l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, a déclaré de son côté après la fin de la réunion de Vienne que "les pourparlers se sont déroulés dans une atmosphère d'engagement sincère, de franchise et de respect mutuel". M. Ross a en outre annoncé lui aussi qu'une autre réunion sera organisée "le plus tôt possible" à un lieu et une date qui seront fixés ultérieurement.



Al Qaïda au Maghreb libère un otage suisse au Mali

Le dernier otage détenu par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Suisse Werner Greiner, a été libéré dimanche au Mali où les affrontements entre militaires maliens et Aqmi s'intensifient. « L'otage suisse a été libéré, il est très fatigué et il va rejoindre bientôt sa famille en passant d'abord par Bamako », a-t-on déclaré à l'AFP dans la matinée de source proche des autorités locales dans le nord du Mali.


Werner Greiner, qui avait été enlevé le 22 janvier au Niger, a été libéré après environ six mois de captivité. Il était à la mi-journée en route pour la capitale malienne où il était attendu dans l'après-midi, selon des sources concordantes. Greiner a été libéré dans le Nord désertique du pays et "récupéré" par les autorités dans la région de Gao.


Il est le dernier otage occidental à être libéré parmi six enlevés par l'Aqmi entre décembre et janvier au Mali et au Niger. Le 3 juin, Aqmi avait annoncé sur un site internet avoir tué pour la première fois un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer, qu'elle avait capturé le 22 janvier avec un groupe de trois autres touristes européens au Niger, à la frontière avec le Mali.


Deux d'entre eux, l'Allemande Marianne Petzold et la Suissesse Gabriella Burco, épouse de M. Greiner, avaient été libérés le 22 avril dans le nord du Mali en même temps que deux diplomates canadiens enlevés en décembre.


Moussavi affirme subir des pressions

Mir Hossein Moussavi, chef du mouvement de contestation de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré jeudi qu'il était "sous pression" pour retirer sa demande d'annulation de la présidentielle du 12 juin, selon son site internet.

"De récentes pressions visent à me faire renoncer à ma demande d'annulation de l'élection", a déclaré M. Moussavi, arrivé deuxième derrière M. Ahmadinejad, sur son site Kalemeh. Le 23 juin, le bureau de campagne de M. Moussavi a fait état dans un rapport de fraudes et d'irrégularités présumées commises lors du scrutin, réclamant la création d'une "commission vérité" pour réexaminer le processus électoral.

Le rapport dénonce "l'utilisation à une large échelle des moyens du gouvernement en faveur de son candidat", le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, largement vainqueur du scrutin du 12 juin avec 63% des voix. Il critique également le choix des membres des comités chargés d'organiser les élections, sélectionnés parmi des partisans de M. Ahmadinejad. Le pouvoir iranien a exclu l'annulation de la présidentielle contestée du 12 juin et annoncé que le nouveau président et son gouvernement allaient être investis entre le 26 juillet et 19 août.


L'Irak fustige le silence des Arabes face à la violence anti-chiite

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a fustigé jeudi le silence des pays arabes et musulmans face à la multiplication des attentats antichiites qui ensanglantent son pays à l'approche du retrait américain des villes prévu le 30 juin.


"Le silence n'est plus acceptable"

"Nous appelons la communauté internationale, et particulièrement les pays arabes et musulmans, à prendre une position claire face à ces crimes horribles car le silence n'est plus acceptable", a-t-il dit dans un communiqué. Les sunnites sont le courant majoritaire de l'islam. Le monde musulman est selon les estimations composé de 87% de sunnites et de 13% de chiites. Ces derniers sont notamment majoritaires en Iran et en Irak.


Les chiites particulièrement visés par les attentats

En deux semaines, plus de 150 personnes ont péri dans des attentats qui ont visé spécialement la communauté chiite dans plusieurs villes du pays. Mercredi soir, sur un marché du quartier pauvre de Sadr City, 62 personnes ont trouvé la mort dans l'explosion d'un tricycle motorisé à une heure de grande affluence. Jeudi, deux personnes ont été tuées et 31 blessées dans deux attentats, l'un à la bombe et l'autre à la voiture piégée à deux heures d'intervalle, à l'entrée et dans la gare routière du quartier en majorité chiite de Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad.


Maliki accuse le mufti de la Mecque

Samedi, dans l'attentat le plus meurtrier depuis un an et demi en Irak, 72 personnes avaient péri dans la province de Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad. Un kamikaze a fait exploser son camion rempli d'une tonne d'explosifs ravageant le centre de la localité de Taza, une ville habitée par des turcomans chiites. M. Maliki a accusé sans le nommer le mufti de la Mecque, l'un des plus importants personnages religieux d'Arabie Saoudite, pays qui se considère comme la citadelle du sunnisme, d'avoir incité à ces violences par des propos haineux à l'égard des chiites.


"Silence suspect de la part de beaucoup de gouvernements"

"Malheureusement, nous observons un silence suspect de la part de beaucoup de gouvernements à propos de fatwas (décrets religieux) publiés de temps à autre et qui appellent aux meurtres, à l'excommunication et à la haine", a-t-il dit dans un communiqué. Cheikh Adel al-Gilbani, avait déclaré au début du mois à la BBC: "les religieux chiites sont sans aucun doute des renégats et il peut à la rigueur y avoir un débat pour savoir si tous les chiites le sont ou pas". Selon l'islam, il est permis de tuer un renégat et l'auteur du meurtre ne peut être poursuivi.


Les relations entre l'Arabie et l'Irak sont mauvaises

Gouverné pendant 80 ans par les sunnites, l'Irak est dirigé par les chiites depuis la chute de Saddam Hussein en 2003. Les relations entre l'Arabie et l'Irak sont mauvaises. Le roi saoudien Abdallah a refusé au moins deux fois de recevoir M. Maliki car il lui reproche de marginaliser la communauté sunnite. Pour le Premier ministre, "ce sont les takfiris (extrémistes sunnites) et les baassistes, appuyés par d'autres parties, qui sont derrière les crimes terroristes de Sadr City et de Baya", à Bagdad.


L'idéologie takfiri derrière les crimes en Irak?

"A l'approche du 30 juin, date du retrait américain des villes, la rage des auteurs de la violence confessionnelle va en grandissant et ceux qui les incitent en propageant une idéologie takfiri sont derrière les terribles massacres endurés par les Irakiens ces dernières années", a assuré M. Maliki.


A quelques jours du retrait américain des villes irakiennes, les responsables irakiens estiment que les auteurs des attentats entendent miner la confiance des forces de l'ordre irakiennes et contraindre les soldats américains à intervenir afin de montrer que l'accord de sécurité signé entre Bagdad et Washington n'est qu'un morceau de papier. "Leur plan est d'accroître le confessionnalisme, de créer le chaos, de faire échouer le processus politique et d'empêcher le peuple irakien de rétablir sa souveraineté", a-t-il insisté.


Le pilote et un steward du vol AF447 identifiés

Les corps du commandant de bord et d'un steward du vol AF447 disparu en mer entre Rio et Paris ont été identifiés parmi les victimes retrouvées dans l'Océan Atlantique, a indiqué jeudi à l'AFP une porte-parole de la compagnie Air France.

"Parmi les victimes retrouvées grâce aux recherches en mer, deux membres de l'équipage d'Air France ont été à ce jour identifiés: le commandant de bord et un steward", a dit la porte-parole de la compagnie, confirmant une information parue sur le site internet du Figaro. "Le directeur général d'Air France, Pierre-Henri Gourgeon a présenté ses condoléances à leurs familles", a-t-elle ajouté.


Les photos du crash de l'Airbus étaient en fait des images de la série Lost!

La télévision bolivienne a présenté des images du crash comme La télévision bolivienne a présenté des images du crash comme "exclusives"© DR

Une chaîne de télévision bolivienne a présenté dans son journal des images prises à l'intérieur de l'avion d'Airbus qui s'est abîmé en mer. En fait, il s'agissait d'extraits d'une série télévisée américaine à succès, Lost...

La gaffe. La télévision bolivienne PAT a diffusé dimanche des images "exclusives", affirmant qu'elles avaient prises à l'intérieur de l'A 447, l'avion d'Airbus qui a disparu en mer  près des côtes brésiliennes, indique le site pourceuxquiaimentlenet.com

Les photos auraient été réalisées par un des passasgers pendant le crash, alors que l'avion était en train d'être coupé en deux. La télévision affirmait que les images avaient été retrouvées dans les débris de l'accident.

Or, il s'avère en fait d'extraits de la série américaine Lost, qui retrace les aventures des passagers d'un avion accidenté qui s'écrase sur une mystérieuse île déserte alors que les autorités les laissent pour morts.

Une erreur, ou une plaisanterie de mauvais goût, qui a tôt fait d'être reprise par la télévision polonaise, puis les médias néerlandais, présentant à leur tour ces images comme exclusives.

La télévision bolivienne s'est depuis excusée, expliquant qu'elle avait jugé sérieurses ces images diffusées depuis quelques jours dans une chaîne d'email. elle a précisé qu'elle avait présenté l'information au conditionnel.

 
Sur les vidéos ci-dessous, les images présentées par la télévision bolivienne, puis celles tirées de la série Lost...

CRASH AIRBUS


Crash Airbus




Le mollah Omar reprend la tête des talibans afghans

Le mollah Omar, chef suprême des talibans afghans, reprend actuellement la haute main sur ses troupes, rapporte dimanche soir le Wall Street Journal, ajoutant que c'est lui dorénavant qui ordonne les attaques et nomme ses commandants sur le terrain.

Changement de stratégie

Le mollah Mohammad Omar, chef spirituel des talibans au pouvoir en Afghanistan entre 1996 et 2001 avant qu'ils ne soient renversés par une coalition internationale, est en fuite. Il n'est plus apparu depuis, même en vidéo, contrairement à son ancien proche allié Oussama ben Laden.

Le quotidien, citant des responsables américains et des insurgés en Afghanistan, souligne un changement de stratégie. Jusqu'à une date récente, la conduite de la lutte contre les forces de la coalition dirigées par les Etats-Unis était laissée au commandements locaux.

La "Choura" de Quetta
Depuis le début de l'année, suite à une assemblée avec des chefs tribaux, une "choura", appelée la "Choura" de Quetta (ville du sud du Pakistan), c'est le mollah Omar qui a ordonné toute une série d'attaques suicide et d'assassinats dans le sud et l'est de l'Afghanistan, ce qui présage un passage à une phase sanglante à venir dans le pays, note le journal.

Ainsi l'une des cibles du mollah Omar a été Ahmed Wali Karzaï, le plus jeune frère de l'actuel président afghan Hamid Karzaï, qui a survécu à une attaque dans l'est du pays, le 18 mai dernier, relève le Wall Street Journal. C'est également un lieutenant du mollah Omar qui a ordonné l'assassinat d'un religieux modéré, Qari Sayed Ahmad, en avril, poursuit le quotidien.

Ce dernier relève également que près d'une dizaine d'attaques suicides qui ont fait au moins 12 morts dans la capitale provinciale de Khost (est de l'Afghanistan) ont été décidées en mai par la "choura" de Quetta, selon des responsables américains.



39.000 morts en 2008 sur les routes européennes

Quelque 39.000 personnes sont mortes dans des accidents sur les routes de l'UE en 2008, une hécatombe néanmoins en retrait de 8,5% par rapport à une année 2007 très meurtrière, révèle une étude publiée lundi par le Conseil européen de la sécurité des transports (ETSC).

Le bilan ne baisse pas assez vite
L'Europe, qui s'est fixée pour objectif d'abaisser de moitié le nombre de tués de la route en 2010 par rapport à 2001, reste loin du but. Le nombre de morts par an dans des accidents de la route a diminué de 15.400 personnes depuis 2001 (54.400 morts), représentant une baisse annuelle moyenne de 4,4%.

A ce rythme, l'UE aura besoin de sept années supplémentaires pour atteindre son objectif, mais certains pays dont la France, la Belgique et l'Espagne pourraient y parvenir.

Dans l'UE, 79 personnes par million d'habitants sont mortes l'an dernier dans des accidents de la route, contre 113 en 2001. Sont comptabilisées les personnes mortes sur le coup ou succombant à leurs blessures dans les 30 jours. Les Etats-Unis ont dénombré pour leur part 122 morts par million d'habitants.

Les routes européennes plus sûres que les routes américaines
Les routes de Suède, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suisse (hors UE) sont les plus sûres d'Europe, après la petite île de Malte. Tous ces pays sont sous la barre des 50 morts par million d'habitants.

La Norvège et l'Allemagne sont proches du peloton de tête. Suivent dans l'ordre l'Irlande, la Finlande, l'Espagne, la France, le Danemark, le Luxembourg et l'Italie. Tous les autres pays dépassent la moyenne européenne, tandis que la Bulgarie, la Lettonie, la Grèce, la Roumanie, la Pologne et la Lituanie s'approchent de la barre des 150 morts par million d'habitants.

En 2008, certains des pays les plus dangereux ont toutefois fortement réduit leurs statistiques, comme l'Estonie (-33%), la Lituanie (-33%), la Slovénie (-27%) et la Lettonie (-25%). L'ETSC explique en partie cette amélioration par la crise économique et le haut niveau des prix pétroliers enregistré au début de l'année.

Pour la période allant de 2001 à 2008, le Luxembourg, la France et le Portugal arrivent en tête du classement des plus fortes améliorations, avec des réductions d'au moins 47% du nombre de morts. Suivis par l'Espagne et la Lettonie (43% de baisse), la Belgique (-38%) et l'Allemagne (-36%). En revanche, la Roumanie et la Bulgarie ont vu leur situation empirer.

La tension monte entre l'UE et Moscou suite à une attaque meurtrière "délibérée"

L'Union européenne a condamné lundi une "attaque délibérée" qui a tué dimanche un chauffeur géorgien accompagnant une patrouille de la mission de l'Union européenne chargée de surveiller le cessez-le-feu russo-géorgien d'août 2008.

"C'est un incident inquiétant et absolument inacceptable"

"Nos premières informations sur cet incident montrent que c'était une attaque délibérée contre notre patrouille dans le cadre de ses activités quotidiennes. C'est un incident inquiétant et absolument inacceptable", a déclaré le chef de la mission européenne, Hansjorg Haber, dans un communiqué.

L'explosion a été provoquée par une mine placée au bord d'une route près du village de Moujava, dans le district de Zougdidi, dans l'ouest de la Géorgie et près de la "frontière" avec la république séparatiste pro-russe d'Abkhazie. Le véhicule des observateurs n'a pas été endommagé, mais celui qui l'accompagnait a été touché et son chauffeur tué par l'explosion, selon les autorités géorgiennes.

Un chauffeur tué par l'explosion
Le ministre géorgien de l'Intérieur a pour sa part indiqué que l'un des postes de contrôle policiers près de l'Abkhazie avait été la cible de tirs depuis "le territoire occupé par la Russie" dans la nuit de dimanche à lundi et qu'une explosion avait endommagé une ligne à haute tension.

L'UE est chargée de surveiller l'application du cessez-le-feu intervenu après la guerre russo-géorgienne en août 2008. Cette mission patrouille dans les zones proches de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux territoires géorgiens rebelles dont la Russie a reconnu l'indépendance et où elle a stationné des milliers de soldats.


POLÉMIQUE SUR LE PORT DE LA BURQA EN FRANCE

"En France, la liberté pour tous, sauf pour les musulmans !"


  • Ma femme, musulmane convertie, porte le niqab, par Nabil

Ma femme porte le niqab depuis 5 ans. C'est une Française convertie, et personne ne l'a obligée à le porter. D'ailleurs elle le portait avant même notre mariage. Dans la vie quotidienne, c'est vrai que ce n'était pas facile au début, avec sa famille aussi, mais avec le temps, et en connaissant la personne, on s'habitue. Je pense qu'il faut arrêter de dire qu'on oblige la personne à le mettre, c'est faux. C'est vraiment un choix personnel. On suit notre religion du mieux que l'on peut, c'est aussi simple.

  • C'est un non-débat, par Rani Boukhelifa

Je suis un musulman français installé au Canada depuis 2004, soit peu de temps après la polémique en France sur le port du voile à l'école. J'ai quitté la France, où je suis né, entre autres parce que je souhaite pour mes enfants un pays où ils ne seront pas discriminés à cause de leur religion, leur nom ou leur couleur. Je suis extrêmement las de ces débats, qui ont comme effet direct pour nos concitoyens de nous désigner comme des barbares violents envers nos femmes.

Pour ce qui est de la burqa, c'est un non-débat, qu'on me dise combien de cas sont recensés en France avant de fustiger une fois de plus les musulmans. La vraie question à régler est celle de l'intégration et la "dépaupérisation" des populations immigrées "de couleur" à la société française. Il faudrait pour cela que les institutions françaises se remettent en question et mettent un peu d'humilité et d'humanité dans leur gestion de ce problème... un peu à l'image du Canada, qui sera en 2009 la première destination d'immigration au monde.

  • Extrême serait le port de la burka, extrême est l'interdiction de la porter, par Toufik

La burqa est l'habit traditionnel afghan. En Algérie, nous avons la mleya, en Iran, c'est le tchador. Quelle que soit l'appellation prononcée, cet habit qui couvre intégralement le corps de la femme a une justification religieuse. Le fait de couvrir intégralement le corps chez la musulmane est un signe de grande pudeur qui ne peut qu'honorer cette dernière, même si cela paraît choquant aux yeux des Occidentaux. Si, à titre personnel, je trouve extrême de le porter en Occident, cela dit, je trouve tout aussi extrême de l'interdire.

La France ne sortira pas grandie de ce débat stérile qui ne fait que stigmatiser une partie de la population. Qu'avons-nous à gagner de cette interdiction si ce n'est que renforcer l'exclusion de ces femmes qui n'oseront plus sortir de chez elle ? Est-ce cela l'objectif annoncé ? La France a-t-elle si peur de ces femmes ? Et réfléchissons un instant sur la loi contre le voile à l'école : quel en fut le résultat si ce n'est l'ouverture d'écoles confessionnelles musulmanes ? Est-ce cela l'esprit républicain ?

  • Liberté pour tous... sauf pour les musulmans !, par Kays L.

Ma voisine a une vingtaine d'années et sa mère ne porte pas le voile. Pourtant elle porte le niqab, c'est un choix de vie complètement personnel. Personne n'est venu lui mettre le couteau à la gorge pour la forcer, comme on le laisse croire à longueur de journée dans les médias. Mais aujourd'hui une poignée de députés vont l'obliger à rester chez elle, comme ces même députés ont obligé des jeunes filles à rester chez elles au lieu d'aller à l'école. La liberté de choix est pour tout le monde en France, sauf peut être pour les musulmans !

  • Nous ne sommes pas forcées !, par Anouck Belhair

Je suis une Française convertie à l'islam, mes parents sont non-croyants. Il est vrai qu'en Afghanistan les femmes sont forcées de porter la burqa, mais en France c'est une affaire de choix personnel. Posez la question aux femmes qui la portent, faites des sondages, vous aurez bien des surprises ! Pourquoi on laisse des filles se promener en mini-jupe dans la rue et non des femmes voilées ? Si nous portons la burqa ou le niqab, c'est pour se protéger du regard de certains hommes, pour garder notre pudeur, et surtout car c'est une loi d'Allah. Arrêtez de juger ce que vous ne connaissez pas !

  • Elle a bon dos la femme musulmane voilée, par Caroline OULED M.

Je suis une femme musulmane portant le hijab "simple". Une mère de famille, étudiante à l'université en 2004 et ayant déjà dû faire face au déchaînement médiatique d'alors. Je suis ce que certains appellent une Française de souche. Je connais des femmes musulmanes qui ont fait le choix de porter le niqab, mais je ne connais pas de femme portant la burqa grillagée afghane. De notre côté, peut-être que le travail de pédagogie et de présentation de notre démarche vers "l'extérieur" n'est pas faite comme il le faudrait et que cela génère une certaine angoisse parmi les non-musulmans qui ne nous comprennent pas. Mais finalement, ce qui est important est que l'on nous écoute : ce choix est le nôtre, fruit de notre exigence de pudeur. Une fois de plus, nous avons bon dos. Bon dos pour occulter d'autres problèmes autrement plus urgents dans notre pays.

  • Des femmes instruites et épanouies, par Katia Lourdani

Je suis française de confession musulmane (par choix, je préfère préciser). Je suis scandalisée et peinée de tout ce tapage médiatique à propos du port de la burqa. Je ne la porte pas, mais je respecte tout à fait le choix de toutes les femmes désireuses de se vêtir de cette manière. J'en connais d'ailleurs dans mon entourage proche et je peux vous assurer qu'elles sont tout à fait épanouies dans leur vie, qu'il s'agit de leur choix et qu'en aucun cas, elles ne sont oppressées d'une quelconque manière. Elles ont la tête sur les épaules, elles sont instruites pour beaucoup d'entre elles, diplômées et parfaitement insérées dans la société. Le débat actuel ne vole pas haut. On prend des cas uniques pour en faire des généralités. On les fait passer pour des femmes endoctrinées par leurs "barbus" de maris alors que beaucoup d'entre elles ne sont d'ailleurs même pas mariées... C'est lamentable !

  • Et pourquoi pas interdire le string ?, par La Gata Negra

Interdire la burqa ? Pourquoi pas aussi la casquette, le string... Je suis étonnée de voir que le gouvernement n'ait pas mieux à faire que de légiférer sur ce sujet. Dans nos quartiers, peuplés de "racaille" et qu'il était prévu de "karcheriser", il y a tant à faire en matière d'éducation, de santé, d'emploi... La République ne penserait à nous que pour entraver nos libertés?

  • On stigmatise encore une fois les musulmans, par Mehdi Mahroug

Je suis un étudiant musulman de 24 ans. J'ai la burqa en horreur, et je ne considère pas le voile comme une obligation. Mais cette énième polémique m'agace au plus haut point. J'ai l'impression que l'on stigmatise une fois de plus les musulmans et que l'on salit une communauté entière à cause de l'image que renvoie une infime fraction. Quand je lis ce genre de choses, j'ai la tentation du communautarisme, de me replier vers mes semblables puisque j'ai l'impression que de toute façon, la société française ne cherche pas à nous comprendre, mais nous perçoit comme d'éternels épouvantails. Dieu merci, il me reste encore un peu d'intelligence, et je continuerai sur la voie de la modération et du dialogue, mais jusqu'à quand ?


Obama dénonce l'"irresponsabilité" qui a mené à la crise

Le président américain Barack Obama a dit mercredi que son projet de réforme de la régulation financière était le plus vaste depuis la Grande dépression des années 30, selon le texte d'une déclaration publié par la Maison Blanche.

"Ce n'est pas nous qui avons choisi la manière dont cette crise s'est déclarée. Mais nous avons le choix" des suites à lui donner, a dit M. Obama selon le texte d'une déclaration qu'il devait prononcer à 12H50 (16H50 GMT).

En attente d'approbation
"Mon administration propose aujourd'hui une vaste réforme du système de régulation financière, une transformation d'une ampleur inédite depuis les réformes qui ont suivi la Grande dépression", a-t-il dit.

Les propositions, qui devront ensuite être approuvées par le Congrès, visent à donner à la banque centrale de nouveaux pouvoirs de régulation sur les plus grandes institutions financières du pays.

La Maison Blanche a également indiqué que la réforme allait introduire plus de discipline et de transparence des marchés financiers.

Comme précédemment annoncé, elle comprendra aussi la constitution d'une nouvelle agence de protection des consommateurs chargée de superviser spécifiquement les crédits immobiliers et les crédits à la consommation.

Trop de risques
M. Obama a dénoncé la "culture de l'irresponsabilité" qui a mené à la crise. "L'absence de supervision a engendré des abus systématiques et systémiques", a-t-il souligné.

"Au lieu de réduire les risques, les marchés ont en fait augmenté les risques pris aussi bien par des familles ordinaires que par de grandes entreprises", a-t-il poursuivi.

"Il y avait bien trop de dettes et pas suffisamment de capital dans le système. Et une économie en croissance a engendré la complaisance", a-t-il souligné.


Barroso, bis repetita placet?

Les dirigeants de l'UE évoqueront jeudi soir la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Seul candidat avoué, le président sortant semble assuré d'être désigné, même s'il lui reste quelques obstacles institutionnels à franchir.

Soutien des chefs d'État mais pas du Parlement
M. Barroso est soutenu presque unanimement par les chefs d'Etat et de gouvernement européens. Même les dirigeants qui ne sont pas issus de sa famille politique, comme les socialistes José Luis Zapatero (Espagne) et Gordon Brown (Royaume-Uni) ou le libéral Lars Løkke Rasmussen (Danemark), lui ont déjà promis leur appui.

Les seules notes discordantes sont venues de son propre camp conservateur: tout en appuyant sa candidature, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont plaidé pour qu'elle ne soit pas entérinée dès jeudi, mais ultérieurement. Leur attitude a alimenté les spéculations sur leurs intentions véritables.

Van Rompuy prudent

Quant à la Belgique, elle adopte jusqu'à présent une position en retrait. "Les 27 Etats membres sont d'accord pour que la présidence tchèque présente jeudi le nom de José Manuel Barroso à la présidence de la Commission. Il y a donc un très large soutien autour de son nom et de sa personne", a prudemment déclaré mardi au parlement le Premier ministre, Herman Van Rompuy, sans démentir les rumeurs relatives aux désaccords au sein de sa majorité. Pendant la campagne électorale, le PS avait ouvertement clamé son opposition à M. Barroso.

L'attitude du Parlement européen, où le candidat retenu doit être approuvé, reste encore incertaine. Bien que le Parti populaire européen (PPE) de M. Barroso ait conforté son statut de premier groupe politique, il est loin de jouir d'une majorité à lui seul. Des alliances seront donc nécessaires avec les socialistes et/ou les libéraux, partis où certains opposants au président sortant donnent de la voix.

Négociation sur le programme plus que sur la personne
Mais en l'absence d'adversaire crédible, c'est davantage le programme de Barroso II qui sera négocié que sa personne. M. Barroso devrait d'ailleurs tenter de conforter le consensus en exposant ses priorités jeudi soir. En coulisses, la répartition des portefeuilles dans son équipe sera elle aussi déterminante.

La donne institutionnelle complique la situation. Le renouvellement des postes européens intervient en effet en pleine transition entre le traité de Nice et le traité de Lisbonne, lequel semble désormais bien parti pour être ratifié. Dirigeants et juristes se creusent les méninges depuis plusieurs mois sur la manière de procéder.

Marchandage et traîté de Lisbonne
Les règles de Nice disposent que le président-désigné est approuvé à la majorité simple, alors que celles de Lisbonne prévoient la majorité absolue, nettement plus délicate à obtenir. Nice établit par ailleurs une Commission européenne réduite, alors que le traité de Lisbonne garantit un commissaire à chaque Etat membre. Si la Commission devait être approuvée sous Nice, un ou plusieurs pays perdraient leur représentant à Bruxelles, une perspective difficile à accepter.

Le procédé retenu consisterait à faire approuver M. Barroso, dans les prochaines semaines, selon le traité de Nice, mais de valider sa Commission, à l'automne, selon Lisbonne.

Les Eurosceptiques barrent la route de Verhofstadt

Les scénarios circulant dans les milieux européens restent à prendre avec les précautions d'usage. En 2004, Guy Verhofstadt était donné favori, mais face au véto britannique, c'est José Manuel Barroso qui avait été retenu à la surprise générale.

Une candidature de dernière minute n'est donc pas à exclure. Evoquée par certains médias, la possibilité d'un retour fracassant de Guy Verhofstadt, auteur des "Etats-Unis d'Europe", semble condamnée par la présence de plusieurs dirigeants eurosceptiques au Conseil européen.


Commission d'enquête parlementaire sur la burqa en France

Le député André Gerin (PCF) a déposé une proposition de résolution afin de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port, par certaines femmes musulmanes, de la burka ou du niqab - un voile qui les recouvre entièrement-, a-t-on appris de source parlementaire.

"Atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national"
Le texte, cosigné par 58 députés de toutes tendances politiques, en particulier de droite (3 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 NC, 3 NI), prévoit la mise en place d'une commission de 30 membres. Elle serait chargée de "définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national".

"Tenue vestimentaire dégradante"
Si elle était créée, elle devrait rendre son rapport le 30 novembre au plus tard. "Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes ou du niqab qui ne laisse apparaître que les yeux", écrit M. Gerin, député-maire de Vénissieux (Rhône), dans l'exposé des motifs du texte. Il juge cette "tenue vestimentaire dégradante".

"Intolérable"
"La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu'elle nous vient d'Iran, d'Afghanistan, d'Arabie Saoudite... Elle est totalement inacceptable sur le sol de la République française", considère M. Gerin. Outre André Gerin, le texte est signé notamment par Christian Bataille (PS), Patrick Beaudoin (UMP), Alain Benisti (UMP), Véronique Besse (NI, MPF), Jacques Desalangre (PCF), Nicolas Dupont-Aignan (NI), Jean-Pierre Kudeicha (PS), Pierre Lellouche (UMP), Maurice Leroy (NC), Lionnel Luca (UMP), Thierry Mariani (UMP), Jacques Myard (UMP).


Identification d'une nouvelle souche du virus de la grippe A

L'Institut brésilien de bactériologie Adolfo Lutz a identifié une nouvelle souche du virus de la grippe porcine sur un patient de l'Etat de Sao Paulo qui a été dénommé A/Sao Paulo/1454/H1N1, a annoncé cet institut de recherches.

L'Institut Adolfo Lutz, qui dépend de l'Etat de Sao Paulo, a précisé avoir réussi à isoler le virus et à comparer les échantillons brésiliens avec ceux "en provenance de Californie". L'isolement du virus "a permis d'identifier la séquence du patrimoine génétique de la souche brésilienne", a ajouté l'institut.

La mutation du virus a été décelée dans des altérations de la protéine responsable de la capacité d'infection du virus même si pour l'instant il n'est pas possible de déterminer si cette nouvelle souche est plus agressive.

L'équipe de la virologue Terezinha Maria de Paiva, de l'Institut Adolfo Luftz "a isolé fin avril la nouvelle souche qui a été dénommée A/Sao Paulo/1454/H1N1, selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)".

Les caractéristiques génétiques du virus sont cruciales pour la production d'un éventuel vaccin contre la maladie qui a contaminé 36.000 personnes dans 76 pays et a déjà fait 163 morts, d'après le dernier bilan diffusé par l'OMS.

Un Américain d'Al-Qaïda appelle à des attaques dans le monde entier

Un Américain membre d'Al-Qaïda a appelé les militants islamistes à lancer des attaques contre les intérêts sionistes et occidentaux à travers le monde, dans un enregistrement vidéo mis en ligne samedi.

"Jihad et sacrifice"
"Les intérêts sionistes et croisés sont partout des cibles légitimes pour nous", a déclaré Adam Gadahn, également connu sous le nom d'Azzam l'Américain, dans un enregistrement vidéo mis en ligne par des sites islamistes et reproduit par SITE, un centre américain spécialisé dans l'étude de ces sites.

"En les attaquant, nous approfondirons les blessures de l'ennemi, saignerons son économie délabrée et allègerons le fardeau de nos frères les moujahidine", a ajouté Gadahn, qui s'exprimait en arabe pour la première fois, dans une adresse aux Palestiniens intitulée "Poursuivons notre jihad et notre sacrifice".

Converti
"Dire que viser de telles cibles ailleurs qu'en Palestine est illégitime ne peut être accepté par les musulmans raisonnables", poursuit Gadahn, qui figure sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale des Etats-Unis (FBI), lesquels ont promis jusqu'à un million de dollars pour toute information permettant son arrestation. En octobre 2006, il avait été inculpé aux Etats-Unis de trahison, le premier cas du genre depuis la Seconde Guerre mondiale. Il encourt à ce titre entre cinq ans de prison et la peine de mort.

Californien converti à l'islam en 1995, qui a ensuite épousé la cause de Ben Laden, Gadhan est apparu depuis 2004 dans plusieurs vidéos d'Al-Qaïda pour se féliciter des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et menacer de nouvelles attaques. Né le 1er septembre 1978 d'un père juif reconverti au christianisme, ancien musicien de rock devenu éleveur de chèvres, il a quitté les Etats-Unis pour le Pakistan en 1998, selon le FBI.


L'avion qui reliait Rio à Paris n'a pas explosé en vol mais est tombé soudainement

Les recherches en plein Atlantique de l'épave de l'Airbus d'Air France et des corps des 228 victimes entrent lundi dans leur troisième - et peut-être dernière - semaine, la priorité devant passer à la découverte des boîtes noires et à l'enquête. Le drame du vol AF 447 Rio-Paris, qui s'est abîmé entre le Brésil et l'Afrique dans la nuit du 31 mai au 1er juin, reste inexpliqué bien que les sondes de vitesse défectueuses de l'avion aient été montrées du doigt.

Cinquante corps récupérés
Samedi soir, cinquante corps au total avaient été récupérés par les Marines des deux pays, et des pièces importantes de l'avion, comme un morceau de la dérive, ont été repêchées ces derniers jours. Sans attendre les boîtes noires, les enquêteurs français devaient tirer de premiers enseignements des débris de l'Airbus rassemblés dans un vaste hangar à Recife, sur la côte nord-est.

Chute d'avion soudaine

Ces débris semblaient indiquer que la chute de l'avion a été soudaine et qu'il n'a pas explosé en vol, selon des experts brésiliens cités par la presse. Ceux-ci s'appuient notamment sur une photo montrant des sièges de l'équipage, repliés, ce qui suggère que celui-ci circulait et a été pris par surprise.

Les premiers corps ont été transportés à Recife où ils étaient examinés par les médecins légistes. Parmi les 228 victimes de 32 nationalités, se trouvaient 72 Français, 59 Brésiliens et 26 Allemands. Une trentaine de proches des victimes se sont entretenus samedi à Rio avec l'émissaire du gouvernement français auprès des familles, Pierre-Jean Vandoorne.

"Leur première préoccupation est de retrouver les corps et de comprendre les causes de la catastrophe", a souligné M. Vandoorne qui devait rencontrer dimanche à Recife les militaires brésiliens chargés des recherches.

Depuis deux semaines, la flottille franco-brésilienne déployée au milieu de l'Atlantique passe au peigne fin une large zone, à quelque 1.350 km de la côte brésilienne. Mais, après les premiers jours où les marins ont dit naviguer "au milieu d'une mer de débris", ceux-ci se sont faits plus rares, qu'ils aient coulé ou aient été dispersés par les courants.

Avec beaucoup de précaution, les militaires brésiliens ont ainsi commencé à évoquer un arrêt des recherches. Celles-ci continueront "au moins jusqu'au 19 juin", a déclaré le général de l'armée de l'air Ramon Cardoso en précisant que, à partir du 17 juin, une évaluation serait faite tous les deux jours.

Toujours à la recherche des boîtes noires
En revanche, la recherche des deux boîtes noires, qui gisent probablement par quelque 3.500 mètres de fond, devait s'intensifier. Le sous-marin nucléaire français Emeraude a commencé à patrouiller la zone supposée du crash, en espérant capter leurs signaux grâce à ses sonars ultra-sensibles.

Deux remorqueurs de haute mer devaient aussi tirer deux "pingers locators" (sorte de sonar attaché à un cable long de plusieurs kilomètres) prêtés par l'armée américaine. Le navire de recherche et d'exploration sous-marine "Pourquoi pas" est également arrivé sur les lieux, avec un sous-marin et un robot.

En attendant de connaître les causes du drame, l'avionneur européen Airbus a été contraint, à quelques jours du salon aéronautique du Bourget, d'assurer vendredi que les A330 étaient "parmi les plus sûrs jamais construits". Air France, comme le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) chargé de l'enquête, refuse de faire un lien entre le crash et les sondes Pitot, instruments de mesure de la vitesse en vol.

La compagnie a néanmoins accéléré leur remplacement sur ses Airbus A330-A340, sous la pression des pilotes et après plusieurs incidents en 2008 liés à un dysfonctionnement de ces sondes.


Et maintenant, que va faire Obama?

Il ne pouvait espérer influencer les élections iraniennes.

Après la démission de Richard Nixon, en août 1974, on vit des responsables soviétiques demander à des journalistes et à des diplomates américains résidant à Moscou à quel moment le sénateur Henry Jackson allait s'emparer de la Maison Blanche. Pour les soviétiques, le scandale du Watergate n'était qu'un complot monté de toute pièce par la «presse capitaliste», avec pour seul but l'arrêt de la politique d'apaisement de Nixon. Henry Jackson, démocrate connu pour son anticommunisme, s'était toujours opposé à la détente; il était donc tout naturel de penser qu'il profiterait de ce « coup d'Etat médiatique » pour prendre le pouvoir. Quoi de plus logique?

C'est là une anecdote amusante, qui en dit long sur les grandes puissances et leur propension à penser que la politique interne des autres pays est grandement influencée par leurs propres intérêts. C'est aussi une mise en garde pour tous ceux qui surestiment l'impact qu'a pu avoir le récent discours d'Obama au Caire (tout comme la visite du vice-président Joe Biden à Beyrouth, le mois dernier) sur les élections du 7 juin au Liban, ou sur celles de ce week-end en Iran.

Le Hezbollah n'est pas parvenu à obtenir la majorité des sièges au Parlement libanais, et le gouvernement soutenu par les Etats-Unis a donc triomphé... mais la victoire n'est pas forcément due au soutien américain.

Comme l'a dit Deborah Amos (de la radio NPR) dans l'un de ses reportages, ces élections ont prouvé qu'au Liban, la politique se joue certes au niveau local (comme le veut le cliché), mais aussi que des critères religieux entrent souvent en ligne de compte. Le Hezbollah a conservé tous ses sièges; s'il a perdu, c'est parce que son allié de coalition, le Général Marcel Aoun, n'a attiré qu'une petite partie de l'électorat chrétien, qu'il était pourtant censé séduire. La coalition sortante, dite «du 14 mars», menée par Saad Hariri, a gagné un nombre suffisant de sièges pour être majoritaire, mais pas assez pour former un gouvernement ; il sera sans doute ainsi dans l'obligation de céder quelques portefeuilles au Hezbollah.

Certes, les militants du Hezbollah auraient eu bien plus de pouvoir (et la Syrie, qui soutient le parti, bien plus d'influence) si l'élection leur avait été favorable. Pour autant, rien n'indique qu'ils sortiront affaiblis de cet échec...

Quant à l'influence de Washington sur le résultat des élections, rien n'est certain. Lors de sa visite d'un jour au Liban, le vice-président Biden a déclaré que l'aide apportée par les Etats-Unis dépendrait de la composition du nouveau gouvernement libanais ; au Caire, le président Obama a fait tout son possible pour séduire les musulmans modérés. Mais il est impossible de mesurer l'influence éventuelle de ces déclarations sur telle ou telle partie de l'électorat. En tout cas, aucun parti ni candidat n'y a fait référence dans sa campagne.

L'élection présidentielle du 12 juin en Iran n'est pas vraiment du même ordre. Mir Hossein Moussavi, le principal candidat réformiste, raille souvent - entre autres choses - la politique étrangère provocatrice du président Ahmadinejad. Si Moussavi adopte cette posture pro-occidentale, c'est évidemment parce qu'il estime qu'elle lui apportera plus de voix qu'elle ne lui en fera perdre. On est donc en droit de penser que cette stratégie politique reflète une évolution de l'opinion du pays. Et si, aux yeux d'une large partie des Iraniens (et, qui sait, aux yeux des mollahs eux-mêmes...), l'Amérique a perdu un peu de son aura maléfique, c'est peut-être parce que Barack Hussein Obama est président des Etats-Unis...

Ceci dit, comme l'affirme Laura Secor (dans son passionnant article du New Republic), les enjeux d'importance de la campagne sont locaux (l'économie arrive en tête), et le principal clivage politique est de nature démographique. Le résultat des élections, écrit-elle en substance, dépend largement du taux d'abstention des jeunes urbains, généralement plus ouverts sur le monde que le reste de la population. La plupart d'entre eux ont boycotté les dernières élections pour protester contre la corruption qui gangrène le processus de sélection des candidats. Conséquence : les ruraux des classes sociales inférieures, qui ne représentent qu'un tiers de la population, forment deux tiers de l'électorat actif. Ahmadinejad est très populaire parmi les paysans. Il prétend être l'un des leurs, flatte leur vision conservatrice de l'Islam et les couvre de subventions faramineuses. Les populations urbaines ne l'aiment guère : la politique économique pro-rurale a créé une inflation massive, et le traditionalisme ambiant réprime toute évolution des mœurs, en particulier les droits de la femme.

Ces derniers jours, on a vu les deux principaux partis organiser de gigantesques rassemblements, et des débats passionnés comme l'Iran n'en avait pas vu depuis des années. Ce conflit acharné n'a pas pour principal sujet de discorde les relations diplomatiques avec l'occident, ou un quelconque « effet Obama ». Mais l'élection aurait-elle pris la même tournure si Obama n'avait pas fait tous ces efforts (dans certains domaines, du moins) pour «limer les crocs» de cette Amérique en apparence si menaçante?

Peut-être que ces changements sont en partie imputables au président, peut-être pas ; quoi qu'il en soit, il peut tout mettre en place pour tirer profit de leurs conséquences. C'est dans ce domaine que George W. Bush a commis l'une de ses erreurs les plus monumentales (ce qui n'est pas peu dire...). La période entourant sa réélection, en 2004, fut marquée par divers évènements d'importance : le Liban était alors secoué par la «Révolution du Cèdre», les Ukrainiens fomentaient une «Révolution Orange», des mouvements réformistes commençaient à agiter l'Egypte et l'Arabie Saoudite, et l'Irak était en pleine période électorale. A l'époque, Bush n'avait que la promotion de la démocratie à la bouche. Certains pensaient que sa rhétorique encourageait une partie des désirs de réforme et de révolution ; c'était peut-être vrai. Mais Bush n'avait pas de suite dans les idées. Il pensait que la liberté est le plus petit dénominateur commun de l'humanité ; qu'après la diffusion de quelques slogans émancipateurs, la démocratie pousserait comme ces fleurs des champs que l'homme n'a pas besoin d'arroser... Et six mois plus tard, tous les espoirs du printemps étaient morts.

Obama, lui, est plus réaliste: sa politique étrangère ne se résume pas à un simple «projet liberté». En revanche, l'action diplomatique redevient la priorité des relations internationales, et les dernières élections au Moyen-Orient vont faciliter cette politique.

Depuis la défaite du Hezbollah au Liban, les diplomates américains se ruent sur la Syrie. L'émissaire au Moyen-Orient George Mitchell, les officiers du Central Command de l'armée américaine, une délégation du Congrès : tous sont en route pour Damas, ou déjà sur place. Pas en position de faiblesse (ce qui aurait pu arriver en cas de victoire du Hezbollah), mais bien pour nouer des relations diplomatiques sérieuses. Bref, la diplomatie américaine va pouvoir mettre en place tout ce que Bush s'était refusé à faire au grand désespoir de bien de ses conseillers : défaire peu à peu les liens qui unissent la Syrie à l'Iran, manœuvre qui pourrait bientôt modifier les rapports de force dans cette région du monde.

Si Ahmadinejad perd les élections (les résultats définitifs ne devraient pas être dévoilés avant le dimanche 14 juin), les Etats-Unis pourraient faire les mêmes ouvertures à l'Iran que celles faites à la Syrie. Elles seront faites tôt ou tard ; il ne peut en être autrement. Mais les choses seraient plus simples si Ahmadinejad disparaissait de la scène.

Bush avait toutes les clés en main, et il n'a jamais su quoi en faire; plus précisément, il n'a jamais compris qu'il fallait en faire quelque chose. Certes, Obama n'est pas Bush. Mais tout reste à construire. Y aura-t-il un «effet Obama» au Moyen-Orient? Tout dépend de ce que notre président fera... à compter de lundi.Source: Slate


Vol AF447: la piste de l'attentat écartée

La police française a étudié les noms de deux passagers du vol Air France 447, soupçonnés de liens avec le terrorisme islamiste, mais cette piste a été écartée en raison d'une "simple homonymie".

Selon le journal L'Express, "les services de renseignement français ont relevé deux noms correspondant à des personnes connues pour leur lien avec le terrorisme islamiste" parmi la liste des passagers de l'Airbus qui s'est abîmé en mer entre Rio de Janeiro et Paris, faisant 228 morts.

Cette piste a été "écartée": il s'agit d'une "simple homonymie", a-t-on indiqué de source policière. Après la catastrophe survenue le 1er juin, l'hypothèse d'un attentat n'a pas été totalement écartée par les autorités françaises, mais elle n'était pas privilégiée.

L'Express envisageait aussi la possibilité de "simples homonymes". "L'identification est toutefois restée incomplète, faute de connaître la date de naissance des suspects: il pourrait s'agir de simples homonymes", écrit-il.

Des cas d'homonymie de passagers d'avions avec des personnes soupçonnées d'avoir des liens avec le terrorisme ont déjà été constatés dans le passé. Des vols ont ainsi été déroutés car le nom d'un passager correspondait à celui d'un suspect figurant sur des listes noires d'interdiction de vols dressées depuis les attentats du 11 septembre 2001, notamment aux Etats-Unis et au Canada.


Des voyages du Pentagone aux frais de pays étrangers

Des employés du Pentagone ont bénéficié en dix ans de millions de dollars de voyages payés par des pays étrangers ou des groupes privés en contrat avec le département américain de la Défense, selon une enquête publié mercredi.

De 1998 à 2007, des acteurs externes au Pentagone ont financé plus de 22.000 voyages pour un total estimé à au moins 26 millions de dollars, indique le Centre américain pour l'intégrité publique, un organisme indépendant qui a compilé des milliers de rapports de déplacements dans le cadre de ses recherches.

En dix ans, les gouvernements étrangers ont payé plus de 2,6 millions de dollars pour quelque 1.500 voyages. Les alliés des Etats-Unis en Asie-Pacifique sont les plus gros contributeurs: Australie, Singapour et Japon. Mais la liste inclut également la Chine ou la Russie, affirme cette étude.

Sociétés privées
Dans le secteur privé, l'industrie médicale arrive en tête des contributeurs avec plus de 10 millions de dollars de voyages payés aux pharmaciens militaires, médecins du Pentagone et autres acteurs ayant autorité sur le budget de plus de 6 milliards du département de la Défense consacré annuellement aux médicaments sur ordonnance. D'autres entreprises privées, comme Nike, Mattel ou Sony, sont également citées dans le rapport.

"C'est un comportement qui devrait être interdit", estime Winslow Wheeler, du Centre indépendant pour l'information sur la défense, en dénonçant les risques de conflit d'intérêt au sein du département, le plus gros poste budgétaire du gouvernement américain avec une enveloppe de 664 milliards de dollars prévue pour 2010.

Un porte-parole du Pentagone a défendu mercredi cette pratique, en assurant qu'elle était autorisée mais conditionnée à une série de règles. "Les individus concernés ont vérifié avec leur conseiller juridique que ces événements étaient appropriés", a déclaré Bryan Whitman, en affirmant que "les règles en matière de voyages sont faites pour éviter un conflit d'intérêt".


Défense

Le top 10 des dépenses militaires dans le monde

Les dépenses militaires  ont atteint un montant record de 1464 milliards de dollar en 2008, soit une  hausse de 45% sur dix ans, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI).

L'introduction de l'idée d'une "guerre contre le terrorisme" a poussé plusieurs pays à voir leurs problèmes à travers une perspective fortement militarisée", analyse le responsable des études du Sipri consacrées aux dépenses militaires, Sam Perlo-Freeman, dans la présentation du rapport.

Ces dépenses représentent 2,4% de la richesse mondiale et 217 dollars par habitant de la planète. Par rapport à 2007, la hausse est de 4% à prix constants.

Sur le front simultanément en Irak et en Afghanistan, les Etats-Unis restent de loin les plus dépensiers avec près de 41% du montant total des dépenses militaires mondiales. Soit plus que les 14 autres principaux pays réunis. Depuis 1999, les dépenses de défense américaines ont bondi de 67% à prix courants, pour atteindre 607 milliards de dollars l'an passé.

+ 194% de dépenses pour la Chine

Même si tous les chiffres ne sont pas forcément connus, la Chine a quant à elle quasiment triplé son budget militaire depuis dix an et se retrouve pour la première fois le deuxième pays dans ce classement, avec 89,9 milliards de dollars et 5,8% du total mondial, devant la France (4,5%) et le Royaume-Uni (4,5%).

"La progression de la Chine s'est faite parallèlement à sa croissance économique et est également liée à ses aspirations de grande puissance", relève le Sipri.

Le top 10 des dépenses militaires dans le monde

Pays Dépenses
(en mds de $)
Part mondiale Evolution
 Etats-Unis 607 41,5% 66,5%
 Chine* 84,9 5,8% 194%
 France 65,7 4,5% 3,5%
 Royaume-Uni 65,3 4,5% 20,7%
 Russie* 58,6 4% 173%
 Allemagne 46,8 3,2% -11%
 Japon 46,3 3,2% -1,7%
  Italie 40,6 2,8% 0,4%
 Arabie Saoudite 38,2 3% 81,5%
 Inde 30 2,1% 44,1%

* estimation Sipri

La Russie, qui comme la Chine a pu servir ses ambitions de grande puissance grâce à une période économique faste, revient à la cinquième place après avoir décliné durant l'après-Guerre froide.

La France qui est au troisième rang du classement a consacré 65,7 milliards de dollars en dépenses militaires, ce qui représente 3,2 % des dépenses mondiales mais seulement + 3,5% d'augmentation entre 1999 et 2008.

Les dépenses militaires en Amérique du Sud ont également augmenté de 50% durant la décennie, "emmenées par la course de fond engagée par le Brésil pour le statut de puissance régionale et l'escalade des dépenses en Colombie liée à son conflit intérieur", écrit le Sipri.

Parmi les 15 plus grands dépensiers en termes militaires, seuls l'Allemagne (-11%) et le Japon (-1,7%) ont réduit leurs dépenses depuis 1999.

De l'autre côté de la chaîne, côté fabricants d'armes, les 100 plus grandes entreprises ont enregistré un chiffre d'affaires total de 347 milliards de dollars en 2007, en hausse de 5% par rapport à 2006, selon les dernières statistiques collectées par le Sipri.

Boeing, n°1 pour les ventes d'armes

Dans ce classement des ventes d'armes dominé par l'américain Boeing, devant le britannique BAE Systems et Lockheed Martin, les sociétés occidentales dominent largement: 44 sur 100 sont américaines, et 32 sont en Europe de l'Ouest.

Le Sipri relève que les entreprises qui ont affiché la plus forte progression sont les fabricants de véhicules blindés, très utilisés en Irak et en Afghanistan, les entreprises qui sous-traitent des services aux armées, ainsi que des sociétés britanniques qui se sont étendues aux Etats-Unis.

Forte hausse des dépenses militaires de l’Algérie en 2008

Les dépenses militaires de l'Algérie ont atteint, en 2008, le montant record de 5,2 milliards de dollars, selon les estimations publiées, lundi 8 juin, par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri). Ces dépenses sont en hausse de 18% par rapport à l'année 2007, précise le Sipri. Il s'agit de la plus forte hausse de ces dix dernières années.

Grâce à cette hausse, l'Algérie figure parmi les pays qui ont fortement contribué à l'accroissement global des dépenses militaires mondiales. Ces dernières ont atteint en 2008 le montant record de 1.464 milliards de dollars. Les autres pays qui ont contribué à cette forte hausse sont : l'Inde, l'Arabie saoudite, l'Iran, Israël, le Brésil, la Corée du Sud et la Grande-Bretagne.

« L'Algérie est l'exemple de pays où les dépenses militaires ont fortement augmenté ces dix dernières années. L'Algérie, avec ses grandes réserves de pétrole et de gaz, est une puissance régionale en Afrique du Nord. Elle a développé son influence politique en devenant le principal allié des Etats-Unis dans la « guerre mondiale contre le terrorisme » », note le rapport du Sipri dont tsa-algerie.com a obtenu une copie. Le budget de la Défense nationale est le plus élevé comparé à tous les autres secteurs, y compris celui de la santé, souligne encore le rapport.

Deux facteurs expliquent cette forte militarisation de l'Algérie, selon le Sipri. Le premier est lié à la menace terroriste que représente l'activité du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dans le pays. Entre 2006 et 2008, les groupes terroristes avaient multiplié les attaques, tuant plusieurs centaines de personnes et visant des installations, y compris le siège de l'ONU à Alger, ciblé par attentat le 11 décembre 2007. En réponse, le gouvernement algérien a décidé d'augmenter le budget des unités opérationnelles de l'armée chargées de la lutte contre le terrorisme, affirme le rapport.

Le second facteur est lié à la forte influence de l'armée dans le domaine politique en Algérie. Le rapport rappelle que l'armée nationale est l'héritière de l'ALN. Depuis l'indépendance du pays, l'élite militaire est fortement influente dans les cercles de décision politique.

Le Premier ministre gabonais confirme la mort de Bongo

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat africains, est mort lundi en début d'après-midi à Barcelone à l'âge de 73 ans, selon un message écrit du Premier ministre gabonais remis en main propre aux journalistes présents à la clinique Quiron.

"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.

Milan, "ville africaine", une "plaisanterie de mauvais goût"

"Lorsque je me promène dans les rues du centre de Milan et que je vois le nombre de personnes non italiennes, j'ai l'impression de ne plus être dans une ville italienne ou européenne mais dans une ville africaine."

Des propos du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi sur Milan qui lui semble ne plus être une ville italienne mais "africaine" en raison du nombre d'immigrés, faisaient polémique vendredi en particulier avec l'église catholique.

"Cela, nous le l'acceptons pas"
"Lorsque je me promène dans les rues du centre de Milan et que je vois le nombre de personnes non italiennes, j'ai l'impression de ne plus être dans une ville italienne ou européenne mais dans une ville africaine", a déclaré jeudi soir le chef du gouvernement dans un meeting électoral dans son fief de Milan (nord de l'Italie).

"Cela, nous le l'acceptons pas, nous devons intervenir avec des opérations de refoulement", a-t-il ajouté, dans une référence à la nouvelle politique du gouvernement de droite qui consiste à refouler les migrants vers les côtes libyennes - d'où ils sont très nombreux à partir - avant qu'ils n'arrivent en Italie.

"Ces propos sont aussi une preuve d'ignorance"
Le responsable de la pastorale des migrants de Milan, Don Giancarlo Quadri, a qualifié ces propos de "plaisanterie de mauvais goût". "Ces propos sont aussi une preuve d'ignorance, car moi je suis bien content de la multiethnicité de Milan qui est devenue une grande ville grâce à la présence de personnes différentes et qui a toujours su accueillir comme une richesse tant de gens différents passés par son territoire", a déclaré Don Giancarlo Quadri.

Un responsable du Parti démocrate (centre gauche), Piero Fassino, a aussi condamné les propos de M. Berlusconi, regrettant qu'il ignore que "de nombreux immigrés vivent, travaillent et contribuent à la richesse de la région" de Milan. M. Berlusconi avait déjà déclenché une polémique fin mai, cette fois avec le maire de droite de Rome, Gianni Alemanno, lorsqu'il avait déclaré que les villes de Rome, Naples et Palerme "ressemblaient plus à des villes africaines qu'européennes" en raison de la "saleté des rues" et des graffitis sur les murs.



La première pièce récupérée est un fragment de la soute de l'A330


Le premier fragment de l'Airbus d'Air France récupéré jeudi par la Marine brésilienne est un fragment de la soute à bagages, a annoncé l'armée de l'air brésilienne.

Un hélicoptère Lynx a récupéré la pièce, ainsi qu'une bouée, qui ont été transportées à bord de la frégate Constitution et qui seront ensuite acheminées jusqu'à l'archipel de Fernando de Noronha puis Recife, sur la côte nord-est du Brésil.

L'Airbus A330 d'Air France s'est abîmé en mer dans la nuit de dimanche à lundi avec 228 personnes à son bord dans des circonstances encore non élucidées.

Ces débris de l'appareil avaient été repérés par un appareil des forces aériennes brésiliennes, qui a immédiatement alerté la Marine pour qu'elle dépêche le navire le plus proche afin de procéder à leur récupération.

A Recife, le général Ramon Borges, du Commandement central de l'espace aérien, a confirmé à la presse que les pièces récupérées par la Marine resteraient entreposés dans cette ville à la disposition des experts français chargés de l'enquête.

La fin du monde est pour le 21 décembre 2012

La «prophétie du calendrier Maya» est le dernier avatar des stupidités enfiévrées des prophètes de l'apocalypse.

La convergence harmonique de stupidité apocalyptique, grandissante et estampillée 2012 ou «prophétie du calendrier maya», n'a pas encore atteint les proportions du bogue de l'an 2000. Et tandis qu'elle perd progressivement son statut de culte New Age, où elle fermentait depuis des années, on en trouve toujours, chez les intellectuels et les causeurs, qui n'en ont pas entendu parler. «La fin du monde arrive en 2012 ?» disait mon ami Stanley. «Tu veux dire que je dois attendre encore si longtemps?»

Le culte autour de la date du 21 décembre 2012 - ce dernier jour qui devrait être celui de l'apocalypse selon le «compte long» du calendrier maya - a été jusqu'à maintenant l'objet de fantasmes enfiévrés sur le net ou dans des « magazines » new age distribués dans des magasins bio. Mais la semaine dernière, Newsweek s'est sérieusement penché sur le sujet tandis que les pages web sur 2012 tissent leurs métastases, avec quand même un site hostile qui s'évertue dans une de ses rubriques à discréditer tous les naïfs évaporés du ciboulot devenus croyants en 2012 et dont le nombre ne cesse de croître.

Et même au sein du réseau des réseaux de dévots, on note d'ores et déjà d'implacables mini-schismes: certains pensent que le 21 décembre 2012 marquera la fin du monde, une quelconque apocalypse bouillonnante, une collision planétaire, une inversion gravitationnelle, la disparition dans un trou noir, une combustion spontanée, ou le renversement de la rotation de la terre. Mais d'autres croient que la fin de l'antique calendrier maya mérite qu'on s'impatiente: ce sera un moment transformationnel de l'histoire de la création, tout bon pour les potes de la Terre - un truc proche de la «convergence harmonique». (Rappelez-vous dans les années 1980 quand l'alignement d'un groupe de planètes devait entraîner tout un tas de prodiges sur Terre). En 2012, la nature humaine renaîtra et commencera un Nouvel Âge. (l'âge du Verseau, enfin ! Cela sera peut-être l'occasion de faire encore de la pub au revival de Hair.)

Et, bien évidemment, l'école cataclysmique aura droit à un blockbuster (au moins), le 2012 de Roland Emmerich, prévu pour novembre. Cela va sans dire, la section New Age de l'espace livres de votre supermarché local déborde aussi de titres autour de 2012. Il y a le littéraire 2012 : The Return of Quetzalcoatl de Daniel Pinchbeck. J'admirais le courageux premier livre de Pinchbeck, Breaking Open the Head, qui racontait sa recherche d'expériences chamaniques, et je dois avouer ma déception à le voir, apparemment, réduire tous ces mystères et merveilles en un seul chiffre dans 2012 - même si je suis sûr qu'il ne partagerait pas mon avis.

Enfin, il y a aussi le marketing brutal : de Beyond 2012 à (je le jure) The Complete Idiot's Guide to 2012 (on frôle le pléonasme). Et puis les « kits de survie à 2012 », une application iPhone 2012, une boutique « officielle » 2012 et d'autres débilités - l'auto-réplication de tout l'aspect camelotte du bogue de l'an 2000 en 1999.

C'est bien une convergence harmonique, une convergence harmonique d'ignorance et de superstition - un tsunami de stupidité - qui vaut toutes les sectes millénaristes du XIXe siècle, celles que Léon Festinger a joyeusement autopsiées dans L'échec d'une prophétie, une vue d'ensemble de la façon dont tous les cultes de fin-du-monde n'ont fait que se renforcer alors même que leurs prophètes de fin-du-monde s'étaient mis à taquiner les vers et que le monde continuait, dans la consternation générale, à exister. (L'étude de Festinger a donné naissance au terme de « dissonance cognitive »).

En plus de 2012-la-date, 2012-le-concept, possède sa propre convergence harmonique (ou devrais-je dire convergence cataclysmique), ratissant le plus largement possible tout le spectre des idioties New Age. Comme un aimant à inepties. Il y a par exemple la convergence, au sens littéral du terme, avec la « Planète X ».

Ne me dites pas que vous n'avez jamais entendu parler de la Planète X ? Visiblement pas ; sinon vous connaîtriez déjà cette compilation folklorique que j'ai trouvée sur un site sceptique :
Apparemment, la Planète X (ou Nibiru) a été détectée par des astronomes au début des années 1980 dans les zones les plus lointaines du système solaire,. On a suivi sa trajectoire grâce à des observations par infrarouge ; elle avait l'air de se tenir en embuscade dans la Ceinture de Kuiper, mais elle fonce maintenant droit sur nous et pénétrera le système solaire en 2012. En quoi cela nous concerne-t-il ? Et bien, les effets de l'approche de Planète X seront bibliques et, qui plus est, se font déjà ressentir. Des millions voire des milliards de gens mourront, le réchauffement climatique s'aggravera ; des tremblements de terre, de la sécheresse, des famines, des guerres, des faillites et d'ailleurs, Nibiru sera aussi à l'origine de meurtrières éruptions solaires, causées par sa traversée à toute vitesse du cœur de notre système solaire. Et tout cela arrivera en 2012, nous avons intérêt à préparer notre fin dès maintenant...

Cela me semble scientifique. J'espère que ma lampe de poche aura des piles quand Nibiru «traversera à toute vitesse» le système solaire. (Tout ce que je peux dire aujourd'hui après un rapide passage en revue du sujet, c'est que « Planète X » est l'artefact d'anomalies infrarouges qui, peut-être ou non, correspondent à une réalité « planétaire ». Les scientifiques ne sont pas d'accord, mais certains ont fondé des sectes apocalyptiques là-dessus). Bien sûr, ce résumé exclut les nombreuses versions ufologiques des théories de Planète X (et de 2012) dans lesquelles les extraterrestres vont se manifester, en sautant peut-être de Planète X quand elle passera à portée, et ils seront soit des guides avisés soit des destructeurs sadiques.

L'idiotie spirituelle n'affecte pas seulement les ignorants, bien sûr. Voyez le récent compte-rendu sur la façon dont Sir Arthur Conan Doyle, créateur du formidable détective rationaliste Sherlock Holmes, avait été dupé par des spiritualistes.

Ceux qui sont obsédés par rendre l'idée le monde conforme à des rationalités rigides sont peut-être les plus vulnérables aux visions abracadabrantes des mystiques qui peuvent « expliquer » les anomalies et les mystères échappant à leur « science de la détection ». Et, comme toujours, la consolation est en grande partie responsable de l'enflure des superstitions sur 2012 : l'immensité du phénomène cosmique approchant à grand pas (reportez-vous à votre application iPhone pour le décompte exact des heures et minutes) tous les petits soucis et les frustrations rencontrés d'ici là sont relativisés. (N'y-a-t-il pas quelque chose de fort ironique à voir que les possesseurs du nec plus ultra de la science technologique consultent leur calendrier apocalyptique tendance « famille Pierrafeu » sur leur iPhone, cette icône de l'intellect ?)

Quelle qu'en soit la cause, je m'attends à ce qu'un raz de marée d'aberrations submerge tous les médias, à commencer par la sortie en novembre du film 2012 (possible slogan publicitaire : « ce Noël-là sera-t-il le dernier ? »)

C'est sans espoir; serrez les dents ; ça arrivera que vous le vouliez ou non. Ne soyez pas surpris quand vous verrez ceux qui ricanent devant le créationnisme commencer à parler de la prescience de ceux qui ont conçu le calendrier maya, les mêmes qui, par ailleurs, pensaient que le monde était plat et avait été créé 4 000 ans auparavant. Certains ont déjà tenté de faire correspondre le calendrier avec les prophéties de fin des temps du Livre des Révélations.

Prenez le comme une œuvre de salut public : si vous avez à rester poli avec un ami, par ailleurs rationnel mais qui se pose quand même des questions sur la venue de l'apocalypse en 2012, voici un lien à lui envoyer : « The Astronomical Insignificance of Maya date 13.0.0 » par Vincent H. Malmström, professeur émérite (en géographie) à l'Université de Dartmouth.

Il déchiquète 2012. Il le laisse en lambeaux et en morceaux de pseudoscience dont l'origine remonte aux « astronomes » mayas qui, eux-mêmes, étaient des mystificateurs de logique, de dates et de cycles calendaires. Malmström écrit : « Le monde est censé avoir commencé un jour chiffré 4 dans l'almanach sacré, et un autre chiffré 8 dans le calendrier séculaire, ce qui prouve tout de suite que cette date [le 21 décembre 2012] dérive d'une projection antéchronologique des deux manières de compter en vigueur à l'époque. » En d'autres termes, les Mayas ont commencé avec une date de fin qu'ils aimaient et ont magouillé leurs calculs pour que la date de départ soit différente (et non nulle).

Les Mayas ont été depuis longtemps la source de mysticisme de la part d'archéologues qui ne pouvaient gnoquer leur langage et d'hommes du Nord (au début William S. Burroughs et Allen Ginsberg, plus tard Pinchbeck) descendus en Amérique Centrale pour rechercher avec les chamans locaux les visions psychédéliques causées par certaines plantes dont le yage. L'attention portée au calendrier maya a conduit à questionner sa réelle fin : est-ce le 21 décembre 2012 ou est-ce un autre et alternatif « Temps des troubles » ? C'est une des nombreuses énigmes non résolues qui fait que les fondations de 2012 sont branlantes. Certains se sont demandés pourquoi, si le calendrier s'arrête à une certaine date, il n'était pas possible de simplement tourner la page de son calendrier mural maya ou de s'acheter une nouvelle tablette en pierre qui commencerait le jour d'après.

Ces questions se posent depuis les années 1920 ou 1930, alors qu'un archéologue du nom de John Thompson s'est mis à écrire sur le calendrier. Dans la dernière partie du siècle dernier, la théorie sur 2012 a été reprise en mains par un « prophète » du calendrier maya, José Argüelles (qui est aujourd'hui convaincu que des OVNIS seront impliqués dans l'affaire) et a progressivement décanté à travers le cortex facilement excitable du New Age et de ses « entrepreneurs » - appelons-les ainsi - sachant bien qu'il y avait là un filon de peur et de superstitions à exploiter, le tout assaisonné de mysticisme.

Le professeur Malmström descend gentiment en flèches les récentes affirmations d' « experts » occidentaux. Toute l'attention portée sur la date du 21 décembre 2012, dit-il, « n'est pertinente que si l'on se fonde sur la version révisée et discréditée des calculs de Thompson. (...) Ils [les bonimenteurs New Age] ont délibérément ignoré les propres avertissements de Thompson concernant le fait d'assigner une valeur astronomique aux dates définies par les Mayas parce que, dit-il, ils n'étaient pas de véritables 'astronomes' mais bien plutôt des 'astrologues' ». Sa pensée se résume dans propos définitifs : « Croire que cette date possède une valeur ou un intérêt pour quiconque qui ne serait pas seulement historien de la chronologie, c'est embellir une signification qu'elle n'a jamais eu l'intention d'avoir. » Il est très justement impitoyable avec les « «recherches» mal faites » des experts auto-proclamés qui ont voulu « à faire de l'argent avec de la science-fiction ».

C'est assez convainquant et je parie un barbecue le 22 décembre 2012 avec n'importe quel croyant en 2012 si tout se passe de la même manière que lors du passage de la comète de Hale-Bop (vous vous souvenez de ça ?) et du bogue de l'an 2000.

Pourquoi est-ce que ce tsunami de stupidité m'énerve autant ? Je crois que c'est très lié aux plus récentes convergences débiles que j'ai trouvées sur certains site sur 2012. Il y en avait un qui alignait visiblement le truc des Mayas de 2012 avec la prophétie de fin du monde des indiens Hopis. La meilleure explication culturelle que j'ai trouvée pour comprendre cette floraison d'idiotie : le New Age est aussi fané que la prophétie des Hopis et 2012 est une sorte de colonialisme culturel par lequel les Blancs doteraient les minorités qu'ils ont lessivées ou réprimées de pouvoirs mystiques que leur disparition virtuelle rend bien plus mystérieux.

J'ai aussi un lien personnel avec la prophétie : un triste épisode de mon passé impliquant la prophétie et un gourou des soucoupes volantes exploitant ce filon à l'époque.

C'était l'une des premières fois où j'avais été envoyé en reportage pour Village Voice. Je m'étais échappé de Taos, au Nouveau-Mexique, où j'avais perdu mon temps à ne pas interviewer Dennis Hopper dans le ranch que D.H.Lawrence avait autrefois loué, j'adorais le désert et les sources chaudes du désert. J'étais donc en train de rouler vers l'Ouest et je me rappelle m'être arrêté à une station service toute pourrie, en direction de la réserve des Hopis en Arizona où je vis une affiche pour un étrange rassemblement. Ça avait l'air d'être un comité de soutien pour un « prophète » hopi de 101 ans affirmant que les extraterrestres allaient bientôt arriver pour réaliser la prophétie hopi et que tout le monde devait donc venir les accueillir lors de cette fête.

Selon le prospectus dégueu punaisé sur le tableau d'affichage du mur de la station service, les Ovnis étaient précisément mentionnés dans la prophétie hopi. Le prospectus montrait aussi un blanc squelettique dans un costume bon marché aux côtés du soi-disant prophète de 101 ans, disait que M. Squelette était en communication psychique avec les extra-terrestres et qu'il confirmait leur arrivée pour réaliser le mythe hopi de la fin des temps. A ce que j'avais compris, le type squelettique avait débarqué de nulle part en prétendant qu'il était dans les petits papiers de l'un des deux plus vieux sages hopis - appelons-le le prophète A - et l'avait convaincu de son état de messager des extra-terrestres concernant la prophétie apocalyptique des Hopis. Un tas de littérature tente de lier le calendrier maya à la prophétie hopi, comme si l'une était la preuve de l'autre.

Les Ovnis et la prohétie hopi ? Oui, pourquoi pas... Beaucoup de gens sont persuadés que les extra-terrestres seront impliqués d'une façon ou d'une autre dans l'apocalypse du calendrier maya.

Malheureusement, il y avait un autre prophète hopi de 101 ans, le prophète B, qui ne gobait pas un mot de cette affaire d'Ovnis. Il se disait sceptique quant au nouveau venu rachitique, soit-disant médiateur entre le Prophète A et les extra-terrestres. C'était un schisme, une véritable guerre civile qui fermentait entre les deux centenaires et divisait la tribu hopie.

Et puis...voyons, je me souviens qu'à la fin des deux jours que j'avais passés dans ce village poussiéreux, rédigeant mon papier sur l'affaire, je me suis retrouvé dans l'adorable pavillon en terracotta d'une exilée de Greenwich Village, une femme âgée qui avait quitté New York où elle avait dansé avec Martha Graham. Elle était venue dans ce sud-ouest « qui respirait la spiritualité », était tombée dans les filets de la prophétie des soucoupes volantes et avait été envoûtée par le médiateur squelettique qui prétendait posséder lui-même des pouvoirs prophétiques. Elle croyait au mysticisme de l'amour et m'avait dit très sincèrement que l'homme squelettique était quelque chose comme un prophète de l'amour. Il semblait aussi qu'il lui avait dit être à court d'argent et avoir dû emprunter la totalité des économies de cette pauvre femme pour payer cette fête où les extra-terrestres étaient censés débarquer et prouver la véracité de toute la prophétie. Les aliens devaient être reçus convenablement. Puis ce fut le jour du rassemblement et, non seulement les aliens ne se montrèrent pas, mais le type squelettique non plus, et avec lui les économies de la femme dispersées dans la nature.

La pauvre femme essayait de garder la foi. J'assistais en direct à la « dissonance cognitive » de Festinger. Mais c'était quelque chose de plus triste et de plus émouvant. Le type squelettique lui avait dit que des gens jaloux conspiraient contre lui. Des gens de l'entourage du Prophète B, et même des gens du gouvernement. Des périodes douteuses du passé de l'escroc allaient être révélées. Il devait donc quitter la ville pour quelques temps, mais il allait revenir, lui avait-il promis. Elle espérait ce retour avant de perdre sa maison et de sombrer dans la misère. Mais il pouvait arriver n'importe quoi, elle continuerait à croire en l'Amour et en l'Esprit de l'Amour, me disait-elle, et elle savait que c'était cela l'essence de la prophétie hopi.

Cela m'a rappelé que la débilité New Age n'est pas toujours inoffensive, qu'elle peut être un cruel canular jouant un jeu d'arnaque avec les peurs et les espoirs des gens. J'en voudrai toujours à cet escroc rachitique qui avait volé l'argent et les illusions de cette pauvre femme.

Arrêtez de rêver, vous les gens de 2012. C'est une arnaque stupide et affligeante. Préparez-vous pour les dissonances cognitives.
Et rendez-vous le 22 décembre 2012. J'aime ma viande à point.
Source Slate

Barack Obama, les attentes et les interrogations

Le discours jeudi au Caire du président américain Barack Obama est attendu aux quatre coins du monde, singulièrement dans le monde musulman au vu des multiples commentaires qui foisonnent mercredi dans la presse mondiale en particulier la presse arabe. Nombre d'observateurs s'interrogent si ce discours devrait marquer une césure dans l'approche de Washington dans ses rapports avec le monde musulman ou indiquera-t-il la fin du concept du "choc des civilisations" naguère avancé par Samuel Huntington ? Et que proposera Obama à la place ? En l'état des conjectures aussi nombreuses que variées suscitées par ce discours annoncé depuis l'arrivée à la Maison-Blanche du nouveau président américain, les attentes se focalisent sur l'ampleur des "options sur le futur" que compte imprimer Barack Obama pour tenter au minimum d'endiguer la dégradation continue de l'image des Etats-Unis dans le monde musulman.
Les raisons sont aisées à trouver depuis la première guerre du Golfe et l'accentuation de l'interventionnisme US dans ces contrées arabes, essentiellement en Irak jusqu'au silence complice des Américains lors des bombardements criminels d'Israël contre la population de Ghaza.

Ces multiples dénis que la magie du "direct satellitaire" avait rendus criards ont largement altéré la politique extérieure américaine au point où un sondage publié par "World public opinion" indique que "67 % des Egyptiens considèrent que les Etats-Unis ont un rôle négatif dans le monde".

A ce niveau d'analyse, l'on peut estimer que cette situation est une conséquence de "la mauvaise politique de Bush" sur trois fronts (Irak, Ghaza et Iran) avec des "tâches colatérales" que furent les épisodes de Abou-Ghraïb et de Guatanamo mais "l'image dégradée" est là, creusant un fossé de plus en plus large entre l'Amérique et le monde musulman.

"Comment la corriger ?" est la question-clé du moment pour suggérer que Barack Obama va probablement donner une orientation graduellement en opposition avec les options Bush et ses néo-conservateurs. Déjà, note-t-on, les indices sur le dossier brûlant du Proche-Orient se font jour et les récentes déclarations d'Obama - après la visite à Washington de Mahmoud Abbes - donnent à penser que la diplomatie américaine va résolument se focaliser sur la mise en "oeuvre de la feuille de route" avec le premier avertissement à Israël de cesser ses implantations dans les territoires occupés et la réaffirmation d'un Etat palestinien.

Les Américains: se réconcilier d'abord avec la justice

Pour les observateurs avertis, il faudrait plus que des intentions pour que cette nouvelle option de la politique U.S - qui prévalait déjà lors des accords de Washington en septembre 1993 - soit pleinement suivie d'effet.

Sinon, considère-t-on un peu partout dans le monde arabe, l'on risque de revenir au statu-quo antérieur, source de toutes les dégradations politiques et de toutes les tragédies humaines vécues par le peuple palestinien.

On relève d'ailleurs que "le traitement cosmétique" a fait son temps et que l'irrédentisme d'Israël a dépassé toutes les limites, même si l'on constate, par intermittence, à la Maison-Blanche une "approche différente" des problèmes au point où l'un des proches de Netanyahu, Israël Katz ne cache pas l'existence de "désaccords" entre Tel-Aviv et Washington.

Pour certains analystes européens, cette nouvelle approche américaine tendrait à prouver que "la décision est revenue à Washington alors que pendant longtemps la politique US dans la région était dictée depuis Tel-Aviv".

Au-delà des sujets sensibles du Proche-Orient, y compris le droit de l'Iran à l'usage pacifique du nucléaire, il y a aussi tout le reste dans ce qui est appelé "la réconciliation avec le monde musulman".

Barack Obama a donné le ton dans une interview diffusée mardi soir par Canal + en déclarant :" Je pense qu'il y a un véritable conflit actuellement entre ceux qui soutiennent que l'Islam est irréconciliable avec la vie moderne et ceux qui pensent au contraire que l'Islam a toujours su évoluer en même temps que le progrès".

En pronant un "dialogue des civilisations", Barack Obama va-t-il à travers ce discours atténuer les tensions perceptibles et effacer par la même occasion "la partialité américaine avec Israël" dans une région où les signes d'une explosion à grande échelle ne sont pas à négliger ?

Commentaire d'un analyste en guise de conclusion : "les Américains se doivent de se réconcilier d'abord et avant tout avec la justice".

Berlusconi défend son "droit à la vie privée"

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a défendu dimanche son "droit à la vie privée" après la publication d'une interview affirmant que son épouse avait un "compagnon", et au lendemain de la saisie par le parquet de photos prises dans les jardins d'une de ses villas.

"Je voudrais ne pas répondre, nous avons vraiment touché le fond avec cette intrusion dans la vie privée de tous", a déclaré M. Berlusconi lors d'une conférence de presse à Bari (sud).

Le chef du gouvernement était interrogé sur l'interview dimanche d'une femme politique de droite, Daniela Santanché, au quotidien Libero (droite), qui affirme que son épouse Veronica Lario - qui a demandé le divorce il y a quelques semaines - a un "compagnon", et qui révèle même son identité. "Je suis contrarié de voir que l'on met en première page des journaux des situations qui ne devraient concerner qu'exclusivement la vie d'une famille", a réagi Silvio Berlusconi.


Il a également été interrogé sur la saisie, ordonnée samedi par le Parquet de Rome, de centaines de photos prises lors de réceptions privées dans les jardins de sa villa en Sardaigne. "Personne ne peut accepter que depuis l'extérieur de sa maison, un photographe arrive à prendre des photos de l'intérieur de sa maison. Ces clichés vont à l'encontre de tout droit à la vie privée. Ce droit à la vie privée et à la confidentialité sont des libertés fondamentales", a-t-il déclaré.


Obama honore une promesse de campagne en emmenant son épouse au théâtre

Le président américain Barack Obama a honoré samedi soir une promesse faite à son épouse Michelle durant la campagne présidentielle de 2008, en l'emmenant assister à un spectacle à Broadway, le quartier des spectacles de New York.

Les Républicains sautent sur l'occasion
Le couple Obama a rejoint New York à bord d'un petit avion militaire - rebaptisé pour l'occasion Air Force One avec le président à bord - pour un dîner dans le quartier de West Village à Manhattan et une soirée au théâtre. Les Républicains ont immédiatement saisi l'occasion de ce voyage pour accuser Barack Obama de se distraire avec l'argent du contribuable.

"Alors que le président Obama se prépare à s'envoler pour le quartier des théâtres de Manhattan à bord d'Air Force One pour assister à un spectacle sur Broadway, GM se prépare à déposer son bilan et des familles à travers l'Amérique continuent de lutter pour pouvoir payer leurs factures", a estimé le Comité national républicain dans un communiqué.

Une escapade pas encore chiffrée
"J'emmène mon épouse à New York parce que je lui ai promis durant la campagne que je l'emmènerai assister à un spectacle à Broadway quand tout serait terminé", a répondu le président Obama dans un communiqué. La Maison Blanche n'a pu chiffrer dans l'immédiat le coût de l'escapade présidentielle. Les dirigeants américains ne voyagent jamais sur des vols commerciaux en raison de l'important dispositif de sécurité qui les suit partout.

Le couple Obama avait quitté en début de soirée la Maison Blanche à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One. Ils ont embarqué à bord de leur avion sur la base militaire d'Andrews, à la périphérie de Washington. Après leur atterrissage à New York, ils ont embarqué à bord d'un autre hélicoptère en direction de Manhattan, puis se sont rendus en cortège au restaurant Blue Hill, puis au Théâtre Belasco pour assister à une représentation de la pièce d'August Wilson "Joe Turner's Come And Gone"



Bush défend les interrogatoires "poussés"

L'ancien président américain George W. Bush a défendu les techniques d'interrogatoire assimilées à de la torture utilisées par son administration dans sa "guerre contre le terrorisme", les jugeant légales et nécessaires, rapporte la presse vendredi.

Au cours de déclarations sur un vaste éventail de sujets, M. Bush, qui s'exprimait jeudi soir devant quelque 1.500 personnes réunies par l'Economic Club of Southwestern Michigan, a défendu sa décision d'autoriser des interrogatoires poussés pour faire parler les cerveaux présumés des attentats du 11 septembre 2001. M. Bush a souligné que ces techniques avaient reçu le feu vert de ses conseillers juridiques, rapporte le Detroit Free Press.

"J'ai pris la décision, dans le cadre de la loi, d'obtenir des informations afin de pouvoir dire: j'ai fait mon devoir pour protéger les Américains'", a expliqué M. Bush. "Je peux vous dire que les informations obtenues ont sauvé des vies", a-t-il ajouté, selon ces propos rapportés par le journal. M. Bush a plaidé pour une approche multiforme de ce qu'il voit comme une guerre de longue durée contre des fanatiques idéologiques.

"Nous devrions nous préoccuper de la pauvreté à l'étranger, dans notre propre intérêt", a-t-il dit, car "les idéologues ne peuvent recruter que lorsqu'ils trouvent des personnes désespérées".

M. Bush a fait ces remarques une semaine après les vives critiques émises par son vice-président, Dick Cheney, envers le président Barack Obama, qui a mis un terme aux techniques controversées d'interrogatoire, ce qui, pour M. Cheney, met les Etats-Unis en danger.


Obama pour un Etat palestinien et la fin de la colonisation

Le président américain Barack Obama a plaidé jeudi pour la création d'un Etat palestinien et a de nouveau réclamé d'Israël qu'il arrête la colonisation dans les Territoires palestiniens et honore les engagements qu'il a pris.

Lors de ses premiers entretiens avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, M. Obama a dit croire "fermement en une solution à deux Etats".

Il a dit que les deux parties, israélienne et palestinienne, avaient des "obligations en vertu de la feuille de route", plan international pour la résolution du conflit-israélien, "y compris celle d'arrêter la colonisation".

Lors de discussions la semaine passée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanayahu, "j'ai été très clair quant à la nécessité d'arrêter la colonisation", a dit M. Obama lors d'une apparition avec M. Abbas devant la presse à l'issue d'entretiens dans le Bureau ovale.


L'ex-président sud-coréen se serait suicidé

L'ancien président sud-coréen Roh Moo-Hyun, visé par une enquête pour corruption portant sur plusieurs millions de dollars, est mort samedi après une chute dans un ravin, dans ce qui apparaît comme un suicide, selon ses proches et un message d'adieu qu'il a laissé.

Choc
L'annonce de son décès a profondément choqué les Coréens et amené le président Lee Myung-Bak à annuler tous ses rendez-vous de la journée. Qualifiant le suicide apparent de Roh d'"incident triste et tragique", il a demandé à son gouvernement de préparer ses funérailles "avec le respect et conformément au protocole prévu pour un ancien président".

Tombé d'une falaise
Chef d'Etat de 2003 à 2008, M. Roh est tombé d'une falaise près du village de Bongha où il avait pris sa retraite, sur la côte sud-est du pays, a constaté l'Agence nationale de police. Selon la chaîne de télévision YTN, l'ancien président a laissé un message d'adieu à ses proches disant: "ne soyez pas tristes, la mort et la vie ne sont-elles pas la même chose?"

"Le président Roh a sauté d'un rocher, dans la montagne derrière le village de Bongha", a affirmé l'ancien chef du secrétariat présidentiel, Moon Jae-In, évoquant le mot d'adieu sans en citer le contenu. Selon la chaîne YTN, M. Roh y demande à sa famille de "d'incinérer son corps" et d'"ériger une petite pierre tombale pour lui dans le village".

L'ex-président Roh, 62 ans, était parti faire une randonnée avec un garde du corps et, selon l'agence Yonhap, il s'est jeté dans le vide en profitant d'un moment de distraction de son accompagnateur. Grièvement blessé à la tête, il est décédé pendant son transfert vers l'hôpital de Busan.

Enquête
L'ex-président était au centre d'une enquête sur le versement d'un million de dollars à son épouse par un riche fabricant de chaussures et le paiement par ce dernier de cinq millions de dollars au mari d'une de ses nièces. Dans son message cité par YTN, il a dit: "cela a été très dur", "j'ai causé tellement de problèmes à beaucoup de gens".

Roh, élu en partie sur un programme anti-corruption, s'était excusé publiquement pour l'implication de sa famille dans cette affaire, mais avait rejeté toute malversation personnelle. Il était devenu le troisième président sud-coréen à être convoqué par le Parquet, après Chun Doo-Hwan et Roh Tae-Woo, tous deux finalement condamnés à mort en 1995 - avant d'être grâciés en 1997 - pour avoir reçu des pots-de-vin et pour incitation à la révolte.

Le Premier ministre japonais Taro Aso s'est dit "surpris" du décès soudain de M. Roh et a présenté ses condoléances" à sa famille et à la Corée du sud.

Selfmade man
L'ex-président Roh, artisan d'une période de dégel avec le régime communiste de Corée du nord, était un "self made man" devenu avocat en 1975 grâce à des cours du soir avant de percer en défendant des victimes de la dictature au début des années 1980.

Militant pro-démocratie, il avait fait un bref séjour en prison en 1987, pour incitation à la grève, avant de se tourner vers la politique. Elu député en 1988, il s'était illustré dans la lutte contre la corruption et les poursuites des dirigeants de l'ancien régime militaire. Mais peu après son élection en 2002, ce dirigeant de centre-gauche s'était heurté à l'opposition conservatrice majoritaire au Parlement. Dans les dernières années de son mandat présidentiel, son crédit s'était effrité, sapé par plusieurs scandales.


ESPAGNE :

12 détenus remis en liberté, un écroué, soupçonné de financer Al-Qaïda

Le juge Eloy Velasco de l'Audience nationale n'a envoyé en prison qu'un seul des détenus, notamment le chef présumé d'un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent soupçonné de financer l'Al-Qaïda au Maghreb.

Le juge Eloy Velasco de l'Audience nationale, la plus haute instance pénale espagnole, a remis en liberté 12 des 13 délinquants présumés, interpellés dans la nuit de mardi à mercredi à Bilbao. Il n'a envoyé en prison qu'un seul des détenus, notamment le chef présumé d'un réseau de trafic de drogue et de blanchiment d'argent soupçonné de financer l'Al-Qaïda au Maghreb.

Les 12 détenus ont été remis en liberté sous caution de 3.000 ou 6.000 euros. Le juge les accuse "d'association illégale, de trafic de drogue et de blanchiment d'argent" et a ouvert une enquête pour déterminer si l'argent ainsi obtenu et postérieurement envoyé en Algérie a servi à "financer des activités terroristes".

Depuis quelques années, la justice et la police espagnoles mènent régulièrement des opérations antiterroristes islamistes, particulièrement dans la région du nord-est du pays, la Catalogne où vit une importante communauté musulmane.

Voir la vidéo ici 




Joe Biden à Beyrouth, une première depuis 1983

Le vice-président américain Joe Biden est arrivé vendredi à l'aéroport international de Beyrouth pour une visite éclair, la première d'un responsable américain de ce niveau depuis 1983, à deux semaines de législatives cruciales. M. Biden se rendra directement par hélicoptère au palais présidentiel à Baabda (est de Beyrouth) pour s'entretenir avec le président de la République Michel Sleimane afin de lui exprimer "le soutien des Etats-Unis à un Liban indépendant et souverain".

Il doit également rencontrer le Premier ministre Fouad Siniora et le président du parlement Nabih Berri. Des mesures de sécurité draconiennes à Beyrouth et ses environs ont précédé cette visite inédite pour un vice-président depuis le passage de George Bush père dans la capitale libanaise en 1983, au lendemain d'une attaque contre le quartier général des Marines américains qui a causé la mort de 214 soldats.


"Une Europe fidèle à ses racines chrétiennes"

Le pape Benoît XVI a souhaité que l'Europe "demeure fidèle à ses racines chrétiennes", vendredi, en recevant au Vatican le président bulgare Georgui Parvanov. Le pape, qui s'exprimait en français, a souhaité que la Bulgarie "contribue efficacement à construire une Europe qui demeure fidèle à ses racines chrétiennes".

"Les valeurs de solidarité et de justice, de liberté et de paix, aujourd'hui constamment réaffirmées, trouvent en effet encore plus de force et de solidité dans l'enseignement éternel du Christ", a-t-il ajouté.

Benoît XVI a reçu M. Parvanov, puis le président de la Macédoine George Ivanov, à l'occasion de la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons d'Europe et célébrés dimanche.

Devant M. Ivanov, il a déclaré, en anglais, que les chrétiens doivent "sauvegarder le patrimoine d'idéaux et de valeurs" que ces deux saints ont transmis. "C'est de fait la plus précieuse contribution que les chrétiens peuvent offrir à la construction d'une Europe du troisième millénaire, qui aspire à un avenir de progrès, de justice et de paix pour tous", a affirmé Benoît XVI.


Sarkozy se la joue cool sur Facebook

Le président français Nicolas Sarkozy cherche à apparaître décontracté sur le site de socialisation Facebook, où quelques-unes des dernières vidéos mises en ligne par ses services le montrent embrassant son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou", ou encore évoquant ses trois chiens.

La scène se déroule dans les salons privés de l'Elysée où la première dame a reçu ce mois-ci cinq lectrices du magazine Femme Actuelle, choisies parmi des centaines pour discuter une heure avec l'ex-mannequin.

Assise dans un fauteuil, Carla Bruni vante l'énergie "inimaginable" de son mari, lorsque Nicolas Sarkozy fait irruption dans la pièce. Le président français embrasse tendrement son épouse sur la bouche puis s'assied sur l'accoudoir d'un fauteuil près d'elle pour deviser avec les lectrices du magazine qui rivalisent d'amabilités.

"Je vais recevoir le Premier ministre d'Irak", dit-il. "Génial", commente d'une voix fluette Carla Bruni. L'extrait se termine par le départ du président français salué par son épouse d'un tendre "bon courage, Chouchou".

Dans une autre vidéo, Nicolas et Carla Sarkozy présentent leurs chiens, Clara et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michele Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir. M. Sarkozy, qui a souvent mis en scène sa vie privée, notamment avec son ex-femme Cécilia, évoque également leur troisième chien, Toumi, "resté à la maison".

Selon la présidence, le site Facebook de Nicolas Sarkozy, lancé il y a plusieurs mois, a été réaménagé lundi. Sur sa photo, il se veut naturel, bronzé, habillé d'une chemise blanche, col ouvert, et affichant un large sourire. Son profil permet d'apprendre qu'il lit "en ce moment, le Rouge et le Noir de Stendhal" et qu'il a trouvé "formidable", la pièce "Très Chère Mathilde" d'Israël Horovitz qu'il a vue samedi dernier.

Outre les vidéos de Femme actuelle, on peut y consulter les photos d'un récent déplacement à Berlin encore un discours "sur le développement de la filière bois".

Nicolas Sarkozy a 96.153 supporters sur Facebook.

Un sondage publié début mai, à l'occasion du deuxième anniversaire de son élection, indiquait que près de deux Français sur trois se disaient "déçus" par son action.

Le nouveau gouvernement palestinien a prêté serment

Un nouveau gouvernement palestinien dirigé par Salam Fayyad a prêté serment mardi, mais les islamistes du Hamas ont d'emblée affirmé qu'ils ne le reconnaîtraient pas.

Le nouveau cabinet a prêté serment devant le président de l'Autorité palestinienne et chef du Fatah, Mahmoud Abbas. Il compte, avec M. Fayyad, 23 ministres, dont dix appartiennent au Fatah, ont indiqué des responsables. Quatre femmes en font partie. La cérémonie a eu lieu à la Mouqataa, le QG de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie.

Elle avait été retardée à la suite de divergences de dernière minute au sein du Fatah, selon la présidence de l'Autorité palestinienne.
Le groupe parlementaire du Fatah, se plaignant de n'avoir pas été consulté sur la formation du cabinet, a annoncé avoir demandé à deux de ses députés nommés ministres de se retirer du nouveau cabinet. Finalement ces derniers, dont une femme, se sont retirés.

M. Fayyad, qui avait présenté sa démission le 7 mars et devait quitter ses fonctions fin mars, avait annoncé le 1er avril qu'il resterait en poste en attendant l'issue du dialogue de réconciliation interpalestinien au Caire entre le Fatah et le Hamas sous les auspices de l'Egypte. Mais après le dernier round de discussions achevé lundi sans accord, les deux mouvements rivaux ont ajourné leurs pourparlers jusqu'au début juillet en principe.

Le mouvement islamiste Hamas, qui a délogé l'Autorité palestinienne de la bande de Gaza en juin 2007 et y dispose de son propre gouvernement, a annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas le nouveau cabinet.

Dans un communiqué, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum a accusé M. Abbas de "saboter délibérément le dialogue interpalestinien. Ce gouvernement est illégal et nous ne le reconnaîtrons pas". Le Fatah et le Hamas sont en conflit ouvert depuis la prise par la force du pouvoir à Gaza par le mouvement islamiste.

Ce coup de force est survenu après 18 mois de coexistence houleuse au sein de l'Autorité palestinienne entre le Fatah et le Hamas, majoritaire au Parlement après sa victoire aux législatives de 2006.
Le Hamas fait valoir que tout gouvernement qui n'obtient pas l'approbation du Parlement est dénué de légitimité.

Ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI), M. Fayyad, un homme politique indépendant, avait été nommé Premier ministre en juin 2007 après le coup de force du Hamas et le limogeage par M. Abbas du gouvernement dominé par le Hamas. Il avait gagné le respect de la communauté internationale pour avoir largement assaini les finances de l'Autorité palestinienne en tant que ministre des Finances entre 2002 et 2005. Il conservera d'ailleurs le poste des Finances dans le nouveau cabinet, qui comprend, outre le Fatah, des représentants d'autres mouvements membres de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des indépendants.

Le ministre sortant des Affaires étrangères Riyad Al-Malki a été reconduit dans ses fonctions. Le ministère clé de l'Intérieur, qui chapeaute les services de sécurité, a été confié à Saïd Abou Ali, actuel gouverneur de Ramallah qui succédera à Abdelrazak Al-Yahya, selon les responsables. Le cabinet démissionnaire comptait 16 ministres, dont M. Fayyad.


Début des négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire

Les négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire ont commencé mardi à Moscou, alors que le traité START limitant les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis expire en décembre.

Rien ne filtre
Les pourparlers ont débuté à 07H00 GMT, a indiqué à l'AFP une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères, et doivent se prolonger jusqu'à mercredi. Mais ni Moscou, ni Washington n'ont voulu fournir de détails sur le contenu de cette rencontre et aucune conférence de presse n'est prévue sur le sujet, alors que de premiers pourparlers techniques avaient eu lieu en avril à Rome.

La délégation américaine est conduite par Rose Gottemoeller, sous-secrétaire d'Etat en charge de l'application des accords sur le contrôle des armements, tandis que les négociateurs russes sont menés par Anatoli Antonov, le directeur du département de la sécurité et du désarmement du ministère des Affaires étrangères.

Pas d'accord depuis 1991
Les présidents russe et américain, Dmitri Medvedev et Barack Obama, se sont fixés pour objectif d'aboutir à un compromis sur le désarmement nucléaire avant l'expiration de START en décembre, alors qu'aucune avancée sur ce dossier n'a eu lieu durant le mandat de George W.Bush. START avait été signé en 1991. Moscou et Washington sont cependant en désaccord sur des questions clés.

La Russie insiste notamment sur la nécessité d'un traité concernant toutes les ogives nucléaires et leurs vecteurs stratégiques (missiles, sous-marins et bombardiers), alors que les Etats-Unis veulent se concentrer sur les armes déployées et opérationnelles.

Le bouclier antimissile bloque tout
La presse russe estimait aussi mardi que l'aboutissement à un nouveau traité serait sans doute impossible tant que les Etats-Unis ne renoncent pas à déployer un bouclier antimissile en République tchèque et en Pologne, un projet que la Russie considère comme une menace pour sa sécurité.

"Moscou va tenter de lier (l'avenir de) l'accord START à la question du déploiement en Europe du bouclier antimissile", soulignait ainsi le quotidien indépendant Vremia Novosteï. "Si l'administration de Barack Obama décide de ne pas revoir (...) le projet d'installation de systèmes antimissiles en République tchèque et en Pologne, un nouvel accord START sera impossible", poursuit le journal.

Le quotidien Izvestia, dans un article titré "START: ordre d'accoucher avant décembre", estime lui aussi que ce bouclier antimissile sera un sujet clé au cours des négociations sur le désarmement nucléaire. "Si la construction (du bouclier) commence, alors Moscou refusera sans doute toute réduction (de son arsenal nucléaire) dans le cadre d'un nouveau START", relève ce journal proche du pouvoir russe.


Le chef des Tigres est bien mort, son corps exposé à la TV

Le chef de l'armée de terre du Sri Lanka a confirmé mardi la mort du chef des Tigres tamouls, Velupillaï Prabhakaran, tandis que la télévision publique diffusait des images d'un corps qu'elle présente comme étant celui du commandant rebelle.

"Je suis très heureux de confirmer que nous avons tué Prabhakaran, cet impitoyable dirigeant terroriste", a déclaré à la télévision le général Sarath Fonseka, qui avait déjà confirmé lundi la mort du dirigeant des Tigres, tué par des militaires.

Son décès avait été annoncé lundi à l'AFP par deux responsables militaires, puis confirmé par la télévision publique. "Ce soir, nous fournirons des images du corps de Prabhakaran", s'est engagé le chef de l'armée de terre.

La chaîne de télévision d'Etat a diffusé dès l'après-midi une vidéo de la dépouille présumée de M. Prabhakaran, où l'on pouvait apercevoir son visage intact, les yeux grands ouverts. Le corps présenté ressemble énormément à M. Prabhakaran.

Le commandant suprême des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) est vivant, se porte bien et est en sécurité, avait affirmé mardi matin la rébellion séparatiste dans un communiqué.

Obama et Netanyahu s'entretiennent sur la paix et l'Iran

Le président américain Barack Obama a reçu lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour de premiers entretiens qui s'annonçaient déterminants pour la suite des efforts de paix au Proche-Orient et des relations entre les Etats-Unis et Israël.

Une limousine arborant les drapeaux américain et israélien a déposé M. Netanyahu devant la Maison Blanche, où il devait discuter longuement avec M. Obama avant de partager avec lui un déjeuner de travail.

Duo pour éviter l'enlisement définitif

Ce face-à-face, le premier depuis que les deux hommes ont pris leurs fonctions, avait lieu alors que le processus de résolution du conflit israélo-palestinien est à nouveau enlisé et que MM. Obama et Netanyahu semblent avoir une vision radicalement différente des moyens de parvenir à une paix insaisissable depuis 60 ans.

M. Obama a fait de la création d'un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël la pierre angulaire du processus.

Mais M. Netanyahu est allé contre une grande partie de la communauté internationale en se gardant d'endosser une telle "solution à deux Etats".

Il a compliqué encore la recherche de la paix en disant vouloir poursuivre les constructions dans les colonies existantes de Cisjordanie occupée, malgré les appels américains à arrêter la colonisation.

Une main tendue pour l'Iran, une gifle pour Israël

La nouvelle politique iranienne des Etats-Unis est un autre sujet de discorde et Uzi Arad, conseiller à la sécurité nationale de M. Netanyahu, a signifié que la question était en tête des préoccupations du Premier ministre à Washington.

M. Netanyahu s'inquiète que la diplomatie de la main tendue à l'Iran proposée par M. Obama ne laisse au régime islamique le temps de fabriquer la bombe atomique dont Israël se sent la cible.

Israël, qui se réserve d'intervenir militairement, ne laisserait que quelques mois à M. Obama, alors que celui-ci veut donner à son approche diplomatique le temps nécessaire.

Les entretiens entre MM. Obama et Netanyahu soulèvent d'innombrables questions. Vont-ils à la confrontation ouverte ? M. Obama, qui a promis de s'engager sans attendre dans l'effort de paix au Proche-Orient pour ne pas encourir le reproche fait à son prédécesseur George W. Bush, tâchera-t-il de forcer la main à son hôte ? Ces entretiens préludent-ils à une relation moins étroite entre les deux alliés américain et israélien ? M. Netanyahu est-il prêt à montrer plus de bonne volonté sur un Etat palestinien s'il reçoit de M. Obama des garanties en ce qui concerne l'Iran ?

Netanyahu propose du neuf
Les deux côtés ont minimisé les risques que la discussion ne tourne à la querelle. M. Netanyahu pourrait avoir refusé jusqu'à présent de soutenir une "solution à deux Etats" par calcul tactique et pourrait profiter de la rencontre avec M. Obama pour avancer une formule acceptable par ses hôtes, selon certains observateurs.

M. Netanyahu arrive à Washington avec une nouvelle approche du problème palestinien. Il préconise un processus comprenant négociations, coopération dans le domaine de la sécurité et développement de l'économie palestinienne. Il se dit prêt à reprendre dans les prochaines semaines les négociations avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, que M. Obama recevra à son tour en mai.

"Si nous mettons en avant un nouveau plan, les Américains ne vont pas le rejeter s'ils pensent qu'il peut aider leur politique", a déclaré un haut conseiller israélien.

M. Obama, pour lequel les discussions de lundi représentent l'épreuve diplomatique peut-être la plus délicate de sa jeune présidence, n'a pas encore fourni de plan de paix détaillé.


La Chine empêche la construction d'un parc à thème sexuel

Les autorités chinoises ont interdit la construction d'un parc à thème à caractère sexuel qui devait s'implanter à Chongqing, au sud-ouest de la Chine. Le projet a provoqué une opposition massive de la part de la population locale. Les critiques porteraient sur le caractère trop explicite des expositions visibles dans le parc, selon le journal China Daily de lundi.

Des internautes qui ont eu l'occasion d'avoir accès à des photos des expositions contestées qualifient le parc de vulgaire et trompeur. Les autorités locales ont obligé l'entrepreneur a démolir les immeubles et les expositions en cours de construction.

Le promoteur du projet, Lu Xiaoqing, se targue de promouvoir éducation et harmonie sexuelles en s'inspirant d'un parc similaire qui se trouve à Jeju, en Corée du sud.

Le projet contesté prévoyait la mise sur pied d'expositions portant sur l'histoire du sexe, la santé sexuelle et les techniques. Au programme figuraient encore la réalisation de sculptures géantes d'hommes et de femmes, ainsi que des reproductions des parties génitales des deux sexes. Le parc aurait dû ouvrir ses portes au mois d'octobre prochain.


L'OMS rapporte 8.480 cas de grippe mexicaine dans 39 pays


Le nouveau virus de grippe porcine a contaminé 8.480 personnes dans 39 pays de la planète, et provoqué 72 décès parmi elles, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié dimanche sur son site internet.

Ce bilan marque un net ralentissement du nombre de cas répertoriés par rapport à ces derniers jours où l'OMS faisait état presque quotidiennement d'environ un millier de cas supplémentaires.

Samedi, l'organisation avait porté son bilan à 8.451 personnes contaminées dans 36 pays pour un nombre équivalent de décès, contre 4.694 cas rapportés en début de semaine.

Les Etats-Unis comptent toujours le plus grand nombre de malades, malgré un bilan inchangé par rapport à la veille (4.714) suivi du Mexique (2.895), foyer d'origine du nouveau virus de type A (H1N1).

L'Inde, la Turquie et la Malaisie sont venues s'ajouter à la liste de l'OMS, dont les données sont souvent inférieures aux bilans communiqués par les pays concernés en raison des procédures de vérification effectuées par l'organisation.


Démocratie pour l'Arabie Saoudite?

Soixante dix sept démocrates saoudiens ont envoyé une pétition au Roi Abdallah. Ils réclament un parlement élu et une monarchie constitutionnelle...

Soixante dix sept démocrates saoudiens ont envoyé une pétition au Roi Abdallah qui demande un parlement élu, une limite à la nomination des princes à des postes officiels et la fin des tribunaux secrets qui jugent les terroristes.

Selon le Christian Science Monitor, cette pétition est un nouveau petit signe du mouvement démocratique naissant dans cette monarchie absolue. Les pétitionnaires, qui se présentent comme des défenseurs des droits de l'homme, souhaitent une « monarchie constitutionnelle comme le Royaume-Uni, le Maroc et la Jordanie ». « Le peuple saoudien a le droit de prendre part aux décisions du pays », ajoutent-ils.

En 2003, une pétition du même ordre avait été lancée. Les auteurs avaient été emprisonnés avant d'être libérés par le roi Abdallah lors de son accession au trône en 2005. L'année dernière, c'est Matrouq al Faleh qui a été en prison pendant 8 mois. Ce professeur de sciences politique avait publié un rapport alarmant sur les conditions de vie des prisonniers.

[Lire l'article complet sur le Christian Science Monitor.]



Les célibataires défilent à Rio pour trouver l'âme soeur

Quelque 200 célibataires hommes et femmes de toutes tendances sexuelles, ont défilé vendredi en musique sur la principale avenue du centre de Rio, espérant ainsi trouver l'âme soeur ailleurs que sur internet.

Adeptes du mouvement dos "Sem-Namorados" (des Sans Amoureux), une initiative née dans des sites de rencontres, ces manifestants - que certains passants qualifiaient ironiquement de "laissés pour compte" - voulaient montrer qu'ils étaient autre chose qu'un visage sur un écran d'ordinateur et étaient décidés à aller plus loin qu'un échange distant de mails.

Ils brandissaient des banderoles où l'on pouvait lire notamment "J'en ai assez d'être seul!" ou "Un amoureux tout de suite!", au rythme du célèbre boléro "Besame mucho" ("Embrasse moi fort"). La physiothérapeute, Silvia Nobre, 33 ans et veuve depuis deux ans, marchait en tête du cortège, organisé dans le cadre de la Journée internationale des Familles.

"C'est une façon amusante de montrer que l'on est seul. J'ai apporté 30 cartes avec mes contacts pour les distribuer lors de la manif", a-t-elle dit à la TV Globo.

La professeur Rita de Cassia de Sa de Almeida, 41 ans, célibataire depuis 5 ans, a affirmé ne pas avoir "peur d'être traitée de laissée pour compte. Je suis venue ici pour trouver quelqu'un". Selon Globo News, il y a plus de 52 millions de célibataires au Brésil qui compte 190 millions d'habitants.



Ban Ki-moon fustige la colonisation israélienne

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi Israël à changer sa politique en matière de colonies de peuplement dans les territoires occupés.

Le moment est venu de "changer de politique"
"Les Palestiniens continuent de voir des actes unilatéraux inacceptables à Jérusalem-est et dans le reste de la Cisjordanie (...) qui sont intimement liés aux colonies de peuplement", a dit M. Ban à l'ouverture d'un débat au Conseil de sécurité sur la relance du processus de paix au Proche-Orient. "Le moment est venu pour Israël de changer fondamentalement sa politique dans ce domaine comme il l'a souvent promis mais pas encore fait", a-t-il ajouté.

"L'action sur le terrain, ainsi qu'une détermination à négocier sur toutes les questions clés, y compris Jérusalem, les frontières et les réfugiés, sur la base des engagements existants d'Israël, seront les vrais tests de l'attachement d'Israël à la solution des deux Etats", a ajouté le chef de l'ONU.

Israël a le droit "de vivre en paix"
M. Ban a également affirmé que les "citoyens israéliens continuent de demander l'assurance qu'un futur Etat palestinien garantira leur droit de vivre en paix et en sécurité. Dans ce domaine, les attaques aveugles à la roquette qui ont causé des pertes humaines et la souffrance des civils (...) sont non seulement profondément inacceptables, mais aussi totalement contreproductives et doivent cesser".

La réunion de haut niveau du Conseil de sécurité, à l'initiative de la Russie et présidée par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, doit tenter de redonner un semblant d'élan au processus de paix au Proche-Orient qui est enlisé depuis des mois. Dans sa déclaration d'ouverture, M. Lavrov a souligné la nécessité d'une "reprise rapide des négociations entre Israël et les Palestiniens."

Hillary Clinton absente
Le débat rassemblait notamment les chefs de la diplomatie britannique David Miliband, français Bernard Kouchner et turc Ahmet Davutoglu. Les Etats-Unis étaient représentés par leur ambassadrice à l'ONU Susan Rice, qui a rang ministériel, et non par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

La réunion doit déboucher sur l'adoption à l'unanimité d'une déclaration qui doit réaffirmer l'urgence de parvenir enfin à la paix au Proche-Orient et la nécessité d'une action diplomatique vigoureuse à cette fin.


L'Algérie offre 20 millions de dollars à l'Autorité palestinienne pour surmonter la crise financière


L'ambassadeur de l'Algérie en l'Egypte et représentant permanent au niveau la Ligue arabe, Abdelkader Hadjar a déclaré que l'Algérie a avancé à la Ligue arabe 20 millions de dollars comme appui au budget de l'Autorité palestinienne en application des décisions du dernier sommet arabe. Il a souligné que ce chiffre est la moitié de la part de l'Algérie en 2009 à l'appui de de l'Autorité palestinienne.


L'ambassadeur Hadjar a déclaré après sa rencontré avec le Vice-Secrétaire générale de la Ligue arabe, l'Ambassadeur Ahmed Ben Halli aujourd'hui que l'Algérie a répondu  rapidement à une demande formulée par le président palestinien Mahmoud Abbas, en vue de la crise financière dont souffre l'Autorité palestinienne.


Il a souligné que l'Algérie respecte ses engagements de paiement  vis à vis de la Ligue Arabe et l'Algérie paiera sa  part au cours du mois de Mars qui coïncidera avec la tenue du sommet arabe au Qatar.


En réponse à une question sur l'aide de l'Algérie pour la bande de Gaza après l'annonce du président algérien Abdelaziz Bouteflika de faire un don de 20 millions de dollars L'Ambassadeur Hadjar a répondu: "nous nous sommes entendus au niveau des délégués de la Ligue arabe pour mettre en place un mécanisme qui permettra de faire acheminer l'aide annoncé par le sommet arabe au Koweït par l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et l'Algérie, mais le mécanisme n'est pas encore fonctionnel et nous attendons sa mise en place .. Nous allons en débattre lors d'une réunion des ministres arabes des affaires étrangères la semaine prochaine. "


Il a souligné que l'Algérie sera présenté à la conférence internationale des bailleurs de fonds de reconstruction de la bande de Gaza  qui se tiendra dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, lundi prochain.


Il a expliqué que les fonds iront directement à travers la Ligue arabe pour financer la mission palestinienne à la réception des fonds de la reconstruction du secteur arabe, en conformité avec le mécanisme qui sera mis en place après la décision la création d'un fonds pour la bande de Gaza prise par lors de la réunion des délégués permanents de la Ligue arabe.


Inttrogé sur ce que peut faire l'Algérie à part le soutien matériel et si l'Algérie compte mettre en œuvre des projets, l'Ambassadeur Hadjar a répondu : " Nous avons une longue expérience avec nos frères palestiniens et nous ferons tout ce qui est demandé de nous en vers le peuple palestinien.


Rappelons que le Conseil de la Ligue des États arabes au sommet du Kuweït avait décidé de fournir un soutien financier mensuel à l'Autorité palestinienne de 55 millions de dollars raparti selon les contributions de chaque pays au budget de la Ligue des États arabes.



Essais nucléaires en Algérie : des militaires français demandent réparation

Douze anciens militaires français se présentent devant la cour d'appel de Paris, jeudi 26 février, pour obtenir réparation des préjudices subis. Les "préjudices" ? Des cancers, qu'ils estiment causés par les essais nucléaires français, alors qu'ils étaient en mission au Sahara ou en Polynésie dans les années 1960.

Gérard Dellac est l'un de ces soldats. Le 13 février 1960, date du premier essai atomique français, il est à Reggane, en Algérie, lorsqu'on l'envoie au "point zéro", l'endroit précis où l'explosion s'est produite, planter le drapeau tricolore. Pour Arlette Dellac, sa femme, il n'y a aucun doute : c'est ce qui a provoqué son cancer.

L'État français reconnaît que Gérard Dellac a été irradié. Mais le cancer de la peau dont il souffre ne fait pas partie de la liste des maladies radio-induites dressée par la Sécurité sociale. A ce titre, il ne bénéficie d'aucun suivi médical, ni d'aucune pension militaire d'invalidité.

"JUSQU'À MAINTENANT, TOUTES LES DÉMARCHES ONT ÉTÉ REJETÉES"

Pour lui et les onze autres militaires irradiés qui se présentent devant la cour d'appel de Paris, il s'agit donc d'une énième tentative d'obtenir réparation. "Toutes les démarches effectuées jusqu'à maintenant ont été rejetées", explique Michel Verger, président de l'Association des vétérans des essais nucléaires (AVEN) qui offre ses services – notamment juridiques – aux militaires irradiés. "A peu près quatre cents dossiers de cas de militaires ou veuves de militaires irradiés sont sur nos bureaux, explique Michel Verger. Des procédures en justice sont engagées pour environ cent cinquante d'entre eux." En 2006, la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI) avait rejeté la demande d'indemnisation de Gérard Dellac et des onze autres militaires.

Malgré tout, Michel Verger garde espoir. En septembre 2008, l'Etat a été condamné par la cour régionale des pensions militaires de Nancy à verser une indemnité à André Geneix, ancien soldat irradié en 1962 au Sahara. Un signe pour M. Verger que "l'on est sur la bonne voie". Autre lueur d'espoir pour l'ancien militaire : le ministre de la défense, Hervé Morin, a récemment proposé un projet de loi qui prévoit d'indemniser les soldats victimes de l'exposition aux essais nucléaires sans qu'ils aient à prouver de lien de causalité entre la maladie contractée et les essais.

Source : L.M


Il part en Algérie avec ses 4 enfants

La police française l'accuse d'enlèvement

L'affaire est sérieusement qualifiée d'enlèvement par les policiers d'Avignon saisis par une mère de famille. Cette dernière avait confié, vendredi, ses 4 enfants âgés de 4 à 11 ans à son mari avec qui elle est en instance de divorce.

Ce matin, elle apprend par une voisine que cet homme de nationalité algérienne avait téléphoné pour dire qu'il prenait le bateau à Marseille avec ses 4 enfants.

Aussitôt, la police a tenté de bloquer le bateau mais c'était trop tard : il était déjà dans les eaux territoriales. Si le père ne ramène pas les enfants à Marseille d'ici dimanche, il encourt des poursuites pour enlèvement. A condition bien entendu que les autorités algériennes satisfassent la demande des policiers français.


Al-Qaida publie des photos des touristes enlevés au Niger

Les otages enlevés au Niger

La branche nord-africaine d'Al-Qaïda a publié des photos de quatre personnes qu'elle présente comme les touristes européens dont elle a revendiqué l'enlèvement au Niger, selon un centre américain

Le centre spécialisé dans les affaires de terrorismes a indiqué mercredi soir que le groupe a diffusé des photos d'un couple de Suisses, d'une Allemande et d'un Britannique qu'il dit retenir en otage.

Auparavant mercredi, un message audio du porte-parole du groupe, Salah Abou Mohammed, a revendiqué l'enlèvement des quatre Européens en janvier, et celui de deux diplomates canadiens en décembre.

Sur un des clichés, on voit un homme hagard, ébouriffé et les yeux fermés, assis à coté d'une femme portant un turban, dont le visage a été brouillé.

Une autre photo montre une femme également coiffée d'un turban, et dont le visage est inidentifiable. La troisième présente un homme dégarni, également les yeux fermés, apparemment dans un état de détresse.

Sur les trois photographies, des hommes armés enturbannés au visage masqué sont visibles sur fond de paysage désertique.

Ces enlèvements marquent la première apparition d'Al-Qaïda au Niger, un Etat pauvre déjà fragilisé par deux années de rébellion armée touareg dans sa partie nord, proche de l'Algérie et du Mali.



Londres expulse des familles algériennes

Les emplois britanniques d'abord

Lutte contre le dumping social ou xénophobie?

Quelques jours après la fin du conflit dans les raffineries britanniques, la mobilisation semble sur le point de reprendre. En cause : deux centrales électriques recourant à des sous-traitants qui n'emploient que des travailleurs étrangers. Il faut dire que les manifestants sont plus qu'encouragés par l'issue du mouvement parti de Lindsey (Lincolnshire). IREM, le sous-traitant de Total qui avait prévu de ne recourir qu'à des Italiens et Portugais, s'est finalement engagé à réserver à des Britanniques la moitié des 200 postes affectés aux travaux d'extension de la raffinerie.

Gordon Brown a eu beau mettre en garde contre les ravages de la «dé-globalisation», cette tendance au repli national qui menace l'économie mondiale, le mouvement s'est étendu dans tous le pays et a mobilisé environ 2.000 grévistes. Cette grève «sauvage» menée sous la bannière de l'Union Jack et aux cris de « put British jobs first » («les emplois britanniques d'abord») a suscité dans l'opinion publique une sympathie égale au malaise de la classe politique. La cacophonie s'est manifestée au plus haut niveau, entre les déclarations hostiles de Peter Mandelson, le très blairiste ministre de l'industrie, et la compréhension manifestée par un autre ténor du Labour, le ministre de la santé Alan Johnson. Embarrassés, les syndicats ont dû se raccrocher au mouvement.

Le libéralisme européen en accusation

L'Europe est-elle en cause ? C'est l'explication donnée par la gauche. Le député travailliste Jon Cruddas incrimine la «course au moins-disant social» qui sévirait au sein de l'Union européenne. Un langage inhabituel dans un pays plutôt coutumier des diatribes contre le monstre bureaucratique — et même «socialiste» — bruxellois, accusé régulièrement d'étouffer les entreprises du Royaume. Cette fois, les règles régissant la mobilité du travail, l'un des principes fondamentaux du marché unique européen, et leur application par la Cour de justice de Luxembourg, sont accusées d'encourager le dumping social.

Qu'en est-il exactement ? Comme pour «l'affaire Bolkestein» en France en 2005 (la directive libéralisant les services dans l'Union), une petite explication de textes est requise pour démêler le vrai du faux. Le détachement de travailleurs d'un Etat membre par une entreprise effectuant une prestation de services dans un autre Etat est régi par une directive adoptée en 1996. Celle-ci prévoit l'application d'un noyau dur de garanties sociales : salaire minimum, durée du travail, congés payés, etc. Le droit du travail du pays d'accueil s'applique, de même que les conventions collectives à condition qu'elles soient «d'application générale», c'est-à-dire qu'elles régissent l'ensemble des entreprises du secteur concerné.

En revanche, comme l'a plusieurs fois rappelé la Cour de Luxembourg, les autres accords collectifs n'ont pas vocation à s'appliquer. L'entreprise issue d'un autre Etat membre ne doit pas appliquer des normes auxquelles toutes les entreprises nationales ne sont pas nécessairement soumises. Cela serait discriminatoire. Les juges de Luxembourg ont ainsi considéré que des entreprises polonaises ou lettones réalisant leurs activités en Allemagne ou en Suède n'avaient pas à se conformer à certains accords. Ces décisions ont suscité de vives controverses, en particulier parce qu'elles remettent en cause des traditions sociales bien ancrées.

Beaucoup appellent donc aujourd'hui à une révision de la législation européenne. On voit mal pourtant comment l'Union pourrait adopter des règles plus contraignantes, sauf à remettre en cause l'idée même d'un marché unique européen. En vertu de quel principe obliger des entreprises tierces à appliquer des accords collectifs signés seulement par une entreprise? Dans le cas du secteur de la construction en Grande-Bretagne, les conventions collectives de branche existent bel et bien... mais n'ont jamais été déclarées «d'application générale» par le gouvernement ! Un «détail» dénoncé dès 2004 par les syndicats.

Du détachement des travailleurs à l'immigration
Si « dumping social » il y a, il ne concerne pas les normes sociales «de base» — ni même le salaire minimum — mais plutôt le coût du travail qualifié. Mais sur ce point, quelles revendications formuler ? Mis à part exiger l'application des conventions collectives du secteur, on voit mal ce que les travailleurs britanniques pourraient réclamer. A moins de refuser la légitimité même du recours à une main d'œuvre moins chère présente sur le territoire européen.  L'argument pourrait alors s'appliquer tout aussi bien aux immigrés.

Pendant les années Blair, l'immigration, en grande partie alimentée par la libre circulation interne à l'UE, était vue comme un facteur de prospérité. Son apport à l'économie britannique compensait les tensions sur les salaires des moins qualifiés. Aujourd'hui, la crise et la montée du chômage risquent de réveiller la tentation xénophobe. Le British National Party (ex-National Front) est certes très minoritaire depuis que le populisme thatchérien est parvenu à le marginaliser, mais il n'a jamais cessé d'être craint par les grandes formations politiques qui s'inquiètent aujourd'hui de son regain de succès dans les scrutins locaux. La formule «des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques» lancée par Brown au Congrès du Labour en 2007 et reprise par les manifestants, n'était d'ailleurs pas autre chose qu'un clin d'œil à cet électorat. Le Premier ministre entendait alors de répondre aux craintes sur l'immigration par des programmes de formation permettant d'élever le niveau de qualification des Britanniques. L'effet boomerang de ce slogan hasardeux s'avère dévastateur.

Le malaise grandit encore lorsque s'ajoute le fait, finalement révélé par la presse, que les travailleurs italiens et portugais de la raffinerie de Lindsey n'étaient en réalité pas moins bien payés que leurs homologues britanniques. Les syndicats ont d'ailleurs tenté tant bien que mal de déplacer le débat en revendiquant un accès équitable des travailleurs locaux aux opportunités d'emploi. Pour le dirigeant du syndicat UNITE, Derek Simpson, «aucun travailleur européen ne devrait être empêché de se porter candidat à un emploi britannique et aucun travailleur britannique ne devrait être empêché de se porter candidat à un emploi britannique».

Et l'Europe sociale?
Quoi qu'il advienne du mouvement, les syndicats et la gauche britanniques seraient bien avisés d'agir avec retenue et rigueur en évitant les amalgames abusifs — entre la responsabilité de l'Etat et celle de l'Union, mais aussi entre le «dumping social» et la présence d'une main d'œuvre étrangère dont le seul crime est d'accepter parfois des salaires plus bas...

Au delà, le débat de ces derniers jours en Grande-Bretagne pose une question plus profonde : la poussée protectionniste issue de la crise emportera-t-elle jusqu'au marché unique européen et ses quatre libertés de circulation (travailleurs, capitaux, biens et services)? Il y aurait bien un moyen de l'éviter : rassurer les populations sur l'existence d'une concurrence équitable en relançant l'Europe sociale.

Celle-ci, contrairement à une idée reçue, est bien avancée dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail. Mais pour le reste, la construction d'un socle commun de droits sociaux patine depuis des années. Comme le dialogue social européen voulu par Jacques Delors n'a jamais réellement décollé, faute de volonté patronale, les seuls progrès en la matière doivent venir de la législation. Et dans ce domaine, les principaux opposants à toute véritable avancée ne sont autres que... les Britanniques eux-mêmes!


Londres expulse des familles algériennes

Les services de l’immigration britanniques ne considèrent plus la menace terroriste en Algérie comme un argument valable à la délivrance du statut de réfugiés à des couples qui, très souvent, avaient fui le pays, où leur vie était en danger.

Les expulsions des familles algériennes en situation irrégulière au Royaume-Uni ne constituent plus des cas isolés. Depuis quelques mois, leur cadence s’est accélérée, illustrant le durcissement de la politique migratoire britannique. Cette semaine, c’était au tour d’une famille de Brighton — sud de l’Angleterre — d’être conduite dans un centre de rétention des immigrés clandestins, en attendant son refoulement vers l’Algérie. Assia et Athmane Souhalia résident à Brighton depuis 2002 où ils ont eu une petite fille de deux ans.


Assia a fui l’Algérie où ses deux frères policiers ont été tués par les groupes terroristes. En 2007, sa sœur restée au pays a été victime d’un attentat à la bombe. Craignant pour sa vie et celle de sa petite famille, Assia a introduit une demande d’asile en Grande-Bretagne. Mais sa requête a été rejetée. Mercredi dernier, des agents des services de l’immigration (Border Agency) ont fait irruption dans le domicile du couple et l’a interpellé. Aussitôt, un comité s’est constitué pour soutenir la famille, demandant au Home Office de surseoir sa décision. En décembre dernier à Wrexham, dans le pays de Galles, la famille Boumerdassi a connu le même sort. Farid, son épouse Samia et leurs trois enfants, Mohamed (11 ans), Myriam (10 ans) et Mehdi (6 ans) ont été embarqués de force et séparément dans un avion à destination d’Alger, et ce, après un bref séjour dans un centre de rétention, près de l’aéroport de Gatwick. Leur refoulement est intervenu suite à l’épuisement de l’ensemble des recours qu’ils ont transmis à la justice britannique pour obtenir le statut de réfugiés. La demande d’asile avait été introduite au nom de l’épouse qui a invoqué les dangers pesant sur elle et sur sa famille, compte tenu d’une profession dangereuse qu’elle exerçait en Algérie. Comme à Brighton, les habitants de Wrexham se sont empressés d’apporter leur assistance aux Boumerdassi, les décrivant comme de bons voisins et des individus complètement intégrés à la communauté locale où ils accomplissaient de nombreuses tâches bénévoles. Parmi les messages de solidarité postés sur Internet, beaucoup trahissaient l’indignation des habitants à l’égard de la conduite des services de l’immigration qui, selon eux, préfèrent expulser des gens honnêtes et offrir le refuge à de dangereux terroristes. Intransigeants, les responsables du ministère de l’Intérieur ont affirmé aux contestataires qu’ils n’ont fait qu’appliquer la loi. Selon eux, les Boumerdassi ne couraient plus aucun risque dans leur pays. Un commentaire similaire a été fait sur une troisième famille algérienne de Plymouth (sud de l’Angleterre) qui a été expulsée à la fin de l’année 2008. Le 16 décembre précisément, Leïla et Fouzi Douik ainsi que leurs quatre enfants, dont un bébé de 18 mois, étaient sous le choc en voyant les agents des services de l’immigration envahir leur maison, après avoir défoncé la porte d’entrée. Le raid rapporté par la presse locale a scandalisé l’opinion.
Les Douik avaient quitté l’Algérie, plus exactement Blida, il y a 7 ans, dans des circonstances dramatiques. Leur fils aîné Mohamed, alors âgé de six ans, a perdu l’usage d’un œil, à la suite d’une balle perdue qui avait été tirée dans sa direction par des terroristes, au cours d’un accrochage avec les services de sécurité. Craignant des représailles après que leur enfant eut été appelé à identifier les coupables devant un tribunal, Leïla et Fouzi ont décidé de se réfugier en Grande-Bretagne.
À Plymouth, les enseignants et les camarades de classe de Mohamed ont signé une pétition, priant les autorités d’annuler la procédure d’expulsion. Un comité local pour l’égalité et contre le racisme s’est également mobilisé en leur faveur. En vain. Contrairement aux années 90, le gouvernement britannique ne considère plus la menace terroriste en Algérie comme un critère ouvrant droit à l’asile. Cependant, il est notable de constater que cette politique ne s’applique pas à tous de la même manière. Hakim Douik a réussi par exemple à obtenir le droit de rester au Royaume-Uni, en s’appuyant sur les mêmes arguments que son frère Fouzi. En l’absence de motivations d’expulsion valables, les services de l’immigration laissent des gens croupir dans les centres de rétention pendant des années.
Une récente enquête réalisée par une organisation de soutien aux détenus révèle que des centaines de candidats à l’expulsion sont jetés dans ces établissements où certains passent jusqu’à huit ans, sans que personne ne s’inquiète de leur sort. Les ressortissants de quatre pays sont les plus exposés à ces pratiques. Il s’agit de Somaliens, d’Irakiens, d’Iraniens et… d’Algériens. Il est à rappeler que le nombre des compatriotes refoulés de Grande-Bretagne a atteint des records ces dernières années. On compte approximativement une expulsion toutes les 48 heures.



9% de la population vivant en France est originaire d'Afrique et du Maghreb

"Près de 9% de la population vivant dans l'hexagone est originaire d'Afrique sub-saharienne, du Maghreb, de Turquie ou des Dom-Tom". Ça n'est pas le Front national qui le dit - en général l'extrême-droite brandit des chiffres beaucoup plus élevés -, mais le Cabinet Solis Conseil spécialisé dans les études média-marketing. Pour calculer ce pourcentage, Solis s'est appuyé sur des données de l’Insee (Institut national de la statistique) et de l’Ined (Institut national des études démographiques).

Plus précisément, comme l'explique Abbas Bendali, l'un des fondateurs du Cabinet Solis Conseil, "nous nous sommes appuyés sur l’Etude de l’histoire familiale de l’Insee (EHF) publiée en 1999". Puis, "à partir de cet instantané de 99, notre démarche a été de poursuivre le film en faisant intervenir des taux de mortalité et de natalité, vieillir cette population, en prenant en compte les retours au pays et les nouveaux entrants depuis 1999. Entre la collecte de ces données, la mise en place d’outils méthodologiques et leur traitement, nous avons consacré trois années à cette étude".

Résultat: "au 1er janvier 2009, la taille de cette population est estimée à 5,5 millions d'individus". Soit, 1 532 000 originaires d'Algérie, 1 255 000 du Maroc, 477 000 de Tunisie, 1 080 000 d'Afrique sub-saharienne, 757 000 des Dom-Tom et 441 000 de Turquie. Manquent les Asiatiques pas présents dans cette enquête.

Selon Solis Conseil, le profil de ces populations "reste encore marqué par le poids du facteur immigration". "Elle est plus masculine: 51,3% sont des hommes, et elle est plus jeune: 70,3% ont moins de 40 ans". Par ailleurs, le poids de la deuxième génération est désormais dominant puisqu'elle représente 51,5% du total.

Pour Solis l'intérêt de ces chiffres est évident. "Pour mieux connaître les comportements de consommation des minorités ethniques", ce cabinet conseil va lancer dans un deuxième temps, "une enquête auprès d'un échantillon représentatif de la population originaire du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne". Objectif? "Recueillir, entre autres les comportements de consommation de biens et services et les fréquentations des grands médias, notamment les médias communautaires".

Outre la question d'une France réduite à des communautés, y compris celle des "Domiens" qui seront peut-être étonnés de se retrouver là, l'étude de Solis Conseil repose celle des statistiques ethniques. Faut-il les autoriser plutôt que de laisser n'importe qui extrapoler de façon plus ou moins scientifique?

Dans une interview à Afrik.com, Abbas Bendali se dit "partagé", comme Nicolas Sarkozy. Pour le fondateur de Solis Conseil, "L’idéal serait d’avoir des statistiques officielles". "Mais, ajoute-t-il, jusqu’à quand posera-t-on la question aux gens de savoir s’ils sont Blancs, Noirs, Maghrébins ou autres, d’autant plus qu’il y a de plus en plus de métissage. Mon fils a des origines en Algérie et en Auvergne". Dernière objection: " je ne sais pas s’il est intéressant que les gens se comptent les uns par rapport aux autres. On travaille sur un phénomène récent : la décennie 2000 marque un tournant pour la deuxième génération qui supplante en nombre la première génération". Bref, la question reste entière.



COOPÉRATION ALGÉRIE - MALTE

Énergie, le commerce et le tourisme au menu

Le Ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci a été reçu ce matin à Malte par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Malte Tonio Borg à La Valette...

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est arrivé vendredi à La Valette (Malte) pour une visite officielle d'une journée, à l'invitation de son homologue maltais, Tonio Borg. Au cours de cette visite, M. Medelci a eu des entretiens avec son homologue maltais et a été reçu par le président de la République de Malte, Edward Fenech Adami. L'audience s'est déroulée au siège de la présidence maltaise en présence du directeur du département Europe au ministère des Affaires étrangères, Mouloud Hamai et de l'ambassadeur d'Algérie à Malte avec résidence à Rome, Rachid Mâarif. L'état de la coopération bilatérale et les voies et moyens de sa consolidation, par le biais d'accords de coopération en voie de finalisation, ainsi que les questions régionales et internationales d'intérêt commun ont été abordés lors de cette rencontre.

Les deux ministres ont également discuté de la situation au Moyen-Orient et l'initiative de Malte pour un dialogue plus structuré entre l'Union européenne et la la Ligue arabe.

Kadima est en tête, mais Netanyahu reste le mieux placé


Le parti Kadima de Tzipi Livni arrivait mardi soir légèrement en tête des législatives en Israël, devant le Likoud de Benjamin Netanyahu, qui reste néanmoins le plus à même de former une coalition gouvernementale, selon des sondages sortie des urnes obtenus par l'AFP.

Selon ces sondages, dont les résultats ont été donnés par des responsables au sein des partis, le Kadima au pouvoir (centre-droit) obtient 30 sièges, contre 28 pour le Likoud (droite) de l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Néanmoins, avec le soutien de l'extrême droite et des formations religieuses, M. Netanyahu apparaît en meilleure position pour former une coalition gouvernementale en s'appuyant sur une majorité de 63 députés sur 120.

Le parti d'extrême droite Israël Beiteinou d'Avigdor Lieberman est en effet devenu la troisième force politique israélienne, devant le parti travailliste qui enregistre le score le plus bas de son histoire, selon des sondages sortie des urnes des chaînes de télévision. Selon ces sondages, Israël Beiteinou obtient entre 14 et 15 sièges, contre 13 pour le parti travailliste du ministre de la Défense Ehud Barak.

Le parti orthodoxe sépharade Shass, qui devrait faire partie d'une coalition de droite dirigée par Netanyahu, obtient quant à lui une dizaine de sièges, selon les sondages.

La bataille était donc serrée entre M. Netanyahu et Mme Livni, ministre des Affaires étrangères. Plus de 5,2 millions d'Israéliens étaient appelés à voter lors de ce scrutin pour lequel la poussée de l'extrême droite était annoncée, dans la foulée de la guerre de Gaza. A 20h00 locales (18H00 GMT), soit à deux heures de la clôture, le taux de participation atteignait 59,7% des inscrits, selon la commission centrale. Ce taux était supérieur de 2,5 points par rapport à celui constaté à la même heure lors du dernier scrutin en 2006. 5.278.985 électeurs au total étaient inscrits dans 9.263 bureaux de vote. Trente-trois listes étaient en lice. Elles doivent obtenir 2% des suffrages exprimés pour siéger parmi les 120 députés de la 18e Knesset.

Les résultats complets pourraient être annoncés mercredi matin, voire jeudi. Les tractations devront débuter dès mercredi entre les différents partis en vue de former une coalition. A la publication des résultats officiels, le président Shimon Peres a une semaine pour mener des consultations et choisir la tête de liste qui, selon lui, aura le plus de chance de former une coalition, et pas forcément celle ayant obtenu le plus de députés.

Ces législatives clôturent une campagne sans passion, placée sous l'impact de l'offensive d'Israël contre le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza. Le prochain gouvernement devra faire face à d'importants défis: risque d'une nouvelle confrontation avec le Hamas, relance des pourparlers de paix avec l'Autorité palestinienne, dossiers syrien et libanais, menace d'un Iran nucléaire. Le tout dans un contexte international difficile avec une nouvelle administration américaine moins encline que la précédente à un soutien inconditionnel à Israël. Prévu en 2010, la date du scrutin a été avancée après la démission du Premier ministre Ehud Olmert, mis en cause dans des affaires de corruption.




La Russie versera 690 millions de dollars pour 24 chasseurs MiG

que l'Algérie a refusé d'accepter


Le Ministère de la Défense de la Russie versera 25 milliards de roubles ($ 690 millions) pour 24 chasseurs MiG que l'Algérie a refusé d'accepter en raison de leur "qualité inférieure", selon le vice-premier ministre russe, Sergueï Ivanov.

"La question du ministère de la Défense des achats d'un grand lot d'anciens chasseurs MiG algériens dans le cadre d'un contrat a été réglée», a déclaré Sergueï Ivanov.
"Nous parlons d'environ 24 avions une valeur de 25 milliards de roubles", at-il ajouté.

Rosoboronexport qui détient le monopole russe des exportations d'armements, a signé un contrat de $ 1,3 milliards pour offrir 28 MiG-29SMT et de six chasseurs de deux places MiG-29UB chasseurs de combat à l'Algérie en Mars 2006 pour une somme de 8 milliards de dollars dans le cadre d'un accord de coopération militaire.

Toutefois, après avoir reçu 15 MiG-chasseurs, l'Algérie a refusé d'autres livraisons en Mai 2007. Il a ensuite gelé tous les paiements dans le cadre de contrats avec la Russie en Octobre 2007, exigeant que Moscou en premier lieu le retour des 15 MiG-29s à cause de leur "qualité inférieure".

Les avions ont finalement été renvoyé en Russie, en avril dernier, et après des essais ont été approuvés pour le service de l'armée de l'air russe.



Et suite au crash d'un MiG-29 dans l'Est de la Sibérie en décembre dernier, le ministère de la Défense russe a admis pour la première fois la semaine dernière que MiG-29 de la flotte de 281 avions sont dépassées et pas capable d'accomplir des missions de combat.

Les experts militaires pensent de l'avion, qui a été développé dans les années 1970 et fourni à l'armée de l'air entre 1983 et 1993, est devenue obsolète et doit être retiré du service actif.

MiG-29SMT est une version améliorée du MiG-29 de combat, portant une large gamme d'air-air et air-surface armes.

Al Qaeda menace des cibles occidentales en Mauritanie


L’armée mauritanienne en état d’alerte maximale sur menaces d’attaques contre des intérêts français et occidentaux

L’Agence de presse mauritanienne (ANI) a annoncé que l’armée mauritanienne avait été placée en état d’alerte maximale après que des véhicules appartenant à l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQIM) aient été repérés dans la zone de Ouadane au nord-est d’Atar (à proximité de la frontière marocaine). Deux voitures suspectes conduites par des terroristes vêtus d’uniformes militaires se sont infiltrées en Mauritanie en venant d’Algérie. L’agence rapporte que les terroristes prépareraient des attaques contre des ressortissants occidentaux travaillant pour des entreprises pétrolières.

D'autres part, des journaux ont publié lundi que ces terroristes avaient questionné des nomades sur l’emplacement d’entreprises occidentales au nord de la Mauritanie. Ces derniers leur avaient désigné une entreprise pétrolière française à Maqtir et à Guelb Errichat, deux sites situés à 100 km au nord d’Ouadane. Le nom de l’entreprise n’a toutefois pas été divulgué.

Les autorités mauritaniennes ont dépêché au nord du pays une unité du premier Bataillon de Commandos Parachutistes (BCP) pour renforcer le Groupement de lutte Antiterroriste déjà déployé surplace depuis quelques mois.

Algérie-USA-diplomatie : Un sénateur américain salue le rôle "important" de l'Algérie dans la lutte antiterroriste.


ETATS-UNIS - Le vice-président américain Joe Biden s'est engagé samedi à Munich au nom de l'administration Obama à adopter un «ton nouveau» avec la communauté internationale après les années Bush.


«Je viens en Europe au nom d'une nouvelle administration déterminée à instaurer un ton nouveau, non seulement à Washington, mais aussi dans les relations de l'Amérique avec le reste du monde», a expliqué Joe Biden, prononçant en Europe, à l'occasion de la grande messe annuelle de la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne), son premier grand discours de politique étrangère et de sécurité.

«Nous allons pratiquer le dialogue. Nous allons écouter. Nous allons consulter. L'Amérique a besoin du reste du monde tout comme, je crois, le reste du monde a besoin de l'Amérique», a-t-il ajouté.

«Demander plus à nos partenaires»

Preuve de la bonne volonté américaine, Joe Biden a salué «une pleine participation de la France à l'Otan, si tel devait être le souhait de la France». Mais, a-t-il prévenu, «l'Amérique va en faire plus, ça, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que nous allons demander à nos partenaires d'en faire plus aussi».

Joe Biden a également assuré que les Etats-Unis donneraient «l'exemple» dans la lutte contre le réchauffement climatique. Il a prôné la coopération contre la crise financière.

De l’aide pour fermer Guantanamo

Après les crispations causées par la «guerre mondiale contre le terrorisme» menée par George W. Bush et les méthodes employées, Joe Biden a assuré que l'Amérique ne pratiquerait pas la torture, et qu'«aucun pays, aussi puissant qu'il soit, n'est mieux placé que les autres pour faire face seul» aux dangers extrémistes.

Mais, en retour, Joe Biden a demandé l'aide internationale pour tenir la promesse de Barack Obama de fermer d'ici à un an le camp de Guantanamo, érigé par ses détracteurs en symbole des excès antiterroristes de l'administration Bush. Dans le combat contre le terrorisme, «nous devrons coopérer avec les autres pays à travers le monde, et nous aurons besoin de votre aide», a-t-il encore dit.

Barack Obama s'est engagé à diriger l'effort américain consenti pour une guerre controversée en Irak au combat moins contesté livré sous mandat de l'ONU en Afghanistan. Mais, à l'heure où Washington étudie un renfort considérable de troupes en Afghanistan, elle entend «partager» avec d'autres «cet engagement» à la stabilisation de ce pays, alors que certains alliés des Etats-Unis rechignent à s'exposer davantage.

Rapports avec la Russie

L'attention de l’assistance portait aussi à Munich sur le message que Joe Biden aurait pour la Russie, d'autant plus qu'il doit rencontrer le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov dimanche à Munich. «Les dernières années ont vu une dangereuse dérive dans les relations entre la Russie et les membres de notre alliance, a lancé Joe Biden. Le moment est venu d'appuyer sur le bouton de redémarrage et de réexaminer les nombreux domaines dans lesquels nous pouvons et devrions travailler ensemble».

Mais il a aussi prévenu que des désaccords subsisteraient: «Les Etats-Unis ne reconnaîtront pas l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des Etats indépendants», ajoutant que les Etats-unis refusait que quiconque dispose d'une «sphère d'influence». Il a ajouté que les Etats-Unis continueraient à développer la défense antimissile, un des grands motifs de querelle entre Washington et Moscou.

Mais il a paru s'employer à apaiser les tensions en ajoutant que cela se ferait en concertation avec la Russie et «à condition que la technologie fonctionne et que le coût en vaille la peine». Un homme de compromis donc.

Dans ce même sens emprunter par le bras droit du président OBAMA, un sénateur américain salue le rôle "important" de l'Algérie dans la lutte antiterroriste. Le dernier scandale du Chef de la CIA à Alger n'a aucune incidence sur les relations diplomatiques et bilatérales entre les deux pays.

Le sénateur républicain de l'Etat d'Oklahoma (Etats-Unis d'Amérique), M. James Inhofe, a salué le rôle "important" de l'Algérie  en tant qu'allié et partenaire des Etats-Unis dans la lutte antiterroriste,  a-t-on appris, hier, de source diplomatique.          
A l'issue d'un entretien qu'il a eu récemment avec l'ambassadeur d'Algérie  à Washington, M. Abdallah Baali, le sénateur Inhofe s'est félicité, dans une  déclaration rendue publique, des bonnes relations entre son pays et l'Algérie  et loué "les efforts du président Bouteflika et des responsables algériens qui  ont fait de l'Algérie un leader parmi les pays en développement".         
M. Inhofe, connu pour son engagement en faveur de l'Afrique, a salué,  dans cette déclaration, le rôle de l'Algérie sur les plans régional et continental,  en citant en particulier "son soutien à l'Union africaine, ses efforts pour  le règlement des conflits en Afrique et son rôle vital en tant qu'observateur  dans les négociations visant la résolution du conflit du Sahara occidental qui  dure depuis 30 ans".         
Le sénateur s'est dit "disposé à oeuvrer de concert avec l'ambassadeur  d'Algérie dans l'intérêt des deux pays", indique-t-on de même source.         
M. Inhofe est membre de plusieurs commissions sénatoriales, notamment  celle des forces armées. Il est l'un des membres du congrès les plus engagés  en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et a visité les  camps de réfugiés sahraouis à Tindouf à deux reprises.

Pour la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

L'Algérie s'est engagée à envoyer 1700 troupes en Somalie

L'Algérie s'est engagée à envoyer 1700 troupes en Somalie pour la mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM). L'annonce a été faite par le Président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, qui s'est adressé à l'ouverture du conseil exécutif de l'UA sur la réunion jeudi à Addis-Abeba, Ethiopie.

Ping n'a toutefois pas indiquer quand le déploiement des troupes de l'armée algérienne  sera effectué en somalie.

Les troupes algériennes se joindra à la 3, 600 soldats du Burundi et l'Ouganda, la mise en œuvre depuis 2007 pour soutenir le Gouvernement fédéral de transition (TFG) de Somalie dans la stabilisation du pays, qui reste sans gouvernement central pour les 18 dernières années.

Ping a déclaré que ce genre de nouvelles contributions aideront la Commission à s'acquitter de sa mission en Somalie. Il a signalé que l'Algérie a également promis de donner un appui technique à l'AMISOM.

Le Burundi et l'Ouganda qui ont déjà des troupes en Somalie ont également promis d'envoyer plus d'un bataillon (850 hommes) chacune.

Le Ghana, le Malawi et le Nigéria se sont également engagés depuis 2007 pour envoyer des troupes en Somalie. Mais ils ne parviennent toujours pas à envoyer leurs troupes en raison de contraintes financières et autres.

Par conséquent, l'AMISOM doit encore faire face à un manque d'environ 5000 soldats à remplir la mission proposée par la force.

Un certain nombre de pays africains sont attendus à plus d'engagement de troupes au cours du sommet à Addis-Abeba.
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