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Jeune Infos

Après Hortefeux, un autre dérapage raciste de Chirac

La France devient-elle vraiment raciste ?

Quand le racisme devient le langage d'humour des politiciens français


Une nouvelle polémique enfle depuis lundi 23 novembre autour d'une vidéo d'homme politique se laissant aller à une «petite phrase» pas très politiquement correcte. Après l'affaire des propos de Brice Hortefeux, il s'agit cette fois-ci de ceux tenus par l'ancien président de la République Jacques Chirac, filmés par les caméras du «Petit Journal» de Canal Plus


(voir la vidéo ci-dessous).

C'est quoi cette affaire :

1. Un dérapage raciste de Chirac


Après Brice Hortefeux et les Auvergnats, Jacques Chirac et les Corréziens ?

Dans un extrait du Petit Journal de Canal+, diffusé ce lundi, l'ex-président de la République, accompagné d'Alain Juppé, a une remarque ambiguë à propos d'un jeune homme au teint hâlé qui vient de poser à ses côtés pour une photo. La scène se déroule vendredi, à Bordeaux.


Jacques Chirac: "Vous êtes d'où vous ?"

Le jeune homme: "De Lormont"

Alain Juppé: "Lormont, c'est une commune juste à côté de Bordeaux, allez"


Jacques Chirac et son ancien Premier ministre se remettent en route, et l'ex-président lâche cette phrase à Alain Juppé:


"A mon avis il est pas tout à fait né, natif de..."


Et Juppé conclut en souriant : "Il n'est pas Corrézien"


La scène se passe à Bordeaux, où Jacques Chirac et le maire de la ville Alain Juppé se baladent sur les bords de la Garonne. Un jeune homme d'origine maghrébine les approche et leur demande de poser avec eux pour une photo. Jacques Chirac lui demande alors: «Vous êtes d'où vous?». Le jeune homme répond «Je suis de Lormont», «une commune juste à côté de Bordeaux» précise Juppé.

Mais alors que le passant s'éloigne, et que Jacques Chirac et son ancien premier ministre poursuivent leur chemin, le premier lance au second en murmurant: «A mon avis, il n'est pas tout à fait né... natif de...». Ce à quoi Alain Juppé réplique, manifestement gêné: «Il n'est pas Corrézien...»

Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité du PS, a fustigé les propos de Jacques Chirac: «Ce sont des propos intolérables car discriminatoires» a-t-il déclaré.


En septembre, Brice Hortefeux avait déclaré à propos d'un jeune militant d'origine maghrébine venu lui aussi réclamer un cliché: «Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes.»


Cette vidéo n'est pas sans rappeller les fameux propos qu'avait tenu Jacques Chirac à Orléans le 20 juin 1991 sur l'odeur et le bruit des immigrés:


" Comment voulez-vous que le travailleur français, qui habite à la Goutte D'or où je me promenais avec Alain Juppé la semaine dernière, et qui travaille avec sa femme, et qui ensemble gagnent environ 15.000 francs, et qui voit sur le pallier de son HLM entassée une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosses, et gagne 50.000 francs de prestations sociales sans naturellement travailler. Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, le travailleur français sur le pallier devient fou."

Le PS: "Chirac doit s'expliquer"


Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'Egalité du PS, fustige les propos de Jacques Chirac " Jacques Chirac doit s'expliquer. Il doit clarifier ses propos. Il a montré dans le passé qu'il n'était pas coutumier de ce genre de phrases. Enfin... je ne veux pas revenir dans un passé lointain où il parlait du 'bruit et l'odeur'. La question est maintenant de savoir ce qu'il voulait dire à travers ces paroles blessantes et surprenantes. Ou ce sont des paroles délibérées, ou c'est une boutade. Dans les deux cas, c'est condamnable car on assiste à une banalisation de la parole raciste ces derniers temps, entre le dérapage d'Hortefeux et les phrases de Valls..."

3. L'UMP: de "l'humour"

Pour le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, c'est juste "un trait d'humour" et "Chirac doit rester Chirac, Hortefeux est Hortefeux".


Lire aussi :

Des CRS agressent un étudiant parce qu'il est Arabe

Anyss Arbib, étudiant en quatrième année à Sciences-Po Paris, s'est retrouvé mercredi au cœur d’une guerre. Mais d'«une guerre franco-française.»

Anyss Arbib a posté sur Facebook son témoignage de victime de «violences policières aveugles». C'était le soir du dernier match Egypte-Algérie, et ce soir-là les policiers français n'étaient pas tendres à l’égard des Français issus de l’immigration. Arbib et son ami se sont fait copieusement asperger de gaz lacrymogène par un CRS, abreuvé de: «Dégage, sale Arabe!»

Sur sa page Facebook, il écrit: «Je ne pouvais même pas lui répondre que j’étais au moins autant français que lui, la menace physique et l’impunité étant bien trop grandes. Mon honneur, mes valeurs et mes certitudes sous le coude, je rentrais chez moi blessé… par la nation. Blessé dans une guerre franco-française qui, malheureusement, semble être banalisée».

A Libération, il a expliqué comment il s'était rendu à Paris (il habite Bondy) pour faire la fête, et comment, arrivé dans la capitale avec un ami, il voit que les mouvements de foule commencent à dégénérer, qu'il y a des casseurs, et décide de rentrer. Il raconte comment il s'arrête Porte Maillot, en voiture, pour attendre d'autres amis, il raconte toutes les autres voitures de types qui attendent comme lui, les cars de CRS qui arrivent de plus en plus nombreux et le déchaînement de violence policière auquel il assiste.

« Peu après, la voiture dans laquelle se trouve le frère de mon ami arrive. On décide de partir. A ce moment-là, on voit un CRS fracasser le nez d’un jeune d’un coup de matraque net et précis. On regarde, atterrés. Un CRS s’approche de notre voiture, tape du poing sur la tôle et lance: "Qu’est-ce que tu regardes ? Dégage, dégage !" Je commence à trouver cela révoltant. J’ai l’impression que nous ne sommes plus dans un Etat de droit. (...) Au policier qui me demandait ce que je regardais, je lui réponds : "Je regarde devant moi, je connais mes droits, je suis étudiant à Sciences-Po." Réponse: "J’emmerde Sciences-Po!" Je lui fais observer que je suis poli avec lui et qu’il n’a pas à utiliser un tel langage. Il coupe court: "Ferme ta gueule." Son collègue me pulvérise sur le visage un gel lacrymogène. C’est la première fois que cela m’arrive. C’est une agression gratuite. Un geste injustifiable. Je n’arrive plus à respirer. Je sors de la voiture, je m’allonge par terre. J’ai la sensation d’agoniser en étouffant. Mon ami est dans le même état. Quand je reprends mes esprits, j’essaie d’avoir des explications. On me dit : "Dégage, sale Arabe!" Après coup, mes copains m’ont dit : "Sciences-Po ou pas, tu restes un Arabe!»


Arrêts sur image  souligne que ce qui frappe, dans le témoignage d'Anyss Arbib, «c'est finalement la rareté de ce genre de témoignage. Des contrôles au faciès, dans les quartiers dits «difficiles», nous avons de nombreux témoignages. Mais d'un indiscutable flagrant délit de racisme, par un policier en service, les témoignages sont rares.»


Arrêts sur image explique aussi que le jeune homme montrait de nombreux signes d'intégration, que c'est sans doute cela qui l'a aidé à faire émerger son témoignage, et que cette intégration-là, ce sont quelques signes positifs dans cette sombre histoire.

Lire l'article complet sur le site de Libération


Moubarak reçoit Peres au Caire

Israël un ami...l'Algérie un ennemi !

Le président israélien, Shimon Peres, a été reçu, dimanche 22 novembre, au Caire par le président égyptien Hosni Moubarak. Les deux présidents ont animé une conférence de presse conjointe consacrée à la question palestinienne. Dans son intervention, le président israélien a qualifié son homologue égyptien de « grand leader ». Pour sa part, Hosni Moubarak a déclaré avoir demandé à Israël d’arrêter la colonisation en Cisjordanie.

Coïncidence ou calcul diplomatique, la visite du président israélien au Caire a été précédée la veille par des déclarations musclées du président égyptien contre l’Iran et l’Algérie. Lundi, Hosni Moubarak avait sévèrement mis en garde Téhéran contre toute intervention dans les affaires des pays arabes, en allusion aux évènements au Yémen et près de la frontière saoudienne. Dans le même discours, prononcé devant les deux chambres du Parlement égyptien, M. Moubarak avait également indirectement menacé l’Algérie de représailles, après les incidents à Khartoum entre supporters algériens et soudanais.

Il est difficile de ne pas voir un lien entre cette visite du président israélien et le dossier du nucléaire iranien. La question de la colonisation semble en effet destinée à la consommation interne en Egypte. En octobre, les Israéliens ont réussi à faire plier le président américain Barack Obama sur le même dossier. Il est donc peu probable qu’ils acceptent de répondre favorablement à la demande formulée mollement par le président Moubarak.


L'Algérie et la France au Mondial 2010

Le Magazine "Marianne "... et l'autre regard sur l'identité nationale

Même le foot ne peut plus sauver la France


Retour sur les matchs Egypte-Algérie et France-Irlande. Au delà du foot et des histoires de main, les victoires concomitantes de la France et de l'Algérie, et la façon dont elles ont été accueillies ici et là-bas, en disent long sur l'état de délabrement du grand concept à la mode en ce moment en France: l'identité nationale.

L’Algérie qui rit, la France qui fait la gueule. Il s’agit de football bien sûr, de deux équipes qualifiées, la première très honorablement, la seconde dans la honte, pour la grande parade mondiale et mondialisée du prétendu football des nations. Or, de la nation il a été beaucoup question derrière la bataille pour une qualification où se jouait un peu plus que le simple honneur sportif d’aller en Afrique du Sud au mois de juin 2010. Et la comparaison entre les uns et les autres ne manque pas d’intérêt au moment où, en France, la sphère politique et médiatique tourne autour du fameux débat sur l’identité nationale avec des pudeurs de pucelle effrayée à l’idée de se faire renverser.


En Algérie, le parcours semé d’embûches des bien nommés Fennecs a suscité un regain de « fierté nationale » rappelant presque, selon certains commentateurs, l’euphorie de l’indépendance. Rien n’a pu empêcher l’immense majorité de la population de s’unir autour de leur équipe :  ni le chômage dévastateur des jeunes, ni la « bunkérisation » arrogante de l’oligarchie politico-militaire au pouvoir, ni la menace terroriste islamiste qui n’a pas encore été complètement réduite à néant. Libre à chacun de ne voir dans cette adhésion qu’un exutoire,  en somme le symptôme de la crise sociale et morale du pays, provisoirement sublimée  dans les fumées enivrantes du vieil opium du peuple. Reste que de l’autre côté de la Méditerranée, côté hexagone donc, cette unité probablement très illusoire tient carrément du mirage.


Les penseurs qui se croient malins avanceront que la « sophistication » présente de la société française n’autorise plus ces consensus à base de fusion collective. Mais ne serait-ce pas plutôt la morcélisation très avancée du vieux pays qui explique l’impuissance grandissante de son peuple à se reconnaître dans un projet commun? Un projet dissous dans les eaux profondes du marché unique où les territoires ont remplacé les nations et aboli les frontières. Paradoxe cruel :  ceux qui ont affirmé le plus visiblement leur entente  collective appartiennent au groupe dit des « nouveaux français », selon l’expression entérinée par les précieuses ridicules de la modernité. En clair : les enfants d’immigrés. Le hic c’est que nombre d’entre eux ne se sont pas retrouvés autour de l’équipe de France mais de celle d’Algérie et l’ont bruyamment, voire violemment fait savoir dans plusieurs villes importantes comme Paris, Marseille, Lyon ou encore Roubaix. Il n’était probablement pas inutile dans ce contexte de souligner les causes possibles de cet apparent transfert identitaire : l’absence de perspective, la ghettoïsation galopante des cités,  (… mais pas plus qu’en Algérie), les discriminations bien réelles, en un mot la panne générale de l’ascenseur républicain. Reste qu’il faut beaucoup d’imagination, ou beaucoup de temps peut-être, pour transformer leur « non à la République » en « oui » rentré. La Française d’origine algérienne Malika Sorel, membre du Haut conseil pour l’intégration et auteur du « Puzzle de l’intégration »  refuse cette opération de passe-passe supposée rassurante. « Le déni continuel du réel n’aide personne, dit-elle.  Et certainement pas les premiers intéressés. Si l’intégration réussie concerne plus de monde qu’on ne le croit, une partie de la communauté immigrée rejette aujourd’hui la France et la République et on aurait tort de leur trouver des bonnes raisons. »  Pour l’instant elle n’est guère entendue.



Moines de Tibhirine : vers la levée du secret-défense

Dans trois avis parus vendredi 20 novembre au Journal officiel, la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a proposé une large déclassification de documents des ministères de la défense, des affaires étrangères et de l'intérieur sur la mort des moines de Tibhirine (Algérie) en 1996.

La commission, dont les avis ont été suivis dans leur quasi-totalité par les autorités concernées (Élysée, Matignon, ministères), a émis un avis favorable à la déclassification de 105 documents «confidentiel défense» ou «secret défense» sur un total de 109 documents soumis à son examen par ces trois ministères concernés.

Elle s'était réunie le 5 novembre pour examiner ces 109 documents à la suite d'une demande de levée du secret de la défense faite par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur la mort des sept moines de Tibhirine en 1996.

Le contenu des documents déclassifiés n'est pas précisé
Le juge avait fait cette demande il y a trois mois dans des lettres adressées respectivement aux ministres Hervé Morin (défense), Bernard Kouchner (affaires étrangères) et Brice Hortefeux (intérieur). Elle visait notamment un rapport de l'attaché de défense français à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter, aujourd'hui à la retraite.

Selon lui, les moines auraient été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d'hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient revendiqué leur rapt.

Les avis de la CCSDN ne précisent jamais le contenu des documents classifiés soumis à son examen.

Les moines assassinés en mars 1996
Dès le 9 novembre, le ministère des affaires étrangères a transmis 26 de ces documents (notes ou télégrammes diplomatiques) au juge d'instruction. Selon une source proche du dossier, aucun de ces 26 documents ne concerne le rapport du général Buchwalter.

Jeudi soir, précise-t-on de même source, les ministères de la défense et de l'intérieur n'avaient adressé aucun document au juge.

Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Leurs têtes avaient été retrouvées, deux mois plus tard, le 4 juin 1996.

Coup de filet antiterroriste en Europe: 17 Algériens arrêtés

Dix-sept Algériens soupçonnés de financer des activités terroristes hors d'Europe ont été arrêtés en Italie et ailleurs sur le continent, a affirmé jeudi le ministre italien de l'Intérieur. L'identité de footballeurs algériens aurait été volée.

"Une cellule terroriste algérienne qui recueillait de l'argent pour des activités terroristes hors d'Europe a été démantelée", a déclaré Roberto Maroni à la presse à Rome, parlant d'un groupe "significatif".

Cette cellule aurait notamment falsifié des documents et volé à l'occasion l'identité de footballeurs professionnels algériens qui jouaient en Europe, d'après la police milanaise, qui n'a pas cité de noms. Ces faux papiers auraient permis à des complices de se déplacer librement en Europe et en Afrique du Nord.

La police a précisé que des unités antiterrorisme d'Algérie, d'Autriche, de Grande-Bretagne, de France, d'Espagne et de Suisse avaient participé à l'enquête, qui avait commencé à Milan en 2007.


Six des suspects ont été arrêtés en Italie. Ils sont accusés d'association de malfaiteurs et de falsification de documents, et non de terrorisme international, a ajouté le procureur de Milan, Armando Spataro.


L'enquête a mis au jour une organisation active qui possédait plusieurs connexions internationale, selon la police milanaise. D'après elle, le travail de la cellule consistait à envoyer de l'argent en Algérie. Elle aurait réuni environ 1 million d'euros depuis trois ans grâce à des cambriolages et vols notamment. Les fonds auraient été transférés en Algérie par tranches de quelque 10.000 euros.

Les suspects se trouvaient en contact avec d'autres Nord-africains qui font l'objet d'enquêtes antiterrorisme en Europe, ajoute la police dans un communiqué.


Secret défense levé dans l'affaire des moines de Tibéhirine

Le ministère français des Affaires étrangères annonce avoir transmis des documents au juge chargé de l'enquête sur la mort de sept moines français en Algérie en 1996 après la levée du secret défense.

Le juge d'instruction Marc Trévidic avait saisi les ministères des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur pour qu'ils remettent les documents secrets qu'ils détiendraient éventuellement sur ce dossier.

"Le ministère a transmis le 9 novembre au juge d'instruction compétent, en réponse à une demande de ce dernier, des documents émis par les services de ce ministère et susceptibles d'être utiles à la recherche de la vérité", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, lors d'un point de presse.


La transmission est intervenue "après l'avis favorable rendu le 5 novembre" par la commission consultative du secret défense, a-t-il précisé.


Le président Nicolas Sarkozy avait souhaité le 9 juillet que le secret défense soit levé dans l'affaire des sept moines français de Tibéhirine, ajoutant qu'il en serait de même pour l'affaire de l'attentat de Karachi, au Pakistan, dans lequel 11 Français ont été tués en 2002.


L'avocat des familles des victimes, Me Patrick Baudouin, avait demandé cette démarche au juge Trévidic afin de déterminer ce que le gouvernement français connaît de cette affaire, où l'armée algérienne est soupçonnée d'avoir joué un rôle.


Une enquête judiciaire n'a été ouverte en France qu'en 2004, huit ans après les faits, et le juge se demande si ce retard pourrait être dû à des pressions politiques pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie.


Le général François Buchwalter, attaché militaire à l'ambassade d'Alger en 1996, a déclaré le 25 juin dernier à Marc Trévidic que, selon ses informations, les moines de Tibéhirine n'avaient pas été tués par les islamistes qui les détenaient mais par l'armée algérienne lors de l'assaut donné aux insurgés.


Le juge souhaite prendre connaissance des rapports que François Buchwalter dit avoir remis aux autorités françaises à l'époque.


Les autorités algériennes ont toujours désigné le groupe islamique armé (GIA), qui a revendiqué les assassinats, comme responsable du crime.


Les sept moines français avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Tibéhirine, situé près de Médéa, à 100 km d'Alger, dans les montagnes de l'Atlas. En mai, les médias algériens avaient fait état de la découverte de leurs dépouilles.


Grande mosquée de Marseille: remise du permis de construire, première pierre en avril

Le permis de construire de la future grande mosquée de Marseille a été remis vendredi par le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin à l'association chargée de la réaliser, qui prévoit de poser la première pierre en avril après de longues années d'attente.

Le président de l'association "La Mosquée de Marseille" Nourredine Cheikh a fait part de "sa joie immense", mais aussi de son "grand soulagement" en "ce moment historique".

"Nous vivons un grand jour", a renchéri le président du Conseil français du culte musulman Mohamed Moussaoui, rappelant qu'il faudrait multiplier par deux les lieux de culte (environ 2.000 aujourd'hui, dont 40% font moins de 100 mètres carrés) pour répondre aux besoins des cinq millions de musulmans en France.


A Marseille, l'édifice qui sera construit dans le quinzième arrondissement, comptera parmi les plus grandes mosquées de France, avec une salle de prière de 2.500 m2. Il sera intégré aux projets pour 2013, année durant laquelle la ville sera capitale européenne de la culture.

"Nous avons pris le temps, avec la ferme volonté d'aboutir sur un projet qui n'était pas facile", a déclaré Jean-Claude Gaudin durant une cérémonie à l'hôtel de ville, alors qu'à l'extérieur une cinquantaine de manifestants du Front national (FN) sifflaient derrière une banderole clamant "non à la mosquée".


"C'est l'équité et la justice qui guident mon action, a assuré le maire. Rien ne me fera changer d'avis". Les 200.000 musulmans de Marseille (environ un quart de la population) disposent de 63 lieux de culte, mais aucun n'a une dimension symbolique.


L'extrême-droite reproche au maire de n'avoir pas attendu l'issue des recours qu'elle a déposés contre la mosquée. La liste "Ligue du Sud" du maire d'Orange Jacques Bompard (MPF) pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur demande l'annulation du permis. Le MNR et le FN demandent en appel l'annulation du bail emphytéotique accordé pour le terrain, dont ils avaient fait casser une première mouture.


"Vous devez être vigilants", a lancé le maire aux musulmans marseillais, rappelant que 57% des Marseillais sont favorables à ce projet qu'il a relancé en juin 2001. Initié dès 1937, il avait été remisé durant la seconde guerre mondiale, puis la guerre d'Algérie.


C'est "un geste de rattrapage" et de "reconnaissance envers les musulmans marseillais, que ce soit les anciens qui ont participé à la libération de Marseille ou leurs enfants qui contribuent au développement économique et culturel de la ville", a-t-il dit, en soulignant que de grandes mosquées existent déjà à Paris, Lyon, Lille ou Montpellier.


"Mais les plus beaux des rêves ont aussi un prix, a souligné Jean-Claude Gaudin. Assurez-vous d'avoir les moyens d'aller jusqu'au bout".


Sur les 22 millions d'euros du projet, l'Algérie a versé 170.000 euros qui ont permis de financer le permis de construire. La communauté comorienne, pourtant frappée en juin par le drame de l'accident d'avion de la Yemenia, a versé 60.000 euros, selon M. Cheikh.


"La première pierre doit être posée le 21 avril 2010", a précisé à l'AFP l'un des architectes du projet Maxime Repaux. La mosquée sera construite dans une pierre massive, rappelant les immeubles de Fernand Pouillon sur le Vieux Port. Elle aura un minaret doté d'un signal lumineux original pour l'appel à la prière, qui ne sera audible que dans le patio et la salle de prière.



Exclusif : Un nouveau conseiller Maghreb et Moyen-Orient

Sarkozy place un bon connaisseur de l'Algérie à l'Élysée

Bon connaisseur de l’Algérie, Nicolas Galey a officiellement pris ses fonctions à la cellule diplomatique de l’Élysée.

Le profil est plus classique que celui de son prédécesseur : Nicolas Galey a remplacé Boris Boillon à la cellule diplomatique de l’Élysée. L’ancien ambassadeur de France à Chypre est le nouveau conseiller technique chargé de couvrir le Maghreb et le Moyen-Orient. 50 ans dans quelques jours, il a effectué toute sa carrière au Quai d’Orsay, alternant postes à l’étranger, administration centrale et cabinets ministériels. Contrairement à Boris Boillon, nommé cet été à 39 ans ambassadeur en Irak, Nicolas Galey n’a pas grillé les étapes. En 21 ans de “Quai”, cet ancien élève de l’ENA a gravi les échelons presque tranquillement. Seul point commun avec son prédécesseur : une très bonne connaissance de l’Algérie.



Appel d'offres pour la construction de la grande mosquée d'Alger

L'Algérie a lancé mardi un avis à appel d'offres pour présélectionner des entreprises pour la réalisation de la grande mosquée d'Alger, prévue pour être la troisième plus haute du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine.

Les candidats doivent avoir réalisé un chiffre d'affaires annuel moyen au cours des trois dernières années (2006, 2007 et 2008) d'au moins un milliard d'euros et disposer d'un effectif permanent de cadres, ingénieurs et techniciens supérieur à 2.000 agents, a indiqué l'Agence nationale de réalisation et de gestion de Djamaâ El Dzajair (Anargema) dans un communiqué.

Les candidats doivent également justifier d'une expérience d'au moins 20 ans dans le domaine des grands bâtiments et de la construction d'immeubles à très grande hauteur de plus de 30 étages, dans des zones à séismicité comparable à celle d'Alger, a ajouté l'Anargema.

Les entreprises présélectionnées seront éligibles à retirer le dossier de consultation pour remettre une offre en lot unique, a précisé l'agence.

La Grande mosquée d'Alger, dont le coût pourrait atteindre plusieurs milliards de dollars, sera implantée sur un terrain d'environ 20 hectares à Mohammadia en face de la baie d'Alger, à l'est de la capitale, où son minaret culminera à 270 m de hauteur.

Le projet comprend notamment une salle de prière d'une capacité de 36.000 fidèles sur une surface totale de 21.025 m2, une cour de 21.025 m2, une esplanade de 42.050 m2, selon l'Anagerma.

Le complexe religieux comporte aussi un auditorium de 16.100 m2, une bibliothèque pour 2.000 personnes, une école d'enseignement du Coran et un parking souterrain d'une capacité de 6.000 véhicules.

Alger compte trois grandes mosquées "historiques": Djamâa el-Djedid, dont la construction commença en 1660, Djamâa el-Kébir, construite au XIe siècle, et la Ketchaoua, en bas de la Casbah, construite à partir de 1794 sous les Turcs, convertie en cathédrale pendant la présence française (1830-1962), et consacrée à nouveau en lieu de culte musulman après l'indépendance.


Algérie- Grande Bretagne

signature d'un accord cadre sur la défense avec la Grande-Bretagne

L'Algérie et la Grande-Bretagne ont signé un accord-cadre dans le secteur de la défense à l'occasion de la visite à Alger effectuée par le ministre britannique de la Défense Bob Ainsworth, a indiqué mardi l'ambassade de Grande-Bretagne.

"Cet accord-cadre vise à légaliser la coopération entre les deux pays en matière de Défense, notamment la formation d'officiers algériens en Grande-Bretagne", a indiqué l'ambassade.

Ces formations, "qui sont déjà mises en place, pourront être intensifiées grâce à ce cadre légal", a-t-on ajouté de même source.

"Il permettra également une coopération sous d'autres aspects, comme des exercices militaires conjoints et des réunions annuelles régulières entre les deux pays", a ajouté l'ambassade.

Celle-ci s'est refusée à tout commentaire sur des informations de la presse algérienne selon lesquelles Londres serait intéressé, à long terme, à vendre du matériel militaire à l'Algérie.

M. Ainsworth a été reçu lundi par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense Abdelmaleck Guenaïzia pour un entretien qui a porté "sur les moyens de coopération militaire et technologique" entre les deux pays, a-t-on indiqué de source algérienne.

La lutte contre le terrorisme a également été évoquée au cours de ces discussions, a-t-on précisé de source britannique.

"Nous oeuvrons à élargir notre coopération avec l'Algérie dans divers domaines, notamment les relations politiques, l'énergie et la lutte contre le terrorisme", a indiqué M. Ainsworth, à l'issue de l'audience que lui a accordée le président Abdelaziz Bouteflika.

Le ministre britannique doit quitter Alger mardi.


Trafic de faux billets algériens

Un réseau de faux monnayeurs à Marseille

Trafic de faux billets algériens démantelé à Lyon et Marseille
Un réseau de faux monnayeurs qui imprimaient des faux dinars algériens sur du papier fiduciaire volé, a été démantelé à Lyon. Ce papier bien particulier était destiné aux banques centrales : une quarantaine de rouleaux de ce papier fiduciaire avait été volée à Marseille, en novembre 2006, lors d’une attaque à main armée. Il était destiné à la banque centrale d’Algérie. Certains rouleaux avaient pu être récupérés à Naples en janvier 2009, chacun pouvant être utilisé pour la fabrication de 500 000 billets !!!

Le pot aux roses a pu être découvert quand des voyous marseillais ont pu remettre trois rouleaux au gang de Lyon en septembre… Deux étaient encore intacts mais le troisième avait déjà été largement utilisé ce qui fait dire à la police judiciaire que les faux-monnayeurs lyonnais ont pu imprimer environ 200 000 billets de 1 000 dinars. Ces billets valant 10 euros ont pu être revendus pour 3 à 4 euros… Une bonne affaire pour les faux-monnayeurs et leurs clients ! Reste qu’il y aurait pu avoir bien plus de faux billets algériens en circulation !

Depuis septembre, le réseau lyonnais était pisté et 12 hommes âgés de 30 à 60 ans, ont été interpellés mercredi : à Paris, Marseille, Montélimar et Saint-Genis-Laval près de Lyon. Ils ont été écroués pour « association de malfaiteurs et contrefaçon » et risquent 30 ans de réclusion criminelle… Certains d’entre eux étaient connus de la police pour grand banditisme. Parmi eux se trouvent deux frères imprimeurs dans le centre lyonnais.

Pourquoi des dinars algériens ? Tout simplement parce que le papier volé pouvait servir facilement à l’impression car il ne comporte que trois signes de sécurité : une bande holographique, un filigrane et le fil…. Par comparaison, l’Euro compte 60 signes de sécurité… Autre complice : un informaticien de Saint-Etienne qui était chargé de la numérotation des billets. Il avait, pour ce faire, mis au point un logiciel particulier. Pour Jean-François Ligout, responsable de la division économique et financière de la police judiciaire de Lyon, « les billets étaient quasiment parfaits ».

Parallèlement à l’arrestation du gang des Lyonnais, trois autres faux-monnayeurs ont aussi été interpellés à Marseille ce lundi… Si le réseau était différent de celui de Lyon, ils utilisaient le même papier issu du braquage de Marseille. Deux des trois individus étaient inconnus des services de police… Ils ont aussi été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de contrefaçon ».

Par ailleurs, une grande opération de gendarmerie s’est déroulée samedi à Marseille et le bilan n’est pas triste !!! 395 personnes ont été interpellées et parmi elles, trois personnes recherchées par les services de sécurité… 138 véhicules ont été contrôlés : 5 n’avaient pas de numéro de châssis. 66 permis de conduire ont été retirés notamment pour excès de vitesse. 167 PV ont été établis pour des délits divers. 4 120 litres de carburant ont été saisis ainsi que trois véhicules dont les conducteurs roulaient avec de faux papiers. Enfin, 3 040 euros ont été aussi saisis ainsi que 120 dinars tunisiens et 714 dinars libyens qui devaient être introduits en Tunisie de manière frauduleuse…


Un salon du livre pas si libre

Les éditeurs suisses renoncent au SILA 2009

Les éditeurs suisses seront absents du quatorzième Salon international du livre d’Alger (Sila) qui s’ouvre aujourd’hui à l’esplanade du complexe sportif du 5 juillet. L’Association Suisse des diffuseurs, éditeurs et libraires (ASDEL) explique, dans un communiqué rendu public mardi à Lausanne, les raisons de cette non participation.

Ces raisons concernent d’abord les nouvelles procédures qui contraignent les participants au Salon à rapatrier les livres invendus en Suisse sans pouvoir les confier à un libraire algérien (tous les ouvrages exposés au Salon sont sous régime douanier d’admission temporaire, D18). “Tout comme l’an dernier, il nous est interdit de compléter l’assortiment du stand par des ouvrages qui se trouvent en dépôt en Algérie chez notre partenaire commercial”, est-il ajouté dans le communiqué.
 
ASDEL cite également les nouvelles mesures de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009 considérées comme un frein aux échanges possibles avec des partenaires algériens. “De telles dispositions sont de nature à être contrevenues, inévitablement, ce que nous désapprouvons et elles constituent une limitation à la libre circulation du livre, objet culturel par excellence”, est-il encore précisé.
 
Sylviane Friederich, présidente de ASDEL, et Jacques Scherrer, Secrétaire général, qui ont signé le communiqué, rappellent que les éditeurs suisses ont toujours été fidèles au SILA. “Déjà dans les années 1980 puis dès 1999, les éditeurs suisses regroupés au sein de leur association ASDEL ont participé au Salon International du Livre d’Alger. Cette fidélité s’est toujours justifiée par l’accueil très chaleureux et l’intérêt très vif rencontré auprès du public”, est-il mentionné dans le communiqué.
 
En 2008, les éditeurs suisses avaient déjà boycotté Salon d’Alger. “Nous allons peut-être décider de ne pas venir l’année prochaine. Il y a une discussion profonde menée au sein de notre association”, avait déclaré à la presse Jean Richard représentant de l’ASDEL. Décision prise après la censure de deux ouvrages : “Le livre noir des nouvelles persécutions anti-chrétiennes” de Thomas Grimaux et L’Antisémitisme en littérature” d’Emmanuel Heymann, deux livres parus aux éditions Pierre-Marcel Favre. Pierre-Marcel Favre est connu pour avoir longtemps soutenu le combat des Algériens contre le colonialisme français.




Des millions de faux dinars algériens imprimés à Lyon, 12 personnes écrouées

Une imprimerie ayant fabriqué des centaines de millions de faux dinars algériens a été découverte à Lyon et douze hommes, âgés de 30 à 60 ans, ont été mis en examen et écroués dimanche, a-t-on appris de source judiciaire.

La police judiciaire de Lyon, qui avait mis en place une surveillance depuis avril, a arrêté en flagrant délit en fin de semaine douze Français, dont certains sont membres présumés du grand banditisme lyonnais ou marseillais.

Mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon notamment, ils ont tous été placés sous mandat de dépôt dimanche.

Dans l'imprimerie, qui avait pignon sur rue dans le 3e arrondissement de Lyon, les policiers ont découvert du papier fiduciaire algérien, provenant d'un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006, ainsi que des planches de billets imprimés et 30.000 billets de 1.000 dinars (10 euros) prêts à l'emploi.

Le réseau a déjà écoulé au moins 200.000 billets de 1.000 dinars, soit près de 2 millions d'euros, selon la même source.

"C'est l'une des plus importantes affaires de fausse monnaie en France ces dix dernières années", a-t-on estimé de source proche de l'enquête.

L'enquête, menée sous l'autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les polices judiciaires de Lyon et Marseille, avec l'appui de l'office central français de répression du faux monnayage, n'a pas encore établi comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient écoulés en Algérie.


La qualification de crime contre l'humanité appropriée pour désigner les massacres du 17 octobre 1961

"La qualification de crime contre l'humanité est appropriée pour désigner les massacres du 17 octobre 1961 à Paris", a estimé l'historien français Jean-Luc Einaudi. "La qualification de crime contre l'humanité me paraît appropriée pour désigner ces événements. Les victimes de ce massacre furent désignées en fonction de leur appartenance, réelle ou supposée, à une communauté humaine définie en fonction de critères fondés sur l'apparence physique, c'est-à-dire racistes. La haine raciale fut le moteur de ce massacre", a indiqué dans un entretien à l'APS, l'auteur de "Scènes de la guerre d'Algérie en France", qui vient de paraitre.


Quarante-huit années après leur déroulement, l'historien a relevé que "des zones d'ombre persistent encore même si on connaît l'essentiel sur le massacre du


17 octobre 1961 à Paris et dans la banlieue parisienne".

"On ignore toujours ce qu'il est advenu des corps d'un certain nombre de victimes. On sait que des Algériens ont été tués au palais des Sports de la Porte de Versailles puis au Parc des expositions. Qu'a-t-on fait de leurs corps ? Jusqu'à ce jour, on n'en retrouve pas trace dans les documents d'archives. Des sources internes à la police indiquent qu'un massacre a eu lieu, dans la nuit du 17 au 18 octobre, à l'intérieur même de la préfecture de police. Mais on ignore le traitement réservé ensuite aux corps des victimes", a-t-il indiqué.


Jean-Luc Einaudi a indiqué que "des recherches demeurent nécessaires pour tenter d'établir ce que savaient sur ce massacre les différentes instances de l'Etat français, depuis le préfet de police, Maurice Papon, qui a tout supervisé, jusqu'au président de la République, le général de Gaulle, en passant par le ministre de l'Intérieur, Roger Frey".


L'historien a estiméque "s'ilest maintenant devenu impossible de nier complètement ce massacre comme cela fut le cas pendant des années, on continue néanmoins à observer des tentatives visant à perpétuer une version mensongère des événements". "En 2005, dans un ouvrage préfacé par deux anciens ministres de l'Intérieur, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, afin de tenter de justifier l'extrême violence de la répression policière, on pouvait lire, par exemple : "Il ne faut pas oublier l'agressivité des troupes de choc du FLN, qui encadraient la manifestation", signale-t-il, précisant qu'il s'agit d'un mensonge. "Ordre avait été donné que ces manifestations soient pacifiques et elles le furent effectivement. Le déchaînement de violence meurtrière fut le seul fait des forces de police", a souligné l'historien.


L'auteur de "La Bataille de Paris" et "Octobre 1961, un massacre à Paris" a, d'autre part, relevé "l'entreprise de dissimulation de l'ampleur de ces massacres et de la mise en œuvre du mensonge d'Etat". "Le pouvoir politique s'opposa vigoureusement à toutes les demandes d'enquête qui furent formulées dans diverses assemblées et chercha à étouffer la voix de ceux qui recherchaient la vérité et voulaient la faire connaître", a-t-il indiqué, ajoutant que "malgré cette volonté d'étouffement de la part du pouvoir d'Etat, une part importante de la vérité fut connue aussitôt, et pourtant il n'y eut pas de réaction à la hauteur du crime qui venait d'avoir lieu".


"La responsabilité en revient aux partis 'opposition de l'époque ainsi qu'aux grandes organisations syndicales. Seules de petites minorités réagirent puis transmirent la mémoire du massacre", a précisé Jean-Luc Einaudi.


Par ailleurs, l'historien a souligné que "le rapport de la société française à son histoire coloniale a quelque peu évolué au cours des dernières années", citant pour preuve les lieux commémoratifs des évènements du 17 octobre 1961 existant à Paris et dans différentes municipalités de gauche de la banlieue parisienne.


Il a également estimé que "le temps est largement venu d'aborder tous les aspects de l'histoire coloniale et, singulièrement, des terribles années de la guerre d'Algérie, de 1954 à 1962. Il ne devrait plus y avoir de tabous mais je crains que l'on soit encore loin du compte. Pour ne prendre qu'un exemple, du côté français : comment la gauche française peut-elle continuer à se revendiquer de François Mitterrand qui fut le premier ministre de la Justice qui, en 1956-57, envoya à la guillotine des combattants algériens condamnés à mort par une justice d'exception qu'il avait contribué à mettre en place ?"


Jean-Luc Einaudi a également souligné l'important de l'accès aux archives à tous les chercheurs. Pour lui, cela ne doit pas suffire car, "pour les périodes que j'ai étudiées, j'ai constaté que ces archives sont parcellaires et qu'elles véhiculent une vision des événements qui est celle de l'Etat colonial et de ses agents".


"Les archives ne constituent qu'une source à mettre en rapport avec d'autres et doivent être examinées avec l'esprit critique indispensable", a-t-il mis en garde, tout en préconisant "la mise en œuvre d'une pédagogie appropriée pour motiver les enseignants à aborder l'histoire coloniale avec leurs élèves".


UN RAPPORT 2009 DU CONGRESS AMÉRICAIN RÉVÈLE :
L'Algérie, 10ème mondial dans les marchés d'armement en 2008


L'Algérie a occupé la dixième (10) place mondiale dans les marchés d’armement conclus en 2008. Ces données ont été dévoilées par un rapport du Congress américain, qui révèle également que le Maroc a occupé le 8ème rang mondial au cours de la période 2005-2008 parmi les pays en voie de développement, en l’occurrence l’Arabie Saoudite, l’Inde, les Emirats, le Pakistan, l’Egypte, le Venezuela et la Syrie, suivi par l’Algérie et la Corée du Sud. Les marchés conclus par l’Algérie au cours de la période 2001/2008 la placent à la 10ème position.


La Russie occupe, en revanche, le haut du pavé pour ce qui est des achats d’armes par l’Algérie avec 4,6 milliards de dollars au cours de la même période ; suivie de la Chine (100 millions de dollars), les pays de l’Europe occidentale : (France, Grande Bretagne, Allemagne et Italie). L’Arabie saoudite a trôné à la première place avec des marchés de 28,3 milliards dollars, suivie par les Emirats Arabes Unis, 12,8 milliards de dollars, et l’Egypte, 6,26 milliards de dollars.


Le rapport met l’accent sur les pays pourvoyeurs d’armes pour ces pays. Alors que l’Algérie opte pour l’armement russe dans une proportion de 90%, le Maroc a choisi une destination inverse, soit les États-Unis avec 50 % de ses achats. La Chine qui a redoublé ses marchés d’armement avec les pays arabes au cours de cette dernière période (de 800 millions entre 2001-2004 à 1,4 milliard entre 2005-2008), confirmant son influence militaire et économique grandissante, constitue une source pour les deux voisins maghrébins…


Le Maroc a occupé la troisième place mondiale dans les marchés d’armement conclus en 2008 et ce après les Emirats arabes Unis et l’Arabie Saoudite. La valeur des marchés qu’il a conclus avec plusieurs pays dont les Etats-Unis d’Amérique, a avoisiné 5,4 milliards de dollars. Il est talonné par l’Inde (4 milliards de dollars). Rabat a conclu au cours de la même année le deuxième plus grand marché dans le monde après les Emirats, d’une valeur de 1,2 milliards de dollars.


L’année 2008 a été marquée par la crise économique, avec toutes ses répercussions sur les pays en voie de développement engagés dans une course acharnée à l’armement.


Entretien avec Bruno Tertrais auteur du livre « Le Marché noir de la Bombe »

PS : L'entretien est réalisé par un quotidien marocain hostile à l'Algérie. Nous publions l'entretien pour informer les lecteurs et non pas pour faire de la propagande et de la publicité à la presse marocaine qui mène une campagne "anti-Algérie".
(Rédaction Le Jeune Algérien


. Vous venez de publier « le Marché noir de la Bombe » aux éditions Buchet-Chastel où vous soutenez notamment que l’Algérie doit être classée parmi les pays « à risque » pour ce qui est de la prolifération de l’armement nucléaire. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

Il y a d’abord des faits : l’Algérie s’est dotée en secret, à la fin des années 1980, d’un réacteur nucléaire adapté à la production de plutonium militaire ; et elle n’a pas encore ratifié le « protocole additionnel » de vérification de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, ce qui peut alimenter les soupçons. Ensuite, il y a des scénarios et des hypothèses. J’imagine par exemple que si l’Egypte faisait mine de s’intéresser au nucléaire militaire, l’Algérie pourrait vouloir suivre le mouvement.

. D’après vous, est-ce que le programme secret visant à doter l’Algérie d’une bombe atomique est toujours en cours ?

Je n’ai aucune raison de le penser. Mais les installations sont toujours là.

. En évoquant ce programme secret, vous nous apprenez que même certains ministres algériens n’étaient pas tenus au courant de son existence, à la différence de certains généraux. Pourriez-vous nous donner quelques détails sur ce point ?

J’ai recueilli le témoignage d’un ministre en fonction à l’époque, qui m’a dit qu’il avait découvert l’existence de ce réacteur dans la presse internationale. Pour lui, il n’y a guère de doute sur le fait que les militaires voulaient une option nucléaire…

. D’après vous, l’Algérie ne dit pas tout à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique concernant son programme nucléaire. Qu’est-ce que ce pays cache à cette Agence ?

Je ne sais pas si l’Algérie a des choses à cacher. Mais il semble que l’AIEA n’ait pas accès à tout ce qu’elle voudrait visiter.

. Sachant qu’il n’y pas de menaces militaires potentielles qui pèseraient sur l’Algérie, comment expliqueriez-vous que ce pays se soit lancé dans cette dangereuse course à l’armement nucléaire ?

Je ne suis pas sûr que l’Algérie se soit « lancée dans la course ». Ce que je dis, c’est que les militaires y ont sans doute pensé à la fin des années 1980. Aujourd’hui, si Alger allait dans cette direction, ce serait probablement pour des raisons de prestige et d’influence dans le monde arabe.

. La presse algérienne rapporte que le ministre algérien de l'Energie et des Mines a déclaré le 24 février dernier à la radio algérienne que l’Algérie aura sa première centrale nucléaire vers 2020 et il a annoncé que le pays aura ensuite une centrale tous les cinq ans. Seulement, selon la même source, le même ministre a déclaré, le 14 juillet dernier, que l’énergie nucléaire n’est plus une priorité pour l’Algérie. Quel est votre commentaire sur ce surprenant revirement ? Et pensez-vous que ces déclarations soient crédibles ?

Je ne sais pas comment interpréter ces déclarations. Ce que je sais, c’est que l’Algérie a droit au nucléaire civil, et qu’il est tout à fait normal pour un grand pays en développement de souhaiter se doter de centrales nucléaires. C’est vrai aussi pour le Maroc, d’ailleurs. Et on ne peut pas fabriquer la bombe atomique à partir d’un réacteur électronucléaire du type de ceux qui sont vendus aujourd’hui par la France, la Russie, les Etats-Unis, ou le Japon.

. Henry Sokolski de la revue The National Review, a aussi publié un ouvrage intitulé America’s Campaign Against Strategic Weapons Proliferation (La campagne américaine contre la prolifération des armes stratégiques) où il a également plaidé pour «la nécessité» de stopper les programmes nucléaires de l’Algérie, entre autres pays qui constituent, selon l’auteur, « un danger pour l’humanité ». Si vous avez pris connaissance de cet ouvrage, pourriez-vous en résumez les principaux points qui se rejoignent avec vos propres conclusions concernant l’Algérie ?

Je n’ai pas en mémoire tous les détails de cet ouvrage, mais M. Sokolski est un très bon connaisseur des affaires nucléaires.

. Que doit faire aujourd’hui la Conférence spéciale sur la facilitation de l'entrée en vigueur du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) pour lutter efficacement contre la prolifération de l’armement nucléaire dans le monde ?

L’interdiction complète des essais nucléaires est une priorité pour le désarmement et la non-prolifération. Les Etats-Unis ont annoncé leur intention de ratifier ce traité, il y a donc un espoir pour qu’il puisse entrer en vigueur prochainement.

. Pour en revenir à votre livre, aviez-vous reçu, après sa parution, des réactions directes de la part des responsables algériens ?

Au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas reçu de réactions directes de la part des responsables algériens. Mais je ne suis qu’un modeste expert des questions stratégiques.

. En tout cas, l’une des toutes premières réactions officielles à votre livre est celle, toute récente, de Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines. Ce dernier a affirmé que l'Algérie est en train de mettre en place toutes les mesures pour la signature du Protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Il a aussi souligné que son pays développe son programme nucléaire civil dans la transparence. Votre commentaire ?

Si Alger ratifiait le protocole additionnel de vérification de l’AIEA, ce serait une excellente nouvelle, et cela permettrait d’alléger les soupçons. Et ainsi de faciliter la coopération nucléaire civile avec l’Algérie.

. Les media algériens se sont montrés virulents après la publication de votre livre. Certains journalistes vous accusent d’avoir pris le relais d'experts américains proches des néo-conservateurs pour accuser l’Algérie de développer une bombe atomique. Que leur répondriez-vous ?

Rien, car pour ma part je ne profère pas d’accusations. Je rappelle des faits qui ne sont pas connus de tous, et je construis des hypothèses et des scénarios. Si cela suscite un débat, tant mieux. C’est un travail d’expertise et de prospective, je n’ai aucun projet politique derrière.
 


Bio-expresse

Bruno Tertrais est maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique. Une fondation française reconnue d'utilité publique depuis1993 et dont le siège est à Paris. L’auteur est ancien membre de la commission du Livre blanc sur la Défense en France. Il était aussi chargé de mission auprès du Directeur des affaires stratégiques au ministère français de la défense (1993-2001). Il avait également occupé le poste de directeur de la Commission des affaires civiles à l’assemblée de l’OTAN de 1990 à 1992.

Par ailleurs, Bruno Tertrais est membre de International Institute for Strategic Studies (IISS) ; membre du comité de rédaction de « The Washington Quarterly » ; membre du comité de rédaction de « Survival » et membre de Global Agenda Council on International Security du World Economic Forum (WEF).

Avant de sortir dernièrement « Le marché noir de la bombe », Tertrais a publié plusieurs ouvrages dont notamment « La Guerre sans fin » (Éd. du Seuil, 2004), « Dictionnaire des enjeux internationaux » (Éd. Autrement, 2006) et « L'année nucléaire » (Presses universitaires de France, 2007).


Aperçu sur « Le marché noir de la bombe » par son éditeur

Pendant longtemps, l'arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsque Israël, puis l'Inde, se sont également dotés de l'arme atomique. Le Pakistan s'est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l'un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe. Il a offert ses services à l'Iran, à la Corée du Nord, mais aussi à l'Irak, à la Libye et sans doute à d'autres. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien suscite, au Moyen-Orient, à la fois l'envie et la crainte. Qui sera le prochain domino du grand jeu nucléaire ? L'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie et la Turquie sont des candidats potentiels. Mais alors que le Pakistan s'enfonce dans la crise, Ben Laden s'intéresse également à l'atome... Bruno Tertrais travaille depuis plus de dix ans sur ce dossier. II a eu accès aux documents les plus sensibles et à des témoignages essentiels. Avec Le Marché noir de la Bombe, il lève le voile sur les secrets de la prolifération nucléaire. Dans ce livre où la réalité dépasse parfois la fiction, il explique comment la CIA a réussi à pénétrer le " réseau Khan " après avoir longtemps fermé les yeux sur ses trafics. Il décrit les ramifications du complexe atomique ; pakistanais et analyse avec lucidité le risque de terrorisme nucléaire.

Détails sur le livre : Broché : 260 pages - Editeur : Buchet-Chastel (17 septembre 2009) - Collection : DOCUMENTS


Ce que c’est que le Traité additionnel

Le dispositif du protocole additionnel du 22 septembre 1998 est venu compléter le Traité de base sur la non-prolifération des armes nucléaires. Il complète ainsi les mesures de l'accord de garanties fondé sur la vérification par l'AIEA de la comptabilité des matières nucléaires déclarées.

L'agence internationale de l'énergie atomique est chargée en vertu de l'article III du TNP, de contrôler l'usage pacifique des matières nucléaires dans les pays non dotés de l'arme nucléaire, parties au Traité.

C’est la suite à la découverte d'activités nucléaires clandestines en Irak  que le programme de renforcement des garanties de l'AIEA, dit « 93 + 2 », a été lancé. Ce programme vise à accroître l'étendue et la précision des contrôles de l'AIEA afin de garantir l'efficacité du régime de non-prolifération nucléaire.


Ben Barka, Paris suspend les mandats d'arrêt

Tollé après l'intervention de l'Élysée

Brouillages à répétition .. la France parasite les séquences de l'affaire Ben Barka . 

Par : Malek H.

La France a suspendu vendredi soir la diffusion internationale de quatre mandats d'arrêt visant des responsables officiels marocains dans l'enquête sur la disparition de l'opposant marocain Mehdi ben Barka, le 29 octobre 1965 à Paris.Le parquet de Paris a annoncé cette mesure dans la soirée en expliquant vouloir demander des "précisions" au juge d'instruction chargé de l'enquête.


"En effet, Interpol a demandé ces précisions afin de rendre les mandats d'arrêt exécutables. Sans ces précisions, ils sont inexécutables", a dit le cabinet du procureur dans une déclaration aux agences de presse.


Il s'agit de permettre l'identification des personnes visées, dit-il. Me Maurice Buttin, qui défend la famille Ben Barka depuis 1965, a dit à Reuters qu'il soupçonnait une intervention politique pour empêcher un différend diplomatique entre la France et son ancien protectorat.


"Le parquet bloque de nouveau la situation. Ca prouve comment les choses marchent en France. Alors qu'on veut supprimer le juge d'instruction au profit du parquet, on peut être très inquiet pour la justice", a-t-il dit.


Principal opposant au défunt roi Hassan II et figure internationale de la gauche et du mouvement syndical, Mehdi Ben Barka avait été enlevé boulevard Saint-Germain, devant la brasserie Lipp, en plein coeur de Paris. Il n'a jamais réapparu.


Un des mandats visait le général Hosni Benslimane, actuel directeur de la gendarmerie royale marocaine et à l'époque des faits membre du cabinet du général Mohamed Oufkir, homme de confiance du roi Hassan II.

Etaient aussi visés Abdelkader Kadiri, ancien chef des renseignements militaires, qui était en 1965 attaché à l'ambassade du Maroc à Paris, ainsi que Miloud Tounsi et Abdelhak Achaachi, deux anciens agents secrets.

UN REVIREMENT MYSTÉRIEUX


Les mandats d'arrêt avaient été signés initialement en octobre 2007 par un juge d'instruction de Paris. Ils avaient créé un premier incident diplomatique, le président Nicolas Sarkozy effectuant à cette date une visite officielle au Maroc.


Non diffusés jusqu'ici, ils étaient restés virtuels. Pour une raison encore inconnue, ils avaient été transmis mi-septembre dernier par le ministère de la Justice à l'Intérieur, qui les avait remis ces derniers jours à Interpol, assurant en principe une diffusion internationale.


Me Maurice Buttin avait dit voir dans ce revirement une possible conséquence du remplacement en juin, place Vendôme, de Rachida Dati par Michèle Alliot-Marie.


L'avocat suggérait à la justice marocaine de faire entendre les quatre personnes visées, et il s'engageait en échange à demander la levée des mandats d'arrêt.

"Plus ils tardent, plus cela démontre la responsabilité du Maroc et du roi Hassan II", a-t-il ajouté.


L'enquête ouverte depuis 1975 pour "assassinat", passée de juge en juge sans jamais être refermée, avait semblé proche d'aboutir après la mort de Hassan II en 1999, son fils et successeur Mohamed VI consentant à laisser venir les magistrats français au Maroc.


Les juges ont donc confirmé un scénario connu. Mehdi ben Barka a été enlevé et séquestré près de Paris par des truands français travaillant pour le Maroc, et actionnés par les services secrets du royaume chérifien.


Ces exécutants français se sont ensuite réfugiés au Maroc, où - l'anecdote est établie au dossier par des documents - ils ont obtenu la concession de maisons closes. Un d'entre eux est mort et les trois autres ont disparu en 1971.

Ben Barka : Interpol diffuse 4 mandats d'arrêt internationaux

Les mandats d'arrêt internationaux émis par la France ont été diffusés par Interpol dans l'enquête sur la disparition de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka en octobre 1965 à Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Les mandats d'arrêt ont été signés le 22 octobre 2007 par le juge d'instruction Patrick Ramaël en charge du dossier.

Le ministère de la Justice a joué son rôle d'intermédiaire entre le juge et la direction centrale de la police judiciaire, avant leur diffusion, a confirmé Guillaume Didier, porte-parole du ministère.

L'un des mandats vise le chef de la gendarmerie royale marocaine, le général Hosni Benslimane, qui officiait à l'époque au cabinet du général Oufkir, a-t-on appris de source proche du dossier. Les trois autres visent Abdelkader Kadiri, ancien patron de la Direction générale des études et de la documentation (DGED, renseignements militaires), Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, l'un des membres présumés du commando marocain qui aurait enlevé Ben Barka, et Abdlekak Achaachi, agent du Cab 1, une des unités des services marocains ultra-secrète, a-t-on précisé de même source.

Le juge a eu recours à cette procédure en 2007 alors que le président de la République Nicolas Sarkozy effectuait sa première visite d'Etat au Maroc.

Le magistrat avait entendu en mai 2006 Driss Basri, l'ancien homme fort d'Hassan II, décédé en août 2007. Lors de son audition, Driss Basri avait affirmé tout ignorer de PF3, un ancien centre de détention situé à Rabat où pourrait être enterré le corps de Ben Barka, jamais retrouvé.

L'opposant à Hassan II a été enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp, en plein centre de Paris.
Cette disparition a donné lieu à de multiples rebondissements et à quelques condamnations, insuffisantes selon les proches de Mehdi Ben Barka qui ont toujours mis en cause Hassan II. Le roi, décédé en 1999, affirmait pour sa part qu'il s'agissait d'une affaire "franco-française


IMMIGRATION AUX USA, UNE LOTERIE A PARTIR DU 02 OCTOBRE  : 

55.000 visas seront délivrés

Les Algériens, au même titre que les citoyens des pays éligibles à ce programme, sont vivement encouragés à y participer.

Quelque 55.000 visas de résidence permanente seront délivrés à travers un système de loterie en 2011. Les Algériens sont vivement encouragés à y participer à partir de demain, vendredi 2 octobre.

Le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique vient d’annoncer que 55.000 visas de résidence permanente seront délivrés à travers un système de loterie au cours de l’année fiscale 2011. Les Algériens, au même titre que les citoyens des pays éligibles à ce programme, sont vivement encouragés à y participer. Tout candidat doit répondre à l’une des deux conditions suivantes : être en possession d’un Baccalauréat ou d’un diplôme officiel équivalent, ou bien avoir occupé pendant deux ans, au cours des cinq dernières années, un emploi certifié par le ministère du Travail américain. La base de données O*Net On-line dudit ministère sera utilisée pour déterminer les expériences professionnelles qui seront qualifiées, car classées en tant que "Job Zone 4
ou 5". Si le candidat ne remplit pas l’une de ces deux conditions, il doit s'abstenir d'y participer.

De plus amples informations sur les professions qualifiées sont disponibles sur le site Internet qui renferme les instructions relatives à ce programme. www.travel.state.gov

Les candidats sont tenus de consulter le programme de visa d’immigrant "diversité" avant de déposer leur candidature. La participation est gratuite.

Chaque candidat ne devra déposer, qu’une seule et unique demande électronique entre le vendredi 02 octobre 2009 et le lundi 30 Novembre 2009 sur le site Internet : www.dvlottery.state.gov

Afin d’éviter les problèmes d’encombrement électronique, les candidats sont vivement encouragés à s’inscrire dés le début de la période d’enregistrement.

Le Département d’Etat américain met en garde les participants contre les sociétés ou les individus qui prétendent être des auxiliaires du gouvernement des Etats-Unis et offrent de fausses garanties de réussite en contre partie d’honoraires. Le processus de la loterie est géré uniquement par le Département d’Etat et la sélection des gagnants se fait par tirage au sort électronique. Aucun individu ou société n’est en mesure d’augmenter ou de garantir les chances de réussite des candidats.

DIPLOMATIE & ÉCONOMIE

Alger-Paris : nuages à l'horizon  

Une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères algérien, Mourad Medelci, et son homologue français, Bernard Kouchner, en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, a été annulée. Cet entretien projetait d’évoquer les relations tendues entre les deux pays, et la visite probable du Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Paris.

L’annulation de la rencontre Medelci/Kouchner, dont aucun communiqué officiel

n’a expliqué les raisons, était une surprise, dans la mesure où nombreux étaient ceux qui l’attendaient pour briser la glace entre la France et l’Algérie, résoudre les problèmes en suspens et renouer avec la dynamique qu’ont connue les relations bilatérales au cours de la présidence Chirac, et de la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait annoncé cette rencontre, il y a quelques jours, lors de son déplacement à l’Ouest du pays. Sauf que des indices laissaient augurer que cette rencontre, même si elle venait à avoir lieu, serait plutôt formelle, en ce sens que depuis son annonce, la France a ravivé une ancienne controverse sur les intentions nucléaires de l’Algérie, du fait de l’ampleur qu’a prise le livre sorti dernièrement, à ce sujet.

Par ailleurs, les infiltrations autour des documents secrets retrouvés par le ministère de la Défense français sur l’assassinat des 7 moines français en Algérie, et les thèses défendues dans la presse française quant à l’implication de l’armée algérienne dans ces assassinats, a exacerbé les tensions entre les deux pays.

En effet, les relations franco-algériennes n’ont jamais atteint un tel niveau de détérioration, depuis l’accession d'Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, même pas lors de l’adoption en février 2005 par l’Assemblée nationale française, d’une loi glorifiant la colonisation ayant suscité, à l’époque, une grande polémique en Algérie.

Les rapports entre les deux pays ont été au beau fixe lors de la présidence Chirac qui voulait signer un traité d’amitié avec l’Algérie, à l’instar de celui qui a été signé avec l’Allemagne au lendemain de la guerre ; un projet qui est, désormais, renvoyé aux calendes grecques.

Abdelaziz Rihabi, ancien ministre et ambassadeur algérien a laissé entendre que "les relations franco-algériennes traversent des tensions. Malgré l’augmentation des échanges commerciaux et la signature d’un accord bilatéral stipulant le ravitaillement de l'hexagone par le Gaz algérien sur 10ans, la France n’a pas investi un sou en Algérie".

Il a estimé que "les raisons de la colère de Paris contre Bouteflika s’explique par l’annulation par Alger d’un marché de frégates françaises, pour lui préférer des frégates italiennes. Un tel marché aurait permis de préserver 40 mille emplois dans les chantiers navals français sur deux ans".(…).

Rihabi a ajouté que Bouteflika a beaucoup donné à la France, mais les Français lui ont réservé le même traitement que ses prédécesseurs, soulignant que "la France est sous l’emprise du lobby sioniste et des harkis, outre le fait que la présence d’une personne comme Bernard Kouchner à la tête de la diplomatie française n’aide pas à l’amélioration des relations, étant donné son allégeance au lobby sioniste", selon ses dires.


TAYEB BELAIZ, EN MARGE DES TRAVAUX DE L'APN

« Londres rendra publique sa décision sur l’extradition de Khalifa, le 24 octobre »

Le ministre de la justice, Tayeb Belaiz, a indiqué que les autorités algériennes attendent la décision finale, concernant l’extradition de l’homme d’affaires, en fuite à Londres, Abdelmoumene Khalifa, condamné à perpétuité, en Algérie. L’annonce pourrait être faite, d’ici à  trois semaines.
En marge de la séance parlementaire, réservée à l’adoption de l’ordonnance relative à la commission consultative des droits de l’homme, Belaiz a déclaré aux journalistes présents, que le dossier d’El Khalifa est en progression, « nous sommes entrain d’attendre la décision finale sur l’extradition de l’accusé principale dans cette affaire, en l’occurrence Abdelmoumene Khalifa ; le premier ministre britannique la rendra publique le 24 octobre prochain ». Il a indiqué que le ministre de l’intérieur britannique sera obligé d’exécuter la décision du premier ministre, ajoutant que cette décision aura besoin de quelques procédures pour qu’elle rentre en vigueur, sauf si l’une des parties, engage un recours auprès de la cour suprême britannique. Belaiz a, tout de même, laissé entendre que les autorités algériennes déposeront un recours, au cas où le premier ministre britannique décidera à ne pas extrader Khalifa.
D’autres part, en ce qui concerne le sort des sept algériens que les américains ont relâché, il y a deux jours, du camp de détention de Guantanamo et dont les noms sont inconnus, Belaiz a souligné qu’ils peuvent revenir en Algérie, « car, personne ne pourra empêché un citoyen Algérien de revenir dans son pays, quoi qu'il en soit ».  Il a, toutefois, souligné que les autorités algériennes n’ont aucun problème avec les relâchés, affirmant que «nous avons pu nous assurer de leurs identités, il y a deux ans de cela et ceux qui sont sujets à de poursuites judiciaires seront soumis à la loi, en leur garantissant tous leurs droits. »
Par ailleurs, les députés de l'assemblée populaire nationale (APN) ont adopté le projet de loi portant approbation de l'ordonnance 09-04 du 27 août 2009 relative à la commission consultative nationale de promotion et de protection des droits de l'homme (CCNPPDH).
L'ordonnance a été votée à la majorité, en séance plénière. Les députés du Parti des travailleurs (PT) et ceux du Front National Algérien (FNA) se sont abstenus ; tandis que les députés du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ont voté contre. 


2e Sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA):

New Deal planétaire

Le président de la République Bolivarienne du Venesuela, M. Hugo Chavez, a affirmé, samedi à l'Ile Marguarita, que le monde du XXIe siècle sera multipolaire. Le monde du XXIe siècle sera multipolaire, nous ne parlerons plus du monde bipolaire et l'Afrique sera un grand pôle de ce siècle, a souligné, M. Chavez dans son allocution d'ouverture du 2e Sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA), ajoutant que l'Afrique commence déjà à l'être et l'Amérique du Sud aussi. Il a appelé, dans ce contexte, à l'union de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, affiramant que les pays des deux continents ôcommencent à mettre en oeuvre ce processus vital.

Le président Bouteflika énumère les domaines prioritaires pour le partenariat Amérique du Sud-Afrique


Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a mis l'accent, samedi à l'Ile de Margarita, dans son message aux chefs d'Etat et de gouvernement présents au 2e sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA), sur les domaines prioritaires sur lesquels doit se fonder le partenariat entre les deux ensembles. Ces domaines prioritaires, souligne le chef de l'Etat, constituent les défis posés aux pays des deux continents par, notamment, le contexte mondial actuel.

Le premier axe prioritaire développé par le président Bouteflika dans son message a trait à une plus grande démocratisation de la gouvernance mondiale, à travers une refonte du système des Nations unies et la nouvelle architecture financière internationale, à laquelle les pays du Sud doivent être véritablement partie prenante.


Il a affirmé, dans ce suet, que "(ce) sommet se déroule dans un contexte mondial marqué par les effets de la crise financière et qui pose, avec une acuité particulière, le problème de la régulation de l'économie mondiale", ajoutant que "cette crise vient rappeler l'impérieuse nécessité d'une participation effective et équitable de nos deux ensembles régionaux, non seulement aux mesures destinées à surmonter les difficultés actuelles mais également à la redéfinition même de l'architecture économique et commerciale internationale".

"Il est politiquement injuste que, du fait de dysfonctionnements sur lesquels nos pays n'ont aucune emprise ou responsabilité, les efforts colossaux que chacun de nous a déployé pour son développement puissent être annihilés et que les moyens fournis pour tendre vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) deviennent sans effets", a-t-il déploré.

Le chef de l'Etat a souligné, à cet effet, qu'"il est du devoir de la communauté internationale et de notre responsabilité, d'£uvrer pour mettre un terme à ce type de logiques insoutenables".

"La prise de conscience que la crise financière et économique internationale a fait prendre à tous, quant à l'exigence de la réforme des règles de fonctionnement de l'économie mondiale, mérite d'être exploitée par nos deux ensembles pour faire valoir la justesse de nos préoccupations et nos revendications en la matière et assurer, en l'occurrence notre participation pleine et entière au processus de décisions au niveau des institutions financières internationales de Bretton Woods", a-t-il poursuivi.

Le président Bouteflika a abordé, par ailleurs, la question des changements climatiques, plaidant pour la prise en charge des préoccupations des pays du

Sud en la matière, en tenant "dûment" en compte la réalité que ces pays qui, ne sont pas responsables de ce phénomène qu'ils subissent de plein fouet.

Il a estimé, à ce sujet, que le problème devrait constituer un des domaines privilégiés pour une action collective entre l'Afrique et l'Amérique du Sud, appelant, à cet égard, à une cohésion des positions et à une solidarité entre les deux régions.

Il a affirmé, à ce propos, que "la cohésion de nos positions (pays du Sud) et la solidarité de groupe que nous devons montrer, à cet égard, lors de la quinzième conférence des Etats parties à la Convention-cadre des Nations- Unies sur les changements climatiques, prévue à Copenhague en décembre prochain, nous permettra de mieux défendre nos intérêts en matière de développement et de préserver notre planète pour les générations futures".

"Il importe également que soit dûment pris en considération le rôle important et la contribution cruciale des écosystèmes de l'Afrique et de l'Amérique du Sud dans l'effort de réduction des effets des changements climatiques, notamment à travers les forêts du Bassin du Congo et celles de l'Amazonie", a soutenu, à cet égard, le chef de l'Etat.

Le président de la République a mis en relief la nécessité pour les deux continents de se mobiliser autour de stratégies de démarches et d'actions, à même de permettre aux deux ensembles d'assurer leur sécurité alimentaire et de combattre plus efficacement le phénomène de la pauvreté.

Il a mis en avant, dans ce cadre, les champs de partenariats, de coopération et de démarche commune qui méritent d'être développés et approfondis entre l'Afrique et l'Amérique du Sud.

"Les multiples défis du développement dans les domaines de l'énergie et des mines, de la santé, des infrastructures, des ressources en eau, des transports, du commerce, de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire, ainsi que la lutte contre la pauvreté que nos experts ont passé en revue au cours de leurs réunions sectorielles, méritent une attention particulière", a-t-il encore plaidé à ce sujet.

Il a ajouté, dans le même sens qu'"il est indéniable que l'Afrique et l'Amérique du Sud, qui sont confrontées à la problématique de la lutte contre la pauvreté, ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre et beaucoup à faire ensemble".

S'agissant des projets concrets que les deux régions peuvent engager, le président Bouteflika a affirmé que "la coopération dans le domaine de l'énergie et en particulier celui des hydrocarbures devrait constituer un fort levier pour asseoir notre développement et dynamiser son financement".

L'exploration et l'exploitation ainsi que l'utilisation généralisée

de nouvelles sources d'énergie propres, économiques et renouvelables dont disposent à profusion nos deux continents, est un autre axe sur lequel doit se développer notre coopération", a-t-il encore affirmé.

Il a mis l'accent, dans ce cadre, sur les perspectives de partenariats offertes par le programme du NEPAD qui constitue, a-t-il souligné, l'axe de développement stratégique pour l'ensemble des projets intégrateurs du continent africain.

C'est ainsi qu'il a affirmé que "les programmes phares développés par le NEPAD, à travers notamment les projets d'infrastructures contenus dans le Plan d'action de l'Union africaine et le Programme intégré pour le développement de l'agriculture en Afrique, plus connu sous l'acronyme CAADP, offrent des perspectives de partenariat mutuellement avantageux que les pays de l'Amérique du Sud peuvent investir avec un apport financier et leur expertise technique".

Le président Bouteflika a abordé, en outre, la question de la mise en place de mécanismes pour réaliser ces objectifs et permettant une mobilisation optimale du formidable potentiel que recèlent les deux régions.

Il a souligné, à cet effet, que "l'Afrique et l'Amérique du Sud sont appelées à militer pour le raffermissement et la consolidation de leur coopération à tous les niveaux", ajoutant que "dans la même logique, les deux ensembles régionaux sont appelés à intensifier leurs efforts pour développer leurs relations économiques et donner, ainsi, un contenu plus concret et plus fructueux aux objectifs de la coopération Sud-Sud".

"En renforçant leurs capacités propres et en développant un partenariat solide entre elles, l'Afrique et l'Amérique du Sud contribueront ainsi, de manière concrète, à l'instauration des nouveaux équilibres internationaux, nécessaires à la stabilité et à la prospérité partagée dans le monde", a-t-il encore soutenu.

Le président de la République a abordé, par ailleurs, les défis posés par le terrorisme et la criminalité internationale, en mettant en évidence le caractère global de ces phénomènes et la nécessité de les combattre de façon résolue et collective.

C'est dans ce sens qu'il a relevé que "le renforcement de la coopération, entre nos deux ensembles (Amérique du Sud-Afrique), en matière de lutte contre le terrorisme, dans lequel mon pays s'est retrouvé à l'avant-garde, demeure une impérieuse nécessité", ajoutant que "le fléau du terrorisme qui continue de frapper nos pays doit être appréhendé comme une véritable menace globale".

Il a souligné, aussi, que "la fermeté vis-à-vis des pirates, s'exprimant notamment, par un refus intransigeant et systématique de verser des rançons à cette nouvelle forme de terrorisme est de nature à réduire cette nouvelle forme de terrorisme et à réduire de façon significative ces agissements criminels".

Tout en rappelant la décision adoptée au récent sommet de l'union Africaine de Syrte, visant à initier une démarche internationale pour une codification de la criminalisation du phénomène de versement des rançons aux preneurs d'otages et l'initiative déjà lancée en direction des Nations-Unies et de son Conseil de sécurité, notamment pour l'adoption d'une résolution contraignante à ce sujet, le président Bouteflika a exprimé son souhait de voir les pays d'Amérique du Sud rejoindre l'Afrique dans cette démarche.

LE PROCÈS DE RAMDA ET LE SPECTRE DES SERVICES SECRETS

La question de la manipulation des services secrets refait  surface

Les débats ont étudié la possibilité d’une manipulation des enquêteurs français par les services secrets algériens. La défense de Rachid Ramda a saisi la cour d’une demande de supplément d’information à ce titre.

Pendant plusieurs heures jeudi et mercredi, la cour d’assises spéciale de Paris, d’instance judiciaire s’est transformée en cercle d’analyse géopolitique. Les magistrats qui jugent Rachid Ramda pour complicité présumée dans les attentats en France en 1995 se sont penchés sur les tortueuses relations diplomatiques franco-algériennes et l’hypothèse d’une manipulation à l’époque des faits des services secrets français par leurs homologues algériens. Une idée récemment relancée par l’instruction française sur l’assassinat des sept moines du monastère algérien de Tibeherine en mars 1996, quelques mois après la vague terroriste dans l’Hexagone (1).

En 1991, les religieux du Front islamique du salut (FIS) remportent le premier tour des élections législatives algériennes. Inquiet, le pouvoir militaire décrète l’état d’urgence. Problème, plusieurs responsables politiques français soutiennent le processus électoral algérien. Alger aurait alors dirigé – sous couvert du GIA, la branche armée du FIS – les attentats de 1995 pour se débarrasser de ses opposants et forcer la main à Paris. Un tel complot n’a jamais été prouvé à ce jour.

Debré et les « fausses pistes » ?

« Connaissez-vous l’hypothèse selon laquelle les services algériens auraient infiltré le GIA et organisé la vague d’attentats de 1995 pour contraindre la France à soutenir Alger ? », demande mercredi le président de la cour Francis Debons à Jean-François Clair, ancien numéro 3 de la DST. « Je n’ai jamais cru à une manipulation, c’était quelque chose de trop grave », répond l’agent au regard bougon derrière de gros sourcils noirs. « On avait les moyens de vérifier si les Algériens nous baladaient, ce n’est pas parce qu’ils nous ont aidés qu’on n’était pas pour autant un service de contre-espionnage », affirme-t-il.

Roger Marion est encore plus catégorique. Ancien commissaire divisionnaire, aujourd’hui préfet en mission auprès de l’Inspection générale de l’administration, c’est lui qui a dirigé l’enquête en 1995 avec ses hommes de la 6e division de la police judiciaire. Fidèle à sa légende de flic à la dure – il assume son surnom « Eagle Four » (Y gueule fort) –, il réfute carrément toute intrusion des services algériens. « Aucun auteur des attentats n’a été identifié par renseignement, mais au fur et à mesure des investigations des services d’enquête », a-t-il assuré jeudi. En clair, pas de tuyau, que du bon boulot policier. C’est l’identification de Khaled Kelkal en septembre 1995, à partir de son empreinte digitale sur une bombe inerte, qui a permis notamment de remonter jusqu’à Boualem Bensaïd, un autre poseur de bombe. Puis via Bensaïd et d’autres, la police a recherché le surnommé « Elyess », alias Rachid Ramda selon le dossier. CQFD.

La défense de l’Algérien a néanmoins rappelé des propos attribués à Jean-Louis Debré, ministre de l’Intérieur au moment des attentats. « La sécurité militaire algérienne voulait que l’on parte sur de fausses pistes pour qu’on élimine des gens qui les gênent », aurait déclaré l’actuel président du Conseil constitutionnel dans Le Monde du 23 septembre 1995, ce qu’il a toujours nié. Il est attendu pour s’expliquer devant la cour le 2 octobre.

« Elyess », « Abou Farès »… la valse des alias

Au-delà d’une vraie ou fausse manipulation, reste le cas Rachid Ramda. L’accusé est-il un « lampiste » balancé par Alger, comme le pensent ses avocats, ou bien le financier des attentats depuis sa base de Londres, comme le présente l’accusation ? Pour Jean-François Clair, la réponse ne souffre aucun doute. « Il était l’homme du GIA à Londres et même à l’époque en Europe ! Il était la plaque tournante du Londonistan, c’était absolument indéniable ! », martèle l’ex-agent. Pressé de questions par la défense, il finit tout de même par lâcher que c’est Alger qui a livré à la France le nom de Ramda. « Fin août 1995, l’Algérie nous dit que le chef du GIA en Grande-Bretagne, c’est Elyess, alias Abou Farès, alias Rachid Ramda », explique Clair. Une version en contradiction avec celle de Roger Marion, qui attribue, lui, l’identification de Ramda aux Anglais. « Ce sont les services britanniques qui nous informent de façon certaine que Rachid Ramda, c’est Elyess, c’est Abou Farès », se souvient « Eagle Four ».

Se fondant sur ces éléments, les avocats de l’accusé ont saisi jeudi soir la cour d’une demande de supplément d’information. Ils réclament notamment que les trois numéros de téléphone attribués à Ramda à Londres d’après l’enquête soient examinés. Selon la défense, ils n’ont « pas fait l’objet d’investigations » en 1995. Ils demandent également de vérifier auprès de la justice britannique si un autre « Abou Farès », identifié comme un certain Abdelkader Benouis, a été arrêté à Londres le 4 novembre 1995. Une façon de lever toute ambiguïté sur cette série de pseudos : Abou Farès, alias Elyess… alias Ramda ?


REBONDISSEMENT DANS L'AFFAIRE DE TIBÉHIRINE

20 DOCUMENTS AURAIENT ÉTÉ DÉCLASSÉS

Le ministère Français de la Défense aurait retrouvé parmi ses dossiers secrets vingt rapports sur l'affaire des sept moines des Tibéhirine, tués en Algérie en mars 1996, selon un article publié sur le site du Figaro.fr vendredi 25 septembre. Cette avancée aurait été rendue possible cet été grâce à la demande du juge d'instruction Marc Trévidic de lever le secret-défense.
Imputée dans un premier temps au Groupe islamique armé (GIA) qui l'avait revendiqué, le massacre des moines de Tibéhirine pourrait en fait être imputé à l'armée algérienne. Cette hypothèse est évoquée depuis l'audition en juin dernier du général Buchwalter, ancien attaché de défense à l'ambassade de France d'Alger, qui a fait mention d'une éventuelle "bavure" de l'armée, et dont les rapports seraient restés secrets du fait de l'ambassadeur.

Les aspects matériels de l'enquête

Selon le Figaro, parmi les rapports secrets qui auraient été "transmis la semaine dernière à la commission consultative du secret de la défense nationale, qui se prononcera sur l'opportunité de les déclassifier d'ici à deux mois", certains auraient été "établis par la DGSE". Le contenu même des documents est confidentiel, mais le juge semble espérer, affirme le quotidien, qu'ils révèleront des informations sur "les aspects matériels" de l'enquête : le rapport du médecin militaire qui a découvert les têtes des moines, les zones d'actions des hélicoptères de l'armée algérienne.
Enfin, Marc Trévidic disposerait "d'un nouvel indice pouvant accréditer la thèse d'une bavure", affirme le Figaro, "une phrase figurant dans un communiqué du GIA en avril 1996 : 'Après leur échec flagrant, les impies (les forces de l'ordre) sont enclins à utiliser actuellement (…) des hélicoptères avec l'intention, pour le moins, de tuer les moines après avoir perdu tout espoir de les retrouver vivants'."

Voici l'article du FIGARO

Le ministère de la Défense a retrouvé 20 documents secrets sur l'assassinat des moines.

Les demandes de levée de secret-défense envoyées à la fin de l'été par le juge d'instruction Marc Trévidic à trois ministères ont finalement porté leurs fruits. Après avoir annoncé au début de l'été qu'aucune note du général Buchwalter ne se trouvait dans ses archives, le ministère de la Défense a finalement répondu. Selon nos informations, une vingtaine de documents portant sur l'affaire des sept moines de Tibéhirine ont été retrouvés au sein de ses services. Il s'agit de rapports, notamment établis par la DGSE, sur le cas des sept religieux enlevés en mars 1996 dans leur monastère proche de Médéa avant que leurs seules têtes, mutilées, ne soient retrouvées par les autorités algériennes.

La tuerie était jusque-là imputée au GIA (Groupe islamique armé), qui l'avait revendiquée, mais l'audition par le juge en juin dernier du général Buchwalter, ancien attaché de défense à l'ambassade de France d'Alger, a relancé le dossier, car la piste d'une «bavure» algérienne y a été évoquée : des hélicoptères de l'armée régulière auraient ouvert le feu sur un campement où étaient détenus les religieux. Selon le général Buchwalter, le secret aurait été maintenu sur ces faits par la volonté de l'ambassadeur de France sur place. Et les rapports qu'il aurait alors adressés à sa hiérarchie pour signaler ces événements en contradiction avec la version officielle n'auraient eu aucune suite.

Au sein du ministère de la Défense, les documents que les services détenaient sur l'affaire ont en fait été retrouvés cet été. Ceux qui étaient classés secret-défense - une vingtaine - ont été transmis la semaine dernière à la commission consultative du secret de la défense nationale, qui se prononcera sur l'opportunité de les déclassifier d'ici à deux mois. Le ministre de la Défense, qui s'est engagé à suivre l'avis de la commission, transmettra ensuite au juge antiterroriste les documents concernés. On ignore encore si le Quai d'Orsay et la Place Beauvau ont fait preuve d'une diligence similaire.

Si, pour l'heure, le contenu même des documents retrouvés est encore confidentiel, leur communication suscite d'ores et déjà un espoir sérieux pour l'enquête. Le juge antiterroriste Marc Trévidic a en effet, dans ses demandes de levée de secret-défense, révélé les pistes qu'il entend suivre. Dans ces trois notes, que Le Figaro a pu consulter, il souligne les aspects matériels : les rapports du médecin militaire qui a vu les têtes des moines auraient-ils noté des traces de balles ? Ou encore les rapports de la DGSE feraient-ils mention de missions de l'armée algérienne et des zones d'action des hélicoptères ?

Dans ses demandes, le juge insiste sur la portée considérable que pourrait avoir, si elle venait à être confirmée, la thèse de la «bavure». Dans sa note adressée aux ministères, le magistrat explique : «Si la mort des moines est due à une méprise, cela signifie inévitablement soit que le communiqué du GIA du 21 mai 1996 annonçant la mort des moines n'émane pas de Djamel Zitouni (jusque-là présenté comme un émir du GIA mais soupçonné d'avoir appartenu aux services algériens, NDLR ). Dans ce cas, l'on peut se demander pour quelle raison ­Djamel Zitouni n'aurait fait aucun démenti et aurait accepté d'endosser la responsabilité de la mort des moines, ce qui confirmerait alors des liens étroits avec les services algériens»… Le magistrat écrit encore que l'éventualité d'un crime commis par les services algériens étant désormais dans le dossier judiciaire, «(sa) fonction (lui) impose de ne négliger aucune piste sérieuse ni de privilégier une thèse sur une autre».

Enfin, le juge dispose d'un nouvel indice pouvant accréditer la thèse d'une bavure. Il s'agit d'une phrase figurant dans un communiqué du GIA en avril 1996 : sans qu'on y prête attention jusque-là, les islamistes avaient alors glissé dans leur texte cette phrase : «Après leur échec flagrant, les impies (les forces de l'ordre) sont enclins à utiliser actuellement (…) des hélicoptères avec l'intention, pour le moins, de tuer les moines après avoir perdu tout espoir de les retrouver vivants.»


L'Algérie dispose de 29.000 tonnes de réserves d'uranium

L'Algérie dispose de près de 29.000 tonnes de réserves prouvées d'uranium, qui peuvent alimenter deux centrales nucléaires civiles d'une capacité de 1.000 Mégawatts chacune durant soixante-ans, a indiqué jeudi à Alger le ministre de l'Energie et des mines, Chakib Khelil.

"Actuellement, nous disposons d'environ 29.000 tonnes de réserves prouvées d'uranium qui peuvent être exploitées" dans la production de l'énergie nucléaire, a déclaré M. Khelil, cité par l'agence APS, en marge de la présentation du programme approvisionnement du marché national en gaz durant la période 2009-2018.

"Ces quantités permettront de faire fonctionner seulement deux centrales nucléaires d'une capacité de 1.000 Mégawatts chacune et pour une durée de 60 ans", a-t-il précisé.

M. Khelil a indiqué toutefois que ces réserves prouvées d'uranium sont "insuffisantes" pour développer le programme national de production de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques.

Le ministre a fait part de "la nécessité d'augmenter ces réserves en lançant un programme de prospection afin de découvrir et de développer d'autres réserves".

L'Algérie a lancé en août et septembre des appels à manifestation d'intérêt pour la mise en adjudication de neuf sites d'uranium, tous situés à Tamanrasset (extrême sud).

L'Algérie doit acquérir en 2020 une première centrale nucléaire et entend en acheter une tous les cinq ans après cette date.

L'Algérie a déjà conclu des accords de coopération dans le nucléaire civil avec l'Argentine, la France, la Chine et les Etats-Unis.


RABRAB TOUJOURS EN SOLO

LFC divise les patrons algériens

Issad Rebrab est favorable aux dernières mesures décidées par le gouvernement dans la loi de finances complémentaire (LFC) entrée en vigueur fin juillet 2009. « Le gouvernement algérien doit gérer des situations au fur et à mesure qu'elles se présentent. Il est évident qu'avec la conjoncture internationale et les crises économiques qui ont touché beaucoup de pays, les autorités sont obligées d'ajuster le fonctionnement de notre économie, selon la situation et les intérêts du  pays », a-t-il déclaré,  mercredi en marge d'un débat sur l'entreprise organisé par le Centre de presse El Moudjahid à Alger.


Le patron de Cevital a dit également comprendre les inquiétudes exprimées par le patronat après l'introduction de certaines mesures relatives notamment à l'instauration du crédit documentaire dans les opérations du commerce extérieur. "Je comprends l'inquiétude des autres patrons. Dans toute situation, il y a des pour et des contre. C'est la démocratie. Le gouvernement va ajuster au fur et à mesure les décisions qu'il a prises", a-t-il dit. Ajoutant : "Si le gouvernement a décidé d'un tel ajustement, c'est dans l'intérêt de l'entreprise algérienne, petite ou grande. Tout le monde doit se retrouver dans cet intérêt national".


Comme pour souligner que les nouvelles mesures ne gènent pas son action, Issad Rebrab a pris le soin de préciser que certains projets lancés par son groupe sont en phase avancée d'exécution. Il a cité l'exemple de l'usine de Samha de Sétif qui va produire des téléviseurs à écran plasma,  des téléviseurs CRT et des réfrigérateurs en partenariat avec Samsung. Il a aussi évoqué une raffinerie de sucre d'une capacité de un million de tonnes basée à Béjaïa. "Cela permettra au groupe d'exporter 50 % de la production nationale", a-t-il précisé.


Issaad Rebrab a annoncé également l'entrée en production de deux centrales électriques, l'ouverture de deux centre commerciaux, l'achèvement des travaux d'une plate forme logistique à Bouira et le lancement de projets agricoles.


DISCOURS DE BOUTEFLIKA DEVANT L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ONU

L'ALGÉRIE SOUHAITE PLUS DE COOPÉRATION ENTRE L'ONU ET L'UNION AFRICAINE

Le président, Abelaziz Bouteflika, a plaidé mercredi devant l'Assemblée générale de l'ONU pour une réforme du Conseil de sécurité qui tiendrait compte des aspirations légitimes des pays en développement, et de l'Afrique en particulier, et a souhaité une plus grande coopération entre l'ONU et l'Union africaine.


« Notre souhait est que l'ONU puisse réaliser des avancées substantielles sur les grands chantiers de la réforme, qu'il s'agisse de la revitalisation de l'Assemblée générale, de la réforme du Conseil de sécurité et du renforcement du rôle du Conseil économique et social », a déclaré M. Bouteflika.


Concernant la coopération entre l'ONU et l'Union africaine, il s'est félicité de la « cogestion des conflits qui s'est instaurée de fait entre les deux organisations, en parfaite conformité avec la doctrine des Nations Unies ». « Il est cependant regrettable de constater que les exigences qu'impose une telle doctrine ne sont pas toujours pleinement assumées par les partenaires de l'Afrique et le Conseil de Sécurité », a-t-il noté.


« L'Algérie participe activement à tous les efforts des pays africains pour consolider leur unité, mettre un terme aux conflits qui entravent leurs efforts de développement et réussir l'intégration politique et économique du continent. Les réalisations de l'Union Africaine en font désormais un partenaire fiable et respecté », a souligné le président algérien.


Selon lui, la collaboration de l'Union africaine avec les Nations Unies a permis des avancées visibles « notamment à travers une réduction significative des foyers de tension sur notre continent. » Il a aussi souhaité un « Maghreb Arabe apaisé, uni et prospère », « stable et totalement intégré ».


Concernant le conflit au Sahara occidental, il a affirmé que les Nations Unies pourraient toujours compter « sur le soutien total et sincère de l'Algérie à toute initiative entrant dans le processus de règlement de ce différend ».


Quant à la question du terrorisme, l'Algérie, si elle « adhère totalement à la stratégie antiterroriste », estime que l'« important arsenal juridique gagnerait à être consolidé par l'adoption du projet de convention globale tant attendu », a-t-il dit.


« Nous plaidons en faveur de mesures tendant à rendre encore plus étanche le dispositif international concernant la lutte contre le financement du terrorisme à travers, notamment, l'interdiction absolue du paiement de rançon aux preneurs d'otages qui a atteint, au cours des dernières années, des proportions inquiétantes, d'autant que le produit de ces rançons s'est révélé être, désormais, la principale source de financement du terrorisme », a déclaré M. Bouteflika.


« L'Union africaine a fait sienne cette interdiction. Elle a lancé un appel aux Nations Unies pour qu'elles contribuent rapidement à son universalisation et sa concrétisation dans la forme et le cadre à la mesure de la menace que ce phénomène fait peser sur la sécurité des personnes et sur la stabilité de nos pays », a-t-il ajouté.


Trafic maritime France-Algérie

La mairie de Marseille veut rencontrer le gouvernement

Le trafic maritime entre la France et l'Algérie est au point mort entres les deux rives

Le premier adjoint à la mairie de Marseille, Roland Blum (UMP), a annoncé lundi qu'il souhaitait rencontrer le gouvernement algérien, voyant dans les nouvelles mesures prises par Alger pour freiner les importations "un sujet de forte inquiétude" pour le port de la cité phocéenne. "C'est un sujet de forte inquiétude, la loi de finances algérienne étant assez inquiétante et pouvant avoir des répercussions importantes sur le trafic portuaire", a expliqué M. Blum lors d'un point de presse. L'élu doit se rendre en Algérie les 20 et 21 octobre et compte demander audience au gouvernement algérien afin d'évoquer ce problème. Alger a adopté fin juillet une loi de finances complémentaire qui durcit les modalités d'importation des marchandises et interdit de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion, "pièce maîtresse" des échanges entre les deux pays, selon l'Union maritime et fluviale (UMF) qui représente les entreprises du secteur portuaire dans la région marseillaise. M. Blum déplore ce qu'il a décrit comme un "retour significatif à une politique de protectionnisme" de la part de l'Algérie. "On ne peut pas, avec un pays avec lequel nous avons des relations aussi importantes, être dans une attitude de repli, nous avons besoin de relations d'ouverture", a affirmé M. Blum. Selon l'UMF, le trafic marchandises du port de Marseille vers l'Algérie est fortement pénalisé depuis début août, un porte-parole de l'organisation patronale évoquant la disparition des "quatre cinquièmes du trafic". Cette organisation a d'ailleurs écrit à la secrétaire d'Etat au commerce Anne-Marie Idrac pour lui faire part de son inquiétude.


Canada: surveillance assouplie pour l'Algérien "livreur de pizzas d'Ottawa" suspect de terrorisme


Un tribunal fédéral canadien a décidé lundi d'assouplir les strictes conditions de liberté conditionnelle imposées à un Algérien soupçonné de liens avec l'organisation extrémiste Al-Qaïda.
Mohammed Harkat, un ancien livreur de pizzas d'Ottawa, ne sera plus surveillé chez lui par des caméras, n'aura plus à respecter de couvre-feu et pourra recevoir librement du courrier ou des appels téléphoniques.

Il pourra aussi accueillir des amis chez lui sans en demander l'autorisation, tout comme il pourra désormais leur rendre visite.
Il devra toutefois continuer de porter en tout temps un bracelet électronique, rester dans la ville d'Ottawa et signaler sa présence aux autorités une fois par semaine.
La décision prise par le juge Simon Noël de la Cour fédérale fait suite à une révision à la baisse par les renseignements canadiens du risque que représente M. Harkat.

"C'est un pas de plus pour blanchir mon nom", a dit M. Harkat à la sortie du tribunal.

"Mon mari porte un bracelet à la cheville, mais pour moi c'est comme si je l'avais autour du cou", a ajouté sa femme canadienne, Sophie Harkat, en parlant des conséquences que cette décision de justice avait sur sa vie et celle de sa famille.

Soupçonné de faire partie d'une cellule dormante d'Al-Qaïda par les services canadiens, ce qu'il nie, M. Harkat avait été arrêté en décembre 2002 en vertu d'un "certificat de sécurité", une procédure qui permet aux autorités de détenir sans procès des étrangers soupçonnés de terrorisme sur la base d'informations tenues secrètes.

Après avoir passé près de quatre ans en prison, il avait obtenu en juin 2006 sa libération conditionnelle, dans des conditions très strictes, qui avaient été assouplies une première fois en mars dernier.

M. Harkat, qui est menacé d'expulsion vers l'Algérie, n'a jamais été accusé formellement de quoi que ce soit au Canada.

En mai dernier, la Cour fédérale avait ordonné aux renseignements canadiens de révéler des informations sur une source secrète ayant joué un rôle clé dans l'arrestation de M. Harkat. Le magistrat leur avait reproché de ne pas avoir informé la Cour que cette source avait raté un test au détecteur de mensonges.

Quatre autres étrangers musulmans sont aussi soumis au régime du "certificat de sécurité" au Canada, et deux d'entre eux ont également pu bénéficier d'assouplissements à leurs conditions de liberté conditionnelle.

France: un Algérien, privé d'assises faute de visa, jugé après trois renvois


Le procès d'un Algérien jugé pour viol s'est ouvert lundi à huis-clos devant la cour d'assises de Grenoble, en présence de l'accusé, huit ans après les faits et trois renvois d'audience liés aux rejets successifs de ses demandes de visas français.
Depuis la fin de l'instruction, cela "fait cinq ans, que je me bats avec les autorités administratives pour que M. Fercha puisse être jugé. On en est quand même à la quatrième fixation de la cour d'assises, qui est une énorme machine", a déploré devant les médias Me Joëlle Vernay, avocate de l'accusé, Mosbah Fercha.

"Ca a été un très très long combat, car j'ai été devant le conseil d'Etat, j'ai écrit à tous les ministres des Affaires étrangères et de la Justice pour qu'il puisse enfin être jugé", a-t-elle poursuivi ajoutant: "M. Fercha veut être jugé, c'est son honneur qui est en jeu".

Le procès de M. Fercha, âgé de 32 ans, jugé pour le viol et la séquestration de son ex-compagne à Meylan (Isère) en 2001, avait été audiencé en février 2007, puis avril 2007 et enfin octobre 2008.

A chaque fois, le procès avait du être renvoyé en raison de l'absence de l'accusé, qui ne pouvait revenir d'Algérie, car il ne parvenait pas à obtenir de visa français.

Après avoir été placé en détention provisoire pendant 19 mois, M. Fercha se trouvait sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France lorsqu'il avait été "obligé" de partir en "urgence" en Algérie en juin 2004, pour assister aux obsèques de son frère, a assuré Me Vernay.

Avant l'obtention du visa lui permettant d'être présent lundi à son procès, son client avait déposé, en vain, douze demandes de visa.

Chaque fois, les demandes avaient été refusées au motif qu'il présentait "un risque migratoire", le consulat général d'Annaba (Algérie), dont il dépend, assurant néanmoins n'avoir pas été informé "par voie hiérarchique" de sa convocation à une audience criminelle, selon Me Vernay.

Au début de l'audience lundi, Me Vernay a plaidé un manquement au droit de son client d'être jugé dans un "délai raisonnable", qui a été rejeté par la cour.

Le réquisitoire et le verdict de ce procès sont attendus mardi.


L'Algérie veut-elle l'arme atomique?

Bruno Tertrais : l'Algérie veut-elle l'arme atomique? (Secret Défense un blog de libération.fr)

Bruno Tertrais est un expert reconnu des questions nucléaires. Maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, ancien membre de la commission du Livre blanc sur la Défense, il vient de publier un nouvel ouvrage consacré à la prolifération nucléaire, "le Marché noir de la Bombe" (Buchet-Chastel, 18 euros). Nourri aux meilleures sources, ce document retrace l'histoire du réseau A.Q. Kahn, le père de la bombe pakistanaise, qui a cédé sa technologie a de nombreux pays. Bruno Tertrais (que nous remercions vivement) nous a autorisé à reproduire le passage de son livre consacré à un aspect souvent tabou des questions nucléaires : les ambitions de l'Algérie.

"L’Algérie est un autre candidat possible au statut de puissance nucléaire. Ses capacités dans ce domaine sont peu connues, mais pourtant bien réelles. Si l’armée avait laissé le Front islamique du salut (FIS) remporter le deuxième tour des élections législatives en janvier 1992 – au lieu de les annuler, au prix d’une terrible guerre civile dans les années qui suivirent – l’Algérie serait peut-être aujourd’hui gouvernée par un régime islamiste disposant de l’arme atomique…

Le programme secret conduit par l’armée algérienne n’a été découvert que très tard. Quelles étaient les intentions d’Alger ? Du point de vue d’un ancien ministre en fonction à l’époque – mais qui n’avait pas été tenu au courant du programme – cela ne fait aucun doute : les militaires voulaient disposer d’une « option nucléaire ».

"L’Algérie dispose d’une infrastructure nucléaire très importante, quasiment équivalente à celle de l’Égypte, et de solides compétences scientifiques et technologiques dans ce domaine, fédérées par plusieurs institutions de recherche (notamment le Centre des sciences et de la technologie nucléaires). En 1991, l’Agence internationale pour l’énergie atomique savait qu’elle s’était dotée d’un petit réacteur de fabrication argentine, et qui était entré en service deux ans auparavant. Ce réacteur à eau légère dénommé Nur (« lumière ») de faible puissance (un mégawatt thermique), était surveillé et ne comportait pas de risque de prolifération.

Mais ce que l’Agence ne savait pas, c’est que l’armée algérienne avait signé, en 1983, un accord avec la Chine pour la fourniture d’une installation beaucoup plus importante. Un réacteur de quinze mégawatts thermiques, dénommé es-Salam (« paix ») avait été construit à la fin des années 1980, dans le secret le plus total, sur le site d’Aïn Oussera, dans le désert du Sahara, à deux cent cinquante kilomètres au sud de la capitale. Il n’a été découvert qu’en 1991 par les satellites américains. Utilisant l’eau lourde comme fluide modérateur, il se prêterait assez facilement à une utilisation militaire : il pourrait permettre, à partir d’uranium naturel, de produire en un an assez de plutonium de la qualité nécessaire pour une bombe.

Après la découverte du réacteur, les soupçons furent attisés par le rappel par Londres, le 10 avril 1991, du colonel William Cross, l’attaché militaire britannique en poste à Alger. Ce rappel avait été exigé par le gouvernement algérien, l’officier ayant eu l’idée de s’approcher un peu trop près de la base d’Aïn Oussera. Le lendemain, l’existence du réacteur est révélée publiquement par un article du Washington Times, sous la plume du journaliste Bill Gertz (spécialisé dans les fuites, calculées ou non, en provenance du Pentagone et des services de renseignement).

L’Algérie s’apprêtait alors à mettre en service le réacteur d’es-Salam. La révélation publique de l’existence du réacteur la força à déclarer son existence à l’AIEA et de le mettre sous le contrôle de l’Agence. Sans doute les dirigeants algériens n’avaient-ils guère le choix : le gouvernement était en difficulté, et dépendant de l’assistance étrangère.

Mais les questions relatives au programme algérien restent d’autant plus pertinentes qu’après la mise en service du réacteur es-Salam, Pékin a poursuivi sa coopération avec Alger au travers de deux contrats signés en 1996, qui concernaient la production d’isotopes et la construction de cellules chaudes.

Le réacteur étant opérationnel depuis 1992, l’Algérie pourrait disposer aujourd’hui de combustible irradié ayant refroidi plus de dix ans, ce qui rendrait sa manipulation plus facile. (Il est possible que certaines barres de combustible auraient été retirées sans que l’AIEA soit avertie.)

Au regard des sources publiques, le statut exact des capacités actuelles de l’Algérie en matière de séparation de plutonium reste incertain. Plusieurs bâtiments du complexe d’Aïn Oussera ont été identifiés par des analystes comme pouvant accueillir de telles installations – mais l’AIEA n’y a pas eu accès. Un analyste israélien parle de capacités « dormantes » mais réelles.

L’Algérie dispose également d’une usine de fabrication de combustible, et de réserves d’uranium significatives. Elle est ainsi l’un des seuls pays du Moyen-Orient qui pourrait prétendre à un programme nucléaire entièrement autonome.

Certes, Alger n’a probablement pas de raison immédiate de lancer ou de relancer des activités dédiées au nucléaire militaire. De fait, en dépit de relations traditionnellement difficiles avec certains de ses voisins (Libye, Maroc), aucun d’entre eux ne constitue aujourd’hui une menace militaire immédiate. Alger prétend d’ailleurs ne pas être intéressée par l’enrichissement ou le retraitement.

Mais les caractéristiques de son programme, son soutien ouvert à l’Iran, et son refus de souscrire au Protocole additionnel de vérification de l’AIEA, attisent les soupçons et ne peuvent que conduire à la conclusion que l’Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération. (Le texte du protocole additionnel concernant ce pays a été approuvé par l’AIEA en 2004, mais, cinq ans plus tard, ce texte n’avait toujours pas été ratifié par les autorités locales. Le moins que l’on puisse dire est qu’Alger ne semble pas pressé de voir les inspecteurs de l’Agence mettre leur nez dans ses installations nucléaires.) Pour des raisons de statut, elle pourrait ne pas vouloir laisser l’Arabie Saoudite, et surtout l’Égypte, devenir la première puissance nucléaire arabe. Un éventuel programme nucléaire militaire pourrait aussi contribuer, comme cela a été le cas au Pakistan par le passé, à garantir la pérennité du contrôle de l’armée sur le régime…"



Aucune cargaison secrète découverte à bord de l'Arctic Sea

MOSCOU - Aucune cargaison suspecte n'a été découverte par les enquêteurs à bord du cargo russe Arctic Sea, victime d'un rocambolesque détournement cet été entre la Finlande et l'Algérie, rapporte samedi l'agence de presse Interfax.

Des articles de presse en Russie et en Grande-Bretagne, citant des sources militaires russes et israéliennes, avaient affirmé que le cargo, officiellement chargé de bois pour le port algérien de Bejaïa, transportait des missiles antiaériens russes S-300 destinés à l'Iran - à l'insu de Moscou.

Ces allégations avaient été réfutées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Un porte-parole du parquet général russe a déclaré à Interfax que les enquêteurs n'avaient trouvé que du bois à bord du cargo, actuellement mouillé près des îles Canaries.

"Le bateau a été fouillé de fond en comble, il n'y avait que du bois, rien que du bois", a-t-il insisté.

Censé transporter du bois de Finlande en Algérie avec un équipage d'une douzaine de marins russes, le cargo de 98 mètres, jaugeant 4.700 tonnes et battant pavillon maltais, a été retrouvé par la marine russe le 17 août au large des îles du Cap-Vert.

La Russie a annoncé avoir capturé à son bord un groupe de pirates estoniens, lituaniens et russes, qui l'auraient détourné le 24 juillet au large de la Suède. Ils ont été inculpés à Moscou de séquestration et piraterie.

Moscou a utilisé les grands moyens pour retrouver le vraquier, mobilisant toute sa flotte de guerre croisant dans l'Atlantique, y compris des sous-marins.

La grippe A(H1N1)  s'attaque à nous

L’épidémie n’a pas vraiment commencé, mais ça ne saurait tarder, et les vaccins ne sont pas prêts et ne seront pas disponibles avant mi octobre...

Le virus de la grippe A (H1N1) se propage rapidement, a annoncé ce vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «L'activité grippale reste basse en général en Europe et en Asie, indiquent les experts de l'OMS dans leur bilan hebdomadaire sur la pandémie.    La grippe A (H1N1) a tué au moins 3.486 personnes depuis l'apparition du nouveau virus en mars-avril, a annoncé vendredi une porte-parole de l'OMS. Cela représente une augmentation de 281 décès par rapport au précédent bilan, publié il y a une semaine par l'organisation.

Au total, l'OMS a eu connaissance de 296.471 cas avérés par des analyses en     laboratoire (contre 277.607 la semaine dernière), mais ce chiffre est bien en deçà de la réalité puisque les pays les plus affectés ne procèdent plus à des analyses systématiques.
Les experts annonçaient la vague épidémique pour l'automne . Mais maintenant que nous y sommes, on ne voit rien venir et les questions ressurgissent: les autorités sanitaires en ont-elles trop fait? N'était-ce pas beaucoup de bruit pour rien?

Neufs pays offrent 10% des vaccins conte la grippe A aux pays pauvres

Alors que l'épidémie est là, neuf pays dont les Etats-Unis, la France et la Royaume-Uni ont dévoilé jeudi une initiative pour mettre 10% de leurs stocks de vaccins contre la grippe H1N1 à la disposition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), afin d'aider les pays pauvres à lutter contre la pandémie.

L'initiative a été dévoilée par le président américain Barack Obama dans un communiqué: «les Etats-Unis offriront les vaccins H1N1 à l'OMS au fur et à mesure qu'ils seront disponibles de manière à aider des pays qui autrement n'auraient pas un accès direct à ces vaccins». «Les Etats-Unis prennent cette mesure avec d'autres pays parce que les maladies ne connaissent pas de frontières», ajoute la Maison Blanche, précisant agir de concert avec l'Australie, le Brésil, la France, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni.


Washington a débloqué deux milliards de dollars pour acheter 195 millions de doses dont un peu plus de 40 millions seront disponibles dès la première semaine d'octobre pour commencer la campagne de vaccination. La France mettra pour sa part à la disposition de l'OMS neuf millions de doses de vaccin, soit 10% de son stock, pour aider les populations des pays les plus pauvres, a annoncé jeudi l'Elysée. Mais l'OMS a déjà prévenu qu'il n'y aurait pas assez de vaccins pour toute la population mondiale.

Tension sur le vaccin de la grippe saisonnière en Algérie

Dans son dernier numéro le quotidien El Watan a évoqué une tension sur le vaccin de la grippe saisonnière.

Une nouvelle fois, l’Algérie vient de prouver au monde qu’elle est mal gérée, même très mal. Une nouvelle fois, la mauvaise gouvernance est en train de ridiculiser le pays sur la scène internationale et de le mettre à genoux, dans l’indifférence totale des maîtres qui ont accaparé les rênes du pouvoir. Aujourd’hui, c’est le peuple algérien qui est ciblé dans son ensemble par des comportements qui s’apparentent à de l’atteinte à la sécurité nationale. En effet, au moment où le monde entier se mobilise contre la grippe A(H1N1), l’Algérie donne l’impression de ne pas prendre la menace très au sérieux. Mais ce qui est grave dans l’immédiat, c’est que les citoyens ne vont pas pouvoir se procurer cette année le vaccin de la grippe saisonnière. Traditionnellement, il est dans les pharmacies à partir du 15 septembre. Il n’en sera rien. La cause ? C’est l’Institut Pasteur qui l’importe. Il ne peut pas le faire cette année à cause de la loi de finances complémentaire qui l’oblige à recourir au crédit documentaire pour acheter le précieux antidote. En effet, il n’a pas la somme nécessaire à déposer à la banque pour cet achat, alors que précédemment, il pouvait s’entendre avec son fournisseur pour payer à tempérament. Et c’est ce qu’il faisait.

Normalement, dans un Etat sérieux qui a à cœur la santé de ses citoyens, des mesures d’urgence auraient dû être prises pour éviter une catastrophe sanitaire. Le ministre de la Santé aurait dû intervenir énergiquement pour débloquer la situation afin de trouver l’argent nécessaire à l’importation de ce médicament. Comme le bien-être du citoyen est le dernier des soucis des dirigeants, rien n’a été fait et rien ne sera fait. Car il est trop tard. En effet, une commande de vaccins doit se faire plusieurs mois à l’avance et aucun laboratoire n’est en mesure de livrer 3 millions de doses, besoins estimés de l’Algérie. Nous risquons d’avoir des morts dus à la grippe saisonnière à cause de l’incompétence et de l’irresponsabilité des dirigeants. Dans un pays où l’on engage des milliards de dollars pour des constructions de prestige et non prioritaires, dans un pays où l’on se targue d’avoir 140 milliards de dollars de réserves, plus que de nombreux pays occidentaux, il est pour le moins criminel que l’on ne pense pas à dépenser quelques millions pour la santé de la population. On s’est bien permis d’effacer la dette de 80 millions de dollars d’un pays alors que les Algériens sont à la recherche du strict minimum. Qui paiera si par malheur des citoyens venaient à mourir de la grippe saisonnière ? Il est vrai qu’on est au pays de l’impunité, où même des détourneurs de fonds reçoivent des promotions alors que leur place est en prison.
Comme nous l’avons déjà annoncé, le vaccin contre la grippe saisonnière ne sera pas vendu, cette année, dans les pharmacies. Les quantités – 1,2 million de doses – commandées par l’Institut Pasteur d’Algérie semblent insuffisantes et seront destinées en priorité aux pèlerins et aux personnes les plus vulnérables de la population (malades chroniques et personnes âgées). La vaccination sera gratuite et se fera dans les centres de santé. Un arrivage de plus de 40 000 doses est prévu, mais personnes ne sait quand. Cette quantité est destinée exclusivement aux candidats au pèlerinage et à leurs accompagnateurs. Ce manque est « le résultat d’une mauvaise gestion dans l’organisation et les prévisions des quantités à importer », font remarquer des spécialistes de la question.


Selon une source bien informée, la première commande de 1,2 million de doses a été faite dans les temps (il y a une année) et le produit est prêt à la livraison. Il attend sa libération qui dépend de la lettre de crédit, une mesure introduite par la loi de finances complémentaire 2009. Une seconde commande a été soumise au fournisseur par le ministère de la Santé juste après l’apparition de la grippe A(H1N1), entre avril et mai 2009. Le ministère de la Santé a déposé auprès du fournisseur un avenant à la commande pour un complément de 2,1 millions de doses. Lesquelles ne peuvent être livrée immédiatement, avons-nous appris. Selon une source proche du ministère de la Santé, les quantités disponibles seront directement distribuées aux centres de santé et seront destinées aux malades chroniques et aux pèlerins en priorité. Ainsi, le produit ne sera pas disponible en pharmacie. L’autre catégorie de la population sera ainsi pénalisée. Les personnes voulant se faire vacciner à titre préventif – sachant que cette année nous ferons face à deux types de virus aussi virulent l’un que l’autre – seront ainsi contraintes de « l’importer ».

Les spécialistes ne cessent de recommander une vaccination contre la grippe saisonnière qui tue 500 000 personnes par an dans le monde, en rappelant que des études ont montré une grande efficacité clinique en termes de prévention secondaire. La vaccination, qui doit être faite de mi-octobre à mi-novembre, doit être renouvelée chaque année car le vaccin antigrippal est modifié chaque année sur la base de prévisions épidémiologiques. Par ailleurs, « des quantités nécessaires de vaccin contre le virus de la grippe A(H1N1) sont également prévues pour le mois prochain afin de vacciner les pèlerins », selon la même source. « Environ 50 000 doses seront livrées par le laboratoire britannique Glaxo Smith Kline (GSK) qui fournira en priorité les pays musulmans pour vacciner les pèlerins », nous dit -on en précisant que la vaccination doit débuter 21 jours avant les départs en terre sainte. Notre source affirme que le vaccin contre la grippe A(H1N1) sera disponible pour toute la population, sachant que la réponse immunitaire nécessite une seule dose. L’Algérie a commandé, auprès de quatre laboratoires (Sanofi Pasteur, Novartis, Baxter et GSK) une quantité de 65 millions de doses.

La grippe A(H1N1) s'attaque à nous

Pourquoi A(H1N1) tue-t-il des personnes en bonne santé?
Et pourquoi est-il à ce point contagieux?


En France qui est depuis le 16 septembre, officiellement en situation d'épidémie de nouvelles et troublantes questions apparaissent concernant le A(H1N1). Après autopsie et examens biologiques spécialisés on sait désormais que l'homme âgé de 26 ans qui en France est mort, dimanche 13 septembre infecté par le A(H1N1), ne souffrait auparavant d'aucune autre maladie. «Ce patient était en bonne santé et n'avait pas d'infection associée à cette pathologie», a tenu à préciser deux jours après la mort Robert Reichert, directeur du CHU de Saint-Etienne lors d'une conférence de presse. Les résultats des analyses bactériologiques pratiquées sur le corps de la victime sont formels: la mort est la conséquence directe de l'infection par le nouveau virus grippal; et le directeur du CHU d'évoquer le diagnostic de «grippe maligne fulminante».

Comment comprendre? Pour l'heure, la médecine reconnaît ici ses limites. «Ce décès résulte d'une réponse inadaptée d'un organisme face à une maladie en principe bénigne, a expliqué le Pr Bruno Pozzetto, chef du service bactériologique du CHU. Il est possible, voire probable, que le sujet ait eu un petit  dysfonctionnement de son système immunitaire qui n'a pas enrayé l'infection. Malgré l'intubation, il a été impossible de ventiler le malade.»  En d'autres termes une mort due à un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA); une pathologie qui selon le Pr Pozetto ne saurait en rien être la conséquence d'une mauvaise prise en charge initiale de ce malade par son médecin traitant.

Mortalité due au SDRA plus élevée que pour la grippe saisonnière

Le dossier médical du Stéphanois semble avoir plusieurs points communs avec celui d'un Français âgé de 29 ans qui a lui trouvé la  mort mardi 15 septembre - après une infection également due au A(H1N1) -  dans un hôpital d'Athènes. Selon les autorités sanitaires grecques, le malade «a succombé à des complications d'une insuffisance pulmonaire après sa contamination par la grippe H1N1». Selon ces mêmes autorités sanitaires, il s'agit de la  troisième mort associée au nouveau virus grippal en Grèce;  mais aussi  de la première pouvant être exclusivement associée à cette infection: les deux autres morts recensées en août (deux hommes âgés de 25 ans et 23 ans)  souffraient préalablement de problèmes de santé chroniques.

On commence ainsi en France à prendre la mesure d'une réalité qui demeure encore inexpliquée: en dépit d'une prise en charge médicale adaptée, on peut mourir quelques jours après avoir contracté le A(H1N1) et ce alors que l'on a entre 20 et 50 ans et  que l'on était jusqu'alors en parfaite santé. A dire vrai, l'affaire n'est véritablement nouvelle. Ces quatre derniers mois, les observations colligées dans les principaux pays touchés par la pandémie avaient permis à l'OMS de conclure que près d'une mort sur deux associée à une infection par le A(H1N1) concernait des personnes ne souffrant pas de pathologies chroniques. Aucun catastrophisme ici;  mais bien une question, pour l'heure, sans réponse: la mortalité (chez des personnes jeunes) due à un SDRA associé au nouveau virus semble statistiquement nettement plus élevée que celle recensée lors des grippes saisonnières. Pourquoi?

A la manière A(H5N1)


Les virologues connaissent tout de l'intimité génétique et moléculaire du nouveau A(H1N1) et les infectiologues connaissent tout des mécanismes qui conduisent à la grippe. Pour autant, on peine à comprendre. Une première piste crédible vient cependant de s'ouvrir: on la doit à un travail britannique dont les résultats viennent d'être publiés dans la revue spécialisée Nature Biotechnology. Schématiquement, la dangerosité potentielle du A(H1N1) tiendrait au fait qu'il susceptible - contrairement à ses «cousins» saisonniers et un peu à la manière du A(H5N1) de la grippe aviaire - de pénétrer au plus profond de l'arbre pulmonaire humain. Il pourrait ainsi se répliquer de telle manière que la fonction respiratoire de la personne infectée s'effondre et ce en dépit des assistances mécaniques ventilatoires.

Et puis cette autre différence: le A(H1N1) semble doté d'une contagiosité nettement plus élevée que la plupart des virus de la grippe saisonnière. Or on vient d'apprendre qu'entre 20 et 30% des personnes infectées par le A(H1N1) peuvent être porteuses du virus (et donc contagieuses) une semaine après la disparition complète des symptômes grippaux; soit notablement plus longtemps que ne le pensaient jusqu'ici les spécialistes d'infectiologie. Telle est la principale conclusion des auteurs de deux études (menées au Québec et à Singapour) qui viennent d'être présentées lors d'une conférence spécialisée aux Etats-Unis. «Notre étude montre qu'on peut être contagieux pas seulement 24 ou 48 heures mais probablement jusqu'à une semaine après la disparition de la fièvre», a ainsi expliqué il y a quelques jours le Dr Gaston De Serres de l'Institut national de santé publique du Québec (Canada) lors de la 49e conférence annuelle sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie  organisée à  San Francisco.

La lutte contre la maladie plus compliquée

Dans l'étude effectuée à Singapour par le Docteur David Lye (hôpital Tan Tock Seng) sur 70 malades, certains étaient encore porteurs de virus jusqu'à 16 jours après la disparition des symptômes. Cette période apparaît nettement plus courte chez les malades traités avec des médicaments antiviraux.

Confirmée, cette découverte pourrait nettement compliquer la lutte contre la pandémie. Généralement, les autorités sanitaires recommandent actuellement aux personnes infectées d'attendre 24heures après la disparition des principaux symptômes avant de reprendre leurs des activités sans prendre de précautions particulières. Faut-il d'ores et déjà envisager d'allonger cette période à une semaine, (voire plus) avec toutes les conséquences pratiques qui en découleraient? Faut-il aussi envisager de recommander  la prescription systématique de médicaments antiviraux?

Faut-il au contraire estimer que les mesures actuelles représentent le meilleur rapport bénéfice-risque. «Nous savons que les personnes atteintes de la grippe continuent à avoir des virus vivants dans les prélèvements rhinopharyngés qui se multiplient après  qu'elles n'ont plus de fièvre, a expliqué à la presse le Dr Daniel Jernigan, directeur adjoint de la division grippe des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies. Les politiques sanitaires visent à réduire l'infection, et non à totalement l'éliminer. Si nous avions à faire à un virus hautement virulent provoquant un taux de mortalité élevé, nous aurions probablement une approche très différente.»

En toute logique, seules de nouvelles recherches dans ce domaine permettront de répondre à ces questions. En France différents projets ont d'ores et déjà été élaborés et  sont (ou vont) être prochainement mis en œuvre. L'une d'entre elles, baptisée CoPanFlu et coordonnée par le Pr Fabrice Carat (unité 707 de l'Inserm) consistera  à suivre, sur 2 ans, 1.000 ménages tirés au sort. Elle vise à mieux comprendre les mécanismes de transmission et  d'expression de l'infection. Une autre, dénommée FluCo concernera 1.500 volontaires infectés (dont 500 présentant des formes graves)  afin de déterminer au mieux quels sont les facteurs de risque. Une troisième enfin (CoFluPreg) concernera 2.000 femmes enceintes volontaires afin d'évaluer  quelles  sont les répercussions de l'infection sur la femme la grossesse et l'enfant.

Par: JYN

La course à l’armement est-elle relancée entre l'Algérie et le Maroc ?

Le dernier rapport 2008 de l'Institut international de recherche pour la paix (SIPRI). Celui-ci classe respectivement l’Algérie et le Maroc à la troisième et à la cinquième place des pays arabes qui dépensent le plus en termes d'armement. La course à l’armement est-elle relancée entre ces deux pays ?

L'Algérie obtiendra en 2011 des armements militaires modernes, des navires et des hélicoptères, après avoir passé un accord avec l’Italie

Le Congrès américain a donné son feu vert pour l’acquisition par Rabat de 24 avions de combats F16. La transaction est évaluée à 2,4 milliards de dollars.   


Selon Asharq Al-Awsat, qui cite une source algérienne, le pays a passé un accord d’une valeur de 4 milliards d'euros avec l’Italie pour l’achat de 6 frégates FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions), des navires de guerre modernes équipés de missiles anti-sous-marins américains. Jusque-là rien de surprenant. Mais le problème est que le contrat avec les Italiens remplace un accord similaire conclu avec la France, que l’Algérie a décidé d’annuler. Motif : Paris a signé avec Rabat un accord qui permet au Maroc de payer les mêmes frégates.

La même source rapporte que des officiels du ministère algérien de la Défense sont en Italie pour une visite – qui se terminera samedi – et ont rencontré leurs homologues transalpins. La délégation algérienne aurait notamment visité les ateliers à Pise (nord-ouest de l’Italie) où les frégates seront construites et ont rencontré des fonctionnaires de « Fincantieri », l’entreprise chargée de leur construction. Par ailleurs la source d’information rappelle que la vente des frégates de construction italienne est subordonnée à l’accord du Congrès américain, puisqu’elles sont équipées de matériels américains.

En marge de ce passage des Algériens en Italie, il a été révélé que cette dernière fournira également à l’Algérie en vertu d’un accord bilatéral, 100 hélicoptères, « 109-A », « LUH » et « AW 139 » fabriqués par la société « Agusta Westland » . Le montant de ces appareils n’a pas été révélé. En début de cette année, l’Algérie aurait reçu un escadron d’avions de chasse russes, « Sukhoi 30 » ; le reste de la commande sera livré au courant de 2009, suite à l’accord de 7 milliards de dollars conclu en 2006 avec la Russie.

Coïncidence ou pas, on apprend ce vendredi du quotidien marocain Libération, que le Congrès américain a donné son feu vert pour l’acquisition par Rabat de 24 avions de combats F16. La transaction est évaluée à 2,4 milliards de dollars.


Répression marocaine: le président sahraoui interpelle l'ONU


Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Abdelaziz a appelé le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki Moon à prendre toutes les mesures et dispositions nécessaires pour protéger les droits des citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, rapporte l'Agence de presse sahraouie SPS. Dans un message adressé à Ban Ki Moon et qui intervient, selon l'Agence de presse sahraouie, suite à la répression marocaine des manifestations pacifiques pour l'autodétermination dans les villes sahraouies d'El Ayoun, Boudjder et Smara) mardi dernier, M. Mohamed Abdelaziz a mis en garde contre les conséquences "de cette recrudescence des actes de répression pratiquée par les forces de l'occupation marocaine dans les territoires occupés".


L'UNESCO, à quoi ça sert?

Les neuf candidats au poste de directeur général de l’UNESCO, se succèdent à partir de ce jeudi devant le conseil exécutif

Un Africain pourrait diriger l'UNESCO, 22 ans après Amadou Makhtar ...


Petit rappel des missions assignées à l'organisme de l’ONU...

Les neuf candidats au poste de directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), dont le controversé égyptien Farouk Hosni, se succèdent à partir de ce jeudi devant le conseil exécutif de l’organisme. Après ces entretiens suivis d’un vote, l’heureux élu sera nommé pour quatre ans lors de la prochaine conférence générale de l’UNESCO le mois prochain.

«Construire la paix dans l’esprit des hommes»: tel est l’objectif de l’organisation depuis sa création en 1945. Vaste programme pour l’une des agences spécialisées de l’ONU (au même titre que l’Organisation Mondiale de la Santé ou encore l’Organisation des Nations Unies pour l’Enfance dont le siège se situe à Paris.

Composée de 193 membres, elle possède en son sein plusieurs instituts et programmes afin de remplir les missions qui lui sont assignées en termes d’éducation, de science et de culture.

Des missions très diversifiées

Pour l’éducation, l’UNESCO intervient notamment en faveur de l’alphabétisation, la prise en charge scolaire des enfants touchés par le sida ou encore la formation des enseignants dans les pays les moins développés.

Côté science, ses missions sont orientées vers le développement durable. Ses priorités? L’eau et les écosystèmes associés. Mais l’organisation développe également «des orientations éthiques, des normes et des instruments juridiques, notamment en bioéthique» et en sciences sociales.

Le volet culture de l’UNESCO est sans doute le plus connu avec pour objectif «la protection du patrimoine culturel et naturel, matériel et immatériel.» La fameuse liste du patrimoine mondial de l’organisation, disponible ici, offre aux sites qui y figurent une sauvegarde juridique et financière assurée. On y retrouve plus de 800 lieux culturels et naturels dont le Taj Mahal ou la Grande Barrière de Corail.

Candidats au poste de Directeur général de l’UNESCO

Les Candidats au poste de Directeur général de l’Organisation, avec le Président du Conseil exécutif

De gauche à droite :

Nouréini TIDJANI-SERPOS
(Bénin)

Farouk HOSNY
(Egypte)

Benita FERRERO-WALDNER
(Autriche)

Ina MARČIULIONYTĖ
(Lituanie)


Le Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, l’Ambassadeur Olabiyi Babalola Joseph Yaï (Bénin)


Ivonne JUEZ de A. BAKI
(Equateur)

Mohammed BEDJAOUI
(Algérie)

Irina Gueorguieva BOKOVA
(Bulgarie)

Alexander Vladimirovich YAKOVENKO
(Fédération de Russie)

Sospeter Mwijarubi MUHONGO
(République unie de Tanzanie)

Un Africain pourrait diriger l’UNESCO, 22 ans après Amadou Makhtar Mbow

Un Africain pourrait être porté en fin octobre prochain à la tête de l’UNESCO, vingt-deux ans après le passage du Sénégalais Amadou Makhatar Mbow, qui a dirigé cette institution onusienne de 1974 à 1987.

En effet, 4 des 9 candidats retenus pour briguer la succession du directeur général sortant de l’UNESCO, Koïchiro Matsura, viennent du continent noir. Il s’agit de : Mohammed Bedjaoui (Algérie), Farouk Hosny (Egypte), Sospeter Mwijarubi Muhongo (Tanzanie) et Nouréini Tidjani-Serpos (Bénin).


Le reste des candidats sont : Ina Marciulionyte (Lituanie), Irina Gueorguieva Bokova (Bulgarie), Alexander Vladimirovich Yakovenko (Fédération de Russie), Ivonne Juez de A. Baki (Equateur) et Benita Ferrero-Waldner (Autriche).


Il reviendra ainsi à la 182-ème session du conseil exécutif de l’UNESCO (Organisation des Nations- Unies pour l’Education la Science et la Culture), ouvert depuis le 7 septembre dernier, de se pencher sur la question de l’élection du futur directeur général, rapporte le site Internet de l’organisation onusienne.


Présidé par Olabiyi Babalola Joseph Yaï, ambassadeur et délégué permanent du Bénin, ce conseil exécutif se poursuivra jusqu’au 23 septembre, ce qui permettra à ses 58 membres d’interviewer chacun des neuf candidats au poste de directeur général qui doit être nommé pour un mandat de 4 ans.


‘’Chaque entretien avec les candidats dure au maximum une heure et comporte deux parties’’, a-t-on indiqué de même source, en précisant que le candidat fait une présentation orale d’une durée maximale de 20 minutes avant de répondre, pendant 30 minutes, à six questions posées par des membres du Conseil.


‘’Les questions, qui ne doivent pas dépasser deux minutes chacune, sont posées dans l’une des six langues de travail du Conseil, et le candidat y répond en anglais ou en français. Lors de l’entretien, il sera encouragé à faire connaître ses dispositions à manier les deux langues de travail du Secrétariat de l’UNESCO, ou à les développer plus avant’’, rapporte le site de l’UNESCO.


Ensuite, le Conseil exécutif débattra et votera en séance privée (à scrutin secret et à la majorité des suffrages exprimés) avant d’informer la Conférence générale qui réunira sa 35ème session du 6 au 23 octobre.


Selon plusieurs observateurs, le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosny est donné favori.


Le chiffre noir des crimes
La violence sociale en hausse : 900.000 crimes en huit ans

En l’espace de huit ans, de 2000 à 2008 les services de sécurités, ont enregistré le chiffre noir celui de l’augmentation des crimes d'une manière inquiétante : 900.000, un chiffre qui reflète l'évolution de la violence sociale grave et la propagation de l'insécurité dans notre pays alors que tout le monde pensait que la violence a diminué avec la baisse de la vague de terrorisme, la délinquance repart à la hausse, et représente un vrai dangerpour la société algérienne. a délinquance repart à la hausse,  et représente un vrai danger pour la société algérienne .

L'algérien n'ose plus se promener dans la rue avec sa famille ou sa mère en raison langage blasphématoire, insultes et agressions verbales éparpillés partout dans les rues. Le pillage et les attaques contre des personnes et des biens, animent le quotidiens des citoyens malgré les assurances du patron de la DGSN de renforcer le nombre des policiers dans les quartiers...

La Direction générale de la sécurité nationale a enregistré en 2008 plus de 130 mille crimes de types divers, dont 66 mille personnes appartenant à des préjugés et 53 000 des affaires portant préjudice à la propriété, sans parler de 2217 affaires liées à l'immigration clandestine, 4339 liées à la drogue  et 3015 des crimes économiques, ces statistiques publiées sur le site la Direction Générale de la Sécurité nationale s'ajoutent aux 78 mille crimes enregistrés en  2001, en 2002 le chiffre des affaires liées aux crimes est de 110.000 et en 2003 est de 117 000. 

L'année 2004 a enregistré une légère baisse par rapport à l'année 2003 avec une chiffre de  112 000 crimes et la délinquance a de nouveau une augmentation en 2005 pour atteindre 119 000 crimes. En 2006 le nombre des affaires liées aux crimes est de 126 000 et en 2008, le chiffre est de 130 000, une record ! un simple calcul donne le chiffre noir de 915 000 crimes en 8 ans, un million de crime.


Le président Bouteflika préside une réunion d'évaluation consacrée au secteur des Moudjahidine

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion d'évaluation consacrée au secteur des Moudjahidine. L'exposé du ministre a porté sur les réalisations accomplies dans divers domaines conformément aux orientations données précédemment par le président de la République notamment quant à la nécessaire intensification des efforts visant à améliorer la situation socio-sanitaire et psychologique des parents et veuves de Chouhada, des Moudjahidine et des ayants-droit ainsi que la promotion des prestations qui leur sont offertes en tenant compte de la spécificité de la situation de cette frange.
Ces orientations ont également concerné l'intensification des efforts à même de préserver les hauts faits de la Révolution et l'histoire de la résistance nationale et sauvegarder la mémoire de la nation.

Le bilan des réalisations fait ressortir une avancée remarquable du processus d'évolution tant qualitative que quantitative du secteur, et ce depuis plusieurs années conformément au programme du président de la République.

Le parachèvement de l'élaboration de textes relatifs à la mise en œuvre des dispositions de la loi sur le Moudjahid et le Chahid a offert l'opportunité d'élargir la prise en charge à tous les ayants-droit, une telle démarche devant être sous-tendue par un effort d'amélioration de la qualité des prestations administratives et financières aux niveaux central et local.

Compte tenu de l'importance du processus de préservation de la mémoire nationale à laquelle le président de la République n'a eu de cesse d'accorder un intérêt capital, le secteur est à pied d'£uvre pour la concrétisation d'un programme très important portant sur la réalisation de musées, d'infrastructures et d'œuvres matérielles et artistiques mais aussi sur les travaux de recherche historique et intellectuelle et de collecte de la matière nécessaire pour la consolidation des bases d'une école algérienne d'Histoire.

Intervenant à l'issue du débat sur ce dossier, le président de la République est longuement revenu sur ces aspects. Le chef de l'Etat a affirmé a ce propos que les efforts consentis en la matière par le secteur sont appelés à évoluer tous azimuts dans le cadre du nouveau programme quinquennal.

Le ministère des moudjahidine se doit en ce qui le concerne de redoubler d'efforts pour ce qui est de la réalisation d'infrastructures muséales et artistiques, de collecte de matière historique ou encore de la multiplication d'actions aux plans historique, scientifique et intellectuel visant à préserver la mémoire nationale et à conforter les canaux matériels et scientifiques de soutien à une recherche historique nationale indépendante au plan de la méthodologie et du contenu, a souligné le président de la République.

Le président de la République s'est dit satisfait des résultats réalisés à différents niveaux notamment la facilitation de l'accès aux prestations par l'amélioration des services de l'administration et une bonne prise en charge des concernés notamment les moudjahidine, les veuves de Chouhada et de Moudjahidine et les invalides.

Le deuxième aspect de l'évaluation concerne le vaste intérêt à accorder à l'Histoire et à tout ce qui est lié aux spécificités de l'identité nationale et au renforcement de la connaissance scientifique exacte de ces deux valeurs. Il s'agit tout d'abord de s'intéresser à l'histoire de la Révolution de libération et de jeter les bases d'une école nationale d'écriture de l'histoire associant tous les secteurs concernés à leur tête le ministère des Moudjahidine et les institutions sous tutelle (Centre national de recherche sur le mouvement national et la Révolution du 1er novembre 1954 et Musée national du Moudjahid).

Le président de la République a souligné que la recherche et l'activité scientifique et intellectuelle visant à protéger le patrimoine historique de la nation et à préserver sa mémoire en garantissant un apport effectif et efficient de l'histoire sont une nécessité dictée par la responsabilité de transmettre ce legs.

A la fin de la séance, le président de la République a fait part de son grand intérêt concernant les résultats obtenus dans le cadre du programme présidentiel relatif à l'amélioration de la situation des Moudjahidine notamment les grands invalides et la prise en charge sociale et sanitaire de cette catégorie qui s'est sacrifiée pour le recouvrement de la souveraineté nationale.

 


L'Algérie s'est procuré 300.000 t de blé meunier - traders

L'Office algérien des céréales a acheté 300.000 tonnes de blé meunier d'origine optionnelle pour des embarquements en octobre, apprend-on mardi auprès d'exportateurs européens.

Alger a payé le blé 192-192,50 dollars/tonne coût et fret auprès de la société Toepfer pour 225.000 tonnes et auprès de Granit pour 75.000 tonnes, ont-ils précisé.

L'origine de la marchandise sera vraisemblablement française.

Le dernier achat connu de l'Office date de la fin juillet. Il portait sur 500.000 tonnes de blé meunier pour embarquement en septembre et Alger avait payé à l'époque 214 dollars/tonne coût et fret.

FRANCE. l’islamiste algérien Rachid Ramda de retour devant ses juges

Il y a deux ans, le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris était tombé sans surprise : prison à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Reconnu coupable de complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats, Rachid Ramda regagnait la prison, suivant le chemin de Boualem Bensaïd et Smain Aït Ali Belkacem, reconnus comme les deux auteurs principaux des attentats. Pour la justice française, l’islamiste était l’homme de l’ombre de la série d’attentats qui secoua la capitale à l’été 1995. Le 25 juillet, une bombe explosait à la station RER St Michel, faisant huit morts et près de 150 blessés. Le 6 et le 17 octobre de la même année, deux autres bombes secouaient la station de métro Maison-Blanche, et la station RER Musée d’Orsay, provoquant plusieurs dizaines de blessés.

L’instigateur ?


Pour l’accusation, la culpabilité de Ramda ne fait pas l’ombre d’un doute. Une fois encore, elle mettra en avant l’empreinte digitale de Ramda découverte sur un bordereau de transfert d’argent effectué à un poseur de bombes. L’accusé a reconnu avoir effectué un virement de 5000 livres sterling à un homme, mais à toujours dit ignorer qu’il s’agissait d’un terroriste. "C’est un dossier comme on n’en fait plus" analyse Me Georges Holleaux, l’un des avocats de parties civiles. "Les charges contre Ramda sont accablantes. Ces avocats pourront toujours tenter de déplacer le débat sur le terrain politique, la vérité des faits est incontestable". Pour sa part, Me Sebastien Bono, défenseur de l’accusé, pourrait plaider la "manipulation", sur fond de tensions entre les services secrets français et algériens. "Certains ont avancé la thèse que les services de renseignements Algérien avaient aiguillés les enquêteurs français vers d’anciens membres du Front Islamique armé (FIS), après son interdiction en Algérie en 1992. L’idée était d’écarter quelques personnages un peu véhéments", explique une source policière.

"Le manque reste intact"

Ce mercredi, Annick Brocheriou prendra elle aussi, et pour la seconde fois, le chemin de la cour d’assises spéciale de Paris. Le 25 juillet 1995, sa fille Véronique, alors âgé de 26 ans, périssait dans l’attentat de la station St Michel. "Ma fille allait finir ses études dans la magistrature" racontait-elle hier à Metro. "Elle croyait à la justice. Pour elle, pour son souvenir, je me dois d’aller affronter le regard de Ramda." Quatorze ans après les faits, Annick Brocheriou n’oublie rien. "Le manque est toujours là, palpable. Chaque jour, le moindre acte me demande énormément d’efforts. Je ne me fais pas à sa disparition. Comme admettre qu’une fille meure avant ces parents ? Mais je vais à ce procès aussi pour elle. Pour comprendre, ou au moins essayer. Quelque part, j’ai aussi de la peine pour les parents de Rachid Ramda. J’aurais eu un fils assassin, je serais très malheureuse".


Le président Bouteflika préside une réunion d'évaluation du secteur de l'Enseignement supérieur et la Recherche scientifique

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion d'évaluation du secteur de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Dans le cadre de la poursuite des réformes le secteur a initié de nouvelles mesures visant l'amélioration de la qualité de la formation, à travers:

- l'ouverture de classes préparatoires aux écoles nationales, en Sciences et Technologie, en Sciences économiques commerciales et de gestion, ainsi que des classes préparatoires intégrées en Informatique et en Architecture,
- la création de nouvelles écoles supérieures spécialisées en Technologie, Journalisme, Sciences politiques et Management,

- l'ouverture de filières à recrutement national, notamment dans les disciplines scientifiques et technologiques,

- l'amélioration de la qualité de l'encadrement par la poursuite de l'exécution du plan de formation des formateurs,

- la mise en place d'un dispositif d'évaluation et d'assurance qualité à partir de la rentrée 2009-2010.

L'effectif étudiant attendu, à l'occasion de la rentrée universitaire tous cycles confondus, est estimé à 1.164.137 étudiants parmi lesquels 134.981 nouveaux bacheliers, dont 57,7% sont des filles. Ces effectifs seront encadrés par près de 35.000 enseignants, dont près de 7.000 de rang magistral, avec un taux moyen d'encadrement de l'ordre de 01 enseignant pour 30 étudiants.

Au plan des capacités d'accueil pédagogiques et d'œuvres universitaires, le secteur dispose de 1.200.000 places pédagogiques et près de 510.000 lits d'hébergement.

En termes de développement du réseau universitaire, un centre universitaire, 04 écoles nationales supérieures et 56 résidences universitaires, seront opérationnels à la rentrée universitaire.

Le secteur a également mis en œuvre des mesures qualitatives liées à l'approfondissement de la réforme. Il en est ainsi du dispositif de préinscription et d'orientation des nouveaux bacheliers, en ligne, qui a connu des améliorations notables, en particulier l'introduction d'une charte du nouveau bachelier et d'un compte e-mail personnel, facilitant cette opération. L'année universitaire 2009-2010 sera aussi marquée par l'extension du système LMD à travers l'ouverture de nouvelles licences, de nouveaux masters et du cycle de Doctorat qui vient parachever la nouvelle architecture des enseignements, et verra l'ouverture des classes préparatoires et de nouvelles écoles nationales supérieures ainsi que des filières à recrutement national.

En matière de formation doctorale et de formation des formateurs, il est prévu l'ouverture de 7.184 postes de formation en Magister, 2.240 postes en 3e cycle/LMD et 2.450 postes en résidanat. Le nombre d'écoles doctorales quant à lui atteindra 83, couvrant ainsi l'ensemble des champs disciplinaires.

Au chapitre des livraisons des capacités pédagogiques et d'œuvres universitaires, inscrites au titre des différents programmes de la période 2005-2009, elles s'élèvent à 251.850 places pédagogiques, 172.000 lits d'hébergement et 22 restaurants centraux.

En outre, et en application de la décision de Monsieur le président de la République, qui prendra effet à compter de la rentrée universitaire 2009-2010, les bourses en graduation des étudiants sont augmentées de 50% en même temps qu'est instituée, pour la première fois, une bourse mensuelle de 12.000 DA pour les étudiants en doctorats.

Concernant la restructuration des grandes universités, l'université d'Alger a été réorganisée en trois universités.

S'agissant de la réalisation du programme de logements destinés aux enseignants chercheurs, il a atteint un stade avancé pour la première tranche de 3.500 logements. Mettant à profit la projection du programme quinquennal de développement 2010-2014, le secteur entend se préparer à accueillir 2 millions d'étudiants dans les structures d'accompagnement et de soutien offrant toutes les commodités requises. Le secteur a engagé les démarches nécessaires pour la mise en place d'un réseau sectoriel et système d'information d'enseignement supérieur et de recherche scientifique.

Par ailleurs, le réseau de visioconférences et de télé-enseignement, qui est déjà opérationnel au niveau des universités, sera élargi à partir de la rentrée 2009-2010 aux écoles préparatoires et aux écoles nationales. Ce nouveau mode d'apprentissage sera renforcé par la mise en place de la chaîne universitaire du savoir qui sera opérationnelle au courant du deuxième semestre 2010.

Pour sa part, le système de bibliothèque numérique et d'information scientifique et technique sera renforcé par l'extension de la mise en réseau des bibliothèques des établissements.

Dans le domaine de la recherche, les principales actions déjà entreprises ont été consacrées à:

- la mise en place de 12 nouveaux comités sectoriels permanents (CSP),

- l'installation prochaine du Conseil national d'évaluation, qui sera un véritable socle de promotion de notre système national de recherche pour l'ériger au niveau des standards internationaux,

- l'augmentation du nombre de laboratoires de recherche qui passe de 640 à 783 laboratoires agrées auprès des établissements d'enseignement supérieur et le lancement programmé de 200 blocs laboratoires de recherche,

- la création de 6 nouvelles unités de recherche,

- la création d'un Centre national de recherche en biotechnologie (CNRB).

Pour ce qui est de la mise en plan des programmes nationaux de recherche, celle-ci a nécessité la mobilisation de plus de 1000 experts, relevant de tous les secteurs socio-économiques, ainsi que des compétences universitaires à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

Par ailleurs, les progrès accomplis au plan du renforcement du potentiel scientifique et en matière de réalisation des infrastructures ont donné lieu aux résultats et programmations ci-après:

- le nombre d'enseignants chercheurs impliqués dans les laboratoires de recherche est passé de 17.000 en 2008 à 21.000 en 2009, et le nombre de chercheurs permanents a progressé de 1.500 à 1.900 pour la même période, parallèlement au travail qui est également entrepris en vue de mobiliser les compétences nationales établies à l'étranger, et qui s'est déjà traduit par l'installation de 20 réseaux thématiques impliquant également des compétences locales,

- la mise en valeur du réseau en photonique et laser "Nour 21" qui va doter le pays, au courant de l'année 2010, d'une véritable industrie des lasers,

- la programmation de sept (7) plateaux techniques et d'unités de recherche de soutien et d'aide au diagnostic (URSAD), de 03 pôles de compétitivité dans le domaine des industries électroniques, d'un Centre national de recherche sur les technologies agroalimentaires, d'un centre en nanotechnologie et d'un centre de recherche en mines et métallurgie, et de 15 nouveaux centres de recherche.

Le financement de la recherche scientifique sur le budget de l'Etat a atteint près de 50 milliards DA pour la période 2005-2009, une enveloppe financière de 100 milliards DA lui est consacrée pour les cinq prochaines années. En outre, des mesures incitatives ont été arrêtées pour la promotion et le développement de la recherche, parmi lesquelles des incitations fiscales en direction des entreprises pour leurs activités de recherche et la suppression de la TVA pour l'acquisition de matériel et équipement scientifique.

S'agissant de la coopération internationale, les actions entreprises dans le cadre du partenariat international ont concerné les domaines suivants:

- prototypage au sein des centres de recherche,

- exploration des fonds marins et océanographie,

- mise en place d'une Tour centrale solaire,

- mise en place de l'institut de l'eau et de l'énergie avec l'Union africaine.

Au plan de l'impact de la recherche, des efforts ont été déployés par le secteur pour aligner les laboratoires algériens sur les indicateurs de classement universels des universités, ce qui a permis de mettre en exergue la production scientifique qui se décline au 1er juillet 2009 comme suit:

-  20.238 publications internationales de "Rang A" enregistrées, contre seulement 4.250 en 1998.

Dans ce cadre, le secteur envisage l'organisation de la semaine de la recherche, prévue au courant du mois d'octobre 2009, où plus de 150 produits innovants et valorisables recensés seront exposés. Ils permettront d'identifier les projets pouvant donner lieu à la création de "pépinières", de "Start up" et "d'incubateurs" qui évolueront en PME en coordination avec l'Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET).

Intervenant au terme de l'évaluation du secteur, le président de la République a de nouveau rappelé les efforts consentis par l'Etat au profit de l'enseignement supérieur, réaffirmant "la détermination de l'Etat à réunir tous les moyens pour l'amélioration de la qualité de la formation et de l'encadrement et à offrir aux enseignants chercheurs un environnement socioprofessionnel, à même de leur permettre d'assurer leur mission dans les meilleures conditions".

Par ailleurs, le chef de l'Etat a demandé au gouvernement de poursuivre et d'intensifier les réformes engagées, au niveau de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, en vue de promouvoir les disciplines scientifiques et techniques, mais, a précisé le président de la République, "l'Algérie a toujours besoin de la formation en Sciences sociales et humaines, pour promouvoir sa culture et son identité, assurer une dynamique équilibrée de la société et encadrer le service public. Le développement économique et technique exige des compétences et des spécialités de haut niveau que l'université doit lui offrir. En définitive, cette adéquation des flux de formation avec les besoins exprimés par la société et l'économie sera à même de renforcer la synergie entre l'université et son environnement national, tout comme elle facilitera l'accès des diplômés universitaires au marché du travail".

Le président Bouteflika a réaffirmé "la volonté de l'Etat à poursuivre les efforts d'amélioration des conditions d'études et de vie des étudiants" et insisté sur "l'impérieuse nécessité de réaliser les infrastructures dans les délais impartis", en accordant "une place prépondérante aux aspects architecturaux, esthétiques et environnementaux des ouvrages".

Par ailleurs, le chef de l'Etat a souligné que "les efforts consentis par l'Etat seront poursuivis au profit de la recherche scientifique et du développement technologique", avant de rappeler la nécessité, pour le secteur, "de veiller au parachèvement de la construction du système national de la recherche afin de permettre à notre pays de s'inscrire dans le mouvement universel du développement qui s'appuie principalement sur l'économie de la connaissance".

Poursuivant son analyse des actions accomplies en matière de recherche scientifique, le chef de l'Etat a précisé que ce secteur doit veiller à travers ses actions, à décloisonner la recherche universitaire et s'ouvrir sur les entreprises et les institutions sociales, à travers:

premièrement: la concertation avec les sociétés scientifiques en vue d'accompagner les politiques de santé publique, les industriels et les associations professionnelles en vue d'accompagner la mise en place de la relance industrielle,

deuxièmement: le développement et la promotion de la coopération et des échanges avec les secteurs utilisateurs, pour assurer la valorisation et le transfert des techniques, des technologies et des connaissances nouvelles, notamment en direction des entreprises,

troisièmement: favoriser la valorisation des résultats de la recherche par le renforcement des dispositifs de numérisation et la consultation en ligne des thèses mémoire et activités scientifiques,

quatrièmement: renforcer les capacités d'expertise et d'étude en Sciences sociales et Sciences humaines sur les questions d'intérêt majeur et stratégique de la société algérienne.

Abordant, enfin, la question des réformes, le chef de l'Etat a souligné "la nécessité de les approfondir pour permettre à l'université algérienne de relever des défis qu'imposent l'avènement de la société de l'information et l'économie du savoir et de la connaissance".


TERRORISME :  FAUX BARRAGE PRÈS DE TIZI OUZOU

DEUX MILITAIRES TUÉS ET UN BLESSÉ 

Deux militaires ont été tués et un civil a été blessé, samedi aux environs de 14 heurs, dans le faux barrage dressé par un groupe armé islamiste sur la route entre Ouadhia et Takhoukhet, à 35 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Blessé lors de l'attaque, le deuxième militaire a en effet succombé à ses blessures en fin de journée au CHU de Tizi Ouzou où il a été évacué. Le civil blessé dans l'attaque se trouve toujours à l'hôpital : il est le chauffeur des deux militaires dont ignore le grade.


Les trois victimes se trouvaient à bord d'un véhicule de type Renault Clio. Arrivés sur les lieux, ils ont foncé sur le faux barrage dressé par six islamistes armés. Ces derniers, qui agissaient à visage découvert, ont alors ouvert le feu en direction du véhicule, avant de prendre la fuite vers un direction inconnue. Ils auraient emporté avec eux les papiers d'identité des trois victimes.


LAUSANNE:

HOMMAGE À LA VICTIME DE MONTBENON

Une quarantaine de personnes se sont réunies samedi après-midi dans le parc de Montbenon au centre de Lausanne. Elles ont témoigné en silence de leur tristesse et de leur colère après la mort d'un Algérien de 25 ans poignardé par un mineur de 17 ans.

«Une vie pour un regard, c'est cher payé», pouvait-on lire sur la petite banderole déployée sur les lieux de l'agression survenue mardi 1er septembre. Les participants appartenaient en grande majorité à la communauté algérienne, notamment l'organisatrice du rassemblement.

En larmes, Mebarka, qui vit en Suisse depuis 32 ans, explique que la victime, Sofian, était «comme son fils», lui qui a été abandonné par sa mère à l'âge de quatre ans. Elle l'accueillait, il faisait des petits boulots comme peintre.

Insécurité dénoncée

«Je suis fâchée: l'Etat ne fait rien» contre cette violence, déplore cette femme. Elle dit sa colère par rapport à ce qu'est devenue la Suisse en terme de sécurité: «De la merde». Elle demande l'expulsion du mineur qui a tué Sofian.

Younes veut lui aussi plus de sévérité contre les mineurs qui mettent en danger la vie des gens, autrement «c'est la porte ouverte». Le ton est souvent le même auprès d'autres participants à la réunion. Certains parlent d'une peine «exemplaire» nécessaire pour un acte de «sauvagerie».


LE MINISTRE FRANÇAIS DE L'INTÉRIEUR DÉRAPE

"Un (arabe) ça va, c'est quand il y en a beaucoup..." (Vidéo)

Une vidéo a fait l'effet du bombe sur le Web. On y voit Brice Hortefeux détenant des propos interprétés comme racistes. Le ministre de l'Intérieur aurait-il commis un nouveau dérapage?

Le journal français Le Monde a mis en ligne une vidéo sur laquelle on peut voir le ministre de l'Intérieur français Brice Hortefeux "déraper" alors qu'une caméra le filme lors des universités d'été du parti de Nicolas Sarkozy. En présence d'un jeune militant UMP français d'origine arabe, Brice Hortefeux déclare que celui-ci "ne correspond pas du tout au prototype" et ajoute ensuite: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

Réagissant à la polémique sur les ondes de la radio française RTL,  le ministre assure avoir parlé... des "Auvergnats": "Dans ma bouche, il n'y a aucune référence à une origine ethnique. Je faisais référence aux Auvergnats. Je prenais des dizaines de photos avec la délégation auvergnate, un jeune m'arrête et me demande une photo, et le public fait des commentaires sur le fait que l'Auvergne était très présente, et j'ai dit cette phrase. Certains cherchent la polémique à tout prix."

De son côté, le militant UMP "victime" de l'humour du ministre, a déclaré au Monde que ces propos ont été sortis de leur contexte. "Ça a été entièrement sorti du contexte. Mon secrétaire départemental blaguait avec le ministre parce qu'il parle auvergnat et c'est de là que c'est parti. (...) Je suis Arabe mais il m'a tout à fait respecté, ce n'était pas du tout mal placé. Et je ne considère pas que c'est un dérapage."

Hier, on apprenait que le préfet Paul Girot de Langlade avait été "mis à la retraite d'office", après la suspension ordonnée par le même Brice Hortefeux. Le préfet était visé par une enquête judiciaire pour "injures publiques à caractère racial". A la mi-août, il aurait déclaré à l'aéroport parisien d'Orly: "On se croirait en Afrique", "il n'y a que des noirs ici".

Hortefeux réagit à la vidéo: "Pas de référence à une origine ethnique"

1. La polémique
Sur cette vidéo, publiée sur Le Monde.fr, ce jeudi, à 16h33, on voit le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, tenir des propos qualifiés de racistes, en off, lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse dans les Landes.
Aux côtés du chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, Brice Hortefeux lâche, en plaisantant: "Il ne correspond pas du tout au prototype" (...) Puis il ajoute: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Il semble bien parler des "arabes".

2. Les réactions du gouvernement français

Le ministère de l'Intérieur a réagi, ce jeudi, à 17h45, dans un communiqué envoyé au Monde.fr et au Post.fr: "Brice Hortefeux dénonce une vaine et ridicule tentative de polémique". Selon ce communiqué, la phrase controversée fait "référence aux très nombreux clichés qu'il venait de prendre avec la délégation auvergnate." "Pas un seul mot de Brice Hortefeux ne fait référence à une origine ethnique supposée d'un jeune militant", conclut le ministère de l'Intérieur.

"Brice Hortefeux est victime d'une campagne de dénigrement scandaleuse (...) Je veux redire à Brice Hortefeux toute la confiance qui est la mienne" a déclaré François Fillon sur TF1.

Jean-Louis Borloo se dit pas "pas choqué" par le dérapage de son collègue Hortefeux, sur France 2.

"Je connais Brice Hortefeux depuis longtemps, c'est l'inverse d'un raciste (..) C'est un mauvais procès et c'est insultant pour lui", a déclaré Eric Woerth, sur Canal plus.

3. Le militant UMP présent sur la vidéo prend la défense du ministre

Contacté par Le Monde.fr, le militant UMP présent sur cette vidéo considère que le ministre de l'intérieur n'a pas dérapé. Il le défend, déclarant: "Ca a été entièrement sorti du contexte. Mon secrétaire départemental blaguait avec le ministre parce qu'il parle auvergnat et c'est de là que c'est parti."

4. Brice Hortefeux: "C'était une référence amicale"

Le ministre se défend de tout propos racistes et évoque la franche camaraderie qui régnait lors de l'université d'été de l'UMP, à Seignosse dans les Landes.


Mohamed Abdelaziz: la visite d'Antonio Guterres, un "grand geste de solidarité"

Le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Mohamed Abdelaziz, a qualifié la visite du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, dans les camps sahraouis de "grand geste de solidarité durant ce mois sacré de Ramadhan qui aura sans doute un impact positif dans l'allégement des souffrances des réfugiés sahraouis". Recevant M. Guterres, le président sahraoui a affirmé que "la visite de la plus importante organisation chargée des réfugiés dans le monde revêt une grande importance pour les Sahraouis".

12 millions USD du HCR aux réfugiés sahraouis

Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a annoncé jeudi l'octroi par le HCR d'une aide de 12 millions de dollars en faveur des réfugiés sahraouis. Intervenant lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite aux camps de réfugiés sahraouis, M. Guterres a estimé toutefois que "ce montant est très insuffisant par rapport aux énormes besoins des réfugiés sahraouis dont le nombre dépasse les 200.000 personnes, dont 165.000 bénéficient des aides du programme d'alimentation mondial". Le représentant onusien a, en outre, lancé "un appel à la communauté internationale pour apporter un plus grand soutien à ces réfugiés à travers le HCR et les institutions de la Croix et du Croissant-Rouge".


Al-Qaida préfère-t-il le Pakistan et l’Afghanistan à l’Amérique?

A l'occasion du huitième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington, nous publions des contributions sur les raisons pour lesquelles il n'y a plus depuis un autre attentat d'ampleur sur le sol américain.

Impossible de nier qu'al-Qaida veut du mal aux Etats-Unis. Cette association terroriste n'a cessé de le faire savoir, par le verbe et par le geste, et ce depuis bien avant le 11 septembre 2001.

En 2004, Oussama Ben Laden fanfaronnait dans un enregistrement vidéo qu'al-Qaida allait «saigner l'Amérique jusqu'à la ruine», comme lui et ses acolytes djihadistes avaient saigné l'Union soviétique dans les années 1980 en combattant les soldats russes en Afghanistan. En vérité, Ben Laden et les combattants étrangers qu'il dirigeait en Afghanistan ont joué un rôle secondaire dans l'expulsion des Soviétiques d'Afghanistan - le mérite en revient en fait aux moudjahidine du pays (financés par la CIA) - et l'intervention soviétique ratée n'a été que l'un des facteurs qui a précipité la dissolution de l'Union soviétique. Admettons quand même qu'al-Qaida veut beaucoup de mal aux Etats-Unis, et qu'il a réussi à leur infliger de sérieux revers. Est-ce sa seule fin?

Bien sûr que non. Al-Qaida veut saigner et pousser les Etats-Unis à la ruine non parce qu'il convoite le territoire qui s'étend entre le Canada et le Mexique, mais parce qu'il honnit l'influence américaine dans le monde musulman. Est-ce au nom du progrès (laïcité, état de droit, démocratie) ou de l'intérêt personnel (pétrole à bas prix, stabilité géopolitique, développement des marchés pour les biens et les services occidentaux) que cette influence est davantage exercée, le débat reste ouvert. Pour al-Qaida, cela importe peu. «Le progrès» tout comme l'avancement des intérêts américains sont également indésirables, car ils empêchent l'objectif sacré d'al-Qaida de ressusciter le califat de 1000 ans.

Dans l'article précédent («Les fous de dieu ne sont pas des criminels de génie»), Thomas Schelling, Marc Sageman et Max Abrahms exposent que les terroristes élaborent une stratégie très médiocre, voire n'en ont pas du tout. Si c'est le cas, alors la principale raison d'al-Qaida d'attaquer les Etats-Unis est tout simplement qu'ils se trouvent là. Mais si les terroristes sont vraiment des stratèges, alors l'objectif immédiat d'al-Qaida devrait, en toute logique, être de commencer à bâtir ce califat en encourageant la création de régimes djihadistes dans les territoires autrefois conquis par le prophète Mahomet et ses successeurs. En suivant cette logique, la nécessité d'attaquer les Etats-Unis devrait varier en fonction de la fermeté avec laquelle les Etats-Unis contiennent les djihadistes au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique du Nord. Pour le moment, les Etats-Unis n'arrivent pas à contenir du tout ni le Pakistan, ni l'Afghanistan, deux endroits où al-Qaida est implanté de longue date.

Il serait par conséquent logique qu'al-Qaida y concentre ses ressources. Le Pakistan est particulièrement précieux, car il possède des armes nucléaires; Bruce Riedel, un ancien de la Central Intelligence Agency (CIA) et aujourd'hui membre de la Brookings Institution, le qualifie de «pays le plus dangereux du monde actuel.» Deux décisions prises récemment par les autorités pakistanaises ont tout particulièrement suscité l'inquiétude : un accord avec un important djihadiste taliban d'imposer la loi islamiste (la charia) dans la vallée de Swat, à 150 km d'Islamabad, la capitale du Pakistan ; et la libération d'A.Q Khan, le scientifique qui a vendu les secrets nucléaires à la Corée du Nord, à l'Iran et à la Lybie, et qui était jusque-là en résidence surveillée.

En Afghanistan, les talibans en nette augmentation restent étroitement liés avec al-Qaida, et depuis 2005, ils ont adopté sa tactique des attentats-suicides. Al-Qaida et les talibans sont tous impliqués dans l'assassinat, en 2007, de l'ancien Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto, et certaines preuves indiquent qu'ils ont aussi collaboré à une tentative d'assassinat avortée du président afghan Hamid Karzaï en avril 2008.

Les djihadistes évoquent un «ennemi proche» (les régimes apostats au Moyen-Orient et alentour) et un «ennemi lointain» (les Etats-Unis et l'Occident en général). L'homme à qui l'on attribue l'invention de ces expressions, Mohammed Abd al-Salam Faraj, l'a fait principalement pour souligner qu'attaquer l'ennemi proche importait bien davantage, principe qu'il a appliqué en organisant l'assassinat, en 1981, du président égyptien Anouar el-Sadate (le gouvernement égyptien a adhéré au même principe en exécutant Faraj.) En 1993, un groupe égyptien militant appelé Jamaa islamiya, qui entretenait des liens approfondis avec al-Qaida, rompit avec la stratégie de «l'ennemi proche» en commettant un attentat au World Trade Center.

En 1996, al-Qaida lui emboîta le pas et se focalisa formellement sur l'ennemi lointain. Mais à en croire Fawaz A. Gerges, professeur en relations internationales à Sarah Lawrence et auteur de The Far Enemy: Why Jihad Went Global [l'ennemi lointain : pourquoi le djihad s'est mondialisé], d'autres groupes djihadistes du monde n'ont jamais vraiment adhéré à ce changement de priorités. Même le Jamaa islamiya, fin 1999, avait décrété un cessez-le-feu, geste qui indigna son chef spirituel incarcéré, Omar Abdel-Rahman («le cheikh aveugle») et causa la scission du groupe. Avec les attaques du 11-Septembre, Ben Laden espérait rallier les djihadistes en dehors de l'orbite d'al-Qaida afin qu'ils rejoignent la lutte contre l'ennemi lointain. Au lieu de ça, il les a fait fuir. Al-Qaida est aujourd'hui le seul groupe terroriste étranger connu dont l'intérêt déclaré soit d'attaquer les Etats-Unis.

C'est pour cette raison que les discussions - y compris celle-ci -sur l'éventualité d'un nouveau 11-Septembre aux Etats-Unis ont tendance à se concentrer uniquement sur al-Qaida (j'expliquerai dans l'enquête de demain pourquoi la possibilité qu'une association nationale provoque un nouveau 11 septembre est hautement improbable.) Si al-Qaida n'est pas actuellement en train de fomenter une attaque des Etats-Unis, alors il n'y aucune raison de penser qui quiconque soit en train de le faire.

Je place la théorie de l'ennemi proche un cran au-dessus de la théorie des terroristes pas malins dans le spectre des inquiétudes, car même si al-Qaida s'attache en ce moment à étudier ses opportunités à domicile, cela ne l'empêche pas nécessairement de consacrer une partie de ses ressources à l'attaque des Etats-Unis. Les attentats du 11-Septembre ont provoqué l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak par les Etats-Unis, et ces invasions ont monté le monde musulman contre l'Amérique. Au Pakistan, le pourcentage de population ayant une opinion favorable des Etats-Unis (23%) a chuté de plus de la moitié (à 10%) entre 1999 et 2002, selon les chiffres du Pew Global Attitudes Project.

Depuis lors, il est remonté à 19%. Qu'une nouvelle attaque d'al-Qaida sur les Etats-Unis provoque une nouvelle action militaire dans le monde musulman, et l'opinion pakistanaise des Etats-Unis se dégradera à nouveau. Al-Qaida peut considérer que cette probabilité est un outil fort utile dans son combat de «l'ennemi proche.»

En contrepartie, al-Qaida a pu déduire l'endroit où les soldats américains se déverseraient dans ce cas : au Pakistan et en Afghanistan. Voilà qui serait un probable revers dans son combat contre son «ennemi proche».

A suivre : «La théorie du melting-pot», où nous examinerons pourquoi les musulmans américains évitent le terrorisme.

Timothy Noah


Le président Bouteflika préside une réunion consacrée à l'agriculture et au développement rural

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion d'évaluation consacrée au secteur de l'agriculture et du développement rural. L'exposé présenté par le ministre a porté sur les résultats de l'année 2009 et la projection du programme quinquennal 2010-2014. Les actions de recentrage opérées pour le Renouveau agricole se sont articulées autour de:

-  l'identification des objectifs et le lancement des programmes opérationnels d'intensification des filières stratégiques (céréales, viandes, lait, légumes secs, pomme de terre, etc.),


- l'élaboration et le lancement des programmes de renforcement du potentiel productif agricole (semences, plants et géniteurs, économie de l'eau, résorption de la jachère),


- la promotion d'un environnement sécurisant et incitatif et la régulation des produits agricoles,


-  la modernisation de l'administration, de l'encadrement technique et des services de puissance publique.


Pour le Renouveau rural, les actions entreprises ont concerné la préparation et le lancement de programmes qui visent:


-  la préservation, l'extension et la valorisation du patrimoine forestier national (4,7 millions d'hectares),


- la protection des bassins versants (3,5 millions d'hectares),


-  la lutte contre la désertification (20 millions d'ha),


- la conservation des écosystèmes naturels.


Les actions de recentrage ont également concerné les moyens d'intervention du secteur, par leur mise en synergie et/ou réorganisation, à travers notamment le renforcement des moyens nécessaires à la régulation des produits agricoles de large consommation.


La campagne agricole 2008-2009 a été marquée par des résultats positifs, dans la plupart des filières, à la faveur d'une pluviométrie qui, à quelques rares exceptions, a été bonne pour l'ensemble du pays, mais aussi grâce à des mesures d'encadrement et d'incitation.


Le taux de croissance de la production agricole de 2009 reflète le caractère exceptionnel de cette dernière. Cette forte croissance a été tirée principalement par les productions suivantes:


- Les céréales dont la production se situe à près de 60 millions de quintaux contre 17 millions de quintaux en 2008,


- Les olives dont la production a atteint 4,91 millions de quintaux contre 2,5 millions de quintaux en 2008,


* les agrumes dont la production est passée à 8,5 millions de quintaux contre 6,97 millions de quintaux en 2008,


* Les fourrages dont la production est passée de 19,5 millions de quintaux en 2008 à 40 millions de quintaux en 2009.


La plupart des wilayas atteindront, voire dépasseront, pour cette campagne, les objectifs fixés dans leurs contrats de performance 2009-2014. En même temps, des opérations de protection des ressources naturelles, de lutte contre la désertification, de modernisation des villages et des ksours, de diversification des activités économiques en milieu rural et de promotion du patrimoine rural matériel et immatériel, ont été menées.


Les premiers résultats atteints courant 2009 laissent entrevoir une action structurée qui consolidera la mise en synergie des différents efforts en milieu rural, notamment au niveau communal et infra communal, ces opérations iront en s'amplifiant dans le cadre des "Projets de proximité de développement rural intégré" (PPDRI).


Intervenant à l'issue du débat sur ce dossier, le président de la République a souligné la nécessité de "relever le défi de la sécurité alimentaire", rappelant à cet égard "les importantes mesures arrêtées en février dernier au bénéfice de ce secteur, qu'il s'agisse de l'effacement de la dette des agriculteurs et éleveurs" pour plus de 40 milliards DA ou qu'il s'agisse de multiples encouragements à la production agricole et à l'élevage, d'un coût annuel de 200 milliards DA.


"Les bons résultats des moissons de cette années nous encouragent à poursuivre dans cette voie et à apporter tout le soutien public requis notamment aux productions stratégiques telles que les céréales, le lait, et les viandes", a ajouté le président Abdelaziz Bouteflika, notant que "les conditions sont réunis pour engager un développement structurel à même d'asseoir les fondements d'une croissance agricole soutenue et un développement durable du monde rural".


Après avoir invité le gouvernement à "poursuivre et renforcer, dans le cadre d'une politique de Renouveau rural dynamique, les actions de modernisation de l'agriculture et de réserver la même attention à la prise en charge des petites exploitations agricoles et d'élevage, notamment aux niveaux des zones de montagnes, de steppes et des oasis", le président de la République a mis l'accent sur la nécessité d'assurer une utilisation rationnelle et une valorisation des ressources en eau pour l'irrigation des terres agricoles à l'effet de sécuriser un niveau acceptable de production.


Poursuivant l'analyse de l'évaluation du secteur, le président Bouteflika a insisté sur "la nécessaire et totale mobilisation des compétences spécialisées des universités pour mettre leur savoir-faire au service du développement de l'agriculture".


"Compte tenu du constat que le développement ne peut être durable que s'il touche toutes les zones sans exclusion", le président Bouteflika a insisté sur l'intérêt qu'il convient d'accorder à la formation et à l'implication des jeunes dans les économies du développement durable.


"C'est en changeant l'image du monde rural, en développant les techniques et les technologies modernes et en assurant une formation continue que les jeunes s'impliqueront davantage dans le monde rural, participeront à son développement et l'apprécieront comme étant synonyme de progrès, d'avenir et de potentialités à découvrir et à valoriser", a souligné le président Bouteflika, avant d'instruire le gouvernement de mobiliser les collectivités locales pour le succès du programme de renouveau rural.


Le chef de l'Etat a également saisi cette occasion pour charger le gouvernement de consolider un ensemble de mesures destinées à concourir au renouveau agricole à savoir:


En premier lieu , la finalisation du dispositif juridique encadrant l'exploitation des terres du domaine privé de l'Etat, avec la loi sur la concession agricole. "Ce texte devra compléter la loi d'orientation agricole, stabiliser l'exploitation du foncier agricole propriété de l'Etat, et sécuriser l'agriculteur dans le cadre d'une concession claire", a indiqué le président de la République.


En second lieu, le renforcement des espaces de concertation et de coordination avec les agriculteurs et les éleveurs, notamment dans le cadre des chambres régionales et nationale de l'agriculture et les autres partenaires sociaux. "C'est par le biais de tels espaces que le monde rural sera davantage associé à la modernisation de l'agriculture et de l'élevage, ainsi qu'à l'amélioration de la régulation au bénéfice des producteurs et des consommateurs", a ajouté le chef de l'Etat.


En troisième lieu, la dynamisation de la formation dans les filières agricoles, afin de mieux encadrer les travailleurs de la terre et les éleveurs, moderniser leurs techniques agraires et pastorales, économiser l'eau et augmenter les rendements.


"En offrant des opportunités de création de revenus et d'emplois, le programme de renouveau rural vient compléter les importants efforts investis par l'Etat dans les différents segments du développement humain à travers le monde rural, qu'il s'agisse de la santé, de l'éducation, du logement ou de l'accès à l'énergie, autant d'efforts qui vont dans le sens d'une réduction sensible de l'exode rural vers les villes", a conclu le président de la République.


Sahara occidental:

Le Maroc joue la carte de la Chine

Les Chinois deviennent de plus plus présents économiquement sur le continent africain, mais rarement, on a entendu un responsable chinois autorisé, évoquer et exprimer des opinions sur des sujets politiques ou sur des conflits régionaux.

Sur le plan économique, l'Afrique est un réceptacle de produits et de main d'oeuvre chinois. Sur le plan politique, rien de concret dans les relations Afrique-Chine jusqu'à maintenant.

La Chine prépare un forum Chine-Afrique (et non Chine-UA) d'où la visite d'un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères chinois au Maroc. Les déclarations de ce dernier sur la question de la coopération régionale en Afrique du Nord ont conforté Rabat dans son approche.

"Le différend autour de la question du Sahara porte préjudice à l'intégration économique régionale et sa persistance risque de menacer la sécurité et la stabilité en Afrique subsaharienne", a affirmé vendredi à Rabat M. Zhang Ming, directeur général du département d'Afrique au ministère des Affaires étrangères chinois.

M. Zhang Ming s'exprimait lors d'un entretien avec la Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Latifa Akharbach, dans le cadre des préparatifs du 4ème Forum de coopération sino-africaine qui se déroulera, les 8 et 9 novembre prochains à Charm El Cheikh, indique samedi un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération.

"Le Maroc et la Chine adhèrent aux mêmes principes de respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale des pays," a indiqué le responsable chinois qui conduit une délégation au Maroc.

La Chine est disposée en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, à "jouer un rôle positif, aux côtés de la communauté internationale, pour parvenir à une solution politique juste et durable à ce conflit", soulignant que "les différentes parties prenantes devraient faire prévaloir l'esprit de consensus et de réalisme".


Moines de Tibéhirine : Pasqua règle ses comptes avec Juppé

Dans une interview accordée au mois de juillet dernier au site Omega TV, l'ex-ministre de l'Intérieur accuse le Premier ministre de l'époque d'avoir fait échouer une tentative de libération des sept religieux assassinés en 1996 par des islamistes algériens. Un juge d'instruction vient de demander la levée du secret défense dans ce dossier.
Alors qu’un juge d’instruction vient de demander la levée du secret-défense dans le dossier de l’assassinat des sept moines de Tibéhirine en 1996 en Algérie, voici la vidéo d’une interview accordée au mois de juillet 2009 par Charles Pasqua au site Omega TV dans laquelle l’ex-ministre de l’Intérieur donne sa version de l’affaire.
Les sept moines français avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère situé près de Médéa, à 100 km d'Alger. Leurs cadavres avaient été retrouvés au moi de mai. Les familles se battent depuis afin que la lumière soit faite sur les circonstances exactes de leur mort et sur le rôle qu’a joué le gouvernement français dans cette affaire.

Voir la Vidéo ..... ICI



Le rôle de Jean-Charles Marchiani


Or, selon Charles Pasqua, le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, est directement intervenu pour faire échouer une tentative de libération. L’ex-ministre de l’Intérieur, qui à l’époque n’était plus au gouvernement, explique au site Omega TV avoir été contacté par le préfet du Var, et ancien des services secrets, Jean-Charles Marchiani. Celui-ci aurait affirmé disposer des contacts nécessaires pour entamer des négociations avec les islamistes et que ceux-ci étaient prêts à discuter d’une éventuelle libération des moines.
Charles Pasqua aurait ensuite contacté le président de la République qui lui aurait donné, officieusement, son feu vert à l’ouverture des négociations. Mais, alors que "les choses semblaient de développer normalement", raconte Charles Pasqua, Alain Juppé aurait été "énervé d’apprendre que Marchiani était en Algérie" et aurait demandé au préfet du Var de stopper ses démarches.
Charles Pasqua estime que, à ce moment, "les preneurs d’otages ont considéré qu’ils avait été menés en bateau (…) par le gouvernement français" mais ne se prononce pas sur le fait de savoir si c’est cet incident qui a provoqué l’exécution de sept moines. Jeudi, le juge d'instruction chargé de l'enquête a officiellement demandé la levée du secret défense sur ce dossier.

Source : Nouvel Observateur


Abdelaziz Belkhadem préside les festivités célébrant la Journée nationale du Moudjahid

Le ministre d'Etat, représentant personnel du président de la République, M. Abdelaziz Belkhadem, a présidé jeudi à Alger les festivités commémorant la célébration de la Journée nationale du Moudjahid (20 août 1955-1956). M. Belkhadem a lu, à cette occasion, une allocution du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a affirmé que " cette journée est véritablement la consécration de la volonté d'un peuple qui s'est insurgé contre l'injustice". La cérémonie s'est déroulée notamment en présence du ministre des moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbas et du secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine, M. Said Abadou.


Le président Bouteflika adresse un message de félicitations au roi du Maroc

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations au souverain marocain, le roi Mohammed VI, à l'occasion de son anniversaire et celui de la révolution du roi et du peuple. "Il m'est agréable, au moment où le peuple marocain frère célèbre votre anniversaire et celui de la révolution du roi et du peuple, d'adresser à votre Majesté, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations et mes v£ux les meilleurs, priant Dieu Tout-Puissant de vous accorder, ainsi qu'aux membres de la famille royale, santé et bien-être et au peuple marocain frère davantage de progrès et de prospérité sous votre direction éclairée", a souligné le président de la République dans son message. "Nous sommes d'autant plus heureux que cet anniversaire coïncide avec une date mémorable pour le peuple algérien, date à laquelle les deux peuples frères ont démontré leur unité et solidarité sincères dans leur lutte héroïque commune contre la colonisation et donné un exemple éloquent des sacrifices consentis pour la liberté et l'indépendance", a noté le président Bouteflika. "Je prie Dieu Tout-Puissant de vous accorder santé et bien-être et de guider vos pas au profit de votre peuple, vous priant de bien vouloir agréer l'expression de ma profonde considération et de mon estime", a conclu le président de la République. 


Un rapport publié par le PNUD sur la « sécurité humaine »

L'Algérie mauvais élève..

Élaboré par des chercheurs indépendants, le document publié par le Pnud insiste sur la « sécurité humaine ».

Deux Arabes sur cinq vivent dans la pauvreté et un sur dix souffre de malnutrition… Dans une région où le revenu annuel par habitant varie de 1 000 dollars en Mauritanie à plus de 80 000 au Qatar, les inégalités sont criantes. C’est un des thèmes abordés dans le nouveau rapport sur le développement arabe publié le 21 juillet, à Beyrouth, par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud)*.


Cinquième du genre – la première parution remonte à juillet 2002 –, ce document édité sous l’égide du Pnud ne reflète ni la position de ce dernier, ni celle de l’ONU, institution tenue par une obligation de réserve. Élaboré par des chercheurs indépendants – la plupart d’origine arabe –, bénéficiant de la contribution d’une centaine d’intellectuels et d’experts, il s’appuie sur les témoignages de représentants de la société civile et sur des sondages d’opinion. Son contenu dérange parce qu’il ne caresse pas les régimes en place dans le sens du poil. D’où l’irrégularité de ses parutions par manque de moyens. Le précédent rapport (2005) était sorti en décembre 2006. Il a fallu trois ans pour préparer l’édition 2009. Sa publication n’en est que plus courageuse.


« Dans les pays arabes, un manque généralisé de sécurité humaine s’oppose au développement », constate l’ancienne journaliste yéménite Amat Al Alim Alsoswa, directrice du Bureau régional du Pnud. « On tend à concevoir la sécurité en termes militaires ou étatiques. Mais la sécurité des personnes est menacée non seulement par les conflits et les troubles civils, mais également par la dégradation de l’environnement, la discrimination, le chômage, la pauvreté et la faim. La seule façon de permettre aux populations des États arabes de réaliser des progrès en matière de développement humain consiste à attaquer ces facteurs d’insécurité à leur source », affirme-t-elle.


Les auteurs du rapport redéfinissent donc la notion de sécurité humaine, qui n’est pas uniquement une question de survie immédiate, mais dépend aussi de la satisfaction de besoins fondamentaux, tels que l’accès à l’eau, et de facteurs déterminant la qualité de la vie, y compris les libertés politiques et religieuses, les droits de l’homme, les relations hommes-femmes, le respect de la loi… Les citoyens ordinaires sont souvent victimes des abus du pouvoir politique, mais aussi des institutions sociales, judiciaires et économiques censées les défendre ou les protéger. Ils font également les frais de la concurrence entre clans pour accéder au pouvoir et aux ressources économiques. 


* Défis en matière de sécurité humaine dans les pays arabes, Pnud, 288 pages,. Version en anglais et en arabe gratuite sur le site www.arab-hdr.org


L'UGTA exprime son appui "total" aux dernières mesures prises par les pouvoirs publics dans la LFC


L'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) a affirmé mardi à Alger son appui "total" aux dernières mesures économiques et financières contenues dans la Loi de finances complémentaire. "L'UGTA, soucieuse de ses responsabilités dans la défense des intérêts des travailleurs, d'une part, et du développement durable des l'Algérie, d'autre part, apporte son appui total aux dernières mesures de nature économique et financière, prises par les pouvoirs publics et contenues dans la Loi de finances complémentaire", souligne une déclaration de l'organisation syndicale.


M. Bensalah exprime les félicitations du président Bouteflika au président équatorien

Le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah, a exprimé à Quito, les félicitations du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, au président équatorien, M. Rafael Corréa Delgado, à l'occasion de son investiture. "M. Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la Nation, qui se trouve à Quito, en qualité de représentant personnel du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la cérémonie d'investiture du président Rafael Corréa Delgado, a rencontré le président équatorien, auquel, il a exprimé de vive voix, les félicitations du président de la République et ses v£ux de succès pour son second mandat", indique mardi un communiqué du Conseil de la Nation. M. Bensalah a, également, rencontré plusieurs chefs d'Etat et de délégations présents à Quito pour l'évènement.  


Sahara occidental : l'ambassadeur sahraoui à Alger

L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Brahim Ghali, a souhaité hier, dimanche, que la rencontre informelle prévue le 9 août prochain à Vienne, amènera le Maroc à coopérer avec la communauté internationale pour aller de l'avant vers une solution juste et durable à la question du Sahara occidental.

Dans une déclaration à l'APS, l'ambassadeur sahraoui a souhaité que l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, «puisse trouver les moyens à même de rendre fructueuses ces rencontres entre le Maroc et le Polisario et surmonter les entraves systématiques du Maroc en vue de mieux préparer le prochain round des négociations», a-t-il signifié.

«Il est temps que l’Organisa- tion des Nations unies (ONU) assume ses responsabilités vis-à-vis de la question sahraouie d'autant plus qu'il s'agit d'une question de décolonisation», a-t-il souligné. Evoquant les entraves marocaines, M. Ghali a rappelé que «tous les efforts déployés par l'ONU depuis l'entrée en vigueur du plan de règlement en septembre 1991, étaient vains, à cause des entraves marocaines qui persistent jusqu'à présent». Celui-ci a fait observer que «ces entraves sapaient à chaque fois les efforts à même d'aller de l'avant lors des précédents rounds de négociations.

«Nous souhaitons que M. Ross puisse amener le Maroc à coopérer aussi bien avec lui-même qu'avec le Front Polisario pour aller de l'avant vers une solution juste et durable sur cette question», a-t-il poursuivi.

Cela passe, a-t-il soutenu, par le respect des résolutions des Nations unies qui invitent les deux parties en conflit à entreprendre des négociations sans conditions préalables et de bonne foi. Par ailleurs, il a appelé la communauté internationale «à exercer des pressions sur le gouvernement marocain afin de l'amener à respecter la légalité internationale et les décisions des Nations unies». Et d'ajouter que les Sahraouis «se sont habitués aux entraves marocaines», estimant que le récent discours du roi du Maroc, Mohamed VI à l'occasion de la fête du Trône «ne laisse entendre aucune disposition à coopérer avec l'envoyé personnel du SG de l'ONU voire une entrave claire et flagrante aux efforts de l'organisation onusienne».

En définitive, M. Ghali a rappelé que la principale revendication du peuple sahraoui était l'application des résolutions du Conseil de sécurité portant notamment sur la nécessité de trouver les meilleurs moyens à même de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et de décider librement de son avenir à travers un référendum libre, juste et transparent.


Constantine, capitale de l'astronomie arabe

La troisième rencontre arabe d'astronomie et des sciences de l'espace a regroupé 10 pays arabes dimanche, à la maison de la culture Malek Haddad de Constantine. Initiée par l'association Constantinoise Sirius d'astronomie, cette manifestation scientifique qui s'étalera sur cinq jours, s'inscrit dans le cade de la semaine mondiale de l'espace 2009, tenue sous l'égide de l'Union arabe des sciences de l'espace, représentée par son secrétaire général M. Khalil Konsol (Jordanie). Dans son allocution d'inauguration du congrès, ce responsable a mis l'accent sur l'importance de la vulgarisation de la notion d'astrologie et de la nécessité de favoriser la création d'associations regroupant les amateurs de "l'ouverture sur le grand univers", rappelant également l'importance d'oeuvrer pour la création d'un Office arabe de recherches spatiales. Cette 1ère rencontre astronomique arabe en Algérie constitue, selon les organisateurs, une opportunité pour découvrir l'exposition internationale d'astrophotographie, intitulée "The world at night" (Le monde la nuit), retenue comme un des 10 projets phares de l'année 2009.


Arrestation de sept candidats à l'émigration clandestine à Annaba


Une tentative d'émigration clandestine impliquant sept jeunes dont un mineur a été déjouée dans les premières heures de la matinée de dimanche, a indiqué à Annaba le chef de la station maritime des gardes côtes. Selon M. Zaidi Abdelaziz, les sept individus repêchés, vers 03H00 du matin, ont été forcés à quitter l'embarcation qui les transportait sous la menace d'armes blanches des passeurs quand cette dernière a été repérée par les gardes côtes, à 5 miles au nord de Ras Elhamra (Annaba).

M. Zaidi a également souligné que l'interrogatoire des détenus a révélé que "le reste du groupe, candidat à l'émigration clandestine, a également regagné la rive", ajoutant que ce groupe constitué de 14 à 18 personnes a pris le large samedi à minuit à partir de la plage de Jouanou de la cité Seybouse à Annaba.


Les détenus devant être présentés devant le parquet de Annaba, dont deux jeunes oranais, sont âgés entre 17 et 26 ans, a indiqué la même source.

Depuis le début du mois de juin, 177 personnes candidats à l'émigration clandestine ont été arrêtés au large des côtes de Annaba.

La LNEA déterminée à contribuer à faire face à la violence en milieu universitaire


La Ligue nationale des étudiants algériens (LNEA) a affirmé dimanche sa détermination à contribuer à faire face au phénomène de la violence en milieu universitaire. "Le phénomène de la violence compte parmi les questions importantantes qu'on ne peut ignorer ou occulter et partant, la Ligue nationale des étudiants algériens réitère son souci de contribuer à la lutte contre la violence en milieu universitaire ou au sein de la société", indique un communiqué de la ligue au terme de sa 12e édition de l'université d'été à Oran. Par ailleurs, les participants à la rencontre ont appelé à accélérer "l'élaboration de la charte universitaire avant la prochaine rentrée universitaire". Ils ont estimé que le système "Licence-Master-Doctorat" (LMD) "reste en deçà des objectifs escomptés", appelant à la réunion des moyens matériels et humains pour en assurer le succès". Les participants ont appelé enfin, à "soutenir les étudiants" en matière d'£uvres sociales qui demeurent, selon eux, "à la base des revendications du processus de réforme".  

Vacances et conflit compagnies aériennes

Faire payer les voyageurs ? Quelle idée!

Conflit entre l'aviation civile algérienne et française
Vols supplémentaires d’Aigle Azur : l’Algérie pose de nouvelles conditions


Le refus d’accorder des vols supplémentaires des deux côtés, aussi bien algérien que français, a perturbé le programme estival des transporteurs.

Deux à trois jours à faire le pied de grue à l’aéroport parisien d’Orly dans l’espoir de décrocher une place pour rentrer au pays. Voilà des images comme on n’a pas vues depuis longtemps. Il ne s’agit pas là de retard dans les horaires de départ ou d’arrivée des vols et des longues heures d’attente qui en découlent, ni même de la cherté des titres de transport et de toutes les tracasseries habituelles, mais carrément de l’indisponibilité des places pour rejoindre le pays.
Ils sont, d’ailleurs, de plus en plus nombreux à vouloir se rendre au bled pour les vacances, les visites familiales, les mariages, les circoncisions, ou même profiter du soleil. Et chaque année, les autorités algériennes se disent prêtes à accueillir ces estivants particuliers, ces enfants du pays que personne n’hésite à “draguer”, notamment en période électorale.
On a même fait très fort, cette année, en accordant des réductions substantielles pour certaines catégories de voyageurs, ce qui laissait présager une augmentation du trafic. Un comportement contradictoire de part et d’autre dont on n’explique pas les pourtours puisque l’on assiste aujourd’hui à une situation kafkaïenne dont la seule victime reste le passager. À ne pas s’aventurer non plus à rater son vol sous peine de se voir coincé sans aucune possibilité de retour en temps voulu. Certaines situations font, pourtant, que certains voyageurs se retrouvent malgré eux confrontés à des imprévus. Pas plus tard que la semaine dernière, un accident a engendré le blocage de la circulation du chemin menant à l’aéroport d’Orly, ce qui a inévitablement amené certains voyageurs à rater leur vol. Et le cauchemar a commencé pour ces gens qui n’ont eu aucune solution de rechange sinon de prendre leur mal en patience au risque de rater des rendez-vous professionnels importants, date de reprise de travail, date d’arrivée dans des complexes touristiques, etc. Les compagnies affichent complet la plupart du temps comme recueilli auprès des différentes directions. Ce n’est point surprenant à plus forte raison que les aviations civiles des deux pays refusent d’accorder les autorisations nécessaires pour les vols supplémentaires. Certes, le refus n’est pas direct puisque ces entités se réfugient derrière l’excuse “à l’étude”, qui sied aux circonstances pour éviter la confrontation. Or, l’urgence requiert une plus grande souplesse et devrait faire fi de toute autre considération pour répondre à la forte demande ponctuelle en termes de sièges. Ce n’est pas le cas, et chacun y va de sa propre argumentation. La réglementation qui régit l’activité aérienne est pourtant claire. Elle stipule le système de quotas pour assurer l’équilibre entre la compagnie nationale et les compagnies étrangères qui desservent la même destination. Mais il se trouve que l’accord aérien entre l’Algérie et la France prévoit aussi, de manière systématique, les vols supplémentaires durant la période allant du 15 juin au 15 septembre avec bien entendu une demande au préalable.  L’Algérie a donc ouvert le bal des “susceptibilités” en refusant d’accorder des vols supplémentaires à Aigle Azur même si, par la suite, de gré ou de force, elle a dû réviser très vite son attitude et revenir à de meilleurs sentiments car la seule et unique victime reste le passager. Trop tard, une bataille sourde est ainsi enclenchée car Air Algérie subit à son tour le même traitement et voit ainsi sa demande de rajout de vols demeurer “à l’étude”, comme le rapportent des sources proches de la compagnie nationale qui ont fait état de la demande d’une dizaine de vols pour assurer le retour des vacanciers. Air France, pour sa part, a introduit également une demande auprès de l’aviation civile algérienne, il y a de cela une quinzaine de jours, pour un avion-cargo qui reste sans réponse. Les responsables d’Air France en Algérie ont toutefois insisté sur l’excellence des rapports qui les lient à l’aviation civile algérienne et estiment que c’est là le délai normal pour le traitement d’un dossier, et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Pour ce qui est des vols supplémentaires, la compagnie française avait introduit une quatrième fréquence au mois de mars qu’elle a décidé de maintenir jusqu’au 29 octobre. “Il faut anticiper sur la demande”, soutient-on du côté d’Air France. Reste à savoir à quel point les compagnies aériennes doivent être prévenantes et anticiper sur la demande notamment dans un secteur en proie à de grandes turbulences en ces temps de crise financière.
À noter qu’Air France assure quatre fréquences quotidiennes au départ d’Alger vers la capitale française, mais n’opère pas sur Orly et consacre un vol quotidien vers Marseille. Air Algérie, pour sa part, assure également quatre vols sur Paris, un vol sur Marseille et un autre sur Lyon. Aigle Azur, quant à elle, assure quatre vols quotidiens sur Paris et une fréquence sur Marseille. L’équilibre existe bel et bien donc en termes de fréquence, mais la différence réside dans la capacité en sièges qui, elle, reste déterminante… 


Tibehirine : Le verbatim des déclarations qui accusent les militaires algériens


Facsimile du procès verbal de l'audition du Général François Buchwalter

Le document que nous versons aujourd'hui au débat ne manquera pas de ranimer les passions. Depuis maintenant treize ans, les thèses les plus contradictoires circulent sur les circonstances de la  mort des moines de Tibéhirine. En 2004, la justice française a ouvert une enquête.

La version officielle algérienne attribue la tragédie au Groupe Islamique Armé (GIA), alors principale organisation djihadiste. Le GIA contrôlait de nombreux maquis autour du monastère isolé Notre Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, où les moines avaient été kidnappés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

Mais d'autres voix dénoncent une manipulation du pouvoir algérien. Elles s'appuient sur le témoignage d' un ancien sous-officier des services algériens de sécurité, réfugié aux Pays-Bas.

L'adjudant Abdelkader Tigha, alors en poste au Centre territorial de recherche et d'investigation (CTRI) à Blida, à mi-chemin entre Tibéhirine et Alger, affirme qu'après leur enlèvement les moines avaient été conduits dans cette caserne où ils ont passé toute la journée.

Transférés vers le maquis pour éviter que la manipulation ne soit éventée, ils ont été selon lui "arrachés" à leurs ravisseurs par un autre groupe qui n'était pas contrôlé par les services. Le sous-officier dit ne pas avoir d'informations sur la mort des religieux.

Depuis quelques jours, une troisième version circule : les moines auraient bien été enlevés par des islamistes, mais leur mort serait le résultat d'une "bavure" de l'armée algérienne. C'est ce qu'a expliqué, le 25 juin, l'ancien attaché militaire français à Alger, le général François Buchwalter, devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête depuis 2004, Marc Trévidic.

D'après l'officier français, les moines, se trouvant dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes, ont été tués dans un raid d'hélicoptères militaires. Ils auraient été ensuite décapités afin de dissimuler les corps, criblés d'impacts suceptibles de révéler l'implication des militaires algériens.

C'est le verbatim de ces déclarations que nous livrons ici.

Le premier ministre algérien conteste formellement cette version des faits et dénonce une "provocation" de la France.

De son côté, un ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Layada, a affirmé jeudi que les moines de Tibéhirine avaient bien été exécutés par son mouvement.

 

QUESTION : Pouvez-vous nous indiquer les principales étapes de votre carrière ?

REPONSE : Je suis entré à Saint-Cyr en 1965 et j’ai fait une dizaine d’années dans les armes. Puis, pendant sept ans, de 1976 à 1983, j’ai travaillé au SDECE puis à la DGSE. J’ai ensuite rejoint l’état-major des armées avant de prendre un poste d’attaché de défense en Turquie de 1988 à 1991. J’ai ensuite été affecté au Sahara Occidental pour le compte de l’ONU. J’ai ensuite été nommé à Alger à l’été 1995 et jusqu’en septembre 1998 en qualité d’attaché de défense. En septembre 1998, je me suis retrouvé au cabinet du ministre de l’Outre-Mer. J’étais le chef de cabinet militaire de Jean-Jacques QUEYRANNE jusqu’en octobre 2000. Comme je suis à la 2ème Section, je fais encore des conférences et j’ai également été nommé en 2001 en qualité de juge assesseur à la CNDA qui est une cour administrative d’appel spécialisée dans les demandes d’asile.

 … / …

QUESTION : Quand et comment avez-vous appris qu'il n'y avait que les têtes dans les cercueils ?

REPONSE: Je pense que l'on en arrive à la raison de ma demande d'audition. C'est difficile pour moi car c'est une chose dont on m'a demandé de ne pas parler. J'en avais parlé au père VEILLEUX, à Monseigneur TEISSIER et à l'ambassadeur. Pour que vous compreniez, j'ai eu des liens d'amitié avec divers officiers algériens qui avaient fait leur formation à Saint-Cyr et c'est ainsi que j'ai connu une personne dont je préfère ne pas vous dire le nom car il est possible que son frère soit encore en Algérie. Cette personne avait donc fait une carrière d'officier et puis il était devenu chef d'entreprise en Algérie. Il exploitait une maison de cars et je le voyais souvent. C'était un ami. Quelques jours après les obsèques des moines, il m'a fait part d'une confidence de son frère. Son frère commandait l'une des deux escadrilles d'hélicoptères affectées à la 1ère région militaire dont le siège était à Blida. Son frère pilotait l'un des deux hélicoptères lors d'une mission dans l'Atlas blidéen entre Blida et Medea . C'était donc une zone vidée et les hélicoptères ont vu un bivouac. Comme cette zone était vidée ça ne pouvait être qu'un groupe armé. Ils ont donc tiré sur le bivouac. Ils se sont ensuite posés, ce qui était assez courageux car il y aurait pu y avoir des survivants .Ils ont pris des risques. Une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles. Ils ont prévenu par radio le CTRI de Blida.

QUESTION : Avez-vous eu d'autres détails de la part de votre ami sur ce que lui a dit son frère ?

REPONSE : Je ne vois pas d'autre détail. En revanche, pour répondre à votre question sur la façon dont j'ai appris que nous n'avions que les têtes des moines, je précise que j'ai rencontré après les obsèques, le médecin du renfort de gendarmerie attaché à l'ambassade de France dont j'ai oublié le nom. Il avait beaucoup de mal à me parler l'ambassadeur lui avait fait promettre le silence. Je lui ai demandé s'il avait vu les corps puisque mon ami m'avait dit qu'ils étaient criblés de balles, et c'est là qu'il m'a dit qu'il n'y avait pas les têtes.

QUESTION : Que vous a-t-il dit sur les têtes ?

REPONSE : Il m'a dit que les têtes avaient séjourné longtemps dans la terre, que c'était épouvantable. Il ne m'a pas parlé d'impacts de balles dans les têtes.

QUESTION : Le père VEILLEUX vous a-t-il dit qu'il avait insisté pour faire ouvrir les cercueils et que lui-même avait vu qu'il n'y avait que les têtes ?

REPONSE : Je ne m'en souviens pas. Je me souviens qu'il ne comprenait pas l'attitude de Monseigneur TEISSIER. Monseigneur TEISSIER adoptait totalement la thèse officielle.




Affaire des Moines de Tibéhirine :

Le dossier à nouveau sous les feux des projecteurs de la presse française


Un bon moment et au lendemain de la Fête de l'indépendance pour relancer la controverse ? Toujours est-il que l'affaire Tibhirine rebondit : deux médias français, Le Figaro et le site d'information Mediapart, citant un général français, ont révélé dimanche que les moines français de Tibhirine, tués en 1996 en Algérie, auraient été victimes d'une « bavure » de l'armée algérienne.

Les deux quotidiens rapportent les propos d'un général français, François Buchwalter, qui a finalement décidé de briser le silence, 13 ans après les faits.

Un témoignage inédit, recueilli par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic le 25 juin dernier, vient de relancer ce dossier. Dans sa déposition, que Le Figaro a pu consulter, le général français, aujourd'hui à la retraite, révèle sous serment au magistrat que ces «assassinats» seraient, en fait, le résultat d'une terrible bavure. Cet officier de l'armée de terre, attaché de défense à Alger au moment du drame, avait alerté sa hiérarchie, mais on lui avait intimé de garder le silence pour ne pas nuire aux relations entre la France et l'Algérie. Au bout de treize ans, l'homme a décidé de briser le secret. Un secret-défense. «C'est difficile pour moi car c'est une chose dont on m'a demandé de ne pas parler», précise-t-il au cours de sa confession. 

Qui est le général Buchwalter ?

Ce haut gradé de l'armée française était à l'époque attaché de défense à l'ambassade de France à Alger. Âgé de 65 ans, formé à Saint-Cyr, il est un pur produit de l'armée française. Son CV est éloquent : employé au sein des services secrets au Sdece, l'ancêtre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), puis à la DGSE avant d'être nommé attaché de défense en Turquie, au Sahara, puis en Algérie entre 1995 et 1998. C'est à ce poste que le général Buchwalter raconte avoir recueilli les confidences d'un ancien officier de l'armée algérienne, dont le frère était chef d'une escadrille d'hélicoptères affectée à la Ire  région militaire en Algérie. Pour des raisons de sécurité, il a refusé de révéler son nom à la justice.

Selon Buchwalter, ce «monsieur X» lui a raconté peu de temps après les obsèques des moines qu'en mai 1996 son frère patrouillait en hélicoptère entre Blida et Médéa dans le cadre d'opérations anti-islamistes. Au cours d'une de ces missions dans cette zone désertée par la population, ils ont aperçu un bivouac qui ressemblait à un groupe djihadiste armé. «Ils ont donc tiré sur le bivouac. Ils se sont ensuite posés (…). Une fois posés, ils ont découvert qu'ils avaient tiré notamment sur les moines, a expliqué Buchwalter au juge. Les corps des moines étaient criblés de balles.» Les militaires ont immédiatement prévenu leur PC de commandement à Blida.

Sérieux démenti à la version officielle

 

La version officielle de l'armée algérienne est très différente. Selon elle, les corps des religieux trappistes qui avaient été enlevés quelques semaines plus tôt par le Groupe islamique armé (GIA), des terroristes algériens, ont été découverts dans un champ près de Médéa. En fait de corps, ce sont des têtes qui ont été rendues aux familles. Le père Armand Veilleux, procureur général de l'Ordre cistercien trappiste, aujourd'hui partie civile dans le dossier, avait exigé de voir les dépouilles afin de les identifier. Il a alors rencontré de nombreuses résistances et a dû insister auprès de l'ambassadeur de France pour obtenir gain de cause. Ce dernier lui a expliqué, sous le sceau du secret, que seules les têtes avaient été retrouvées : «Il voulait que je lui promette de ne rien dire, en arguant du fait que ce serait un déshonneur pour l'Algérie.» À l'hôpital, le père Veilleux a fait ouvrir les cercueils pour identifier les religieux. Il a constaté qu'il n'y avait que les têtes, « omme momifiées», dont l'une «n'avait pas de menton». Les corps des moines auraient-ils été mutilés pour maquiller la bavure ? Les autorités françaises ont-elles couvert les militaires algériens ? Pour Me Patrick Baudoin, avocat de la partie civile, ce témoignage apporte en tout cas un sérieux démenti à la version officielle : «Nous allons demander à la France la levée du secret-défense sur les rapports de son attaché militaire et, à l'Algérie, la restitution des corps des moines. Ces propos démontrent que la raison d'État a prévalu dans ce dossier.».

Le général Buchwalter dit avoir été informée de cette bavure par un ancien officier algérien, qu'il n'a pas voulu nommer et dont le frère était, selon lui, chef d'une escadrille d'hélicoptères affectée à la 1re région militaire en Algérie.

Le général Buchwalter aurait rendu compte de la situation, par écrit, au ministère français de la Défense, à l'état-major des armées et à l'ambassadeur de France alors en poste à Alger, Michel Levêque. Il constate toutefois qu'« il n'y a pas eu de suites, ils ont observé le black-out demandé par l'ambassadeur ».

L'Algérie a toujours soutenu que les moines de Tibhirine avaient été enlevés puis tués par des terroristes du Groupe islamique armé (GIA).

Pour Me Patrick Baudouin, avocat des parties civiles cité par Mediapart, ces déclarations sont « extrêmement crédibles » et « illustrent les mensonges des autorités algériennes, mais aussi le silence complice de l'État français ».


Un général français attribue le massacre des moines de Tibéhirine à une bavure de l'armée algérienne

Un général français entendu par la justice a affirmé que le massacre des moines de Tibéhirine en 1996 était une « bavure » de l'armée algérienne, a indiqué lundi une source proche du dossier confirmant une information du Figaro, Mediapart et l'Express.

Attaché militaire de l'ambassade de France à Alger à l'époque des faits, le général François Buchwalter, aujourd'hui à la retraite, avait recueilli les confidences d'un ancien militaire algérien, dont le frère avait participé à l'attaque, a-t-on précisé de même source.

"Les hélicoptères de l'armée algérienne ont survolé le bivouac d'un groupe armé et ont tiré, s'apercevant ensuite qu'ils avaient non seulement touché des membres du groupe armé mais des moines", a expliqué cette source, rapportant les propos du général Buchwalter entendu le 25 juin par le juge antiterroriste Marc Trevidic.
 
Le général Buchwalter "a appris les faits quelques jours après les obsèques" des moines et "a écrit des rapports au chef d'état-major des armées français et à l'ambassadeur qui sont restés sans suite", a-t-on précisé de même source.

Selon la version des faits retenue jusqu'alors, les moines qui partageaient leur potager avec les habitants de la région et refusaient de partir en dépit de l'insécurité croissante - onze religieux tués entre 1994 et 1995 - avaient été enlevés par une vingtaine d'hommes armés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996. Quelques semaines plus tard, les têtes des sept moines avaient été retrouvées, après que le Groupe islamique armé (GIA) eut revendiqué les séquestrations.


Moines de Tibéhirine : la partie civile dénonce des « dissimulations » d'Alger et Paris

Le témoignage d'un ancien général français mettant en cause les autorités algériennes dans la mort des sept moines de Tibéhirine en 1996 est une « preuve qu'il y a eu dissimulation » de la part d'Alger et de Paris, a affirmé lundi l'avocat des parties civiles, Me Patrick Baudouin. "C'est la preuve qu'il y a eu dissimulation de la part des autorités algériennes et certainement de la part des autorités françaises", a déclaré à l'AFP Me Baudouin.

L'enlèvement et la mort des sept moines, dont on n'a retrouvé que les têtes, a longtemps été attribué au Groupe islamique armé (GIA) qui avait revendiqué les séquestrations. Mais le 25 juin le général en retraite François Buchwalter, ancien attaché militaire à l'ambassade de France à Alger, a déclaré à un juge antiterroriste que les moines avaient été victimes d'une "bavure" de l'armée algérienne. Il a ajouté en avoir informé peu après l'ambassadeur de France et sa hiérarchie, selon une source proche du dossier, confirmant des informations du Figaro, Mediapart et L'Express.

Pour Me Baudouin, ce témoignage est "crédible" et "constitue une avancée très significative dans ce dossier". "C'est la confirmation de ce que nous disons depuis l'origine, que c'est l'omerta qui a prévalu au nom de la raison d'Etat", a-t-il estimé.

L'avocat a indiqué à l'AFP qu'il s'apprêtait à demander la levée du secret-défense "pour obtenir les rapports envoyés (par François Buchwalter, ndlr) au chef d'état-major des armées et à l'ambassadeur". Il compte également demander les auditions d'Hervé de Charette, à l'époque ministre des Affaires étrangères, celle d'agents des services de renseignement français ainsi qu'une nouvelle audition de Michel Lévêque, ambassadeur à Alger au moment des faits.



Le général Buchwalter met en cause Alger dans l'assassinat de Mgr Claverie

 
L'ex-général François Buchwalter, dont le témoignage vient de relancer l'enquête sur la mort des moines français de Tibéhirine au printemps 1996, s'est aussi interrogé, devant le juge Trevidic, sur le rôle des autorités algériennes dans l'attentat contre Mgr Claverie, quelques mois plus tard.
L'ex-général François Buchwalter, dont le témoignage devant le juge antiterroriste Marc Tredivic vient de relancer l'enquête sur l'enlèvement et la mort des moines de Tibéhirine (Algérie) au printemps 1996, a évoqué une autre affaire lors de son audition du 25 juin dernier: la mort dans un attentat, le 1er août 1996, de l'évêque d'Oran, Mgr Pierre Claverie.

Le général Buchwalter, qui était à cette époque attaché de défense à l'ambassade de France à Alger, connaissait bien Pierre Claverie. Il était même avec lui trois heures avant sa mort. Selon lui, Mgr Claverie était convaincu de "l'implication du pouvoir algérien" dans l'enlèvement des sept religieux. Des accusations souvent avancées - en particulier par d'ex-membres des services de renseignement locaux - mais qui n'ont jamais été prouvées, la thèse officielle restant celle d'une opération menée de bout en bout par des islamistes du GIA.

Interrogé par le juge sur le destin tragique de Pierre Claverie, François Buchwalter a laissé entendre, à mots à peine couverts, que les autorités algériennes de l'époque auraient une part de responsabilité dans sa mort. A ses yeux, il pourrait en effet s'agir d'une sorte de mesure de représaille contre la France à la suite d'une visite houleuse du ministre français des Affaires étrangères, Hervé de Charette, ce même 1er août 1996, en Algérie.

"Je pense qu'il y a un lien entre l'insistance d'Hervé de Charrette à aller à Tibéhirine et cet assassinat, a déclaré Buchwalter au juge Trévidic. J'ai été témoin de la fureur du ministre algérien des Affaires étrangères quand Hervé de Charrette a modifié le planing prévu pour aller à Tibéhirine. Les Algériens ont bataillé pendant des heures pour s'opposer à ce déplacement."

Comme le juge lui demandait "en quoi les autorités algériennes auraient tenu Monseigneur Claverie pour responsable de ce déplacement", François Buchwalter a donné cette réponse éliptique et déroutante: "Vous savez comment il est mort. Il a changé son billet au dernier moment. Très peu de gens étaient au courant. Les autorités n'appréciaient pas sa liberté de ton, tant à l'égard des islamistes que du pouvoir algérien." A l'époque, la responsabilité de l'attentat avait été attribuée aux islamistes, soucieux, disait-on, de "punir" la France et son ministre.

Selon l'ex-général, cette colère était dûe au fait que, pour les Algériens, Hervé de Charette était venu en Algérie afin de "renouer les relations", "repartir sur de nouvelles bases" et non pour se rendre dans un lieu aussi symbolique que le monastère. "Ils ont dû mobiliser d'importants moyens pour organiser cette visite impromptue, a déclaré François Buchwalter au juge, et ils ont eu l'impression que la demande était liée à des objectifs de politique intérieure française." Ce jour-là, quelques heures avant de rentrer à Oran et d'être victime d'un attentat, Pierre Claverie avait participé à cette visite organisée à la hâte.

Les graves insinuations du général Buchwalter - comme celles imputant la mort des moines à une bavure de l'armée algérienne - devraient très vite susciter des réactions du côté d'Alger.
Source : l'Express


Tibéhirine : Nicolas Sarkozy demande à la justice d’aller jusqu’au bout de son travail


Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité lundi que la justice « aille jusqu'au bout de son travail » dans l'enquête sur le massacre des sept moines français de Tibéhirine (Algérie) au printemps 1996. M. Sarkozy était interrogé, à l'issue d'un sommet franco-britannique à Evian (Haute-Savoie), sur le témoignage de l'ancien attaché militaire français à Alger devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête, selon lequel ce massacre, longtemps imputé à un groupe islamiste, résulte en fait d'une "bavure" de l'armée algérienne.
 
"Il y a un juge d'instruction qui est en charge de ce dossier, la justice est saisie. Les déclarations de ce témoin ont été faites devant un juge. Laissons la justice faire son travail", a dit M. Sarkozy.  "Que puis-je dire maintenant, si ce n'est compliquer le travail de la justice? Et on verra à l'issue de cette instruction ce qu'il en sera. Que la justice fasse son travail, aille jusqu'au bout de son travail, je n'ai pas d'autres commentaires à faire", a conclu le chef de l'Etat, en soulignant qu'il s'agissait d'un "drame qui (l)'avait bouleversé" et qu'il s'était lui-même rendu sur place.

Selon le témoignage de François Buchwalter, un général à la retraite, les moines ont été tués dans un raid d'hélicoptères militaires alors qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes. L'avocat des parties civiles, Me Patrick Baudouin, a estimé que ce témoignage constituait la preuve qu'il y avait eu "dissimulation de la part des autorités algériennes et certainement de la part des autorités françaises" sur les circonstances de la mort des sept religieux français.


Lire les articles:
Figaro 
Mediapart



Une femme élevée au grade de général

Le colonel Aardjoun Fatma-Zohra, chef de service à l'hôpital central de l'ANP, a été élevée au grade de général. C'est la première femme promue à ce grade...

Le président de la République, ministre de la Défense, chef suprême des forces armées, Abdelaziz Bouteflika, a présidé, samedi au siège du ministère de la Défense nationale, une cérémonie de remise de grades aux officiers supérieurs de l'Armée nationale populaire (ANP), à l'occasion de la célébration du 47e anniversaire de la fête de l'indépendance. Lors de cette cérémonie, 4 généraux ont été promus au grade de général-major et 17 colonels au grade de général. Le colonel Aardjoun Fatma-Zohra, chef de service à l'hôpital central de l'ANP, a été élevée au grade de général. C'est la première femme promue à ce grade, note-t-on. Après la cérémonie de remise de grade, le président Bouteflika s'est rendu au siège de l'Etat-major de l'ANP où il a visité

Qui est le colonel Ardjoune Fatima Zohra ?

Le colonel Ardjoune Fatima Zohra née Kharchi, originaire de Sétif. Mme Ardjoune qui occupe le poste de chef de service hématologie à l’hôpital militaire de Aïn Naadja d’Alger et auteur de plusieurs travaux scientifiques dans le domaine, devient donc la première femme à accéder au grade de général de l’armée en Algérie.


Cinq ans de prison pour Cheb Mami

Le jugement vient d'être rendu...Cheb Mami a été condamné à cinq ans de prison ..

Le tribunal de Bobigny a tranché vendredi après-midi. Cheb Mami a été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme pour tentative d’avortement forcé sur son ancienne compagne, Camille (son prénom a été changé).

La peine est moins sévère que les six ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue. Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.

«Je regrette»

Lors de l’audience de la veille, Cheb Mami, avait dit avoir «toujours essayé de régler ça de manière amicale». Selon lui, le bébé n'était «pas désiré» et un enfant hors-mariage, «c'était contraire à ma culture, à ma religion». L'idée d'un avortement forcé «dans une clinique en Algérie», c'était celle de son manager, Michel Lecorre (Maurice Lévy). Qualifié d'«organisateur et instigateur» des actes de violences par le tribunal, celui-ci a écopé de quatre ans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.

Cheb Mami avait, la veille toujours, demandé pardon à son ex-compagne: «Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette». Cheb Mami avait reconnu sa responsabilité mais avait soutenu avoir été «piégé».


Sept ans de prison requis contre Cheb Mami

Sept ans de prison ont été requis jeudi par le procureur du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre la star franco-algérienne du raï Cheb Mami, 42 ans, accusé de tentative d'avortement forcé de son ex-compagne. Son maintien en détention a également été demandé. Le procureur Ophélie Champeaux a par ailleurs requis six ans de prison et un mandat de dépôt contre Michel Lecorre (Maurice Lévy, l'ex-manager de Cheb Mami).

Au cours de son réquisitoire, Mme Champeaux a qualifié le chanteur et son ex-impresario de "co-organisateurs" de "violences d'un autre âge".

Ecroué à la prison de la Santé à Paris depuis lundi après deux années de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende. Il lui est notamment reproché des "violences" avec des circonstances aggravantes en 2005 à l'encontre d'une photographe de presse de 43 ans avec laquelle il entretenait une liaison.

Durant l'audience de jeudi, Cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant en sanglots "sa faute grave", mais avait dit avoir été "piégé". "J'étais dépassé", a-t-il dit en sanglots. "C'est contraire à mes principes, à ma religion. Je n'arrive pas à l'expliquer. J'ai fait une faute, c'est grave, le cauchemar. Je n'étais pas dans la villa mais je savais ce qui se passait", a-t-il déclaré.

"C'était l'idée de Michel" Lecorre, s'est défendu Cheb Mami. "J'ai accepté dans la panique. S'il n'avait pas proposé cette possibilité je n'aurais jamais pensé à ça. Mais je n'ai rien fait pour l'arrêter", a-t-il poursuivi.

Sept ans de prison requis contre Cheb Mami à son procès à Bobigny

Accusé de violences sur son ex-compagne, il a confié manquer d'assurance...

Sept ans de prison ont été requis jeudi par le procureur du tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) contre la star franco-algérienne du raï, Cheb Mami, 42 ans, accusée de tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne, une photographe de presse de 43 ans qui tient à rester anonyme.

Entré dans le tribunal peu après 10h, le visage fermé, le chanteur a discuté avec ses conseils avec lesquels il a échangé quelques sourires de circonstance. Il a lancé sporadiquement des regards aux journalistes assis au fond de la salle.

Curetage forcé

Accusé de «violences» avec des circonstances aggravantes sur son ex-compagne, il encourait dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

En août 2005, Camille - le prénom a été changé à la demande de la victime - affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu'elle eut annoncé sa grossesse au chanteur. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. En vain. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd'hui âgée de trois ans.

Personnalité «influençable»?

Dans la matinée, le tribunal a d'abord procédé à un examen de la personnalité du chanteur. D'après les témoignages de son entourage, l'interprète de «duSudauNord» est quelqu'un de «gentil, d'humain, qui n'avait pas la grosse tête, quelqu'un qui n'était pas people et discret sur sa vie privée». Le chanteur, qui dit manquer de confiance en lui, continue: «Je ne fréquentais pas beaucoup de monde, je n'avais pas d'amis, oui ma famille en France c'était mon groupe de musique».

D'après le rapport d'expertise, Cheb Mami est qualifié d'homme «influençable et mal entouré», qui «ne présente aucun trouble de personnalité, se sent piégé par son entourage», notamment par Camille, et Maurice Lévy, son ex-manager et co-accusé.

Le procès devrait durer une journée. Le jugement peut être rendu immédiatement ou mis en délibéré.

Cheb Mami à la barre: que lui reproche-t-on?

Le chanteur, accusé de tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne, est jugé en correctionnelle à partir d'aujourd'hui

Le chanteur de raï Cheb Mami, alias Mohamed Khelifati, a été écroué lundi soir avant son procès qui s'ouvre devant le tribunal correctionnel de Bobigny ce jeudi 2 juillet.

L'ex-compagne pourrait demander qu'il se tienne à huis clos, selon le journal Le Parisien de ce jeudi matin. Le verdict pourrait être révélé dès vendredi.

Pourquoi ce procès?
Il va être jugé pour l'enlèvement et la tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne en juillet 2005 en Algérie.

Que dit son ex-compagne?

Dans un entretien accordé au Parisien en mai dernier, Camille* raconte ensuite l'enlèvement et la tentative d'avortement:

"A l’aéroport (on l'avait faite venir en Algérie pour un reportage, ndlr), Hicham Lazaar, un assistant, a insisté pour que je l’accompagne jusqu’au bungalow qu’on m’avait loué".

"Dans le bungalow, il m’a servi un jus d’orange. Au bout de quinze minutes, j’étais incapable de faire un geste. (...) Dans une petite chambre, Kader m’a jetée sur un matelas par terre. Il a commencé à me déshabiller. Deux femmes sont arrivées. Elles m’ont fait trois piqûres. L’une s’est mise à califourchon sur moi et me pressait le ventre. Ça a duré toute la nuit. (...) Je me vidais de mon sang".

Que risque Cheb Mami?

Cheb Mami est jugé avec trois complices présumés: Michel Lévy, l'ancien manager, Hicham Lazaar, son homme de confiance et Abdelkader Lallali, son homme de main. Selon Le Parisien de ce jeudi matin, Abdelkader Lallali est sous le coup d'un mandat d'arrêt mais reste, lui, introuvable.

Les chefs d'accusation sont : l'enlèvement et la séquestration, des violences commises en réunion et avec préméditation sur une personne vulnérable, des menaces... Cheb Mami encourt 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende, selon Le Parisien de ce mardi matin.

Pas de "viol aggravé"?

De manière surprenante, la magistrate chargée de l'instruction avait choisi de parler "de manipulations gynécologiques nécessaires à l'interruption volontaire de grossesse". Selon la journaliste du Parisien, ce pourrait être la raison qui a poussé Cheb Mami à se rendre à la police.


L'Ex-chef de la CIA inculpé en Algérie risque la prison à vie

L'Ex chef de station de la CIA a été accusée d'avoir agressé sexuellement une femme en Algérie et pourrait faire face à la prison à vie en cas de condamnation, le ministère de la Justice a déclaré, mardi.

Andrew Warren, 41, a été inculpé d'un chef d'accusation d'abus sexuel pour avoir agressé une femme, qui n'a pas été nommé, le 17 février 2008. Le grand jury fédéral de l'acte d'accusation sous scellés a été remis le Juin 18 et rendu public mardi.

Le Département d'État au début de cette année a confirmé que les États-Unis a enquêté sur les allégations selon lesquelles le chef de station de la CIA en Algérie a violé au moins deux femmes musulmanes après lacer leurs boissons avec un médicament.


L'acte d'accusation que la victime était "incapable d'apprécier la nature de la conduite et a été physiquement incapable de participer à la baisse, ou de communiquer le refus de s'engager dans l'acte sexuel".

Warren remis aux autorités et devant un juge fédéral juge d'instruction lors d'une audience, le ministère de la Justice dit.

Il a été condamné libéré à condition de remettre son passeport, ne pas laisser les États-Unis et de vérifier avec les autorités une fois par semaine, un porte-parole du ministère de la Justice dit.

"Nous continuerons à coopérer avec la police dans cette affaire, qui implique une ancienne agence de l'employé qui a été congédié au début de cette année», a déclaré George Little, un porte-parole de la CIA.


Al-Qaida menace la France

C'est qu'affirme le centre américain SITE, citant des forums jihadistes sur Internet...

Dans un communiqué publié mardi par le biais de plusieurs sites djihadistes et intitulé "La France, la mère de tous les maux,« Al-Qaida dans le Maghreb islamique (AQIM) a menacé la France sur le président Sarkozy les remarques de la semaine dernière que la "burqa n'est pas la bienvenue en France. "Dans la déclaration, Mouss'ab Abou Abd Al Wadoud promis de la part de tous les" moudjahidin dans le Maghreb islamique ", de" prendre une revanche sur la France "et de cibler ses intérêts où qu'ils se trouvent."
«Hier c'était le hijab et aujourd'hui, c'est le niqab», a affirmé le dirigeant d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) Abou Moussab Abdoul Wadoud. «Nous nous vengerons de la France et de ses intérêts par tous les moyens à notre disposition, pour l'honneur de nos filles et de nos soeurs», a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les remarques du président français qui, selon lui, ont été alimentés par la haine, a marqué une "nouvelle guerre contre nos soeurs qui portent le niqab." Il a exhorté tous les musulmans à combattre "cette haine de l'autre, plus dévastateur."

L'AQMI «pourrait viser les intérêts français au Maghreb, à commencer par les personnes»

Contacté par 20minutes.fr, le ministère de l'Intérieur n'avait de commentaire particulier à faire sur cette nouvelle menace. «Ce n'est pas la première de ce genre. Nous restons de toute façon en vigilance vigipirate rouge, le niveau plus élevé en dehors des attentats (écarlate, ndlr)», explique-t-on place Beauvau, précisant qu'«il n'y a pas de fondement particulier ou de document qui nous permette d'authentifier ce message».

«Al-Qaida
au Maghreb islamique est en perte de vitesse en Algérie, et cette médiatisation s'inscrit bien dans la démarche entreprise par cette organisation pour relancer sa crédibilité», a cependant Louis Caprioli, spécialiste du terrorisme, à 20minutes.fr. Pour cet ancien de la DST, aujourd'hui conseiller spécial chez Geos, l'AQMI a une force de frappe modérée en Europe mais «pourrait viser les intérêts français au Maghreb, à commencer par les personnes».

«Mais il faut rester prudent quant au territoire français», estime-t-il. Selon lui, si «la France n'a connu aucun attentat depuis 1996, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas essayé, mais parce que tout a été déjoué». D'autant que selon ce spécialiste, on ne peut exclure l'intervention de «réseaux formés dans les zones tribales au Pakistan» ou de «réseaux dormants» présent en France.

Mission parlementaire

Une mission parlementaire a été chargée d'enquêter pendant six mois sur le port de la burqa ou niqab, qui couvre complètement la tête, le visage et le corps.

La France est le seul pays d'Europe à avoir interdit par la loi, en 2004, le port du foulard islamique (qui ne recouvre que la tête) à l'école, après un débat passionnel. Il s'était alors agi d'interdire «les signes religieux ostentatoires» dans les établissements scolaires.

Cheb MAMI, arrêté lundi soir à Orly

Le chanteur de raï Cheb Mami, accusé de  "violences" sur son ex-compagne, a été arrêté ce lundi à sa descente d'avion en  provenance d'Algérie à l'aéroport parisien d'Orly. Il devrait être présenté en fin de soirée à un juge des libertés et de la détention à Bobigny  en Seine-Saint-Denis. Celui-ci doit se prononcer sur sa détention provisoire jusqu'au début de son  procès prévu jeudi. Mohamed Khelifati à l'état civil, 42 ans, a été interpellé "peu après 19h  à sa descente d'avion lundi par des agents de la police aux frontières qui  agissaient sur la base du mandat d'arrêt lancé contre lui" en mai 2007 par le parquet de Bobigny, a précisé une source judiciaire. Cheb Mami a ensuite été placé "immédiatement en rétention judiciaire avant  d'être présenté vers 21h à un magistrat à Bobigny", toujours selon cette source. L'un des conseils du chanteur, Me Mohamed Lasbeur, a  indiqué qu'il "espérait être aux côtés de son client le plus rapidement  possible".

Le chanteur franco-algérien, qui s'est réfugié en Algérie en 2007, devrait répondre devant le tribunal correctionnel de Bobigny de "complicité de  violences" avec circonstances aggravantes après une tentative d'avortement forcé subie en 2005 à Alger par son ex-compagne. Celle-ci a finalement donné naissance à une fillette aujourd'hui âgée de 3 ans. Le chanteur encourt 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende. Son ex-manageur, Maurice Levy, sous contrôle judiciaire, doit aussi  comparaître pour les mêmes motifs ainsi que son homme de confiance, Hicham  Lazaar, et Abdelkader Lallali, soupçonné d'être son homme de main, contre qui a été lancé un mandat d'arrêt.

Les faits remontent à l'été 2005. Cheb Mami est mis en cause par une  photographe de presse de 43 ans avec qui il entretenait une liaison. Camille affirme avoir été amenée de force dans une villa d'Alger après qu'elle eut  annoncé au chanteur qu'elle était enceinte, ce dont il ne voulait pas entendre  parler. La plaignante a dit avoir été droguée et séquestrée dans cette villa et  a précisé que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. De retour en France, elle a porté plainte. Elle a malgré tout donné naissance en  mars 2006 à une petite fille.
Selon des propos de Cheb Mami enregistrés par la victime en novembre 2005,  celui-ci était présent lors des événements.

Le procès de Cheb Mami débute jeudi

Le procès de la star du raï Cheb Mami, devrait s’ouvrir jeudi à Bobigny dans la banlieue parisienne pour motif de «violence volontaire, tentative d’avortement forcé, séquestration et menace» sur son ancienne compagne française.

Mohamed Khelifati dit Cheb Mami, a été mis en examen en octobre 2006 par le parquet français. Il a été incarcéré pendant trois mois durant la même année, à Paris, puis libéré après versement d’une caution de 200.000 euros.

Placé sous contrôle judiciaire, il regagne l’Algérie pour s’installer à Oran, en mai 2007, où il possède des biens immobiliers voulant ainsi se dérober à la justice française qui, selon lui, est «injuste».

Se déplaçant entre Oran et sa ville natale Saïda, Cheb Mami a passé des moments très difficiles tant il était assailli par la justice française. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui en mai 2007.

Aussitôt, Interpol avait demandé aux autorités algériennes de le livrer à la France à la suite de sa non-présentation à une convocation de justice et pour fuite.

Le procès de Cheb Mami débute jeudi
L'Expression | Posté le : Lundi 29 juin à 6:01 | Pas de commentaires

Clipboard05.jpgLe procès de la star du raï Cheb Mami, devrait s’ouvrir jeudi à Bobigny dans la banlieue parisienne pour motif de «violence volontaire, tentative d’avortement forcé, séquestration et menace» sur son ancienne compagne française.

Mohamed Khelifati dit Cheb Mami, a été mis en examen en octobre 2006 par le parquet français. Il a été incarcéré pendant trois mois durant la même année, à Paris, puis libéré après versement d’une caution de 200.000 euros.

Placé sous contrôle judiciaire, il regagne l’Algérie pour s’installer à Oran, en mai 2007, où il possède des biens immobiliers voulant ainsi se dérober à la justice française qui, selon lui, est «injuste».

Se déplaçant entre Oran et sa ville natale Saïda, Cheb Mami a passé des moments très difficiles tant il était assailli par la justice française. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui en mai 2007.

Aussitôt, Interpol avait demandé aux autorités algériennes de le livrer à la France à la suite de sa non-présentation à une convocation de justice et pour fuite.

Notons que le prince du raï était inculpé de trois chefs d’accusation à savoir «tentative de meurtre, de complicité de violences avec trois circonstances aggravantes, préméditation et faits commis sur personne vulnérable, complicité d’administration de substances nuisibles, et menaces».

Pour sa part, Cheb Mami s’est justifié en argumentant: «Ma mère très âgée s’est inquiétée à cause de cette arrestation et mon séjour en prison».

C’est donc pour être à côté de sa mère très malade qu’il s’est déplacé en Algérie. Il semblerait aussi, selon son avocat Me Khaled Lasbeur, qu’il serait présent à l’audience devant le tribunal correctionnel de Bobigny, jeudi prochain, déclarant, qu’«il m’a assuré qu’il sera là. Il veut s’expliquer sur le fond du dossier».

Cependant, si Cheb Mami foule le sol français, le parquet fera exécuter le mandat d’arrêt contre lui. Il serait interpellé pour comparaître devant le juge des libertés afin qu’il se prononce sur sa détention provisoire.

Aussi, il a été mentionné que «ses complices» Maurice Levy, son ex-manageur ainsi que son homme de confiance, Hicham Lazaâr et Abdelkader Lallali devraient aussi comparaître pour les mêmes motifs.

Depuis l’annonce de cette affaire, le chanteur du raï a mis sa carrière artistique en veilleuse et vit loin des projecteurs depuis deux ans en Algérie.

Une carrière à laquelle il a su donner une portée internationale en la mélangeant à d’autres genres musicaux.





MAMI ACCUSE MICHEL LEVI DE KIDNAPPING


Mami accuse son manager Michel Levi de Kidnapping, selon un document "confidentiel"




L’ordonnance de la justice dans l’affaire de Cheb Mami fait ressortir de nombreuses contradictions dans les propos des accusés et les témoignages, ce qui laisse présager des surprises lors de la séance prévue au tribunal correctionnel de Paris, en France, le 2 juillet prochain.


L’ordonnance émise dans l’affaire de Cheb Mami par le bureau du juge d’instruction français Mathieu Bonduelle comprend 18 pages, avec la mention "confidentiel". Echorouk qui en a obtenu une copie publiera demain à ses lecteurs tous les détails qui pourraient donner une nouvelle tournure à l’affaire.


Le document comporte des accusations graves de Mami à l’adresse de son manager Michel Levi, dont celle de tentative de kidnapping de son enfant immédiatement après sa naissance. Levi risque à présent la prison alors qu’il était auparavant en rapport indirect avec l’affaire.


L’ordonnance atteste que la victime, Isabelle Simon, était exposée à un avortement, et annonce la paternité de la star algérienne du rai Mohammed Khelifati, alias Mami. D’autres noms qui n’étaient pas prévus dans la citation à comparaitre, apparaissent dans le document dont celui de Hicham Lazar, complice de la tentative d’enlèvement de la fille de Mami.


Le rapport présente plusieurs accusations contre Cheb Mami, notamment: complicité d'enlèvement et séquestration, complicité d'administration de substance nuisible et menaces, violences contre la personne d’Isabelle Simon et intimidations pour ne pas porter plainte.


Cheb Mami pourrait ne pas revenir en France pour y être jugé, le 2 juillet prochain, après avoir pris connaissance de ces nouveaux rebondissements.




Khalifa bientôt en Algérie?


La justice britannique a accepté d'extrader Abdelmoumène Rafik Khelifa et de le remettre aux autorités juridiques algériennes, lors de la séance tenue jeudi après-midi au tribunal de Westminster à Londres. A l'issue de cette décision, le juge Timothy Workman a estimé que l'extradition de Khelifa "ne contrevenait pas à la convention internationale des droits de l'homme". Le juge s'est dit également "convaincu" que les assurances données par l'Algérie quant au respect des droits de M. Khelifa étaient "à la fois fiables et de toute bonne foi".
Dans un communiqué publié à l'issue de cette décision, le ministère de la Justice a indiqué que la décision d'extradition "a été prise suite à une série de procédures qui ont abouti à l'annonce de l'acceptation de la demande algérienne en la forme et à l'examen ensuite de l'objet de la demande, la vérification des pièces à conviction en s'assurant que les conditions qui garantissent un jugement équitable du concerné devant les tribunaux algériens sont réunies et ce, au cours de nombreuses séances d'audition des témoins, d'experts et des plaidoiries des avocats".

La demande algérienne pour l'extradition de Khelifa, rappelle-t-on, est basée sur des documents relatifs à la falsification de l'hypothèque de la villa familiale et d'un local commercial jusqu'à la constitution du groupe Khalifa.

Parmi les autres chefs d'inculpation retenus contre Khelifa figurent également les cas de vols survenus au niveau des différentes agences d'El Khalifa Bank sur ordre de l'accusé lui-même, la gestion anarchique et la négligence ayant marqué les transferts de devises sous le couvert de diverses transactions qui étaient en réalité, selon la liste des chefs d'accusation, des détournements organisés.

Abdelmoumène Rafik Khelifa a été jugé par le tribunal criminel de Blida et condamné par contumace à une peine de prison à perpétuité pour plusieurs crimes en relation avec la gestion d'El Khalifa Bank.

Il s'était réfugié au Royaume-Uni en 2003 et fut arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris.

Le parquet de Nanterre avait ouvert en fin 2003 une information judiciaire pour "abus de confiance, banqueroute par détournement d'actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité, blanchiment en bande organisée".

Une autre demande d'extradition a été introduite par la France auprès de Londres mais son examen a été gelée, dans l'attente d'une décision définitive de la demande algérienne, qui prévaut à celle de Paris.

En appel

L'avocate de M. Khalifa, Anna Rothwell, a déjà annoncé qu'elle appellerait de la décision à la Haute cour de Londres. Un processus qui devrait prendre plusieurs mois.

M. Khalifa est en détention provisoire en Grande-Bretagne depuis 2007. Il a été arrêté sous un mandat d'arrêt européen émis par une cour en France. Paris essayait aussi d'obtenir son extradition pour détournement de fonds par une filiale française du Groupe Khalifa. La demande d'Alger prévaut.



La justice britannique accepte de remettre Abdelmoumène Khelifa aux autorités algériennes

La justice britannique a autorisé, jeudi 25 juin, l'extradition vers son pays de l'ex-magnat algérien Rafik Khalifa, condamné à la réclusion à perpétuité par contumace, notamment pour faillite frauduleuse. Cette condamnation avait été prononcée par un tribunal algérien en mars 2007, après que M. Khalifa eut été reconnu coupable d'"association de malfaiteurs, de vol qualifié, de détournement de fonds, de faux et usage de faux" dans l'affaire de la faillite de la Khalifa Bank.

L'ancien golden boy s'était réfugié au Royaume-Uni en 2003 après l'éclatement du scandale financier de la Khalifa Bank et de plusieurs entreprises de son groupe. Il avait été arrêté quatre ans plus tard, le 27 mars 2007, sur le territoire britannique, dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris. Ce dernier avait ouvert, fin 2003, une information judiciaire pour "abus de confiance, banqueroute par détournement d'actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité et blanchiment en bande organisée".


Au tribunal londonien de Westminster, le juge Timothy Workman, qui a donné son aval à l'extradition de M. Khalifa, a estimé que celle-ci ne contrevenait pas à la convention internationale des droits de l'homme, M. Khalifa ayant automatiquement droit à un deuxième procès quand il se présentera en Algérie. L'avocate de M. Khalifa, Anna Rothwell, a néanmoins immédiatement annoncé son intention d'interjeter appel.

M. Khalifa, actuellement détenu en Grande-Bretagne où il s'est réfugié en 2003, a été condamné, en mars 2007, à perpétuité par le tribunal de Blida pour sa responsabilité dans le plus grand scandale financier depuis l'indépendance. Il a été notamment reconnu d'"association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux" dans l'affaire de la faillite de la Khalifa Bank.





Les derniers attentats terroristes ont ciblé des zones d'accalmie pour semer la diversion, selon Zerhouni

Les derniers attentats terroristes ont ciblé des zones d'accalmie pour semer la diversion, a indiqué jeudi à Alger M. Noureddine Yazid Zerhouni, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales. "Les derniers actes terroristes se sont produits dans des endroits où, habituellement, il n'y avait plus d'activité terroriste. Par contre, il y a une diminution dans les zones où nous avions l'habitude de voir ces actions terroristes", a déclaré à la presse M. Zerhouni en marge de la signature, par son département ministériel, de contrats-programmes avec trois entreprises nationales pour l'équipement des communes. "Je pense qu'ils (les terroristes) ont essayé de faire une diversion dans des zones connues pour leur accalmie", a-t-il précisé.

"La pression ne cesse de s'accentuer sur les terroristes encore en activité et qui se trouvent, aujourd'hui, en nombre très réduit, du fait des frappes qu'ils subissent constamment dans le cadre de la lutte antiterroriste", a-t-il ajouté.

M. Zerhouni a fait remarquer, d'autre part, que la cadence de cette lutte a été augmentée "avec plus de moyens et d'engagement de la part de l'Armée nationale populaire (ANP), ainsi que de la part de la Police et de la Gendarmerie nationale".

S'agissant du dispositif sécuritaire mis en place à l'occasion de la tenue du 2ème Festival culturel panafricain à Alger du 5 au 20 juillet prochain, le ministre a recommandé "plus de vigilance" de la part des citoyens pour que cette manifestation se déroule dans les "meilleures conditions possibles".

Interrogé, par ailleurs, sur le projet de code communal, le ministre a précisé que ce projet sera d'abord examiné par le gouvernement, faisant remarquer que le nouveau texte de loi comporte "beaucoup de nouveautés", notamment en ce qui concerne la consolidation des prérogatives des élus au niveau de l'Assemblée populaire communale (APC) et la clarification des rapports entre instances élues et institutions administratives.

Il a fait savoir que deux autres projets de loi, l'un sur l'amélioration des ressources fiscales et financières des communes, l'autre sur le nouveau découpage administratif, seront également examinés par le gouvernement.

Au sujet de la réforme des finances locales et du système fiscal des communes, M. Zerhouni a affirmé que cette réforme vise essentiellement à "encourager l'esprit d'initiative" au niveau des APC, à même de procurer des ressources financières "stables et régulières" permettant de renflouer leur trésorerie et disposer de plus de liberté dans la gestion.


Mosquée de Marseille: présentation du projet aux pays appelés à contribuer

Le projet de la Grande mosquée qui doit voir le jour à Marseille d'ici 2011 a été présenté jeudi à plusieurs pays appelés à financer le chantier, aux abords du site prévu pour l'accueillir.

Pour réunir les 22 millions d'euros de budget nécessaires à la réalisation de la mosquée qui doit être édifiée sur le site d'anciens abattoirs dans le 15e arrondissement de Marseille (nord), l'association Grande Mosquée de Marseille qui conduit le projet, compte en effet solliciter les pays musulmans.

Jeudi, les consuls généraux de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal, de la Mauritanie, des Comores et de la Turquie étaient présents, lors de la présentation du projet architectural.

L'Arabie Saoudite devait également être représentée mais n'était finalement pas à la réunion, en raison d'un problème d'agenda, selon un membre de l'association.

"Nous avons déjà un engagement de financement de la part de l'Algérie, du Maroc et des Comores", a indiqué à l'AFP Makhete Cissé, vice-président de l'association, sans préciser les montants promis par ces différents pays.

Selon Abou Diarra, trésorier de l'association, l'Algérie a d'ores et déjà versé environ 170.000 euros à l'association pour lui permettre de fonctionner.

La part de chaque pays ne pourra pas dépasser les "20 à 25%" du budget global du projet, a précisé M. Cissé.

Deux appels à souscription à destination de la communauté musulmane et plus largement de la population marseillaise vont également être lancés, "sans doute à partir de septembre", a précisé M. Diarra.

L'association a déposé sa demande de permis de construire le 15 mai et espère l'obtenir "au plus tard en octobre", selon la même source.


Un ancien patron d'Air Algérie " harrag" en France

L'ancien patron d'Air Algérie, se bat pour un titre de séjour : « Je ne me considère pas comme un sans-papiers mais comme une personne dépossédée de ses papiers. ».  Justice. Il veut rester en France.
« Je ne me considère pas comme un sans-papiers mais comme une personne dépossédée de ses papiers. » Mourad Foudala a le sens de la nuance. Cet homme de 59 ans, ancien patron de la compagnie aérienne Air Algérie, à Toulouse, traverse depuis près de deux ans une zone de forte turbulence. Il se bat avec sa famille pour obtenir en bonne et due forme un titre de séjour que la préfecture tarde à lui fournir. Alors qu'il tombe gravement malade en 2005, Air Algérie met fin à son contrat de travail après trois ans d'activités, boulevard de Strasbourg. Son titre de séjour arrive à expiration fin 2007. Considéré comme sans-papiers par l'administration depuis cette date, Mourad Foudala, « imprégné des valeurs républicaines et respectueux du droit français », comme l'attestent de nombreuses lettres de soutien envoyées à la préfecture, s'estime victime « d'une politique du chiffre. » En avril, il est placé en garde à vue avec sa famille par la police aux frontières. » Son épouse qui avait décroché un CDI en tant qu'aide à domicile ne peux plus travailler faute de papiers en règle. Son bulletin de paie lui est toutefois envoyé tous les mois avec un salaire de zéro euro. « Malgré les promesses d'embauche de la société de mon épouse, nos attaches familiales en France, mon dossier médical sérieux et de nombreux appuis dont un parrainage, l'administration et la justice ne veulent toujours rien savoir », se désespère, Mourad Foudala.

Dernièrement, le tribunal administratif a confirmé l'arrêté préfectoral visant à lui refuser le renouvellement de son titre de séjour. Motif : « Pas de contrat de travail, pas de carte. »

« J'ai fait appel de cette décision », dit-il. Aujourd'hui, « cette affaire nous ronge. La police peut revenir à tout moment. Mais je ne me cache pas, nous ne sommes pas des délinquants. » Pour prouver encore une fois son attachement à la culture française, l'ancien directeur d'Air Algérie s'est inscrit à la fac de lettres et prépare pour septembre un mémoire sur l'écrivain et dramaturge Corneille. « France, as-tu du cœur ? »

Espoir ?

Contactée à propos de cette affaire longue et délicate, la préfecture indique « qu'une solution » pourrait être proposée rapidement à Mourad Foudala, son épouse et son fils mineur. « Un aménagement de statut » pourrait ainsi permettre à cette famille de résider en France, après plus de deux ans de combat et plusieurs obligations à quitter le territoire français (OQTF).


La grippe porcine arrive en Algérie

Un premier cas de grippe porcine vient d'être détecté en Algérie. Il s'agit d'une ressortissante algérienne, résidant à Frankfurt en Allemagne et venant de Miami aux États-Unis d’Amérique.
Ce premier cas a été détecté à l’Aéroport Houari Boumediene grâce à un important dispositif sanitaire de détection et de contrôle mis en place à la suite de la propagation du virus dans plusieurs pays du monde.

L’Algérie, soucieuse de la gravité de ce nouveau mal, n’a pas lésiné sur les grands moyens afin d’assurer la sécurité et la santé des populations, essentiellement en cette période de chaleurs et de vacances.

Beaucoup d’algériens émigrés ainsi que des touristes viennent en cette période de vacances, augmentant les risques de propagation du virus de la grippe porcine.

Trois cas ont été confirmés au Maroc, pays voisin, faisant grandir les risques de l’apparition de cas du virus en Algérie qu’on attendait de ce pays à cause des frontières terrestres qui lient les deux pays mais celui-ci est venu des Etats-Unis d’Amérique.

La femme atteinte du virus de la grippe, a été immédiatement transférée à l’hôpital El Kettar. Cette dernière, venait d’arriver des Etats-Unis d’Amérique avec ces deux enfants.

A noter que l'épidémie de grippe porcine A(H1N1) a fait 100 morts au Canada et aux Etats-Unis, et plus de 27.000 cas y ont été recensés, selon les derniers bilans rendus publics vendredi dans les deux pays.

A Washington, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains ont fait état de 87 morts et de 21.449 cas "probables ou confirmés" en date du 18 juin.

Le nombre de personnes contaminées par la grippe porcine A(H1N1) au Royaume-Uni a dépassé la barre des 2.000, a annoncé samedi l'Agence de protection sanitaire (HPA).

A l'échelle mondiale, la grippe porcine a fait 180 morts et 44.287 malades dans 95 pays et territoires, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi.


L'Algérie arrache une belle victoire à Chililabombwe (Zambie)

CHILILABOMBWE (ZAMBIE) - De notre Envoyé Spécial : A. A

L'Algérie a battu samedi à Chililabombwe (près de Lusaka) les Chipolopolo (2-0, mi-temps 1-0) au Konkola Stadium lors d'un match joué héroïquement par les protégés de Saadane pour le compte de la 3e journée du groupe C des éliminatoires combinées CAN-CM2010. Les "Verts", qui ont su gérer chaque instant d'un match joué tambour battant par les Zambiens, ont terminé la mi-temps à leur avantage avec un but signé Madjid Bouguerra à la 21e minute de jeu. En seconde période, malgré le pressing des protégés de Hervé Renard, les camarades de l'excellent Rafik Halliche parviendront à annihiler toutes les attaques Zambiennes. L'estocade, c'est l'ex-mouloudéen et Lorientais Rafik Saifi, à peine rentré en jeu, qui la donnera à la 66é minute de jeu sur une passe lumineuse de Djebbour.


EXCLUSIF : premières photos de la fête des Algériens après la victoire des Verts contre la Zambie




LIVE : ZAMBIE 0-1 ALGERIE (mi-temps)

ZAMBIE 0-1 ALGERIE

But : Bougherra (20')

ALGERIE : Gaouaoui - Yahia, Halliche, Bougherra - Matmour, Lemmouchia, Mansouri (c.), Belhadj - Ziani - Ghezzal, Djebbour
Entr : Rabah Saâdane

20' : Aux 30 metres, Karim Ziani s'avance avant d'excuter une louche en directionde la surface, Ghezzal tente de l'atrapper, elle rebondi et Bougherra place sa tête !






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Le But de Bougherra 20 min

ZAMBIE - ALGERIE

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ZAMBIE-ALGERIE


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Bouteflika et Kadhafi chez Moubarak

Le président Égyptien a transmis un message d'Obama aux deux présidents...


Le président Abdelaziz Bouteflika s'est rendu, mercredi 17 juin, à Tripoli mercredi pour des consultations avec le dirigeant libyen Moammar Kadhafi. Les deux présidents se sont ensuite rendus au Caire pour un sommet surprise à trois avec le président Hosni Moubarak. La rencontre entre Bouteflika, Moubarak et Kadhafi a duré plusieurs heures. Aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions.

Selon nos informations, M. Moubarak a invité ses deux homologues pour leur transmettre un message du président américain Barack Obama. Ce dernier était au Caire, le 4 juin, d'où il avait prononcé un discours important en direction du monde musulman.

Le message du président américain concernerait la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et le processus de paix au Proche-Orient. Au Caire, le président Bouteflika devait également aborder la question du Sahara occidental, considérée comme le véritable obstacle à une coopération régionale efficace entre les pays arabes. Ce dossier constitue également l'une des priorités de la diplomatie américaine dans la région.


Mami sera présent à son procès

Cheb Mami devrait assister à son procès devant le tribunal correctionnel de Bobigny, le 2 juillet prochain...

Le chanteur de raï est mis en cause depuis novembre 2005 pour violences volontaires et complicité d’enlèvement et de séquestration sur sa compagne de l'époque.
Cheb Mami devrait assister à son procès devant le tribunal correctionnel de Bobigny, le 2 juillet prochain. C’est ce qu’affirme maître Khaled Lasbeur, un des avocats du chanteur de raï, poursuivi pour violences volontaires et complicité d’enlèvement et de séquestration sur la personne d’Isabelle S. : "Mon client m’a assuré qu’il se présenterait devant le tribunal, dit l’avocat. Il veut s’expliquer sur le fond du dossier et prouver qu’il a été la victime d’une machination". Le chanteur algérien est mis en cause depuis novembre 2005 par Isabelle S., une photographe avec qui il entretenait une liaison. La jeune femme enceinte avait été amenée de force dans une villa d’Alger après qu’elle eut annoncé sa grossesse à Cheb Mami. Une fois dans la villa, elle dit avoir été droguée et avoir subi des violences visant à provoquer, en vain, un avortement. En mai 2007, alors qu’il était sous contrôle judiciaire avec obligation de rester sur le territoire français, Cheb Mami avait rejoint clandestinement l’Algérie, d’où il ne pouvait être extradé. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison.




Tension en Iran: Que s’est-il passé ?


Trois jours après la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, Téhéran vit des heures troublées, entre manifestations et répression.

Aujourd’hui, il a un temps été question d’une grande marche que les soutiens du camp des réformateurs entendaient organiser cet après-midi, malgré le lourd climat, dans les rues de la capitale Téhéran.

Cette manifestation pro-Moussavi n’a d’ailleurs pas tardé à être déclarée illégale par le ministère de l’Intérieur iranien.
"Certains éléments séditieux ont prévu d’organiser un rassemblement et ils affirment avoir l’autorisation du ministère de l’Intérieur, ce qui est une invention. Toute infraction à la sécurité publique se verra opposer une réponse conformément à la loi" a rapporté la radio d’Etat.


1- Ahmadinejad, Moussavi, qui dit vrai?

Regard décalé du blog de dessins Des gens qui parlent


- Iran: pourquoi une telle surprise?

Une fois de plus, les Iraniens nous ont surpris. On attendait le « bon » Mir Hossein Moussavi et sa « vague verte » annoncée par la presse. Voilà qu’on se retrouve avec « le vilain » Mahmoud Ahmadinejad, connu pour ses diatribes anti occidentales, réélu à une large majorité, président de la République.

Que s’est-il passé ? Les explications sont multiples. Fraude massive ! dénoncent les partisans du vaincu Moussavi, qui portait les espoirs de la jeunesse, des femmes et – maladroitement sans doute - de l’Occident, et qui ont choisi de protester dans la rue.

Invoquer des bourrages d’urnes massifs, lorsque le vainqueur rassemble 62% des voix peut certes paraître osé. Mais le régime iranien dispose bel et bien d’une « réserve » de voix – 10% voire même 15%, selon des experts – que ses affidés peuvent mobiliser, s’ils constatent que la République islamique est menacée par un challenger ou des partisans, un peu trop bruyants dans la rue.

C’est ce qui s’était déjà passé, entre les deux tours de la présidentielle de 2005, lorsque le tentaculaire appareil d’état avait massivement reporté ses voix sur Ahmadinejad, faisant perdre contre toute attente Ali Akbar Rafsandjani, l’un des piliers pourtant de la République islamique.

« Cette fois-ci, le régime a de nouveau eu peur des grandes manifestations populaires pro Moussavi, comme celles qui ont eu lieu à Téhéran avant le premier tour », relève un ancien diplomate en poste en Iran. « Toute cette foule de jeunes scandant des slogans hostiles à Ahmadinejad a crispé le régime qui a décidé de passer à l’action », ajoute-t-il.

Le pouvoir dispose de puissants leviers pour activier cette « réserve » de voix, à commencer par les centaines de millers de Pasdarans (les Gardiens de la révolution) et de les bassidjs (une force supplétive), sans compter tous les fonctionnaires zélés du ministère de l’Intérieur, que le président sortant avait pris soin de verrouiller depuis un an.

« Vous savez qu’en Iran, on vote en inscrivant le nom du candidat sur le bulletin, explique un homme d’affaires, quand on est illétré au fin fonds du pays - et il y en a quand même pas mal - un Pasdaran dans le bureau de vote peut vous aider par exemple à bien voter », dit-il.

Qu’il y ait eu fraude fait guère de doute. Mais, seule, elle ne suffit sans doute pas à expliquer la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

« On a sous estimé son ancrage dans la société », estime l’ancien diplomate. Nejad est « une redoutable bête politique ». Il est populaire. Depuis 2005, il a davantage gouverné par la subvention que par la répression, même si celle-ci s’est abattue sur des opposants, et que l’inflation a fait fondre le pouvoir d’achat. Pour y remédier, il a distribué aux pauvres, aux ouvriers, aux ménages. Il a prétendu avoir rompu avec l’affairisme. Il a aussi flaté la fierté historique de tout un peuple, en tenant tête à l’Occident sur la question du nucléaire.

N’oublions pas encore qu’il a cadenassé l’appareil d’état, en nommant une majorité de gouverneurs dans les provinces qui ont massivement voté pour lui. Bref, Ahmadinejad s’est assuré un solide réseau de soutiens électoraux à travers le pays. Et puis, il a pu compter sur l’appui du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khameneï, le numéro un du régime iranien. Même si ces dernières semaines, Khameneï s’était fait discret, ses prises de positions de début de campagne en faveur du candidat qui saura le mieux « résister aux pressions occidentales » n’ont trompé personne.

Et derrière, le Guide, c’est une bonne partie des ficelles du pouvoir, dont Ahmadinejad pouvait disposer. Et tous ne souhaitaient pas un second tour qui aurait vu l’ultraconservateur président affronter Moussavi, soutenu alors par tous les autres candidats. Priorité était donc de gagner dès vendredi.

L’ultime explication de cette surprise nous est fournie par un bon connaisseur de l’Iran : « la presse comme les diplomates en poste à Téhéran se concentrent trop sur les quartiers nord de Téhéran, où vivent les bourgeois et les jeunes occidentalisés qui portent des ray ban. Mais ce n’est pas l’Iran. L’Iran c’est 75 millions d’habitants. Or, vous comme nous avons beaucoup de mal à appréhender l’Iran des profondeurs, ou l’Iran des pauvres qui nous est inaccessible''. 

3 -Elections en Iran : Moussavi, le rêve éveillé des médias étrangers

Toute la journée que dura l'élection présidentielle en Iran ce vendredi, nos médias en cour multiplièrent les flashs d'information sur le déroulement du scrutin, avec force micros-trottoir à la sortie des urnes. Mais pas une seule interview, pas une seule intervention des partisans du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad.

Au contraire un déballage enflammé des propos lâchés par les soutiens du principal candidat adverse, auto-proclamé « modéré », Mir Hossein Moussavi.

Et nos as de la déontologie journalistique d'y aller de leurs commentaires éclairés, de leurs projections lumineuses : la participation massive ? Rien moins qu'un gage de la mobilisation des opposants face à l'obscurantisme quasi nucléaire des religieux obtus. Emporté par cet élan irrésistible, Moussavi lui-même n'hésita pas à revendiquer la victoire avant même le dépouillement des bulletins de vote.

Les « sondeurs » éberlués

Résultat des courses : Mahmoud Ahmadinejad en passe d'être élu à une écrasante majorité. Et au premier tour !

On entre là dans le domaine du fantasme qui voudrait se faire réalité. Nos journaleux, largement soutenus par « l'opinion » (je veux dire celle des sondeurs), avaient déjà commis la même erreur lors de la précédente édition iranienne de 2005, sondages et interviews à l'appui.

Au bout du compte : Mahmoud Ahmadinejad, élu largement avec plus de 60% des voix au second tour. A la « surprise générale », déjà.

Cette propension répétitive à vouloir obstinément dessiner les réalités rêvées, contre toute évidence ou raison, illustre l'impasse dans laquelle se retrouve aujourd'hui l'Empire occidental, si infatué de sa propre importance qu'il est incapable d'envisager d'autres vérités que les siennes.

De quelques motivations obscures derrière les intentions auto-proclamées

Ces rêves éveillés ne vont pas sans quelques motivations obscures beaucoup moins avouables. Celle du dominant et de sa pensée forcément unique face au reste du monde.

Nous reprochons à l'Iran et à ses satellites une volonté d'acquérir l'arme nucléaire, quand nos arsenaux regorgent d'armes similaires, et depuis longtemps, et que nous sommes les seuls à nous en être servis (Hiroshima, Nagasaki).

Nous dénonçons leur volonté hégémonique, quand c'est nous-mêmes qui pour l'heure, occupons leurs territoires (Afghanistan, Irak). Pour le salut de nos civils menacés par la nébuleuse « terroriste », nous massacrons les leurs…

Quand après les avoir économiquement rincés à la corde par nos embargos ou nos multinationales goulues, nous voyons les plus affamés d'entre eux débarquer en hordes sur nos territoires, nous exigeons d'eux une intégration qui n'est rien d'autre qu'une soumission assez servile à nos modes de pensée. Et à nos hiérarchies pré-établies dans lesquelles ils sont bien entendus confinés au plus bas de l'échelle.

Quand le flot de ces migrants se fait par trop insupportable, nous n'hésitons pas à envoyer croupir dans d'inavouables centres de rétention, ces mères voilées que nous nous targuons par ailleurs de vouloir émanciper. Dans nos délires, nous ne sommes pas à une contradiction près.

La réalité en boomerang contre les rêves des somnambules

Le problème des rêves, c'est qu'ils finissent toujours par un réveil. Retour en force d'une réalité d'autant plus douloureuse, que nous avions fini par croire nous-mêmes à nos propres fadaises.

Mince alors, ce Mahmoud Ahmadinejad, élu à 62,6% des voix ! Même celles des femmes « humiliées » ! Et du premier coup !

Nous avons beau nous frotter les yeux, il est trop tard. La réalité est bien là, mouchante à souhait pour nos fantasmes. Pas du tout conforme à nos prétentions étriquées.

Et nous, somnambules impénitents, en équilibre hasardeux sur le bord d'une fenêtre au-dessus du vide, qu'allons-nous faire ? Nous réveiller et prendre en considération avec humilité les vraies réalités ? Ou essayer de nous rendormir illico presto, une fois de plus, dans notre intenable position auto-satisfaite, au risque de tomber ?

4- Et pendant ce temps, Obama se tait

Ce qui n'arrange pas les opposants iraniens 


Scandale de l'argent dans le foot

Alors que, l'université américaine a fait de ses enseignants-chercheurs-praticiens des stars que l'on s'arrache comme des sportifs, en Algérie la corruption et le business ont gangrené le sport roi ...Lire notre dossier

Loi d'airain libérale

Sauf que si l'on se fie à la simple logique économique, les footballeurs ne sont pas trop payés, loin de là. Avec un salaire mensuel moyen de 100 millions, les footballeurs du championnat d'Algérie ne sont certes pas à plaindre, mais ils ne sont pas pour autant des escrocs qui volent le bon pain des Algériens.

D'abord, parce que les footballeurs sont payés au mérite, c'est la conclusion d'une étude d'économistes anglais. Malgré quelques «accidents industriels», la loi d'airain libérale s'applique dans le football: meilleur le footeux est, meilleur est son salaire.

Pourquoi ne pas virer les joueurs?

D'autant que contrairement à d'autres corporations, les footballeurs sont scrutés, leur performance est décortiquée, notée chaque week-end par des millions d'observateurs. Inimaginable pour n'importe quelle autre profession. Même si un classement hebdomadaire des traders pourrait être assez amusant.

D'autant que les footballeurs valent plus que leur salaire. D'ailleurs, signe qui ne trompe pas, quand Roman Abramovitch a commencé à ressentir les effets de la crise financière et donc à vouloir réduire les coûts de sa dispendieuse danseuse Chelsea, il n'a pas viré Anelka, ni Drogba, mais quelques recruteurs n'émargeant même pas à 5.000 euros par mois. Bref, des lampistes. Pourquoi cette décision qui ne semble pas économiquement très rationnelle? Après tout, se séparer du quatrième attaquant des Blues (au hasard, Salomon Kalou, même si on n'a rien contre le petit frère de Bonaventure) ne nuirait pas beaucoup au rendement offensif du club, mais permettrait de faire de grosses économies. En tout cas plus qu'en virant quelques recruteurs. Roman Abramovitch est-il un inconscient? Oui parce qu'il a recruté Deco. Non, car si Abramovitch n'a pas viré Kalou, c'est parce que l'Ivoirien vaut plus que son salaire. Il fait partir des actifs de Chelsea et est inscrit tel quel dans les bilans comptables, au même titre que le parc immobilier du club. On n'imagine pas la personne de Daniel Bouton inscrit comme actif dans les comptes de la Société Générale. Et donc se séparer de Kalou ferait faire des économies de salaire, mais ferait aussi baisser la valeur de la société, ce qui n'est pas envisageable pour Roman Abramovitch.

Pour en revenir à nos vertes prairies algériennes, la vraie inégalité avec monsieur-tout-le-monde-qui-se-serre-la-ceinture réside plutôt dans le rapport à l'impôt. Les footballeurs sont trop payés, mais ils ne sont pas taxés comme les autres. En France, une mesure transitoire permet de toucher une partie de rémunération des joueurs  sous forme de droit à l'image. Gain pour les clubs (et donc pour les joueurs): 30% de la rémunération est exonérée de charges sociales. Ce jackpot a, selon la Ligue Professionnelle de Football, permis aux clubs français de rester concurrentiels par rapport aux clubs européens, et donc d'offrir des salaires rondelets. Une mesure qui pourrait être appelée à disparaître, ce qui fait très peur aux instances du foot français, en plein lobbying pour aménager la mesure. De quoi comprendre les déclarations de Jean-Michel Aulas après l'élimination de Lyon, manière de mettre la pression sur les négociations en cours (même avec le budget du Barça, il n'est pas sûr que Lyon fasse aussi bien, en fait).

Gouffre

Ce qui est plus inquiétant, ce n'est pas tant l'ampleur de la rémunération des footeux qui fait scandale, mais la place de plus en plus grande que le poste occupe dans les budgets des clubs. Mais d’où vient justement cet argent? Est-il contrôlé? Le Fisc s’intéresse-t-il au football? Qui dirige, qui dicte les lois? Qui finance réellement? D’où vient cet argent dans un pays où la pauvreté est cruellement présente? Comment parvient-on à attirer des joueurs aux salaires faramineux? Le football est inondé par de l’argent plus ou moins propre.

En France, selon les conclusions de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) dans son rapport annuel, la masse salariale a absorbé 85% des revenus des clubs lors de la saison 07/08 contre 77% l'année précédente. De là à imaginer que d'ici quelques années, la masse salariale dépasse le revenu annuel des clubs? L'hypothèse n'est pas inimaginable : certains clubs anglais l'ont déjà testé au début des années 2000, avant de rentrer dans le rang. Une telle manœuvre peut se tenter dans un marché des transferts florissants, où quelques gros coups permettent d'équilibrer les comptes, pas dans le mercato moisi à venir. En France, le gendarme de la DNCG veille: impossible de dépasser les 100%.

Pour autant, cela ne donne pas aux sportifs le droit de dépenser leur argent avec autant de mauvais goût, n'est-ce pas Djibril Cissé, qui a porté l'art du tuning a un point jamais atteint auparavant. Voilà le vrai scandale de l'argent dans le foot.

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Trois millions d'euros par an pour un prof de fac

L'université américaine a fait de ses enseignants-chercheurs-praticiens des stars que l'on s'arrache comme des sportifs.

La somme est exacte est de 4.332.759 dollars (soit 3,2 millions d'euros). Ce sont les revenus du Dr. David Silvers, professeur de dermatologie à l'université de Columbia. Ça fait cher du prurit. Le Dr. Silvers est le professeur de médecine le mieux payé des Etats-Unis. (Le record toutes catégories du personnel universitaire, si l'on ose cette assimilation, est le coach de l'équipe de football de l'Université de Californie du Sud avec 4,4 millions de dollars).

Le cas du dermatologue new-yorkais n'est pas unique. Selon l'excellente revue Chronicle of High Education qui a passé en revue les feuilles d'impôts de 4.000 employés (cadres dirigeants et enseignants) des universités privées américaines, les mieux payés sont rarement les présidents d'université, mais plutôt les enseignants, souvent des médecins hautement spécialisés. Sur 88 salariés qui ont gagné plus d'un million de dollars au cours de la dernière année fiscale, 77 sont enseignants. Et sur le 293 ayant récolté plus de 500.000 dollars, 202 sont enseignants. L'université américaine a fait de ses enseignants-chercheurs-praticiens des stars que l'on s'arrache comme des sportifs. Explication: ce sont eux qui attireront les meilleurs étudiants, donc les plus grandes chances d'obtenir des reconnaissances académiques.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les salaires des cadres dirigeants non-enseignants varient peu entre public et privé. Le revenu médian des 184 patrons de centres de recherche universitaires publics est de 427.400 dollars par an (il ne s'agit bien de revenus médian avec autant d'individus de part et d'autre de ce niveau). Dans le détail: 58% gagnent entre 300.000 et 500.000 dollars par an et 30% entre 500.000 et 800.000 dollars. En revanche, la différence est perceptible chez les enseignants avec, pour des scientifiques, des salaires moyens annuels de 109.000 dollars (80.000 euros) et 144.000 dollars (106 000 euros) dans le privé.

L'une des différences qui saute aux yeux lorsqu'on aborde une université américaine est cette approche décomplexée de l'argent. Mon premier contact avec l'université de Stanford remonte au début des années 1990. Je m'y étais rendu pour un papier sur les nanotechnologies pour «Libération». Au cours d'un dîner, je me suis retrouvé avec des profils impensables en France: des profs qui alternent des recherches à très long terme sur l'informatique du futur et la convergence avec les neurosciences avec des missions de consultant pour des firmes privées, de l'enseignement classique avec maîtrise de thèse. L'un d'entre eux était alors professeur d'architecture de microprocesseurs, il venait de cofonder une entreprise cherchant à construire des supercalculateurs; il était par ailleurs consultant pour le fabricant de PC Compaq et vendait ponctuellement ses connaissances à des entreprises japonaises. Parmi ses étudiants, il a eu deux génies, Larry Page and Sergey Brin, qui créeront Google (c'est d'ailleurs Stanford qui détient les droits sur PageRank, l'algorithme-clé du moteur de recherche, ce qui vaut à l'université de belles royalties).

La force de ce système réside dans sa monétisation. La course aux talents, les publications, la notorieté organisée autour des grandes avancées scientifiques, l'osmose entre le secteur académique et les entreprises, tout cela contribue aux puissants flux de financement, sous forme de subventions, donations individuelles et naturellement de contrats de recherche privés et publics. Résultat, les dotations en capital (endowment) se comptent en milliards de dollars. Selon la National Association of College and University Business Officers (Nacubo), 74 universités publiques et privées avaient en 2008 une réserve supérieure à 1 milliards de dollars, 18 institutions une dotation supérieure à 5 milliards avec un record pour Harvard (36 milliards de dollars en 2008). Columbia et son dermatologue millionnaire ferait presque figure de petit joueur avec un capital de 7 milliards.




En Algérie,  ça chauffe dur...

Malgré les fortes chaleur de ces derniers jours, le plan canicule n'a pas été déclenché ... En Algérie ça chauffe dur ces derniers jours

En Afrique du Nord, ça chauffe dur aussi.
Voici quelques valeurs relevées le long des côtes nord de l’Algérie : 42.7°C à Chlef, 40.5°C à Tizi-Ouzou, 39.8°C à Mascara Ghriss, 37.9°C à Bordj Bou Arreridji, 37.6°C à Mecheria.

Au Maroc : 42.5°C à Fes Sais, 41.9°C à Taza, 41.3°C à Kasba Tadla, 40.9°C à Oudja.

La masse d’air chaud en provenance d’Afrique du Nord a envahi toute l’Europe et est remontée jusque dans le sud-ouest de la France comme prévu.

En Espagne, le thermomètre a affiché hier un maximum de 41.6°C à Cordoba.
On relevait aussi : 39.1°C à Madrid, 38.6°C à Zaragoza, 38.1°C à Caceres, 37.2°C à Albacete, 37°C à Badajoz, 37°C Logrono.
Il s’agit de températures de 8 à 12°C au dessus des normales saisonnières dans ces stations.

Dans l’est du Portugal : 38.3°C à Evora (26°C), 37.9°C à Beja, 37.4°C à Castelo Branco.

Dans le sud de la France, on relevait généralement des températures comprises entre 30 et 34°C au meilleur de la journée.
34.7°C à Marseille, 33.6°C à Mont-de-Marsan, 33.5°C à Toulouse, 33.3°C à St Girons, 31.5°C à Bordeaux, 30.2°C à Millau.
Ces températures devraient à nouveau baisser ces prochains jours, puis la chaleur devrait faire son retour pour la fin de semaine prochaine.

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Le FSS, accusé d'"attiser la violence" à Berriane

Le ministre OULD KABLIA, a accusé le FFS d'être derrière les troubles de Berriane

Le Front des forces socialistes au banc des accusés. Le verdict est tombé hier. Il est prononcé par le ministre délégué chargé des Collectivités locales, M.Daho Ould Kablia. «Un groupe appartenant au FFS est derrière les tentatives de troubles survenues dernièrement dans la wilaya de Ghardaïa», a-t-il lancé à la presse, en marge de la journée parlementaire de l’enfance, tenue au Sénat.
Le ministre souligne que les autorités ont des preuves sur l’implication de ce parti, lequel tient à faire pression pour infléchir la justice sur ce qui est communément appelé l’affaire Mohamed Baba Nedjar, militant des droits de l’homme membre actif du parti de Hocine Aït Ahmed condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour homicide volontaire.
Un verdict rejeté par le parti qui a parlé de manipulation contre sa formation dont le but est «d’effrayer toute personne en quête de liberté et de démocratie». Il montera au créneau par le biais de déclarations et de communiqués diffusés par la presse dans lesquels il appellera à demi-mot les Algériens à la riposte.
«Devant cette situation, il ne reste plus à la famille de Mohamed Baba Nadjar et à tous les Algériens victimes de l’arbitraire de cet appareil judiciaire, qu’à demander à tous les Algériens dignes, à toutes les personnalités honnêtes, aux opposants politiques, aux militants des droits de l’homme de terrain et aux journalistes indépendants, à oeuvrer tous ensemble sans lassitude et sans répit, à débarrasser les Algériens et rapidement, du véritable responsable de cette injustice et de ces souffrances», a-t-il appelé dans un communiqué rendu public au terme du procès polémique.
Pour le FFS, l’Etat a utilisé l’appareil judiciaire pour réprimer toutes les libertés et toutes les revendications légitimes et pacifiques, poussant ainsi les Algériens soit à la soumission, soit à tomber dans les pièges de la drogue ou de l’opposition radicale en rejoignant les maquis, ou enfin au suicide et à la «harga» avec au bout, la mort certaine en mer. A Berriane, une partie des commerçants a répondu à l’appel de la grève générale. La région est sous pression depuis l’annonce du verdict. Une ambiance qui vient rompre avec le calme prudent qui y régnait depuis une année.
Du côté des officiels comme du côté du FFS, le bras de fer n’est pas près de trouver son épilogue. La riposte des autorités ne s’est pas fait attendre.
Ces dernières ont fait savoir qu’elles ne comptent pas céder aux pressions du parti de Hocine Aït Ahmed met en garde M.Daho Ould Kablia.
Première riposte: plusieurs membres de la fédération du FFS ont été arrêtés ce week-end. Ils sont passés hier devant le procureur de la République, accusés d’être les instigateurs des troubles.
Selon Tabbou, un groupe de 17 militants du parti dont des élus sont convoqués à Ghardaïa sans «motif apparent» et devraient répondre d’une série d’accusations. Hier, M.Ould Kablia a tenu à dissocier ces événements des émeutes qui ont frappé de plein fouet la ville de Berriane ces deux dernières années.
Si les premiers sont d’ordre politique, les émeutes s’expliqueraient davantage, selon lui, par des problèmes socioéconomiques que par des manipulations politiques. «La manipulation existe mais n’est pas importante». Les incidents ont pour élément déclencheur des réactions de pulsion, avait-il affirmé récemment sur les ondes de la Chaîne III
Pour ce même responsable, «la violence cyclique est due au fait qu’il y a eu mort d’homme lors des derniers affrontement: 5 décès à déplorer en quelques mois». Mais les raisons de ces conflits sont à chercher dans l’histoire de Berriane.
Les populations arabophone et ibadite sont à peu près d’égale importance. Au fil des années, ces populations se sont imbriquées.
Le chômage et la mal-vie se sont aggravés et ont eu une incidence négative, beaucoup plus chez les malékites que chez les ibadites qui ont un comportement généralement plus formaté.


Ils espionnent le président

Des chancelleries étrangères cherchent à tout savoir sur l’état de santé du président Bouteflika...

Les services de renseignements algériens ont enregistré ces derniers jours un intérêt « excessif et intolérable » pour l’état de santé du président Bouteflika, de la part des ambassades étrangères à Alger. Des attachés militaires de certaines ambassades occidentales mais aussi du Golfe ne s’occupent plus que du dossier de la succession de Bouteflika et se seraient même permis de s’approcher du premier cercle présidentiel.

Cette situation a provoqué la réaction musclée des autorités algériennes, selon El-Khabar qui rapporte l’information. Par le canal diplomatique, le pouvoir algérien a averti ces chancelleries qu’il ne saurait « tolérer ces agissements inamicaux » et que toute tentative d’intrusion dans le cercle présidentiel « connaîtra une riposte appropriée ».
Le journal cite « deux ambassades du Golfe » et « deux ambassades occidentales » sans les nommer.


« Les capitales occidentales sont privées de renseignements sur l’état de santé du président Bouteflika depuis que ce dernier s’est séparé des médecins occidentaux et rompu avec l’hôpital parisien de Val-de-Grâce », observe El-Khabar qui cite des « sources proches du dossier ».


Reportage:

À Berriane : que se passe-t-il ?

Plus d'une année après le déclenchement de la violence, les esprits se réchauffent à nouveau...

Une chaleur torride sévit à Berriane. Le calme que connaît cette petite commune située à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Ghardaïa est frappant, tout comme le soleil éclatant qui caractérise ces journées chaudes d'un été qui s'installe avant terme.

Le dispositif sécuritaire mis en place dans les différents coins et ruelles est impressionnant. Des brigades entières de policiers et de gendarmes sont implantées dans les quartiers chauds. Le mouvement limité des personnes, l'absence d'activités quotidiennes et le manque d'animation sont les principales composantes de l'ambiance morne qui règne dans cette commune. Les magasins du centre-ville sont toujours fermés, triste séquelle de la violence des évènements qu'a connus cette commune pendant plus d'une année.  Berriane est encore sous le choc.

Berriane est loin de sortir d'une crise qui a balayé sa quiétude telle une tornade.Trois bus sont stationnés dans la petite gare routière. Ils se relaient pour transporter les gens vers le chef-lieu de la wilaya. Un peu plus loin, juste en face, un groupe d'habitants attend à l'extérieur pour prendre les bus qui transitent par Berriane vers d'autres villes. L'accès à la gare routière est donc limité aux malékites, tandis que les ibadites prennent leur transport à l'extérieur.

Voilà un premier indicateur d'une séparation impitoyable entre les deux communautés. «Fini le temps où tout le monde empruntait le bus à l'intérieur de cette petite station qui a accueilli pendant plusieurs décennies un nombre incalculable de passagers sans distinction. Aujourd'hui, une partie est contrainte d'attendre à l'extérieur. La présence des deux communautés dans un même lieu peut provoquer des affrontements tragiques», témoigne un habitant.

Les traces des actes de vandalisme, d'incendie et de destruction sont toujours visibles. Certains locaux n'ont toujours pas été restaurés, comme le montrent les vitres cassées, les portes détruites et les murs carbonisés. Témoignages d'une tragédie difficile à oublier. Le café du centre-ville de Berriane a subi d'importants dommages.

Il a été la première cible des émeutiers à chaque affrontement. Les nombreuses opérations de restauration entreprises par le propriétaire n'ont servi à rien devant la persistance de l'instabilité dans la région. La station d'essence située au carrefour n'a plus ouvert depuis qu'elle a été pillée par les jeunes en colère. «Nous sommes obligés d'aller dans une autre station située à 3 km de la commune pour nous approvisionner en essence, en gaz et autres produits. Notre station n'est plus opérationnelle», a indiqué un autre habitant.

Les quelques personnes rencontrées au centre-ville sont soumises à un ordre établi par les deux communautés : personne n'est autorisé à circuler en dehors du territoire de sa communauté, pour éviter de s'exposer à un violent rappel  à l'ordre  de la part des membres de la communauté ennemie.  Berriane ne compte que 35 000 habitants qui ont cohabité en paix pendant plusieurs décennies. Tout le monde se connaît, ce qui permet de  repérer facilement le contrevenant à l'ordre établi : chacun chez soi souspeine d'un violent rappel à l'ordre.  Un étranger à Berriane circule beaucoup plus facilement que les enfants de cette ville, divisée en deux parties, où les limites sont tracées par la route nationale n°1.

Une année, et après…

La population de Berriane est acculée dans une véritable impasse après plus d'une année de violence et d'instabilité. Les conséquences sont très lourdes. Les premiers touchés sont les enfants dont la scolarité a été gravement perturbée : les interruptions répétitives des cours ont souvent été suivies par un changement d'établissement scolaire et bien sûr d'enseignants. «Nos enfants ont souffert. Ils ont changé de classe par trois fois depuis le début l'année dernière. Ils sont complètement déséquilibrés et assimilent difficilement les leçons», dira une maman. Même leurs relations avec leurs camarades ont suivi le cours des évènements.

«Les établissements scolaires se sont transformés en lieux d'affrontement. Les élèves des deux communautés refusent de se côtoyer, échangent des hostilités en rapportant tout ce qui se raconte dans la rue. Les enseignants se sont transformés en gendarmes. La mission d'inculquer le savoir est passée au second plan, il faut d'abord calmer les esprits», a-t-elle raconté. La situation financière des familles est catastrophique : beaucoup de commerces ont baissé rideau, des chantiers, source de revenus de centaines de familles, sont à l'arrêt, les opérateurs et les investisseurs, surtout ceux ayant subi des pertes, ont fui la région.

L'autre drame vécu par les familles est celui de l'incarcération de leurs enfants, dont les plus âgés n'ont pas plus de 25 ans. «Mon fils est détenu depuis le début des événements. C'est une victime parmi tant d'autres. Il a été sauvagement agressé avant d'être mis en prison. Ces événements nous ont fait perdre le goût à la vie. Nous pleurons nos enfants et la dégradation de nos conditions de vie. Outre la violence, les gens ne travaillent plus et ne trouvent même pas de quoi manger.

N'oublions pas que cela a duré plus d'une année.»De nombreuses familles ont dû quitter leurs maisons et se sont réfugiées chez des proches, d'autres ont pris des locations loin des quartiers où elles ont vécu quelquefois toute leur vie.

La commune est divisée en plusieurs quartiers : Kasr Keddim est habité exclusivement par les mozabites, El Madagh est occupé entièrement par des malékites. Kahf Hamouda ou Hai El Moudjahidine compte deux camps, l'un pour les mozabites et l'autre pour les malékites. La nouvelle ville, quant à elle, est occupée à 100% par les malékites.
       

Echange impitoyable d'hostilités

Les ibadites estiment que les évènements tragiques qu'a connus cette région depuis une année ne sont qu'une tentative d'élimination raciale qui fait partie d'un plan préparé par les malékites. Les objectifs de ce plan ainsi que les procédures à suivre pour l'atteindre ont été expliqués à travers des brochures et des écrits anonymes dont la diffusion a été faite dans la région et à travers le net.

Un plan qui ne rassure pas cette population mozabite et qui augmente leur sensation de peur. Selon eux, «les malékites travaillent dans le sens de l'élimination des ibadites de la région». Ce travail a été entamé par la séparation qui prévaut actuellement dans cette commune et qui se poursuivra jusqu'à l'exclusion totale de tous les mozabites. «Nous avons toujours travaillé avec les malékites et nous les avons énormément aidés sans qu'il y ait de problèmes.

Aujourd'hui, les générations ont changé. Les jeunes interprètent cette aide  comme étant une forme d'esclavage qu'ils rejettent catégoriquement. La différence entre les deux populations est visible sur le mode et le style de vie de chacune d'entre elles. C'est aussi l'une des raisons qui ont provoqué autant de haine, animant un conflit dont les conséquences sont dramatiques pour les deux», dira un habitant ibadite.

«Nous habitions dans une maison au centre-ville sur la RN1, nous avons fui la maison dès le début des attaques en mars. Nous avons loué une maison pendant deux mois que nous avons quittée encore une fois à cause des évènements. Maintenant, nous nous sommes complètement éloignés des alentours de la ville.

La vie est insupportable», témoigne une femme. «Cela fait une année que je ne suis pas rentré chez moi. Les malékites nous ont chassés de la maison qu'ils ont violemment saccagée. J'ai essayé d'y retourner plusieurs fois. Mes tentatives sont restées vaines», dira un habitant qui a fui son quartier.

Un autre citoyen handicapé se rappelle cette nuit où il a été contraint de quitter sa maison pour sauver ses enfants, malgré son état. «J'avais une boutique à l'intérieur de la maison. Les malékites nous ont attaqués, volé tout ce qui se trouvait dans le petit magasin avant de nous expulser en pleine nuit. Je leur ai expliqué que je ne leur ai jamais rien fait, que mes relations avec eux sont très amicales. Ils m'ont dit que j'étais un mozabite donc j'aurai le même traitement que les autres», nous a-t-il raconté. «J'ai tout perdu. Je n'ai pas travaillé depuis une année.

Ma situation s'est transformée : j'avais une boutique ; aujourd'hui, je gagne ma vie et celle de ma famille grâce à la vente de bonbons dans cette petite table sur la chaussée.» Ces habitants estiment que la cohabitation est difficile après tout ce qui s'est passé. «Les blessures sont trop profondes.

Les malékites ont porté atteinte à notre dignité et à notre sécurité. Nous ne sommes pas près d'oublier facilement ce qui s'est passé.» «Les solutions proposées ne font que calmer les esprits momentanément. L'insécurité est toujours là dans les quartiers où des actes de vol et de saccage sont quotidiennement commis par les jeunes.»

Les malékites se plaignent aussi des conséquences lourdes de la crise qui a secoué la région. «Nos familles ne peuvent plus retourner dans les quartiers occupés actuellement par les mozabites. Ils risquent de subir des violences et d'être expulsés», dira un habitant de Hai El Moudjahidine. Ils dénoncent la persistance de la violence dans la région. «Pas plus tard que la semaine dernière, des maisons ont été saccagées et des arbres arrachés. La commune n'est toujours pas sécurisée, surtout la nuit où des incidents sont quotidiennement signalés.»

Ces habitants critiquent la lenteur constatée dans la restauration de leurs maisons et le renfort de sécurité imposé dans leurs quartiers. «Les travaux n'ont toujours pas été lancés alors que cela a été prévu dans l'accord signé. Il y a eu une opération de restauration qui a touché beaucoup de maisons qui ont subi de nouveaux dommages dès la reprise des affrontements.» Le langage des jeunes comme des adultes malékites est basé sur des récits historiques qui critiquent fortement les mozabites et leurs habitudes pour expliquer la haine et les causes du conflit.

Ils estiment que le manque de confiance est à l'origine de la crise qui a secoué Berriane. Les deux communautés, même si elles adhèrent à l'idée de cesser les violences, n'éprouvent pas un grand optimisme quant aux résultats de la signature de la feuille de route. «A quoi ça sert ?», s'interrogent les deux populations.

«Nous avons assisté à plusieurs réunions d'appel au calme dans un premier temps. Puis il n'y a plus rien de concret. Récemment, lors d’une réunion, on nous annonçait l'attribution de lots de terrain aux jeunes.  Mais  cela  va-t-il régler le problème ?»

Absence de développement local

Berriane fait partie des communes pauvres où aucune activité agricole ou industrielle n'a été développée en raison des conditions climatiques. Un plan de développement d'urgence a été décidé au profit de la population, mais sa concrétisation tarde à se faire sur le terrain.

«Cela a commencé par l'annonce de la distribution de lots de terrain. Une opération gelée depuis une dizaine d'années pour permettre l'émergence de promotions immobilières dans la région.» Le budget de cette commune est estimé à sept milliards de dinars. Ses propres ressources ne sont ni diversifiées ni importantes dans la mesure où elles sont tirées essentiellement des loyers, des recettes fiscales et des raccordements de gaz dont les tarifs ont été revus à la baisse depuis quelques mois.

Les conditions sociales de la population ont beaucoup influé sur la situation. Le chômage ronge les jeunes qui ne disposent pas de suffisamment d'infrastructures de loisir et de détente.

C'est le vide total et l'ennui.La crise qu'a connue la région a eu des répercussions sur les décisions des différentes instances et sur la gestion locale qui se fait dans la déstabilisation totale. Pour preuve, l'implantation des projets d'infrastructures de base au profit de la population est en général soumise à des débats houleux où sont toujours remises en cause les décisions prises avec en arrière-plan la distinction entre les deux communautés.

Cela a été le cas notamment concernant la réalisation d'un complexe sportif, d'un hôpital et d'une piscine à Berriane. Les assiettes retenues pour implanter ces projets ont été modifiées plusieurs fois avant de décider de les éloigner du centre de la ville pour éviter une quelconque mauvaise interprétation qui ressuscitera une nouvelle fois la crise.

Les facteurs de détérioration de la situation à Berriane sont nombreux et complexes. Le conflit entre les deux communautés semble prendre d'autres proportions. Son règlement demandera une plus grande implication et surtout plus de fermeté de la part des pouvoirs publics. La volonté y est, mais suffira-t-elle face à l'intensité de la manipulation qui fait loi dans la région ?
Source: T.A

La "rage suicidaire" des partis continue

Le parti du FLN au bord de l'implosion

Spectacle désolant de la bataille rangée entre le député Abbès Mekhalif, chef de fil des animateurs de la cellule de suivi du FLN et Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN pour prendre la direction d'un FLN saisi de "rage suicidaire" avant le Congrès du parti...

Les animateurs de la cellule de suivi du FLN, emmenés par l’ancien député Abbès Mekhalif, ne semblent pas près de «lâcher du lest» dans le bras de fer qui
les oppose au secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, à en croire Abdelkader Ziddouk. Ce dernier, joint hier par téléphone, a confirmé l’information selon laquelle «des contacts à l’échelle nationale» sont menés actuellement par Mekhalif pour mettre au point une «déclaration d’intention» qui sera adressée ces jours-ci au secrétaire général du FLN. L’ancien député de Chlef a également indiqué qu’une dernière réunion entre les principaux animateurs de la cellule
de crise aura lieu la semaine prochaine à Alger pour «prendre position» par rapport aux derniers événements survenus au FLN, notamment en ce qui concerne l’installation de la commission nationale de préparation du 9e congrès du parti prévu le 1er trimestre 2010.
L’ancien député de Chlef estime, en effet, que l’installation de cette structure devrait être l’indicateur à l’avenir du chemin à suivre. «Nous attendons que le secrétaire général nous dise s’il veut que nous travaillions ensemble la main, dans la main, et c’est tant mieux pour tout le monde, ou s’il a l’intention de nous exclure.» Et s’il penche pour la seconde hypothèse, ajoute-t-il, «nous saurons quoi faire et répondre, car, pour nous, le dossier de 2004 est clos, ficelé et définitivement archivé».
En effet, notre interlocuteur nous renvoie à la dernière rencontre entre les deux parties ayant eu lieu en juillet 2008 et qui a été couronnée par le «gel» du sit-in que le groupe de dissidents devait organiser au siège du parti. Notre interlocuteur n’a pas manqué aussi de nous rappeler que sa délégation a posé le problème
de la fameuse directive n° 3 adressée par le secrétaire général à toutes les structures du FLN en janvier 2008, et dans laquelle il leur demande de respecter le verdict des urnes quel que soit le vainqueur. «Cette directive n’a jamais été appliquée. Aussi, nous avons saisi cette occasion pour sensibiliser le secrétaire
général qui a beaucoup apprécié notre démarche. En réponse à nos doléances, il a promis de régler graduellement certains problèmes, comme il nous a demandé de patienter jusqu’au congrès extraordinaire qui devrait, selon lui, remettre les choses à leur place.» Lors de cette rencontre de quatre heures, le secrétaire général du FLN aurait suggéré aux membres de la cellule «le retour aux anciennes structures» du parti. La délégation reçue par Belkhadem était composée de 7 membres, dont les différents responsables régionaux, à savoir le porte-parole Abbès Mekhalif, Arbouche, Zidouk Abdelkader, Azzi Benthabet (Oranie), Menfoukhi (Sud), Dahmani (Centre) et Dhaouia (Djelfa). L’ancien député de Skikda a cité comme exemple, pour étayer ses propos, la note du 9
avril dernier, transmise par le secrétaire général à toutes les kasmas et les mouhafadhas du parti, les instruisant d’organiser des assemblées générales afin d’élire leurs responsables locaux. Pourtant, explique notre interlocuteur, «l’impasse à laquelle est arrivé le parti n’est pas faite pour arranger les choses, ni pour le secrétaire général ni pour la majorité des militants qui se sentent de plus en plus exclus des structures du parti». M. Belkhadem, qui a observé le silence
jusque-là, prêtera-t-il une oreille attentive aux membres de la cellule de suivi ?


Bouteflika libère ses ministres

Comment les ministres vont occuper leurs vacances

Ils auront droit à 21 jours de congé entre juillet et août. Reste à savoir la manière dont différents ministres vont occuper leurs vacances...
 

Vive les Vac !


Les ministres ne seront pas privés du plaisir de la plage et du beau soleil. Ils seront autorisés à déserter leurs bureaux et se détacher des dossiers pour se détendre. Cet été, ils auront droit à 21 jours de congé. C’est ce qu’a appris L’Expression auprès d’une source proche du staff gouvernemental. «Une note portant sur la durée du congé qui est de 21 jours nous a été adressée avant- hier», confie, avec satisfaction, un membre de l’Exécutif. Grand soulagement pour l’équipe de Ouyahia! Celle-ci pourra finalement se mettre dans la peau des vacanciers. Ni Conseil du gouvernement encore moins d’étude de dossier, les ministres vont pouvoir se libérer pour quelques semaines du casse-tête quotidien des affaires de l’Etat. Comme tous les travailleurs, les ministres attendent avec impatience la période des congés. «Je suis très content, car c’est la première fois que nous aurons droit à un long congé», affirme le même responsable.
Il rappelle, dans ce sens, que durant les deux dernières années, les ministres ont eu juste droit entre dix et quinze jours de repos. Effectivement, l’été dernier, ils ont été libérés juste pour deux semaines et par groupes. La nouveauté cette année, c’est qu’il n’y aura pas de tour de rôle. Les 36 membres du gouvernement partiront tous en même temps en vacances. «C’est le gouvernement au complet qui sera en congé», nous précise notre interlocuteur. Alors qu’auparavant, le planning des congés se répartissait par groupes, cette fois-ci les ministres n’auront pas à négocier le calendrier des départs.
Notre source explique que la date du départ n’est pas encore fixée. «Ce sera certainement entre fin juillet et début du mois d’août», a-t-il avancé affirmant que le plus important est de se reposer ne serait-ce que quelques jours. «C’est une bonne nouvelle. Sincèrement, je suis soulagé», avoue notre interlocuteur. Et de renchérir: «Ainsi, je pourrais programmer où passer mes vacances avec ma famille.» Selon lui, cette période de repos permettra aux responsables de reprendre le souffle pour donner un meilleur rendement à la rentrée. Notre interlocuteur n’est pas le seul à être soulagé. C’est tout le gouvernement qui est satisfait. Alors que la saison estivale ne s’est pas encore bien installée, les congés occupent les esprits. Dans les coulisses du Palais du gouvernement, la question était sur toutes les langues ces derniers temps. Allons-nous avoir droit à quelques jours de repos? s’interrogeaient les uns et les autres. Epuisés par la campagne électorale et confrontés à de nouveaux défis, les ministres sont léssivés. «Nous avons vraiment besoin de repos pour reprendre nos forces», avait avoué un autre membre du gouvernement lors de l’examen du Plan d’action au Conseil de la nation. «Nous ne pouvons plus continuer sur ce rythme de travail», avait-il précisé. Son collègue intervenant en pleine discussion exprime son souhait: «J’espère que nous aurons droit à un petit repos car nous sommes vraiment exténués.» Et de poursuivre: «C’est toute la famille qui est prise en otage.» Ayant eu à gérer les affaires de l’Etat durant plusieurs années et reconduits aux postes de commandes, les ministres sont unanimes sur le fait qu’ils ne peuvent plus maintenir le cap. Surtout que cette fois-ci, ils n’auront plus droit à l’erreur. Chargée d’appliquer à la lettre le nouveau programme quinquennal du Président, l’équipe en place est censée faire preuve de compétence et de rigueur. Après les moments de détente et de loisir, le gouvernement sera appelé à mettre les bouchées doubles pour prouver son efficacité sur le terrain. Surtout que la rentrée sociale s’annonce, d’ores et déjà, chaude.
La rentrée scolaire, le mois sacré du Ramadhan, sont deux évènements qui risquent de peser lourd sur le front social. Comme à chaque rentrée sociale, la question du pouvoir d’achat fait monter la tension. En plus du lancement des grands chantiers, le gouvernement aura la charge de répondre aux préoccupations des citoyens.

ONU : Le comité spécial sur la décolonisation, approuve les projets de résolution 3 au cours de sa séance d'ouverture de la reprise de la session 2009

Statuant par consensus, comme il a commencé la reprise de sa session de 2009, ce matin, le Comité spécial de la décolonisation a approuvé trois projets de résolution, sur la diffusion d'informations de la décolonisation, la question de l'envoi de visite et de missions spéciales à la non-territoires non autonomes et sur des informations provenant de ces en vertu de l'article 73 e de la Charte des Nations Unies.

Selon les termes du texte sur la diffusion d'informations sur la décolonisation (document A/AC.109/2009/L.5), adopté tel qu'amendé oralement, l'Assemblée générale d'approuver les activités du Département de l'information publique (DPI) et le Département des affaires politiques (DPA) dans ce domaine, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies sur la décolonisation, en particulier la publication de la brochure d'information intitulée Qu'est-ce que l'ONU peut faire pour aider non autonomes, les territoires, qui a été mis à jour sur le site Web de l'Organisation dans la décolonisation mai. L'Assemblée encourage également continué de mettre à jour et la large diffusion de la brochure.

Aussi par ce texte, l'Assemblée prierait le Secrétaire général de renforcer l'information sur le site Web de la décolonisation et de continuer d'inclure toute la série des rapports de séminaires régionaux sur la décolonisation, les déclarations et les documents présentés au cours des séminaires, et des liens vers le plein série de rapports par le Comité spécial. L'Assemblée, en d'autres termes, la demande que le Département à poursuivre les efforts visant à mettre à jour sur le Web des informations sur les programmes d'assistance à la disposition de non autonomes, les territoires, et demande que le Département de l'information et la DPA de mettre en œuvre les activités du Comité spécial recommandations et de poursuivre les efforts pour faire connaître l'Organisation de l'oeuvre de décolonisation à travers tous l'impression, de diffusion et de médias sur Internet.

Au début de l'examen du Comité spécial de ce texte, Paula Refolo, Département de l'information du Directeur de la communication stratégique et Freda McKay, chef du Département des affaires politiques de la décolonisation, a mis en évidence leurs ministères respectifs des activités pour diffuser des informations sur la décolonisation, les efforts de l'Organisation des Nations Unies.

Refolo, présentant le rapport du Secrétaire général sur la diffusion d'informations sur la décolonisation (document A/AC.109/2009/18) couvrant avril 2008 à Mars 2009, le Département de l'information a continué à fournir une couverture de la décolonisation des activités, telles que les réunions de la quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation) et du Comité spécial, officiellement connue sous le nom de Comité spécial sur la situation en ce qui concerne la mise en œuvre de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Quatre récemment publié des communiqués de presse issus de la couverture par un attaché de presse du Département de l'information du Comité spécial du Séminaire régional pour les Caraïbes à Saint-Kitts-et-Nevis, du 12 au 14 Mai. Le Secrétaire général le message de cet événement a été souligné par le Centre de nouvelles ONU.

Qu'est-ce que le l'ONU peut faire pour aider non autonomes territoires notice a été mise à jour pour inclure les activités du Programme commun des Nations Unies sur le VIH / sida (ONUSIDA) à la Barbade et dans les Caraïbes orientales, qui prévoit de transférer du Département de l'information sur la décolonisation de l'Organisation page de site Web. Le Département a également prévu de travailler avec les DPA du Groupe de la décolonisation - qui a maintenu la décolonisation page - créer une liste de diffusion pour les personnes intéressées à recevoir des renseignements à jour sur la décolonisation.

Au total, 51 communiqués de presse ont été publiés en anglais et en français sur les réunions, de déclarations et d'audiences des différents organes des Nations Unies, at-elle dit, ajoutant que la question de la décolonisation a été examinée sur le ministère de visites guidées, dont plus de 300.000 visiteurs ont participé en 2008. En termes de DPI de la télévision et de radio, un entretien avec l'Envoyé des Nations Unies au Sahara occidental, sur sa visite au Maroc et en Algérie en Février, a été diffusé sur la Radio des Nations Unies, l'Unité de chinois qui a également produit deux caractéristiques sur les travaux de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Elle a dit que le Centre des nouvelles du portail web, l'un des domaines les plus fréquemment visités sur le site Web des Nations Unies, avait distribué des articles sur la décolonisation à 54.000 abonnés en français et en anglais, qui a été repris par des sites Web externes, y compris les agrégateurs de nouvelles populaires. Pour exemple, un reportage sur le Secrétaire général dans son allocution à Février, le Comité spécial a été porté par MercoPress, Scoop Independent News, EIN News et questions des peuples autochtones d'aujourd'hui. En outre, les questions de décolonisation a été écrit dans l'Annuaire des Nations Unies, l'ouvrage de référence L'Organisation des Nations Unies Aujourd'hui (anciennement de base sur les Nations Unies), la publication Soixante moyens des Nations Unies fait une différence, et la Chronique des Nations Unies en ligne.

A Genève, le Service d'information des Nations Unies publié des communiqués de presse résumant les réunions où les experts des droits de l'homme a examiné la décolonisation dans le cadre des droits de l'homme du Conseil de l'examen des pays, dit-elle. Le bi-hebdomadaire de presse à Genève, adressée à chaque fois la décolonisation, il a été dans l'actualité, et les questions de décolonisation ont été inclus dans les visites guidées du Palais des Nations. L'Organisation des Nations Unies Centre régional d'information à Bruxelles, a abordé la question dans son discours et de conférences, et en réponse aux demandes du public. Rapports du Secrétaire général ont été régulièrement partagés avec les différents intéressés parties, y compris les institutions de l'Union européenne.

McKay a dit DPA annuel diffusé des documents de travail de décolonisation des informations recueillies à partir d'informations fournies par les Puissances administrantes et complétées par des rapports des médias, des sites Internet et d'autres sources. Les informations ont été collectées et diffusées sur demande aux États membres, les représentants des territoires non autonomes, les territoires, les écoles , les organisations et les individus. Le matériel a été distribué lors de la décolonisation de séminaires régionaux annuels. information distribué à Saint-Kitts-et-Nevis en Mai comprenait trois brochures préparées en collaboration avec le Département de l'information, intitulé Les Nations Unies et de la décolonisation, l'Organisation des Nations Unies et de la décolonisation, les questions et réponses et Qu'est-ce que l'Organisation des Nations Unies peut faire pour aider non autonomes territoires.

Ayant assumé la responsabilité du site Web de la décolonisation en 2004, le Département de la décolonisation a commencé à étudier les moyens de le rendre plus convivial. Un nouveau site web interactif avec plus de 1.000 dossiers de la décolonisation des informations, y compris les rapports, les résolutions, les documents de travail et des communiqués de presse, serait sera lancé prochainement. DPA devrait continuer à élargir sa liste d'experts, des universitaires et des organisations sur la décolonisation, qui ont contribué à faire de nouvelles connaissances à l'annuel des séminaires régionaux. L'Unité a utilisé ce fichier pour élargir son réseau de contacts. Elle a continué à fournir des informations mises à jour de renseignements au public du Département de l'information et des unités de visites guidées en réponse à des questions spécifiques sur les questions de décolonisation, et de mettre à jour le chapitre sur la décolonisation dans la publication L'Organisation des Nations Unies aujourd'hui.

Aux termes du deuxième texte approuvé ce matin, sur la question de l'envoi de visite et de missions spéciales dans les territoires (A/AC.109/2009/L.6 document), le Comité spécial aurait l'Assemblée générale souligne la nécessité d'envoyer régulièrement des missions de visite non aux territoires non autonomes afin de faciliter la pleine, rapide et efficace de mise en œuvre de la Déclaration de la décolonisation à l'égard de ces territoires, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies sur la décolonisation et le plan d'action de la deuxième Décennie internationale de l'élimination du colonialisme. L'Assemblée devrait également appeler les puissances administrantes qui ne l'ont pas encore fait à faciliter des missions de visite dans les territoires sous leur administration. Elle demande que les puissances administrantes de coopérer pleinement avec le Comité spécial à examiner la possibilité de visite ou de missions spéciales en vue de favoriser la décolonisation de l'Assemblée mandat.

 Selon le texte sur des informations provenant de territoires non autonomes, communiqués en vertu de l'article 73 e de la Charte (document A/AC.109/2009/L.4), l'Assemblée générale demande que les puissances administrantes concernées, conformément à leurs obligations découlant de la Charte, ou de continuer de communiquer régulièrement au Secrétaire général des statistiques et autres informations techniques relatives à la situation économique, sociale et de l'éducation dans les territoires pour lesquels ils ont été respectivement responsables, ainsi que l'information la plus complète possible sur les territoires "politique et l'évolution constitutionnelle, dans les six mois suivant l'expiration de l'exercice administratif dans ces territoires.

Également au cours de la séance d'aujourd'hui, le Comité spécial a décidé de faire droit aux demandes d'audition relatives à la question des îles Falkland (Malvinas), Gibraltar, au Sahara occidental et de Porto Rico. Comité spécial de vice-président Rupert Davies (Sierra Leone) a dit 35 demandes de audition a été reçue à ce jour.

Le Comité spécial se réunira à 10 heures demain, le 9 Juin, pour entendre les pétitionnaires sur la question de Gibraltar.

Suite à un article sur les relations ente le MAK et les services du Mosad Israélien

Ferhat Mhenni porte plainte contre le quotidien Ennahar.

Le discours de Ferhat Mhenni à New York au siège de l'ONU fait des vagues,le journal Ennahar El Jadid en publiant un article contre le président du MAK qui réclame l'indépendance de la Kabylie en l'accusant de collaborer avec les services secrets israélien (Mossad) à Paris en France.

Chronologie des faits

Mardi 26 mai, Ferhat Mehenni, président du MAK et chanteur kabyle engagé, faisait un discours à New York lors de la huitième session de l’instance permanente des peuples autochtones de l’ONU (lire). Ce discours était l’occasion pour le président du MAK de plaider la cause de la Kabylie en mettant en avant la solution qui est la raison d’être du MAK : l’autonomie de la région.

Suite au discours de Ferhat Mehenni, le pouvoir algérien n’a pas réagit officiellement, mais c'est plutôt la presse qui s'en charge, un article du quotidien Ennahar du 28 mai 2009 dénigrant MAK et ses dirigeants.   

Ferhat Mhenni conte-attaque

Les responsables du MAK se sont évidemment empressés de démentir les affabulations d’Ennahar. Ferhat Mehenni a, pour sa part, décidé de porter plainte et a chargé son avocat de le faire en ces termes :
‘‘ Mon cher Maître, Bonjour ;
Pourriez-vous engager des poursuites judiciaires contre le quotidien algérien “Ennahar”, son directeur de publication et le journaliste ayant signé l’article diffamatoire qu”ils ont commis aujourd’hui contre moi et dont le lien est ci dessous.
Le DRS, Bouteflika et autres Ouyahia sont enragés du succès retentissant de ma déclaration à l’ONU sur l’Algérie qui opprime la Kabylie et cet article est leur réponse, une manière honteuse de se défendre. Par ailleurs, une représentante diplomatique algérienne près de l’ONU, d’origine kabyle, en a déjà payé les frais. Elle vient d’être congédiée pour m’avoir approché et dit bonjour à New York. Jusqu’où vont-ils aller dans leur folie ?”

Sources :

1) L’article d’Ennahar
2) Le discours de Ferhat Mehenni à l’ONU

ALGÉRIE - FRANCE

Les propos de Ziari font déjà  des vagues

Le président de la Fondation du 8 Mai 1945, Boukherissa, a qualifié, samedi 30 mai, de « dérapage » et de « blasphème » les propos tenus jeudi par le président de l'assemblée populaire nationale (APN) à Paris.

En visite en France la semaine dernière, Abdelaziz Ziari avait affirmé jeudi au cours d'un point de presse que la question de la repentance « n'était pas à l'ordre du jour » et « n'a jamais, depuis l'indépendance, constitué un obstacle aux relations algéro-françaises ». Pourtant, le 8 mai à Alger, M. Ziari avait affirmé publiquement que la France doit faire acte de repentance pour les crimes commis en Algérie durant la période coloniale.

« La Fondation du 8 Mai 1945 enregistre avec regret et désolation les propos de M. Ziari et dénonce fermement la légèreté avec laquelle ont été traitées les questions liées à la mémoire. Elles n'honorent ni l'Etat algérien, ni le peuple algérien et encore moins son martyr et son histoire », a estimé Kheireddine Boukherissa dans un communiqué rendu public.

« Parle-t-il pour lui, pour le peuple ou pour le président ?  S'est-il encore interrogé ajoutant : « quand il minimise la portée d'une loi promulguée le 23 février 2005 qui positive le colonialisme en la réduisant à une simple provocation (...) il verse vraiment dans l'absurde ». « Nous exigeons des réponses nettes et précises », a t-il ajouté.

Selon M. Boukherissa, Ziari qu'il désigne par « ce monsieur » « ne mesure pas l'importance d'une telle infamie à grande échelle et ses desseins occultes».  Le président de la Fondation du 8 Mai 1945 appelle le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika à « intervenir » et à exiger des éclairages de la part de M. Ziari, 

Par ailleurs, Kheireddine Boukherissa estime que, à travers le projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), « la France ne cherche qu'à instaurer son hégémonie et son monopole sur l'ensemble du territoire méditerranéen ». « Elle réussira sa mission de recolonisation des pays récemment libérés tant qu'ils seront représentés par des personnes aussi insensibles qu'ignorants des martyrs et des souffrances endurés par leurs aïeux », a-t-il dit.


Abdelaziz Ziari en visite officielle en France

Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN), M. Abdelaziz Ziari, est arrivé mardi après-midi à Paris pour une visite officielle en France, à l'invitation de son homologue Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale française. Durant son séjour, M. Ziari aura des entretiens avec le président du Sénat français, M. Gérard Larcher, et le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. Il aura également des entretiens avec le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale française ainsi qu'avec les différents présidents de groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale française.


Plus de 3000 enfants en danger moral sauvés de la rue par la police en 2008

Plus de 3.000 enfants, dont 1.132 filles, ont été sauvés  des dangers de la rue par les services de police durant l'année 2008, à l'échelle  nationale a-t-on appris hier, auprès des mêmes services.  "Au total 3.741 mineurs âgés entre 10 et 18 ans, en danger moral et  physique et prédisposés à commettre des délits, ont été sauvés des dangers de  la rue par les services de police durant l'année 2008", a indiqué la  commissaire principale de police judiciaire, Mme Kheïra Messaoudène.         
La prévention compte parmi les mesures principales prises par les services  de police au profit de cette catégorie, a-t-elle dit.         
Parmi le nombre total de ces enfants, elle cite quelque 2.860 enfants  remis à leurs parents "ce qui représente plus de 90 % de l'ensemble  de ces enfants en danger moral", a indiqué Mme Messaoudène, chargée du bureau  national de la protection de l'enfance et de la délinquance juvénile, à la Direction générale de la sûreté nationale.  Elle a par ailleurs précisé que parmi ces mineurs, 1.487 enfants sont  âgés entre 13 et 16 ans, 1.127 âgés (16-18 ans) 573 enfants (10-13 ans) et enfin  554 enfants (-de 10 ans). La wilaya d'Alger a enregistré 668 enfants sauvés de la rue, suivie  de Annaba (168), Oran (245), et Biskra (122).   
      
S'agissant du bilan de cette enfance en danger moral, enregistrés durant  la période du 1 janvier au 30 avril 2009, les services de polices ont enregistré  "1.317 mineurs dont 394 filles, a-t-elle ajouté.  Ces mineurs sont soumis à des entretiens avec un personnel spécialisé  pour déterminer leurs problèmes et situations sociales, a ajouté Mme Messaoudène  relevant que certains, sont également soumis à des consultations médicales. Sur les raisons de cette situation, elle a notamment évoqué la démission  parentale et la dégradation de mœurs.


Luis Maria De Puig souhaite voir l'Algérie intégrer le Conseil de l'Europe

Le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Luis Maria De Puig, a fait part de son voeu, dimanche à Alger, de voir l'Algérie intégrer cette institution européenne. "Notre ambition, en tant que parlementaires de la grande Europe, c'est de vous compter parmi nous et de voir aussi les pays du Maghreb rejoindre cette institution, car nous avons besoin de vous", a indiqué M. De Puig dans une déclaration à la presse, à l'issue de l'audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. "Nous avons besoin de la présence d'un pays comme l'Algérie qui connaît l'Afrique et la Méditerranée" car, a-t-il expliqué, "il s'agit d'une demande ou d'une offre pour discuter (des préoccupations) de l'avenir en Méditerranée, en Afrique et dans le monde entier".
M. De Puig s'est aussi dit "très honoré de pouvoir transmettre au président Bouteflika cette ambition émanant de la majorité des pays européens qui veulent entamer une nouvelle relation avec le sud de la Méditerranée". Il a aussi précisé qu'il appartient à l'Algérie de décider avec quelles modalités elle veut participer dans cette "grande organisation européenne".

Qualifiant cette demande d'"un peu égoïste" de la part de son institution, M. De Puig a cependant fait remarquer que "c'est une offre pouvant intéresser l'Algérie dans la mesure où notre assemblée est une grande institution avec un certain prestige moral". Il a estimé qu'ainsi, il y aura la possibilité pour que le parlementaire algérien puisse se rencontrer avec des parlementaires de toute l'Europe et de tous les pays, ce qui sera "une avancée", a-t-il dit, soulignant que l'Algérie apportera un "enrichissement" pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Par ailleurs, il a ajouté que la "conversation exceptionnelle", qu'il a eue avec le président de la République, a permis d'analyser les rapports entre l'Europe et les pays du sud de la Méditerranée, relevant que l'Algérie et les autres pays du sud de la Méditerranée ont un statut de "partenaires" à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'UE.


Un “député” appelle à l’ouverture d’une enquête sur la campagne de boycott du FFS

Le “député” de l'Alliance nationale républicaine (ANR) de la wilaya de Béjaia, ancien Maire “indépendant”  de la commune de Derguina, candidat malheureux aux sénatoriales en 2006 en dépit du soutien que lui ont apporté les élus du RND, Abdelmadjid Bektache, a appelé, jeudi lors de son intervention à l'APN, le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, à l'ouverture d'une enquête sur la campagne de boycott du scrutin présidentiel du 9 avril dernier, menée par le FFS dans la wilaya de Béjaia. Le “député” a accusé le FFS d'avoir obligé les citoyens à boycotter le scrutin présidentiel. “Un responsable d'un parti politique a animé 26 meetings populaires à Béjaia pour obliger les citoyens à boycotter l'élection présidentielle”, a dénoncé Bektache, en appelant Zerhouni à ouvrir une enquête sur l'action du FFS.  L'intervenant, membre du bureau national de l'UDR de Amara Benyounes, a accusé un maire du FFS d'avoir licencié un agent communal pour son soutien au candidat Abdelaziz Bouteflika.

Source : Algérie-politique


Les entrepreneurs algériens soutiennent le programme du gouvernement

Les propositions du Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, satisfont le Forum des chefs d'entreprises (FCE) qui y voit des prémisses pour redonner à la Petite et moyenne entreprise (PME) la place qu'elle mérite dans le tissu économique national, a déclaré, vendredi, le président de cette structure patronale, Réda Hamiani, qui a toutefois souligné qu'il y a "un décalage entre les promesses et la réalité".

M. Hamiani, qui s'exprimait sur les antennes de la radio nationale, a indiqué que la plus grande préoccupation du FCE est l'application des décisions sur le terrain, qualifiant, à titre d'exemple, le fait que les banques mettent parfois plus de six mois pour accorder un crédit aux entreprises.

Par ailleurs, le patron des patrons algériens veut que l'acte de gestion soit dépénalisé pour laisser au banquier une plus grande liberté dans sa relation avec l'investisseur. Il a, à ce propos, dénoncé le harcèlement dont sont victimes actuellement ces professionnels de la part de juges, ajoutant qu'ils sont devenus, de ce fait, frileux dans l'exercice de leur fonction.

Malgré cette réserve, le président du FCE s'est dit satisfait du niveau de financement de l'économie estimé à 20.000 milliards de dinars, tout en regrettant que le secteur privé ne bénéficie de cette manne qu'à hauteur de 52% alors qu'il participe pour 75% à la création des richesses du pays.

Abordant la question du commerce extérieur, M. Réda Hamiani a expliqué que l'industrie a fourni, en 2003, 20% des richesses nationales pour se retrouver à un taux de 7% actuellement, quelques années après l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'Union européenne.

Dans l'intervalle, beaucoup d'entreprises ont été fermées alors que les importations ont atteint 40 milliards de dollars US. Des emplois ont donc été détruits en Algérie pour financer ceux créés dans d'autres pays, selon Hamiani.

Il a déploré que la mise à niveau des entreprises ne soit pas intervenue avant l'ouverture des frontières pour qu'elles soient capables de faire face aux multinationales qui ont l'habitude d'être confrontées aux contraintes des marchés étrangers avec un support de publicité que ne peuvent pas s'offrir les entreprises locales.

M. Hamiani a aussi fait référence à l'ampleur prise par l'informel, révélant que 700 marchés informels ont été recensés, ce qui entrave le développement de la PME soumise à une concurrence déloyale.

Les entreprises régulièrement enregistrées se trouvent même dans l'obligation de s'aligner sur le système des prix de l'informel alors que les deux sphères ne sont pas astreintes aux mêmes obligations comme l'impôt et les cotisations sociales.

M. Hamiani reconnaît que le gouvernement et le patronat avaient fini par admettre, dans le passé, l'existence d'une part de l'informel dans l'économie pour générer de l'emploi, mais actuellement les proportions occupées par le commerce du conteneur dépasse tout entendement.

Les entreprises privées n'ont pas été épargnés par Hamiani qui estime qu'elles cultivent encore un grand secret concernant les paramètres de leur gestion comme le chiffre d'affaires et le nombre d'employés. Il les appelle à ouvrir leur capital, même si ce n'est que dans des proportions minimes.

Le président du FCE a aussi abordé les élection en vue de désigner un nouveau président du FCE le 27 mai prochain. Pour l'instant, Slim Othmani se pose en concurrent de Hamiani qui y voit une bonne chose pour le fonctionnement des organes de cette association. Une partie des débats de l'assemblée générale sera consacrée à la possibilité de changer le statut du FCE de celui d'association à celui de syndicat, même s'il admet qu'il y a des avantages et des contraintes pour chaque régime.

Ce responsable ne perçoit pas comme une critique le fait qu'on dise de lui qu'il affiche son soutien au gouvernement. Selon lui, le fait qu'il y ait des échanges avec le gouvernement a fini par porter ses fruits, notamment dans son engagement en faveur de l'économie de marché, ce à quoi il ne peut s'opposer. Il se défend, toutefois, d'être inféodé au gouvernement.


Un député français au secours d'un harrag algérien

Le député Jean-Pierre Brard (app PCF) s'est rendu vendredi soir au centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes, devant lequel s'était regroupé une cinquantaine de manifestants, pour rencontrer Zohir un élève algérien de 19 ans menacé d'expulsion, a-t-on appris auprès de l'élu.

Zohir élève du lycée horticole de Montreuil (Seine-Saint-Denis), dont toute la famille habite en France, a été placé en rétention au CRA de Vincennes depuis dix jours. Selon son comité de soutien, il devait être expulsé samedi 23 mai.

Après avoir rencontré le jeune homme vendredi soir au CRA, M. Brard a dit à l'AFP qu'il ne serait pas expulsé samedi "parce que son nom avait disparu de la liste" car "il n'a pas eu de sauf-conduit du consulat d'Algérie". M Bard a affirmé" avoir "prévenu le ministère que ça allait chauffer". "On va continuer la bataille" il faut "aller jusqu'au bout" et si "il est expulsé il faudra qu'il m'expulse avec lui" car "c'est honteux", a-t-il ajouté.

Après sa rencontre avec le jeune homme, M. Brard s'est exprimé devant les manifestants, selon la police, réunis dans le calme devant le CRA de Vincennes pour soutenir le jeune Zohir.

Louisa Hanoune pour la création d'une agence indépendante chargée des statistiques et sondages

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a plaidé, jeudi à Alger, pour la création d'une agence indépendante chargée d'établir des statistiques et des sondages d'opinion sur des questions socio-politiques diverses. "Le projet du plan d'action du gouvernement en débat à l'Assemblée populaire nationale comprend des mesures intéressantes et de bonnes intentions, mais il manque de chiffres ou de bilans sur, par exemple, la privatisation et les partenariats, d'où la nécessité de créer une agence indépendante chargée des statistiques et des sondages d'opinions", a souligné Mme Hanoune, lors de la cession ordinaire de l'Organisation des jeunes du parti pour la révolution (OJR). 

Seif El Islam El-Gueddafi en visite à Oran et Tlemcen

Le président de la fondation El-Gueddafi pour les associations caritatives et le développement, M. Seïf El-Islam El-Gueddafi, a poursuivi jeudi sa visite à Oran et Tlemcen. A Oran, il s'est rendu au musée National Ahmed Zabana où il s'est enquis des hauts faits de la guerre de libération nationale. Sur ce site, il a visité des effets personnels du chahid Ahmed Zabana, conservés dans ce musée, dont son arme, ses correspondances au réseau de moudjahidine. M. Seif El Islam El Gueddafi a lu intégralement la lettre qu'avait adressée Ahmed Zabana à sa famille la veille de son exécution par l'armée coloniale.

Lancement officiel de la RASD-TV

La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a lancé officiellement ce mercredi sa chaîne de télévision RASD-TV, après la réussite de la période d'essai, a-t-on appris mercredi auprès du responsable de ce media. "Le lancement de la RASD-TV, coïncidant avec les festivités marquant le 36e anniversaire du déclenchement de la lutte armée au Sahara Occidental, permettra de couvrir l'ensemble du continent africain, l'ouest de l'Europe et une partie importante de la région du Moyen-Orient", a souligné le directeur de la RASD-TV, Mohamed Salem Ahmed Labaid. "La RASD-TV émettra via le satellite INTELSAT 905, sur les paramètres suivants: orientation: 24,5 w, fréquence: 11110, avec un débit: 1852, polarité: Horizontal et vitesse 4\3 outre une transmission terrestre en direction des camps de réfugiés et des territoires libérés de la  RASD", a-t-il précisé.

Ouyahia face aux députés ce mardi:

Programme copié-collé

A lecture du plan d'action du gouvernement qui sera  exposé ce mardi à l'Assemblée Nationale, on trouve pas beaucoup de différences par rapport au précédent programme...

Le plan d’action du gouvernement est depuis hier sur le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN). Discuté puis adopté en Conseil des ministres mardi dernier en présence du chef de l’État, ce plan d’action sera à son tour examiné par les députés mardi prochain à l’APN. Exposant la démarche à travers laquelle le gouvernement entend mettre en œuvre le programme du président de la République, ce plan consacre deux importants chapitres au volet économique. D’importantes réformes sont engagées est-il noté en guise d’introduction. Évoquée d’entrée, la réforme des systèmes budgétaires “bénéficiera d’un effort substantiel pour le recyclage des effectifs, cadres et personnels qui ont la charge de ses questions”, mentionne le plan d’action. L’objectif recherché à travers cette réforme est la garantie d’“un surcroît de rationalité dans la gestion des ressources financières”. Dans ce cadre, il est indiqué que le Parlement aura à contrôler les dépenses budgétaires en s’appuyant sur une nouvelle loi organique relative aux lois des finances dont la présentation est imminente. Dans le même temps, il est expliqué dans ce document, élaboré par les services du Premier ministre, que “le développement des capacités nationales de maturation et de suivi des grands projets financés par les ressources financières publiques sera poursuivi, notamment à travers la Caisse nationale de l’équipement et du développement et les commissions chargées de l’examen des offres pour les marchés publics”.

Renforcement de l’inspection générale des finances

Autres actions, l’IGF sera dotée en compétences et en moyens à “même de lui permettre de veiller à la transparence dans la gestion des fonds publics et le cas échéant, fournir les bases pour des informations judiciaires”. L’institution d’un numéro d’identification nationale des citoyens contribuera, est-il expliqué, “à une meilleure gestion des transferts sociaux de l’État qui dépassent déjà le montant de
1 000 milliards de dinars”. Aussi, il est noté que l’institution d’un tel numéro contribuera à accroître la transparence et la gestion rationnelle des dépenses sociales et qui sous-tend la contractualisation des soins dans les hôpitaux publics qui sera mise en œuvre avant la fin de cette année sans remettre en cause le droit des citoyens à la santé, l’établissement et la tenue à jour du fichier national des démunis et bénéficiaires des prestations publiques de solidarité nationale ainsi que le fichier national du logement social ou subventionné par l’État. La révision de la législation relative aux finances et à la fiscalité locales est également au menu du plan d’action. Cette démarche a pour objectif d’encourager les collectivités locales à “collecter les ressources qui leur sont dues contribuant par là à l’assainissement de la gestion des finances publiques”. Cette réforme aura tout autant à encourager “le développement d’une gestion plus rationnelle des deniers publics”, lit-on dans le document du gouvernement.

durcissement des conditions de délivrance des permis de conduire

Dans ce domaine, il s’agit d’un rattrapage des retards accumulés pendant les années de la crise dans le développement des infrastructures de transport. Dans le domaine du transport routier, il est prévu la finalisation de l’autoroute Est-Ouest et la mise sur pied d’un dispositif pour sa gestion et son entretien ainsi que le développement du transport routier urbain. “Un traitement particulier sera réservé au transport dans la capitale”, est-il noté. L’accroissement du transport routier interurbain est également prévu par le gouvernement. Dans ce cadre, il est révélé qu’un nouveau projet de loi sur la circulation routière sera proposé pour lutter avec plus de fermeté contre les accidents de la route. Il sera question à cet égard du renforcement des conditions de délivrance des permis de conduire et de développement des moyens de contrôle de la circulation routière. Dans le domaine du transport ferroviaire, il est question d’une multitude de dispositions pour son amélioration dont le lancement des études devant aboutir à la réalisation future d’un train à grande vitesse (TGV).

Encadrement du crédit à la consommation, vigilance dans le transfert de fonds à l’étranger

Dans ce chapitre, il est question de la promotion des centrales de risques crédit et de l’encadrement du crédit à la consommation. C’est aux fins d’“éviter l’insolvabilité des usagers”. Aussi, il est question “d’une plus grande vigilance pour le respect de la législation dans les transferts de fonds vers l’étranger y compris dans le cadre du commerce extérieur”. De même qu’il est question de lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que “la vigilance que dicte la crise financière internationale dans les relations avec les établissements financiers étrangers”.
La modernisation de l’administration fiscale ainsi que l’amélioration de l’offre en foncier industrie figurent parmi les actions
prévues par le programme du gouvernement. “Les textes réglementaires de mise en œuvre sont en instance de
promulgation.”

Intensification de la lutte contre la fraude et éradication de l’informel

Dans ce chapitre, le gouvernement Ouyahia entend mobiliser “tous” les moyens pour combattre la fraude économique. Il sera, à cet effet, question du concours de l’administration fiscale ainsi que de la modernisation de l’administration des douanes au service de l’économie nationale. La révision du code des douanes est à cet égard annoncée prochainement ainsi que l’élargissement du recours aux scanners dans les postes douaniers. La lutte contre la contrebande transfrontalière “sera intensifiée”, lit-on dans le but de “réprimer le trafic et le transit des drogues venant de l’étranger”. Par ailleurs, au chapitre lié au développement des fonctions de régulation du marché, il est indiqué la codification du développement des grandes surfaces commerciales et de l’exercice de cette activité ainsi que l’éradication du marché informel. La restauration du système de marges de vente et de distribution sur les principaux produits “pour contenir les spéculations sur les prix” est au programme du gouvernement. Il est prévu également de maintenir le soutien des prix des produits de première nécessité (pain, lait, eau, énergie).

Poursuite de la privatisation et préférence nationale

Par ailleurs, dans le domaine agricole, il est annoncé qu’un projet de loi portant codification des conditions de la concession agricole sera prochainement introduit. Les conditions d’accès au crédit pour l’investissement seront améliorées, note le document du gouvernement. La poursuite des opérations de cession des “autres entreprises publiques” est tout autant au programme du gouvernement Ouyahia. Dans ce cadre, il est prévu qu’“en accompagnement à cette mise à niveau des capacités industrielles locales, le gouvernement renforcera son encouragement aux entreprises de la place par des méthodes universelles dont l’application plus rigoureuse de la préférence nationale à qualité avérée et dans les limites des normes fixées par le code de marché public”. L’attraction des investissements directs étrangers est également prévue dans le plan d’action du gouvernement. Aussi dans le domaine des hydrocarbures, il est indiqué que la recherche ainsi que l’exploration et l’exploitation seront plus accrues, et ce, dans le cadre de la législation en vigueur et sera suivie à travers le Conseil national de l’énergie.

Un million de nouveau logements et trois millions d’emplois

Dans le domaine de l’habitat, il est prévu la livraison de un million de nouvelles habitations durant les cinq années avenir. À cet égard, il est noté que plus de 500 000 logements de diverses catégories sont actuellement en cours de réalisation. S’agissant de l’alimentation en eau potable, il est indiqué qu’un seuil de 98% de raccordement de la population à l’eau potable est à atteindre en 2014. Au chapitre de la lutte contre le chômage, le programme du gouvernement prévoit la création de trois millions d’emplois durant ce quinquennat. D’importants dispositifs seront mis à contribution dans cet objectif : il est, entre autres, question d’un dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, y compris en entreprise, qui pourra générer jusqu’à 400 000 placements par année, ainsi que la création de cellules spécialisées au niveau des universités et des établissements de formation professionnelle pour assister les jeunes porteurs de projets.


Deux dossiers épineux entre Alger et Paris

Le journal français "Le Parisien" souligne vendredi que les dossiers qui "fâchent" entre l'Algérie et la France sont Le journal français "Le Parisien" souligne vendredi que les dossiers qui "fâchent" entre l'Algérie et la France sont : les visas et la mémoire . 

Sous le titre "Des nuages entre Alger et Paris", le quotidien relève que le secrétaire d'Etat français aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, premier représentant du gouvernement français à se rendre en Algérie depuis la réélection d'Abdelaziz Bouteflika, a avoué qu'il "marche sur des œufs".


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L'article du journal Le Parisien

Diplomatie

Des nuages entre Alger et Paris

Une légion d’honneur épinglée sur la poitrine de Tayeb Sebkhaoui, un nonagénaire aveugle vétéran de la Seconde Guerre mondiale, deux médailles militaires remises à deux autres très vieux messieurs.
Jean-Marie Bockel, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, excelle dans l’exercice. La cérémonie, aux Oliviers, la résidence de l’ambassadeur de France à Alger, est poignante.

Reste que, premier représentant du gouvernement français à venir en Algérie depuis la réélection d’Abdelaziz Bouteflika, Bockel avoue qu’il « marche sur des oeufs ». En effet, le voyage d’Etat du président algérien en France, prévu pour juin, est reporté à une date ultérieure, novembre sans doute. Bouteflika préférerait, semble-t-il, que sa première destination européenne, après sa réélection, ne soit pas la France.

Deux dossiers épineux

« Il y a un accord clair sur ce voyage », rappelle Bockel. Encore faut-il soigneusement préparer cette visite destinée à resserrer les liens entre Paris et Alger. Or, les dossiers « qui fâchent » sont loin d’être clos. Il s’agit essentiellement du problème des visas (les Algériens souhaitent que Paris en accorde beaucoup plus, voire supprime cette formalité, jugée discriminante) et de la « mémoire ». En clair, l’histoire de la colonisation et la guerre d’Algérie. Ce dossier est le plus épineux. Paris ne veut qu’une chose : que l’on en finisse au plus vite avec le passé, afin de se « tourner vers l’avenir ensemble ». Une proposition pas si simple à accepter à Alger, où la « famille révolutionnaire », dont les derniers représentants sont encore au pouvoir, active souvent le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale à des fins internes.
Du coup, Jean-Marie Bockel s’est livré, en décorant les survivants de la Seconde Guerre mondiale, à un numéro de haute voltige. Resserrer les liens mémoriels, dont les vieillards présents sont l’illustration parfaite, et évoquer sans trop insister une histoire douloureuse plus récente. « Nous devons parler du passé sans le ressasser, a rappelé le ministre, trouver les mots que l’on puisse utiliser dans nos deux pays, avoir une démarche claire et apaisée, sans oublier les événements tragiques. » En bref, « trouver la voie originale » qui permettra une discussion apaisée entre Etats. Plus facile à dire qu’à faire.

GUANTANAMO

L'ex-détenu de Guantanamo hospitalisé à Clamart (Paris)


Affaibli par plus de sept ans d'emprisonnement et deux ans de grève de la faim, Lakhdar Boumediene y passe des examens. Le ressortissant algérien, arrivé hier soir en France, devrait prochainement retrouver sa famille.

Libéré vendredi, un Algérien détenu à Guantanamo est arrivé en France (Reuters)
L'Algérien Lakhdar Boumediene, ex-détenu de Guantanamo arrivé vendredi soir en France, se trouvait samedi 16 mai à l'hôpital militaire Percy à Clamart, à l'ouest de Paris, a-t-on appris de sources militaires. Une admission entourée de la plus grande discrétion. L'ex-détenu de 42 ans innocenté par la justice américaine est affaibli par plus de sept ans d'emprisonnement et plus de deux ans de grève de la faim.

Retrouvailles


Après avoir voyagé dans un avion militaire américain, il devait retrouver en France sa femme, Abassia Bouadjimi, et leurs deux filles, Radjaa, 13 ans, et Rahma, 8 ans, arrivées depuis peu d'Algérie où elles résidaient, selon l'avocat américain de l'ex-détenu, Robert Kirsch.
Selon l'avocat, Lakhdar Boumediene devrait passer quelques jours à l'hôpital pour des examens. Il devrait ensuite rejoindre un appartement mis à sa disposition par le gouvernement français pour se réadapter à une vie normale. Le reste de la famille de l'ex-détenu résidant à Nice, affirmait samedi quant à elle n'avoir aucune nouvelle de lui depuis plusieurs jours.

Promesse tenue


La France devient ainsi le premier pays de l'Union européenne à accueillir un détenu libéré de Guantanamo, qui ne soit ni un résident ni un citoyen français, sur la foi de la promesse du président américain Barack Obama de fermer la prison. Nicolas Sarkozy avait annoncé, le 3 avril, que la France acceptait de recevoir un ancien prisonnier de Guantanamo.
 "La France n'a eu de cesse d'appeler à la fermeture du centre de détention de Guantanamo et nous avons salué la décision du président Obama. La question de l'accueil d'anciens détenus de Guantanamo fait l'objet d'une concertation européenne. La décision d'accueil relève de chaque Etat. L'examen par la France d'une demande individuelle se fait au cas par cas, à la lumière de ses implications juridiques et de sécurité et de l'existence d'un lien avec notre pays", a précisé Eric Chevallier.
"L'accueil en France de Lakhdar Boumediene qui a exprimé le souhait d'être accueilli dans notre pays dans lequel réside une partie de sa famille, s'inscrit dans ce cadre. Il a été reconnu innocent de toute charge relative à la participation à d'éventuelles activités terroristes par des décisions de justice de plusieurs pays dont celle des Etats-Unis qui a ordonné sa libération", a ajouté le porte-parole.

Sept ans à Guantanamo


Arrêté à l'automne 2001 avec cinq autres Algériens en Bosnie, où il résidait légalement, Lakhdar Boumediene avait été remis aux autorités américaines sous le soupçon qu'il fomentait un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo. Il avait ensuite été transféré à Guantanamo dans les premiers jours d'existence de la prison, avec ses cinq compagnons d'infortune.
Les accusations sont très vite tombées mais tous étaient restés enfermés, en criant leur innocence.
Après des années de bataille judiciaire et une décision de la Cour suprême qui porte son nom, ce n'est qu'en novembre 2008 que Lakhdar Boumediene et quatre autres Algériens ont été définitivement innocentés par un juge fédéral américain. En rendant sa décision, le juge américain avait tancé l'administration de George W. Bush pour l'insignifiance des éléments à charge.
Il reste aujourd'hui 240 détenus à Guantanamo, la base militaire américaine située sur l'île de Cuba où George W. Bush avait créé en janvier 2002 une prison pour les "combattants ennemis" de la guerre contre le terrorisme lancée en riposte aux attentats du 11 septembre 2001.

Satisfaction des associations


Deux grandes associations de défense des droits de l'homme ont salué vendredi l'accueil en France de cet ancien détenu de Guantanamo, espérant que les Etats-Unis et d'autres pays européens recevraient sur leur sol d'autres prisonniers qui ne peuvent retourner dans leur pays.
"Le gouvernement français a fait un geste pour contribuer à faire passer à l'histoire le centre de détention de Guantanamo", a observé Amnesty International dans un communiqué, publié quelques heures après l'arrivée en France de l'Algérien Lakhdar Boumediene.  "D'autres gouvernements doivent suivre ce geste digne d'éloges", a ajouté l'association. "Ils doivent offrir leur protection à ces hommes de Guantanamo qui ne seront pas inculpés mais qui n'ont nulle part où aller".
Amnesty estime qu'il revient aux Etats-Unis d'accueillir sur leur sol les détenus qui ont été blanchis de toute accusation de terrorisme mais ne veulent pas être renvoyés dans leur pays d'origine par crainte de tortures.
De son côté, Human Rights Watch a jugé "extrêmement encourageante" la venue de Lakhdar Boumediene en France et appelé Paris à lui apporter une aide à la réinsertion et à ne pas entraver sa liberté. "Nous espérons que M. Boumediene est le premier de nombreux détenus que la France et d'autres pays européens accepteront d'accueillir", écrit l'association dans un communiqué.

Source NO


Lakhdar Boumediene a quitté Guantanamo pour la France

Lakhdar Boumediene, un Algérien détenu à Guantanamo depuis plus de sept ans, a quitté vendredi le centre de détention américain situé à Cuba, en direction de la France, a assuré à l'AFP une source proche du dossier.

"L'avion a décollé de Guantanamo", a affirmé cette source, sans préciser l'heure du départ.

La France avait confirmé le 6 mai qu'elle accueillerait M. Boumediene et sa famille en France.

Agé de 42 ans, cet Algérien, arrêté fin 2001 alors qu'il résidait légalement en Bosnie, a été totalement blanchi de toute accusation de terrorisme le 20 novembre 2008 par un juge fédéral.

En grève de la faim depuis décembre 2006, il était nourri de force deux fois par jour à l'aide d'un tuyau introduit dans sa narine qui diffusait du liquide protéiné. Une procédure très pénible, que ses avocats américains ont décrit comme une "torture".

Sa femme et ses deux filles de 9 et 13 ans, qui avaient trouvé refuge en Algérie après son arrestation, devaient également être accueillies par la France. La plus jeune des filles a à peine connu son père. Une des soeurs de Mme Boumediene habite à Nice, dans le sud du pays.

Très affaibli, M. Boumediene pourrait faire l'objet d'une prise en charge médicale dès son arrivée. Il devrait demeurer en France avec un titre de séjour mais sans demander l'asile politique.

Arrêté avec cinq autres Algériens par la police bosniaque à l'autome 2001 sous le soupçon qu'ils fomentaient un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo, M. Boumediene avait été très vite disculpé mais néanmoins livré avec ses compagnons d'infortune aux autorités américaines et expédié à Guantanamo.

Parmi les premiers arrivés dans la prison, ouverte en janvier 2002 par George W. Bush, ils ont connu les combinaisons orange, les cages à ciel ouvert et les interrogatoires musclés.

Les accusations d'attentat sont très vite tombées mais tous sont restés enfermés, en criant leur innocence.

Après des années de bataille judiciaire et une décision de la Cour suprême qui porte son nom, Lakhdar Boumediene et quatre de ses compagnons ont finalement été innocentés par un juge américain. En rendant sa décision, ce juge, nommé à son poste par George W. Bush, avait tancé le gouvernement américain pour l'insignifiance des éléments retenus à charge.

Le 3 avril, Nicolas Sarkozy a confirmé que la France menait des négociations pour accueillir un ancien détenu de Guantanamo. Un mois plus tard, le Quai d'Orsay avait annoncé que Bernard Kouchner, ministère des Affaires étrangères français, avait adressé une lettre à celui-ci, en vue de son accueil en France.

"La décision française s'inscrit dans le cadre d'une concertation européenne même s'il s'agit d'une décision nationale", avait assuré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

"Nos critères pour cet accueil sont connus: une décision au cas par cas en réponse à la demande d'une personne qui pense ne pas être en mesure ou qui ne souhaite pas retourner dans son pays d'origine, une évaluation judiciaire et de sécurité, et l'existence, sous une forme ou sous une autre, d'un lien avec la France", avait-il ajouté.


Le consulat d'Algérie à Clermont-Ferrand rouvre deux fois par mois

L'ancien consulat d'Algérie de Clermont-Ferrand est fermé depuis « 17 ans, 4 mois et 10 jours ». Les associations algériennes de la région Auvergne ont obtenu qu'une permanence se tienne deux fois par mois.

C’est une victoire pour les associations algériennes de la région Auvergne. Deux permanences par mois sont désormais ouvertes à l’ancien consulat d’Algérie, fermé il y a « 17 ans, 4 mois et 10 jours », détaille Salah Oudjani, président de l’association culturelle maghrébine de Clermont-Ferrand.
Première ouverture

Lundi, dès 9 h 30, c'était jour d'affluence à l'ex-consulat, toujours situé au 88, boulevard Lavoisier, à Clermont-Ferrand. Plus de 200 personnes ont fait le pied de grue, toute la journée, pour profiter de la première ouverture exceptionnelle.

Sara et Sihame, 19 et 21 ans, ont été surprises en voyant la longueur de la file d’attente. « Ça fait plaisir que ça soit rouvert, expliquent-elles. Saint-Étienne, ça fait trop loin ».

En effet, depuis la fermeture du consulat, les ressortissants algériens de la région Auvergne devaient se rendre à celui de Saint-Étienne. « Long et onéreux », d’après les présidents des associations algériennes de Moulins, Vichy, Thiers ou Clermont-Ferrand. C’est pour cette raison qu’ils demandaient cette réouverture depuis longtemps.

« On a négocié avec le nouveau consul et il nous a bien écoutés », explique Salah Oudjani. Messaoud Mehila a donc accepté que deux lundis par mois, une dizaine de fonctionnaires du consulat de Saint-Étienne se déplace, jusqu’en août.

« Ce sont quatre mois où il y a une grande affluence et pendant lesquels les gens voyagent beaucoup, explique le consul. Par la suite, il y aura beaucoup moins de monde, cela ne justifiera pas notre venue ».

Pas question de rouvrir le consulat à temps plein donc. Mais tous les papiers administratifs sont faisables lors de ces journées d’ouverture à Clermont-Ferrand. Sauf le visa.




Benoît XVI juge "tragique" le mur construit par Israël

Le pape Benoît XVI a jugé mercredi "tragique" la construction de la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie, lors d'une visite dans un camp de réfugiés à Bethléem.

"Un rappel incontournable de l'impasse"
"Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes - pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels - il est tragique de voir des murs continuer à être construits", a affirmé le pape dans le camp de réfugiés de Aïda.

Pour lui, cette barrière est un "rappel incontournable de l'impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti". "Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix ! Comme nous prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l'origine de ce mur ! ", a ajouté Benoît XVI.

Le pape parlait dans la cour d'une école dominée par un tronçon en béton haut de huit mètres de la barrière de séparation, qui empiète sur les terres palestiniennes. Quelque 4.600 réfugiés, originaires de 43 villages rasés par les forces israéliennes lors de la création de l'Etat hébreu en 1948, habitent à Aïda.

"Clôture antiterroriste"
Le "comité d'accueil" local chargé de préparer la visite du pape dans le camp a tenu à le faire apparaître le plus près possible du mur pour y attitrer l'attention du monde.

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Elle empiète sur la Cisjordanie et rend extrêmement problématique la création d'un Etat palestinien viable.

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de cette barrière et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.


Une majorité d'Israéliens pour la création d'un État palestinien

La majorité des Israéliens souhaite que le Premier ministre Benjamin Netanyahu se dise favorable à la création d'un Etat palestinien lors de sa rencontre le 18 mai à Washington avec le président américain Barack Obama, selon un sondage publié vendredi.

La solution à deux États soutenue à 57%
57% des Israéliens estiment que M. Netanyahu doit soutenir le principe de "deux États pour deux peuples", soit un État palestinien aux côtés d'Israël, lors de cette rencontre, qui sera la première entre les deux hommes, selon l'enquête d'opinion publiée par le quotidien Haaretz. 35% sont de l'avis contraire, soutenant la position du chef de gouvernement de droite qui s'oppose à la création d'un État palestinien souverain. 8% sont sans opinion.

Baisse de popularité de Netanyahu
Le sondage confirme par ailleurs une baisse de la popularité de M. Netanyahu à la suite des tractations laborieuses ayant présidé à l'élaboration du budget de l'État. 59% estiment que sa conduite des affaires est moins bonne ou égale à celle de son prédécesseur Ehud Olmert du parti centriste Kadima, alors que seuls 27% considèrent qu'elle lui est supérieure.

Lieberman ne convainc pas
Par ailleurs une majorité relative (45%) des personnes interrogées s'est déclarée mécontente de la prestation du ministre des Affaires étrangères, l'ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, contre 31% ayant un avis positif. Le sondage a été effectué jeudi par l'institut indépendant Dialog sur un échantillon représentatif de quelques 500 personnes avec une marge d'erreur de 4,5%.



USA et Norvège élus au Conseil des droits de l'homme de l'ONU


Les Etats-Unis ont été élus mardi au Conseil des droits de l'homme de l'ONU que l'ancienne administration américaine avait snobé, l'accusant d'accueillir des Etats parmi les pires violateurs de ces droits et d'être anti-israélien.

La Belgique et la Norvège ont également été élues, pour un mandat de trois ans, par l'Assemblée générale des Nations Unies réunie à New York. Les Etats-Unis ont obtenu 167 voix, la Norvège 169 et la Belgique 177, a-t-on précisé de source diplomatique à Bruxelles.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, s'est réjoui de l'élection de la Belgique au Conseil des Droits de l'Homme pour la période 2009-2012.

"Ce mandat, qui vient d'être octroyé pour la première fois à notre pays et ce pour une période de trois ans (2009-2012) confirme l'expertise, la crédibilité et l'engagement ferme de la Belgique en faveur des droits de l'homme dans le monde. Ce mandat est surtout aussi l'occasion pour notre pays de contribuer à faire du Conseil un organe plus efficace", a indiqué le chef de la diplomatie belge dans un communiqué.


Al Quaïda : Deux islamistes présumés arrêtés en Italie

Deux Français emprisonnés depuis six mois à Bari (sud de l'Italie) ont été accusés mardi par le Parquet d'appartenir à une cellule terroriste liée à Al-Qaïda qui préparait des attentats en France et en Angleterre. Les deux hommes étaient connus en Belgique où leurs activités au Centre islamique belge (Molenbeek) leur avaient valu des démêlés avec notre justice. Les deux hommes sont Bassam Ayachi, un Syrien de 62 ans ayant obtenu la citoyenneté française, et un Français de 33 ans, Raphaël Gendron. Ils auraient "projeté et organisé des attentats terroristes et des actions de guérilla", selon les accusations formulées par les deux magistrats en charge du dossier, Roberto Rossi et Francesca Romana.

La cellule que les deux hommes sont accusés d'avoir dirigée aurait notamment prévu de prendre pour cible l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle. Disposant "d'armes et notamment d'explosifs", ils auraient également mis en place un réseau pour enrôler et entraîner des personnes "prêtes à commettre des actions suicide ou à combattre en Irak et en Afghanistan".

"Bassam Ayachi semble être un des guides spirituels à l'échelle européenne tandis que Raphaël Gendron, expert informatique, avait un rôle important dans la propagande médiatique", précise un communiqué de la police.

C’est Ayachi qui avait présenté le futur assassin de Massoud à Malika El Aroud

Les deux hommes sont bien connus en Belgique. Bassam Ayachi, s'est établi au début des années 1990 à Molenbeek-Saint-Jean. Il tenait un discours radical. Il a fréquenté le Tunisien Abdessatar Dahmane, parti de Belgique en Afghanistan pour commettre, le 9 septembre 2001, avec une autre personne venue de Belgique, un attentat suicide contre le commandant Massoud.

Bassam Ayachi avait notamment présenté à Dahmane la femme qui deviendra son épouse, Malika El Aroud, qui fait à nouveau l'objet d'une instruction en Belgique pour terrorisme et revient régulièrement sous les feux de l’actualité. Bassam Ayachi aurait également "béni" d'autres mariages dans la mouvance islamique radicale. Les mariages arrangés sont un pan essentiel de la stratégie des recruteurs salafistes. Ils permettent de tisser un réseau solide et flexible, parce que fondé sur des liens interpersonnels.

Islamisme radical

En 2006, les activités de Bassam Ayachi, actif au Centre islamique de Belgique établi à Molenbeek-Saint-Jean, ont fait l'objet de perquisitions. Elles s'inscrivaient dans la lutte contre le radicalisme et non contre le terrorisme. Des pratiques d'endoctrinement contraires aux valeurs occidentales, des mariages religieux contraires aux lois belges, des pratiques médicales parallèles comme l'exorcisme, des discours de haine repris sur des sites internet avaient été mis au jour. Bassam Ayachi n'avait pas été retrouvé: il avait fui le pays, peut-être pour la Syrie, estimaient alors les enquêteurs.

Raphaël Gendron est également très connu en Belgique. Il a été condamné en janvier (avec Abdel Rahman Ayachi, fils de Bassam Ayachi) par la Cour d'appel pour incitation à la haine raciale à 2.000 euros d'amende. Les faits avaient été commis alors qu'ils étaient responsables du site internet du Centre islamique belge, assabyle.com. Ils avaient été acquittés de négationnisme.

Les faits pour lesquels les deux hommes avaient été condamnés avaient trait à un texte intitulé "La fin du peuple d'Israël", diffusé sur assabyle.com. Les Juifs y étaient qualifiés de "mécréants, ennemis, corrompus, maudits, rebelles, ambitieux, sournois, indignes, lâches (...) des singes et des porcs".

Immigration clandestine


En novembre dernier, Bassam Ayachi et Raphaël Gendron avaient déjà été arrêtés dans le port de Bari pour immigration clandestine après la découverte dans leur véhicule, alors qu'ils arrivaient de Grèce, de trois Palestiniens et de deux Syriens. Ils étaient détenus à Bari depuis lors.


Le pape Benoît XVI chez les Musulmans

Le pape Benoît XVI entame ce vendredi son premier voyage en Terre sainte, certainement le plus risqué politiquement depuis le début de son pontificat, en se rendant en Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens. Il a dit entreprendre ce voyage en "pèlerin de paix" alors que les tensions dans la région sont plus fortes qu'en 2000, lors de la visite historique de son prédécesseur Jean Paul II, notamment après l'offensive israélienne contre la bande de Ghaza en décembre-janvier. Celle-ci a fait plus de 1.400 morts palestiniens, selon des sources palestiniennes. "Ma première intention est de visiter ces lieux rendus
sacrés par la vie de Jésus et d'y prier pour le don de la paix et de l'unité pour vos familles et tous ceux qui ont pour foyer la Terre sainte" et le Moyen-Orient, a-t-il déclaré mercredi avant son départ dans un message aux "peuples de la région". Ce 12ème voyage du pape allemand (82 ans) est "très complexe", a reconnu le Vatican alors que les relations entre le pape et Israël ont traversé une période de haute tension avec la levée de l'excommunication de l'évêque négationniste Richard Williamson fin janvier. L'Etat juif s'oppose aussi à la béatification de Pie XII, souhaité par Benoît XVI, en raison de son attitude controversée face à la Shoah. L'Eglise de son côté déplore les difficiles conditions de vie des chrétiens - en majorité arabes- qui représentent 2% des sept millions d'habitants d'Israël. La question des chrétiens d'Irak devrait également être abordée, lors de l'étape jordanienne.


L'opposition est plurielle:

Quel front de l'opposition après les présidentielles ?

L’opposition plurielle dessine son avenir. Les partis de l'opposition sont à refonder en totalité. L'opposition est à refonder en totalité. Il faut recomposer la carte politique, autour de celles et ceux qui veulent un véritable changement...

Les islamistes : Abdallah Djaballah leader indiscutable

Quel Parti islamiste après les présidentielles ? Les islamistes battus et grand perdant des dernières élections présidentielles ont d’ores et déjà remis en avant leurs divergences de fond avec les nouveaux leaders du courant islamiste (Soltani, Younsi, Mohamed Said) sur la question d’une ligne idéologique claire et portée par un leader indiscutable. Les Partis islamistes vivent des heures capitales pour leurs avenir.

Abdellah Djaballah l’a dit, il veut rassembler. Mais la tâche s’annonce rude. Avant l'élection présidentielle du 09 avril connue, Abdallah Saâd Djaballah a souligné, qu'il n’est pas pour autant «mort et enterré». Il est, plutôt, animé d’une grande volonté de revenir sur la scène politique nationale par la grande porte qui s'assumerait clairement dans l'opposition. Il n'est pas question pour lui de rejoindre un bloc susceptible de passer alliance avec le pouvoir.

De son côté,  Abdelmadjid Menasra, dans un communiqué rendu public hier, annonce la création d’un parti dénommé, le MPC (Mouvement pour la Prédication et le Changement) en refusant toute possibilité d’une alliance avec Soltani. Le deuxième personnage au sein du MSP (Mouvement de la Société pour la Paix) est entré en conflit ouvert avec son président, Bouguerra Soltani, conflit qui a atteint son apogée lors du congrès du parti tenu en avril 2008. Depuis, les choses sont allées en s’aggravant malgré les conciliabules et les conclaves pour aplanir le différend qui existe entre les deux hommes forts du MSP. L’entêtement des deux hommes a conduit tout droit dans l’impasse la formation politique chère à feu Nahnah. Le feuilleton du MSP a trouvé son épilogue avec l’annonce de la création du MPC.

Les Démocrates : trouver le chef d'un courant démocratique "sérieusement malade"


Après les résultats chocs de l'élection présidentielle, il y a un besoin de renouvellement des partis de l'opposition et les démocrates sont les seules à incarner ouvertement un renouvellement générationnel, un renouvellement des méthodes, un renouvellement des idées. Il y a une volonté des citoyens de procéder à ce mouvement. Les clivages auxquels correspondaient les différences de politique sont dépassés. Les partis démocrates (RCD, FFS,...) sont à refonder en totalité. La seule façon de le faire, c’est autour des candidats au poste de Premier secrétaire pouvant être soutenus au-delà des équipes existantes.

Alliance Bouteflika-Hanoune : le spectre de la "Troisième force"

Le régime au pouvoir, après avoir conclu des alliances, avec le parti islamiste d'Aboudjarra Soltani, a tendance à favoriser la mise en place d’une nouvelle alliance avec le parti des travailleurs de Louiza Hanoune qui était la seule représentant des partis de gauche lors de la dernière élection présidentielle du 09 avril passé.

Le pouvoir tente de constituer une majorité d'appareil autour de l'actuel président, Abdelaziz Bouteflika en faisant exploser les vieux courants, les veilles chapelles, pour empêcher l'émergence d'une vraie majorité de changement.

Le pouvoir veut faire du "Parti des travailleurs" un parti de gouvernement à l'image de l'alliance présidentielle (FLN-RND-MSP) en faisant croire à une certaine ouverture sur la société en octroyant des espaces de libertés aux syndicats et à la presse dans le but de faire face à la colère du front social qui ne cesse de grandir, et le meilleur allié n'est que Louiza hanoune qui souhaite incarner cette démarche.

La scène politique nationale est suspendue à un éventuel remaniement du gouvernement après les résultats des présidentielles 2009 et selon des observateurs, le parti de Louiza Hanoune fera son entrée dans le prochain gouvernement qui verra l'écartement de plusieurs ministres, on parle même de mise à l'écart des ministres considérés comme les " proches du président" à l'image de Hamid Temmar très critiqué par la femme trotskyste " Hanoune" sur sa politique industrielle et d'investissement qui a fait perdre à l'Algérie 17 milliards de dollars au profit du Maroc et la Tunisie en raison de la bureaucratie de l'administration algérienne qui fait fuir les investisseurs étrangers vers d'autres pays du Maghreb.

Louiza Hanoune, juge sa stratégie confortée par la démarche du président Bouteflika qui semble décider à faire des changements radicaux à la tête du pays plus particulièrement la réforme des institutions de l'Etat après le consensus de l'ensemble de la classique politique et le peuple sur la non crédibilité de l'actuel parlement et le rendement décevant des députés. Le président Bouteflika, entend pour sa première décision politique dissoudre le Parlement et appeler à des élections législatives avant avant avant la fin de l'année.

Pour rappel, la dissolution du parlement élu en mai 2007 avec un taux de participation très faible (35%) était l'un des slogan primordial du candidate Louiza hanoune  durant toute sa campagne électorale pour les présidentielles 2009.


Exclusif :

Bouteflika va dissoudre le Parlement

Des élections législatives avant avant la fin de l'année

Fort d'une réélection sous forme de plébiscite jeudi, avec 90,24% des voix exprimées et surtout une participation de 74,54%, selon les chiffres officiels, M. Bouteflika, qui briguait un troisième quinquennat au nom de la "stabilité" et de la "continuité", le président Abdelaziz Bouteflika, entend pour sa première décision politique dissoudre le Parlement et appeler à des élections législatives avant avant avant la fin de l'année,selon une information obtenue par "Le Jeune Algérien" auprès d'une personnalité très proche du président.

Selon la même source, le président semble décider à faire des changements radicaux à la tête du pays plus particulièrement la réforme des institutions de l'Etat après le consensus de l'ensemble de la classique politique et le peuple sur la non crédibilité de l'actuel parlement et le rendement décevant des députés.

Le parti du RCD, qui siège avec 19 députés dans l'actuel Parlement, a annoncé hier qu'il va revoir et prendre une nouvelle décision après les dernières évolutions politiques avant et après l'élection présidentielle du 09 avril.

Rappelons que les  élections législatives qui ont eu lieu en mai 2007 , ont vu la participation plus faible dans l'histoire des élections en Algérie avec seulement 35%. 

En outre, durant la campagne électorale pour les élections présidentielles 2009, plusieurs candidats (Hanoune, Touati, Younsi) ont appelé à dissoudre l'actuel Parlement et l'organisation de nouvelles élections anticipés.
 
Donc, ce sera la première fois en Algérie, que le président va dissoudre le Parlement et appeler à des élections législatives avant la fin de l'année.


Dans la tête de Bouteflika

Où en est-il? Où en est ce président réélu avec un taux de 90,24...Il voudrait être l’homme de toutes les batailles en même temps...

Fort d'une réélection sous forme de plébiscite jeudi, le président Abdelaziz Bouteflika aura toute latitude pour imposer sa politique mais sa tâche sera difficile tant les défis économique, social et sécuritaire sont grands, estiment des observateurs.

Avec 90,24% des voix exprimées et surtout une participation de 74,54%, selon les chiffres officiels, M. Bouteflika, qui briguait un troisième quinquennat au nom de la "stabilité" et de la "continuité", a laminé ses cinq adversaires qui prônaient la "rupture". Les deux représentants de la mouvance islamique modérée, Mohamed Saïd et Djahid Younsi, notamment ont obtenu des scores dérisoires (0,92% et 1,37%) à ce scrutin boycotté par l'opposition traditionnelle qui a d'ailleurs contesté le taux de participation. 

Économie et crise mondiale:

Premier point, faute de savoir comment évoluera la crise mondiale, Ce président va donc persister "Ce sera la continuité à 100%, personne ne pourra remettre en cause les orientations du président et l'argent est là", affirme des sources très proches du président Bouteflika au "Jeune Algérien"  surtout que "la classe politique et les acteurs économiques lui ont fait allégeance" pendant la campagne. M. Bouteflika a promis un plan de développement de 150 milliards de dollars axé notamment sur les petites entreprises, la création de trois millions d'emplois et la construction d'un million de logements. 

Selon les mêmes sources, le président Abdelaziz Bouteflika, semble décidé à se lancer dans une nouvelle bataille durant son troisième mandat,– celle de l'émergence d'une nouvelle élite. Pour lui, la jeune genération ne peut pas rester à l'éacrt de la gestion politique et économique du pays. Le président Bouteflika envisage des changements radicaux à la tête du pays, en confiant les règnes à la jeune génération en réinstaurant la confiance et en se débarrassant de ses courtisans qui par excès de zèle et intérêts, sont en train de le discréditer en Algérie et à l'étranger, en lui fournissant de faux chiffres sur les réalités du pays.

Politique

Le courant sur lequel Bouteflika surfe, c’est la poursuite de sa politique sur le sujet très sensible de la réconciliation nationale, avec une éventuelle amnistie générale évoquée, sous condition d'un référendum, durant sa campagne. Cette politique suscite toujours une certaine opposition, "mais pas sous forme de courant politique" qui reste toujours comme une "une épine douloureuse dans des plaies mal pansées". C’est, à ses yeux, ce climat politique qui n'a pas permis à l'Algérie de faire un saut vers l'avant, il a engagé dès son premier mandat une politique pour mettre fin à une décennie de violences islamistes, ponctuées d'attentats aveugles, de meurtres et de massacres collectifs qui ont fait plus de 150.000 morts. Une loi sur la Concorde civile puis une Charte sur la paix, adoptées par référendum en 1999 et 2005, ont permis la reddition de milliers d'islamistes. Non seulement il entend que les décisions prises pour la loi de la Concorde civile soient suivies d’effets, non seulement il profitera de réélection avec une majorité écrasante, mais il semble décidé à se lancer dans une nouvelle bataille, celle de l'amnistie générale pour ceux qui déposeraient définitivement les armes.

Social

Le fossé entre le pouvoir et la population risque de se creuser, si  le président n'entend pas réagir vite pour faire face à une situation sociale difficile, au moment où la flambée des prix restreint le pouvoir d'achat des Algériens déjà victimes en nombre du chômage (11,3% de la population active officiellement), tandis que l'Etat a 140 milliards de dollars de réserve.  "C'est le chaos", "Il n'y a pas de représentativité syndicale réelle au niveau national et les syndicats autonomes, seuls canaux d'expression actuellement, seront visés".Ces syndicats, principalement actifs dans l'enseignement et la santé, déclenchent régulièrement, en vain, des grèves, principalement pour obtenir l'amélioration des salaires.
On craint que le chômage n'augmente et que la violence sociale, surtout chez les jeunes, ne s'aggrave, prenant en exemple la "prise en otage" de responsables politiques dans des conflits locaux, régulièrement rapportée. Artisan d'une Algérie fortee t séreine, Bouteflika ne veut pour autant pas apparaître comme un président qui ne tiendra pas ses promesses électorales, il voudrait être l’homme de l’affirmation algérienne et "de redonner confiance et espoir à une jeunesse désabusée, au comble du désespoir"

SIDI BEL ABBBES :Un militaire tué dans un attenta terroriste

Un militaire a été tué dans l’explosion, d’une bombe artisanale survenue, vendredi, à Tagouraya, localité située au sud de la wilaya de Sidi Bel Abbès.
L’engin qui était enfoui sous terre au lieudit « kidiche » a explosé au passage d’un convoi de l’ANP qui faisait mouvement dans le cadre d’une opération de ratissage. La dépouille de la victime a été transférée à la morgue de l’hôpital de Telagh.


Hocine Aït Ahmed : de Mécili à la mascarade électorale, le régime à nu

Par  Hocine Aït Ahmed - Président du FFS

Tu le sais, Ali : chaque commémoration de ta disparition est douloureuse. Car nous mesurons chaque fois combien tu nous manques.

Mais cette année est encore plus douloureuse et plus révoltante encore. Il y a un mois en effet, la France décidait, une fois de plus, que la justice et la vérité étaient bien peu de choses face aux pressions de ceux qui, en Algérie, se sont donnés droit de vie et de mort sur notre peuple.

Il a donc suffi que le pouvoir élève un peu la voix pour que, 22 ans après ton assassinat, la France s'incline encore. Il y a 22 ans, elle a renvoyé ton assassin à Alger en « urgence absolue ». Nous avons eu droit cette année au même scénario. Il aura fallu seulement six mois pour que l'Algérie puisse récupérer celui qui est accusé d'avoir organisé ton assassinat et qui a été arrêté en août dernier à Marseille. A deux décennies d'écart, la justice et l'Etat français bégayent. Et je ne peux m'empêcher de penser que cela revient à te tuer une nouvelle fois.

La justice française a donc retenu six mois celui qui est accusé d'avoir organisé ton assassinat. Six mois parce que ce nouveau forfait est directement lié à la tragi-comédie que vit notre pays, tragi-comédie qu'on ose qualifier ...d'élection. Beaucoup se sont étonnés que le pouvoir algérien n'ait pas réclamé d'emblée et avec force cet agent des services de sécurité.

Tu le sais Ali: chez nous, rien n'est jamais gratuit, rien n'est jamais laissé au hasard. Du côté d'Alger, on préparait une révision de la Constitution qui a fait rentrer notre pays dans le club des pays à présidence à vie. Face à cet énième déni de souveraineté, il fallait que les «partenaires étrangers de l'Algérie» ferment les yeux et surtout la bouche.

Il fallait empêcher toute critique, même de pure forme, de l'ancien colonisateur qu'on dénonce à longueur de discours pour mieux obtenir son silence. On l'a vu à chacun des coups de force qui ont jalonné l'histoire de notre pays.

Le candidat-président-sortant-et-déjà-réélu a donc patienté quelques mois avant de réclamer le capitaine Hassani : le temps d'être sûr que Paris ne soufflerait mot sur la mascarade électorale qui se préparait. Paris n'a effectivement soufflé mot. Le temps est alors venu pour Alger de tempêter pour récupérer son «capitaine Hassani» et arrêter un processus judiciaire qui suivait décidément trop longtemps son cours.

Comme toujours, Paris a cédé et la justice a levé le contrôle judiciaire de celui qui aurait organisé ton assassinat. Deux raisons d'Etat ont, une fois de plus, eu raison de vingt ans d'efforts pour obtenir la vérité et la justice.

......On prétend à Alger qu'il y aurait erreur sur la personne.... C'est une raison pour enterrer l'affaire ? Ce serait trop facile ! Il faut alors qu'on nous dise où est l'organisateur de ton assassinat. Et que la France le réclame. 

Aujourd'hui en tout cas, les apparences ne sont plus sauves. Hier soir, la chaîne de télévision Arte présentait un reportage sur l'Algérie avec ces phrases terribles. «Connaissez-vous un pays où une élection présidentielle n'intéresse personne? Dans l'Algérie de Bouteflika, rien ne fonctionne. Les seules choses qui marchent sont l'armée, la corruption et les services secrets ».

On ne peut mieux dire que le système est désormais à nu. Le culte de la personnalité remplace les faux suspens électoraux.

Que  penser d'un pays dont le ministre de l'Intérieur prévient que les walis lui rendront des comptes sur les résultats des élections?

La volonté de contrôler a définitivement pris le dessus sur la volonté d'associer la société, même de manière fictive.

Le système n'a pensé en réalité qu'à tout contrôler et à tout bloquer dans un seul but : durer. Cela a eu des conséquences terribles sur notre pays.

Livrés à tous les prédateurs, des pans entiers de notre société s'effondrent, brisés par la misère, la violence et le règne de l'argent.

Nos enfants se jettent par centaines à la mer pour ne plus vivre l'enfer qu'est devenu notre pays. Peut-on accepter que cela soit la seule façon de résister aujourd'hui ?

Il est urgent que cela cesse. Si il n'y a plus rien à attendre de ce pouvoir, il y a tout à attendre de chacun d'entre nous.

Nos enfants ne nous pardonneront jamais d'avoir abdiqué.

C'est notre responsabilité de leur rendre espoir en cette Algérie à laquelle tu as tout donné.

C'est notre responsabilité de trouver en nous la force de nous dépasser pour la liberté et la dignité d'un pays, l'Algérie, auquel nous sommes des millions à n'avoir pas renoncé.


Qui a repéré cette boulette de Bounedjma ?

Le président de la Coordination nationale des enfants de chouhada (CNEC), Khaled Bounedjmae est un homme qui sait étaler son inculture et s'illustrer de la meilleure des manières devant les journalistes.

«Pas moins de 78 % de participation»


Le président de la Coordination nationale des enfants de chouhada (CNEC), Khaled Bounedjma, jure par Dieu que le taux de participation au scrutin présidentiel de demain sera supérieur à 78 %. Bounedjma qui s’exprimait hier lors d’une conférence de presse animée à la maison de la Presse Tahar-Djaout d’Alger, souligne que son optimisme n’est pas une vue de l’esprit.


Cette assurance est justifiée, a-t-il expliqué, par «un sondage effectué par notre coordination à travers l’ensemble du territoire national et prenant en considération les résultats du dernier recensement général de la population». Il a fait savoir, à ce propos, que les 1 196 permanences que compte sa coordination ont toutes été mobilisées pour la sensibilisation des citoyens sur l’importance d’aller voter le 9 avril et de préférence en faveur du candidat

Abdelaziz Bouteflika. Il a indiqué avoir lui-même animé quelque  35 rassemblements populaires à travers autant de wilayas, alors que les membres du

secrétariat national et les coordinateurs de wilaya de son organisation, ont organisé 496 meetings électoraux locaux et ont effectué des activités de proximité dans 723 cités populaires.

Khaled Bounedjma ajoute, par ailleurs, que la CNEC a pris attache avec les responsables de 164 zaouïas et les notables de «493 tribus arabes, chaouïas, kabyles, targuies et ibadites ». Pas seulement, puisque la CNEC a organisé, selon M. Bounedjma, «une caravane qui est allée à la rencontre et à la sensibilisation de 123 tribus nomades dans les wilayas de Laghouat, Béchar, Nâama, Biskra, Adrar, Djelfa, Tamanrasset, El- Bayadh, et Tindouf».

«Ce marathon à travers tout le territoire national nous a permis de constater que les citoyens, et plus spécialement les jeunes, iront voter massivement le jour du scrutin», a-t-il dit. «Les jeunes réservent une surprise à tous ceux qui tablent sur le boycott», a-t-il encore assuré en jurant par Dieu que «le taux de participation dépassera 78 %». «Certes, nous avons rencontré de l’amertume chez ces  jeunes mais nous les avons convaincus d’aller voter en leur expliquant que c’est la seule façon pour eux de consacrer le changement avec les pratiques actuelles», a-t-il insisté en critiquant «les ministères qui leurrent les jeunes» ainsi que «ceux qui soutiennent Bouteflika par les discours sans les actes». «Nous leur avons expliqué que s’ils votent massivement, nous pourrons descendre, après les

élections, dans les rues pour demander le changement qu’ils souhaitent», a-t-il ajouté. «Oui, nous avons choisi Bouteflika pour la continuité dans les programmes de réalisation mais également pour le changement des personnes et responsables qui gravitent autour de lui pour leurs propres intérêts», a encore

lâché Khaled Bounedjma.


Reddition de plus de 30 terroristes après la présidentielle, selon Bounedjma

Le président de la CNEC, Khaled Bounedjma, a avoué hier lors de sa conférence de presse que «plus d’une trentaine de terroristes vont déposer leurs armes et descendre des maquis juste après l’élection présidentielle». M. Bounedjma ne précise pas le lieu d’activité des ces terroristes, «qui avaient des appréhensions», a-t-il dit, se réfèrant aux aveux de leurs familles qui «nous ont assuré de leur reddition très prochaine», a-t-il annoncé.


Interdiction d’un numéro de l’hebdomadaire français l’Express

Le dernier numéro de l’hebdomadaire français L’Express a été interdit en Algérie pour "atteinte aux valeurs nationales", a appris mardi l’AFP auprès du secrétariat d’Etat algérien chargé de la Communication.

"Le dernier numéro de l’Express a été saisi samedi en application de l’article 26 du code de l’Information 07/90", a indiqué à l’AFP une responsable de ce secrétariat, sans préciser le ou les articles de l’hebdomadaire à l’origine de l’interdiction.

L’article 26 du code algérien de l’information stipule notamment que "les publications périodiques et spécialisées nationales ou étrangères, quelles que soient leur nature et leur destination, ne doivent comporter ni illustration, ni récit, ni information ou insertion contraires à la morale islamique, aux valeurs nationales, aux droits de l’Homme ou faire l’apologie du racisme, du fanatisme et de la trahison".

Dans l’édition interdite, L’Express a publié un article sur le président Abdelaziz Bouteflika qui brigue un troisième mandat à la présidentielle de jeudi. Contactée par l’AFP, la direction du groupe Express-Roularta n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat n’ayant "pas suffisamment d’information pour pouvoir réagir". Le 2 novembre, l’Expression avait fait déjà l’objet d’une interdiction en Algérie pour atteinte à l’Islam.



L'ENTV et la  manipulation des « consciences »

La bataille des images

Ce que la télévision algérienne (ENTV- El Yatima) veut que vous voyiez...La chaîne a manqué à son obligation d’honnêteté de l’information du téléspectateur...

La télévision algérienne (El Yatima) a fait beaucoup sur le traitement des élections présidentielles et présente la problématique sous un angle qui ne manquera pas de perturber les "consciences"  de ceux qui ont pour habitude de s'abreuver aux seules sources de l'unique et que critiquent de nombreux partis politiques qui participent ou non aux élections présidentielles 2009.

I - L'ENTV ou l’art de la manipulation


La télévision algérienne a utilisé la chanson du jeune chanteur Baaziz "bladi", les quotidiens algériens El-Khabar, en arabe, et El-Watan, en français, ont rapporté dans leurs colonnes la dénonciation de cette instrumentalisation que l’artiste n’a pas manqué d’exprimer en allant frapper aux portes des médias algériens pour mettre un terme à tout amalgame et lever les quiproquos. Baaziz a chanté l’Algérie et rien que l’Algérie loin de toutes menées électoralistes ou politiciennes n'a-t-il cessé de marteler à l'adresse de ceux qui se sont interrogés sur la diffusion du clip sur les chaînes de la télévision algérienne.

Dur dur en réalité de répondre à des images (volées) terribles pour la crédibilité d'El “Yatima” (comme ils disent). En fait, la stratégie de l'ENTV évoque celle de l’arroseur arrosé. "EL YATIMA" n’est pas crédible, il y a quelques temps, Baaziz était une "persona non grata" à l'ENTV et ses clips censurés et à l'occasion des présidentielles 2009, la chanson de Baaziz fait la Une et elle est  diffusée en prime-time  avant le journal télévisé!

II - L'ENTV ou l’art de l'intox

La chaîne a manqué à son obligation d’honnêteté de l’information du téléspectateur... Dans ses reportages, L'ENTV diffusent des images en boucle aux JT heures pour illustrer la participation massive des algériens résidant à l'étranger aux élections présidentielles 2009, alors que la réalité sur le terrain montre qu'il y a une participation très timide de nos compatriotes vivant à l'étranger et plus particulièrement en France.

Pourquoi ce lavage de cerveau avant le 09 avril" ? Explications:

Quand la télévision publique (ENTV), censure les activités de l'opposition, les marches des citoyens en Kabylie (Tizi et Béjaïa), et montr juste les images et reportages qui font l'éloge du pouvoir, grande est la tentation de prendre le peuple algérien entier à témoin.

Parmi les éléments mis en avant par les observateurs qui ont critiqué la couverture médiatique des élections présidentielles par la télévision publique est probablement cette absence de débats contradictoires. La télévision publique est fermée à l'opposition. Comment le citoyen peut-il choisir son président en toute liberté en l'absence d'un débat contradictoire sur le premier média lourd du pays ?... Et pourtant il est écrit noir sur blanc que cette télévision est publique.

Ce qui intéresse le pouvoir et sa télé est la participation massive des citoyens le 09 avril 2009. Là où L'ENTV était amer, quand le citoyen devient une cible et une carte électoraliste avec des mises en scène flagrantes. Autrement dit, le “journalisme de télé à Bouteflika” ne peut pas comprendre le “journalisme citoyen” qui émerge. L’ancienne génération tenterait de préserver ses avantages acquis, ses maroquins, que lui disputerait la nouvelle génération.

Ces derniers jours, la télévision algérienne s'intéresse (par miracle) aux quotidiens des citoyens algériens et aborde les problèmes de la jeunesse, l'objectif c'est d'inciter les citoyens de voter en masse le 09 avril prochain. Mais, après cette date historique, vous deviendrez des " citoyens dans valeurs", et aucun journaliste de l'ENTV ne viendra vous voir !!!



Marseille, le vote a fait le plein

Arnaque à la sauce consulaire

Il a mobilisé 82 bus : Comment le consulat d'Algérie a fabriqué l'arnaque de Marseille


Abdelkader Kasitani, consul adjoint d'Algérie à Marseille, fait mine d'être étonné devant les journalistes : "C'était incroyable. Le hall C du Parc Chanot de Marseille était plein, et comme les gens s'appuyaient sur les cloisons des bureaux de vote, certains panneaux sont tombés. Il a fallu appeler tout le monde au calme et faire sortir la foule pour réorganiser le scrutin. Je remercie les marins-pompiers qui nous ont bien aidés."
À Marseille, près de 6000 électeurs ont voté hier, sur les 70000 inscrits dans la circonscription consulaire formée des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. (50000 Algériens immatriculés au consulat ne sont pas inscrits sur les listes.)
L'ENTV a bien sûr montré et remontré ces images !
Comment expliquer ce "rush" ?
Par l'arnaque.
Ce que le consul ne dit pas c'est que, pour faire sensation dès le premier jour de l'ouverture du vote, les sbires du régime algérien ont mobilisé massivement des moyens de transports pour rallier le même jour le maximum de votants. Pas moins de 82 bus ramenant des retraités des foyers de la Sonacotra à partir d’Arles, Avignon, Toulon… ont déposé leurs passagers devant un bureau de vote unique, les autres étant fermés pour provoquer une chaine suffisamment longue devant la caméra de l’ENTV.
Il suffit d'avoir une dizaine de cars pour faire 500 personnes qui se présentent d'un seul coup devant les bureaux de vote. 500 personnes d'un coup dans un hall, c'est vachement impressionnant . Et le tour est joué !
En fait, le Consulat avoue l'arnaque à demi-mot au quotidien La Provence :
"Nous avons reçu 82 cars affrétés par des associations des Bouches-du-Rhône", affirme le consul général Abdelamid Saïdi à "La Provence".
Des "associations" bénévoles et désintéressées ? Depuis quand des "associations" s'occupent de transqporter des électeurs ?
"Pour les gens âgés, c'est un devoir de déposer le bulletin dans l'urne dès le premier jour", explique Abdelkader Kasitani.
Mais bien sûr !
Source : Provence- Matin


Démocrates et islamistes: 

l'anti-Bouteflikisme et l effet du "boycott utile"

Voilà un sujet qui promet d'empoisonner la vie du pourvoir en campagne : les démocrates et les islamistes  adoptent la même attitude pour la présidentielle, ils appellent au "boycott utile" ...

Al Quaida contre Bouteflika

La branche maghrébine d'al-Qaida a appelé les Algériens à ne pas réélire le président Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 3e mandat jeudi, dans un communiqué mis en ligne et cité aujourd'hui par Site Intelligence Group, un centre de surveillance des sites islamistes.

Dans ce communiqué, al-Qaida au Maghreb islamique (BAQMI) met en garde contre une réélection de M. Bouteflika, qualifiant son régime de "redoutable ennemi" des musulmans.

En soutenant l'Occident, le régime algérien cherche à détruire "le vrai islam", estime le groupe. "Se tenir aux côtés de ceux qui ont trahi Dieu, son prophète et les croyants et les réélire relève de la naïveté et de la trahison", prévient-il.

Abassi Madani appelle au Boycott

Fin février, l'islamiste algérien Abassi Madani, chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous) et qui vit au Qatar, avait pour sa part appelé ses compatriotes à boycotter l'élection présidentielle, qui selon lui est un "moyen de consacrer une réalité pourrie" dans le pays.

Le Chef de l'AIS, Madani Mezrag critique Bouteflika

Madani Mezrag, ex émir du AIS (Armée Islamique du Salut » a, dans un communiqué, violemment attaqué le Président Bouteflika à cause de ses critiques virulentes à l’encontre des repentis lors du rassemblement électoral qu’il a tenu à Tlemcen, le Samedi dernier. Ila révélé dans son communiqué : « Vous nous aviez demandé durant le premier mandat de patienter pour l’amour cde Dieu, et par amour à la patrie et par compassion au peuple, et on vous donne encore du temps parce que des lignes rouges ont été placées. Alors, était-ce une trahison ? ».
Mezrag avait reproché au président la non tenue de ses promesses : « Il n’a pas tenu sa promesse.. Il avait demandé de larges prérogatives, et il les a eues. Alors, est-ce que le projet de la réconciliation était juste un slogan pour tromper le peuple Algérien ? Mezrag a appelé, implicitement, le Président de la République à organiser un referendum à travers lequel les Algériens jugeront les éléments de l’ex GIA, par rapport aux propos du Président disant que lui seul est habilité à donner leurs droits ».

Les démocrates animent la campagne du boycott

C’est une sortie des plus inattendues, perçue comme une véritable démonstration de force, qu’a effectuée le FFS, jeudi dernier, dans la ville de Tizi Ouzou et de Béjaïa où plusieurs milliers de personnes, plus de 5 000, selon certaines sources, et 3 000, selon d’autres, ont pris part, jeudi dernier à un rassemblement qui s’est transformé en une marche populaire.

Alors que tout le monde s’attendait plutôt à une dispersion dans le calme à la fin du meeting animé par le porte-parole du plus vieux parti d’opposition, Karim Tabou, devant le siège communal du parti, sis au centre-ville, la foule chauffée à blanc, a improvisé une marche vers le siège de la wilaya en empruntant sous le regard discret de la police, la rue Houari-Boumediene, cette même rue tout au long de laquelle le Président-candidat à sa propre succession, Abdelaziz Bouteflika, s’est offert, hier, un bain de foule.
Au fur et à mesure que la foule avançait des dizaines de personnes la rejoignait faisant ainsi l’effet boule de neige.
Arrivée devant la maison de la culture Mouloud-Mammeri où se tenait un meeting du patron de l’UGTA, Madjid Sidi-Saïd, la tension a monté d’un cran. Ce qui a contraint les occupants de la grande salle à quitter les lieux. Scandant des slogans antivote tels que “ulac l’vot ulac”, “pouvoir assassin”, “nâaya di l’vot pour rien” et exhibant le carton rouge, devenu cher au FFS, la foule a repris sa marche vers le siège de la wilaya qu’elle finira par contourner pour prendre la direction du centre-ville puis investir la cour de la maison de la culture Mouloud-Mammeri où le premier secrétaire du FFS, Karim Tabou, qui était à la tête de la marche, a pris la parole une seconde fois alors que la foule scandait des slogans contre le directeur de campagne de Bouteflika et néanmoins directeur de cette institution culturelle, Ould Ali El-Hadj, qu’elle invitait à quitter les lieux. Avant que la marche ne s’ébranle du siège communal du FFS, Karim Tabou a animé un meeting au cours duquel il a tenu, pour reprendre ses termes, à remettre les pendules à l’heure au sujet du scrutin du 9 avril, de la visite de Bouteflika à Tizi Ouzou, et de la position du boycott actif du parti d’Aït Ahmed.
“On a entendu trop de mensonges avant et durant cette campagne électorale”, a-t-il déclaré d’emblée à l’assistance que la place faisant face au siège du FFS ne pouvait contenir. “Boufeflika avait déclaré qu’il s’est réconcilié avec la Kabylie et qu’il est chez lui à Tizi Ouzou, mais pourquoi donc mobiliser 15 000 entre policiers et militaires quand on est réconcilié avec son peuple et quand on est chez soi”, a-t-il ajouté avant de revenir sur la déclaration du même candidat, Bouteflika, au sujet des évènements de Kabylie.
Karim Tabou a également dénoncé “le chantage économique qu’exerce le pouvoir sur la Kabylie” et aussi l’utilisation de l’argent du peuple “pour acheter des voix et payer les afficheurs du portrait de Bouteflika”.
Par ailleurs, à Béjaïa le premier secrétaire national du FFS. K. Tabbou, lors d’un meeting qu’il a animé, jeudi, devant le siège de la section communale de son parti de Béjaïa et en présence d’une forte assistance, a salué l’attachement de cette région “à l’honneur et la dignité” et que son parti n’attend pas l’autorisation “du commissaire Zerhouni” pour ses activités publiques. “Notre autorisation c’est la population et vous venez de libérer les Algériens de leur peur”, calme-t-il sous un tonnerre d’applaudissements de son assistance. L’orateur, qui se dit que son parti a refusé que “les pages de l’histoire s’écrivent dans le mensonge”, dénonce la manipulation du fichier électoral. “Ils ont créé un fichier temporaire composé de faux noms”, soutient-il.
Il s’agit, précise-t-il, de fichiers électoraux des étudiants, de malades mentaux et des services de sécurité. “Nous savons d’ores et déjà qu’ils annonceront un taux de participation de 70%. Mais à vrai dire, c’est l’échelle à laquelle le pouvoir a peur de la population”, avance-t-il et en donnant le classement des candidats à l’issue du scrutin. “Ce ne sont que des comités de soutien”, ironise-t-il. Abordant, le déplacement du Président-candidat en Kabylie, K. Tabbou s’interroge comment quelqu’un se déclare être chez soi et mobilise tant de policiers. “Que chacun de nous assume ses responsabilités”, s’élève-t-il, Tabbou qui souligne néanmoins que cette élection a eu le mérite de faire une décantation entre “ceux qui aiment le pays et ceux qui le détestent”.

Said Sadi demande à Bouteflika de rentrer chez lui

Le RCD durcit le ton à l'égard du président Bouteflika et de ses partisans. Samedi matin, au cours d'une conférence de presse à Alger, Saïd Sadi a utilisé des mots particulièrement durs pour fustiger les méthodes de « voyous» et « d'escroc » utilisées, selon lui, par le président sortant pour se maintenir au pouvoir. Dans la ligne de mire des critiques du président du RCD : la révision de la Constitution, la gestion des ressources financières du pays, l'utilisation des symboles de la révolution dans la campagne électorale de Bouteflika...

Saïd Sadi a refusé de répondre aux critiques après la décision du parti de remplacer l'emblème national par un drapeau noir sur le bâtiment de son siège pour faire du 9 avril une journée de « deuil ». Plusieurs partis politiques, dont ceux de l'Alliance présidentielle, des associations proches du pouvoir, l'UGTA et même la Commission nationale de surveillance de l'élection présidentielle ont vivement réagi ce weekend à cette initiative du RCD. Mais, pour M. Sadi, les partisans du président Bouteflika utilisent les symboles et les héros de la révolution algérienne dans la campagne électorale. « Fallait-il que vous soyez à ce point paniqué pour abuser des martyrs de l'indépendance que vous réduisez à des gadgets décorant le fond de vos affiches pour vous mettre en valeur? » , a-t-il dit. Said Sadi portait un brassard noir autour du bras, en signe de deuil.

Au cours de sa conférence de presse, Saïd Sadi a vivement critiqué la gestion du président Bouteflika, évoquant des méthodes de « voyous» et « d'escroc » et une opacité dans la gestion des ressources financières du pays. Il a demandé au président Bouteflika de « rentrer chez lui ». « Si vous essayiez d'être lucide en déclarant que vous vous retirez de cette supercherie parce que vous avez compris que le peuple algérien n'a plus peur, qu'il a le droit de choisir librement ses représentants (...) », selon le texte d'une lettre adressée par M. Sadi au président Bouteflika dont le contenu a été lu au cours de la conférence de presse. Le Docteur Sadi a également qualifié Ahmed Ouyahia de « Premier ministre jetable ».

Dans ce contexte, le président du RCD a annoncé l'organisation par son parti de trois marches populaires à Alger pour appeler à les Algériens à boycotter la présidentielle du 9 avril. La première est prévue aujourd'hui à 15H30 à El Biar, sur les hauteurs de la capitale. Les deux autres devraient voir lieu le dimanche à la rue Didouche Mourad à Alger et lundi à Bab El Oued, anc