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Économie

Le Medef appelle les entreprises françaises à s'adapter à la nouvelle politique économique algérienne

La présidente du Medef (patronat français),   Mme Laurence Parisot, a appelé, hier à Alger, les entreprises françaises à s'adapter  à la nouvelle politique économique de l'Algérie dont les principaux axes ont  été tracés dans la Loi de finances complémentaire 2009.

   ''Les entreprises françaises doivent s'adapter à la nouvelle réglementation  algérienne en termes d'investissements (...). Les nouvelles règles se  posent à tout le monde, à tous les investisseurs de tous les pays", a déclaré  Mme Parisot à la presse à l'issue d'une audience accordée par le ministre de  l'Industrie et de la Promotion des Investissements, M. Abdelhamid Temmar.         

Pour la patronne de la plus importante organisation patronale française,  les entreprises françaises ''ont bien compris l'orientation et les raisons de  la nouvelle politique économique du gouvernement algérien avec l'adoption de  la loi de Finances complémentaire 2009 qui a redéfini le cadre juridique des  sociétés à capitaux étrangers désireuses de s'installer en Algérie'', ajoutant  que les entreprises françaises "peuvent beaucoup apporter à l'industrie algérienne  (en termes) d'investissements et de savoir-faire français''.       

 En raison de la crise économique mondiale, "il est tout à fait  normal de penser une stratégie qui vise à renforcer l'industrie nationale. Nous,  entreprises françaises, nous prenons acte de la nouvelle réglementation algérienne  en terme d'investissements et nous comprenons cette stratégie économique de  l'Algérie", a-t-elle poursuivi.       

 La présidente du Medef a estimé également que "les chemins convergent"  entre les nouvelles orientations de la LFC 2009 et les stratégies des entreprises  françaises: "Nous sommes, aujourd'hui, témoins de certains partenariats  qui prouvent que ces nouvelles règles peuvent tout à fait satisfaire les besoins  de certaines entreprises financières", a-t-elle déclaré, citant l'exemple du  groupe d'assurance français "Macif" qui a noué un partenariat avec la Société  nationale d'assurance (SAA) conformément aux nouvelles règles contenues dans  la LFC 2009.

Par ailleurs, elle a affirmé que les entreprises françaises "peuvent  beaucoup apporter à l'industrie algérienne (en termes) d'investissements  et de savoir-faire français sur le plan technologique ou en ressources humaines".        

Soulignant la disponibilité des entreprises de son pays à "développer  de nouveaux partenariats" avec les entreprises algériennes, Mme Parisot  a soutenu que la présence du Medef en Algérie témoigne de la détermination des  entreprises françaises à "continuer dans l'élan qui a été donné ces dernières  années et qui est tout a fait satisfaisant".        

"Si nous sommes, aujourd'hui, présents en Algérie, c'est  justement  pour dire au gouvernement algérien et à tous les Algériens qu'il n' y a aucun  problème entre les entreprises françaises et les entreprises algériennes", a-t-elle  ajouté.  De son côté, M. Temmar a affirmé que les entretiens avec la délégation  du Medef ont permis d'expliquer la nouvelle politique économique  algérienne mise en place à la faveur de la LFC 2009.        

Le ministre a exprimé, dans ce contexte, sa "satisfaction" pour les  investissements français en Algérie, soulignant que ces derniers "entrent  dans la stratégie de notre pays visant la création d'une nouvelle économie tout  à fait intégrée"

Le ministre des Affaires étrangères,              M. Mourad Medelci,  a présidé la cérémonie d'installation de M. Boudjemaâ Delmi, au poste de Secrétaire  général du ministère des Affaires étrangères (MAE), en remplacement de M. Madjid  Bouguerra, nommé ambassadeur d'Algérie en République fédérale d'Allemagne,   indique hier le MAE dans un communiqué.



Sommet de Copenhague:

l'Opep redoute une taxe sur le pétrole et gaz

Les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) redoutent les "retombées négatives sur leur économie" d'une éventuelle nouvelle taxation du pétrole et du gaz, lors de la conférence internationale sur le climat de Copenhague, a affirmé un ministre algérien.


Les membres de l'Opep, dont l'Algérie, "redoutent (...) l'imposition de nouvelles taxes sur le pétrole et le gaz" qui pourraient être décidées à Copenhague en décembre car elles auraient "des retombées négatives sur les économies des pays" membres du cartel, a déclaré dimanche à Alger le ministre algérien de l'Energie et des mines, Chakib Khelil, cité par l'agence algérienne APS.


"Les pays membres de l'Opep dont l'Algérie devront coordonner ensemble leurs positions quant à la décision devant sanctionner cette conférence afin de protéger leurs intérêts", a-t-il ajouté, toujours de même source.


En septembre, le ministre angolais du Pétrole et président en exercice de l'Opep José Maria Botelho de Vasconcelos, avait affirmé à Vienne que les pays producteurs de pétrole doivent s'assurer que leurs intérêts seront "bien représentés" lors des prochaines négociations de l'ONU sur le changement climatique, à Copenhague.


La prochaine conférence de Copenhague vise à trouver un accord pour succéder au protocole de Kyoto, qui expire en 2012, sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre notamment liées à la consommation d'énergies fossiles comme le pétrole.


L’Algérie rejoint le Qatar et la Russie

OK Officiel pour l'OPEP du GAZ

C’est désormais officiel, l’Algérie accepte maintenant l’idée de création d’une organisation des pays exportateurs du gaz ‘’OPEG’’.

C’est en tout cas ce que révèle une source du ministère de l'Energie au " Jeune Algérien". La même source souligne notamment que, ‘’Après l’avoir longtemps refusée, les autorités algériennes ont fini par se rallier à la perspective d’une OPEP du gaz défendue par la Russie et le Qatar’’. Et c’est le ministre algérien en charge de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui aurait ‘’annoncé la nouvelle dans un entretien accordé à la revue russe Expert Magazine’’, précise notre source.

Toutefois, M. Khelil estime que ‘’la constitution d’un cartel du gaz sera très compliquée du fait de la rigidité du marché gazier dont les contrats sont signés pour de longues périodes’’.

La parade à la difficulté, notre voisin de l’ouest compte ‘’liquéfier la moitié de sa production de gaz afin de négocier des contrats de court et moyen terme et ne pas être prisonnière du gazoduc comme moyen de transport’’.


Voilà une information qui ne manque pas de piquant pour la Tunisie, quand on sait les revenus que notre pays tire du transmaghrébin qui transporte le gaz algérien vers l'Italie.


FMI-BM: M. Djoudi souligne les atouts de développement de l'économie algérienne

Le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, a souligné mardi à Istanbul en marge de la séance plénière des Gouverneurs du FMI et de la Banque Mondiale "les caractéristiques qui font de l'économie algérienne un enjeu pour le développement" du pays. Lors d'une conférence sur les perspectives de l'économie algérienne, organisée par la prestigieuse revue de la finance internationale "Euromoney", le ministre a donné un aperçu sur les perspectives de l'évolution de l'économie algérienne et les choix entrepris par les pouvoirs publics en matière de l'investissement. Le ministre a saisi cette occasion aussi pour exposer la situation macroéconomique de l'Algérie qui a réussi à avoir de très bons indicateurs macroéconomiques ainsi que les démarches entreprises pour faire face à la crise économique internationale. Il a profité de cette occasion pour aborder la question de l'intégration maghrébine


Économie algérienne au repos selon le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) confirme la stérilité des plans de relance concoctés par les autorités en charge des dossiers économiques de l’Algérie. L’institution de Dominique Strauss-Kahn a fait savoir que le taux de croissance de l’Algérie ne devrait pas dépasser les 2,1% pendant le restant de l’année en cours, pour remonter à 3,7% en 2010, lit-on dans le rapport portant sur les Perspectives économiques mondiales - octobre 2009 (October 2009 World Economic Outlook-WEO) publiées à la veille de la tenue des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul (Turquie). Dans son dernier rapport de mars dernier, la deuxième institution de Bretton Woods, la Banque mondiale, avait prévu pour l’Algérie un taux de croissance de 2,2% en 2009 et de 3,5% en 2010. Pour la région maghrébine (Algérie, Maroc, Tunisie), le FMI prévoit un taux de croissance global de 3% en 2009 et de 4% pour 2010.


Même si l’on qualifie le taux de croissance de « positif », un simple flash-back démontre que la courbe de croissance de l’économie algérienne, ces dernières années, est de tendance descendante. Pour les experts, la croissance de l’économie algérienne reste fragile du fait qu’elle est exclusivement dépendante du seul secteur des hydrocarbures. Les pays maghrébins, la Tunisie et le Maroc, réalisent une croissance meilleure sans pour autant faire appel à des plans de relance quinquennaux et sectoriels, mais surtout sans s’appuyer sur le secteur de l’énergie, pilier principal de l’économie algérienne. Le Maroc, lui, réalise une croissance positive de plus de 5%, alors que la croissance de l’économie tunisienne dépasse les 4%. Les experts n’y sont pas allés par quatre chemins pour démystifier les raisons de cette perte de vitesse. « L’Algérie est un pays qui ne sait pas fabriquer de la croissance. C’est comme si l’on mettait de l’essence dans un moteur en panne », commente Abdelhak Lamiri, économiste, professeur et PDG du groupe Insim. Le FMI maintient donc les mêmes prévisions de croissance pour l’Algérie faites en avril dernier à l’occasion de sa réunion de printemps, alors que le gouvernement algérien entend injecter davantage de ressources afin de maintenir en vie des entreprises qui ne créent pas de la richesse.

15% du PIB injectés pour créer 3% de richesses


Le taux de croissance économique en Algérie reste en dessous de la moyenne des pays africains exportateurs de pétrole, prévue de 2,2% en 2009 et de 5,1% en 2010 par le Fonds monétaire international. Pour les pays africains importateurs de pétrole, le Fonds table également sur une croissance positive avec 1,4% pour l’année en cours et 3,3% pour 2010. Selon M. Lamiri, l’économie de l’Algérie fonctionne toujours avec un « multiplicateur négatif ». C’est-à-dire que « les ressources injectées dans les entreprises et dans l’économie en général sont beaucoup plus importante que les richesses créées ». Le taux de croissance hors hydrocarbures, estimé par le FMI à 2,1%, dépasse de très peu la moyenne africaine qui est de 1,7% en 2009 et de 4% en 2010. Pour ainsi dire, le taux de croissance de l’économie algérienne risque d’être dépassé en 2010 par la moyenne africaine (4%) alors que la proportion ne dépasserait pas 3,7% pour l’Algérie en 2010. Cela dit, des pays africains développent une meilleure croissance que celle réalisée par l’Algérie, sans pour autant faire appel à des plans de relance de plusieurs milliards de dollars. Le taux de création d’entreprises en Algérie est des plus bas – 90 pour 100 000 habitants – alors que les pays voisins (la Tunisie et le Maroc) atteignent les 300 entreprises pour la même proportion d’habitants, d’après des chiffres fournis par des experts algériens. Une situation qui démontre que les indicateurs fondamentaux de l’économie demeurent très fragiles en 2009, affaiblis davantage par la chute des recettes pétrolières des suites de la crise financière internationale. Pour un pays dont le rythme économique est normal, 5% du PIB injectés devraient générer 3,5% de croissance, d’après M. Lamiri. Ceci, alors que l’Algérie injecte 15% de son PIB pour créer 3% seulement de croissance additionnelle. Pour les pays du Moyen-Orient, le Fonds a révisé à la hausse ses estimations de croissance pour l’économie de cette région, qui évoluerait au rythme de près de 4,5% en 2010 contre 3,7% estimés en juillet et 2% en 2009. A l’échelle mondiale, le FMI a relevé sa prévision pour 2010, tablant sur 3,1% de croissance contre 2,5% dans ses prévisions faites en juillet dernier.


Projet de partenariat Algérie Télécom-Sonelgaz

Un accord de partenariat a été signé jeudi à Alger entre Algérie Télécom (AT) et Sonelgaz portant sur le lancement d'une solution globale d'un réseau Intranet au profit de Sonelgaz. "Il s'agit de la mise en oeuvre d'une solution globale d'un réseau Intranet VPN/XDSL sécurisé de 500 sites appartenant à 18 filiales du Groupe Sonelgaz", indique-t-on auprès d'AT. "Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme d'Algérie Télécom visant à soutenir la généralisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) et le développement des systèmes et réseaux dans les différents secteurs d'activités", précise-t-on.


TRAFIC MARITIME :

La France demande de la souplesse à l'Algérie pour les PME marseillaises

Répondant à l’appel de l’Union maritime et fluviale de Marseille-Fos, la secrétaire d’Etat au commerce, Anne Maric Idrac, s’est rendue à Marseille lundi  28 septembre 2009 afin d‘écouter des entreprises portuaires et des PME de la région Paca, affectées par les nouvelles dispositions algériennes qui imposent le crédit documentaire comme seule technique de paiement et interdisent l’envoi de matériels et biens d’équipement d’occasion.

« C’est la première fois qu’on voit un pays mettre un embargo sur du matériel d’occasion », s’étonne Christian Jacques Vernazza, président de l’entreprise de levage Mediaco qui réalise  4% de son chiffre d’affaires en Algérie.


Une délégation d'élus se rendra à Alger sous quinzaine


Anne Marie Idrac souhaite combiner les efforts de la diplomatie de l'Etat à la coopération décentralisée.

A l’issue de la réunion avec les entreprises à la Chambre de commerce et d’Industrie de Marseille-Provence (CCIM-P), Anne-Marie Idrac a annoncé qu’elle apportait son soutien aux élus locaux qui ont prévu de se rendre à Alger dans les jours à venir, tout en se défendant de porter « un jugement sur la politique économique du gouvernement algérien », a insisté la secrétaire d'Etat.

Cette démarche permet, selon elle, de « démultiplier ce qui se fait au niveau diplomatique ». Rappelant les liens d’amitiés avec le président algérien, le Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, souhaite « un peu plus de souplesse »  dans les mesures récemment adoptées. Un assouplissement qui, selon Michel Vauzelle, président de la Région Paca, pourrait se faire « au niveau des modalités d’application ».

"Soutien pragmatique et concret" aux entreprises

Pour soutenir de  manière  « pragmatique et concrète » les entreprises, Anne-Marie Idrac suggère un partenariat portuaire avec Alger,  citant l’exemple du domaine informatique. « D’autres propositions techniques seront affinées dans les prochains jours », a-t-elle ajouté sans entrer dans le détail. Il serait  notamment  question de réduire  les délais d’obtention du crédit documentaire qui sont aujourd’hui de trois semaines à un mois.

Le gouvernement algérien a adopté une série de mesures en juillet 2009 destinées à freiner ses importations, de 5% en 2009, afin rééquilibrer sa balance commerciale. L’Algérie est le troisième partenaire commercial du port de Marseille-Fos. Les échanges ont atteint 8,7 MT en 2008, soit 9 % du trafic total du port et 35 à 40 % des tonnages des bassins Est.


LOI DE FINANCES

Marseille craint les retombées pour son port et son économie

Les récentes restrictions décidées par l'Algérie en matière d'importations préoccupent entreprises et opérateurs du port de Marseille, touché par une baisse du trafic pouvant aller jusqu'à 40 % sur certains produits. Alger a adopté fin juillet une loi de finances complémentaire qui durcit les modalités d'importation des marchandises et interdit notamment de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion. Dès le mois d'août cette nouvelle politique a eu pour conséquence directe de diminuer de 40 % l'activité marchandises (vrac, conteneurs, etc.) des bassins Est du port de Marseille, dont l'Algérie est le premier client. Or, au total, pour l'ensemble du Grand Port maritime de Marseille, les échanges avec l'Algérie représentent 10 à 12 % du trafic de marchandises.

"Sur le terminal conteneurs de Mourepiane, le port a perdu la moitié des volumes qu'il traite habituellement", souligne Hervé Balladur, président de l'Union maritime et fluviale (UMF) qui représente les entreprises du secteur portuaire de la région marseillaise. En août 2008, ce sont 82.000 tonnes qui ont transité par Mourepiane contre 42.000 au cours du même mois de 2009 sur l'activité conteneurs. Les obligations administratives désormais imposées ont contraint "les petits importateurs à renoncer purement et simplement à importer leurs marchandises" tandis que les plus gros ont mis du temps à s'adapter, souligne Hervé Balladur. Depuis septembre, le trafic conteneurs sur le bassin Est reprend quelque peu, mais reste en deçà de son activité normale, précise Intramar, principal opérateur de manutention portuaire.

Négocier des "aménagements"


Une autre difficulté va s'ajouter à partir du 1er octobre, selon l'UMF. Car, tout ce qui n'est pas transporté par conteneur ne pourra plus être débarqué dans le port d'Alger, qui a décidé de lutter contre son engorgement. L'interdiction de toute importation de matériel d'occasion de travaux publics frappe également durement les entreprises du secteur. Jusqu'à contraindre l'une d'elles à déposer le bilan la semaine passée. "J'ai été touché de plein fouet, mon chiffre d'affaires étant à 85 % lié à l'Algérie", raconte Jimmy Austen, pdg de Traco, spécialisé dans le négoce et l'exportation de ces machines, dont la quinzaine de salariés se retrouvent sur le carreau. Au terme d'une année déjà agitée par les conflits autour de la réforme portuaire française, "ça a été le coup de grâce dans une situation déjà difficile", relève-t-il, se disant "très surpris de voir qu'un pays puisse du jour au lendemain bloquer ses frontières".

Dans ce contexte, élus et acteurs économiques, soutenus par la secrétaire d'État au commerce extérieur Anne-Marie Idrac venue à Marseille lundi, se mobilisent tout en prenant soin de ne pas brusquer un pays souverain. "Entre une loi de finances, comme la loi de finances algérienne, et des décisions assez précises, il peut y avoir naturellement des modalités d'application qui font qu'il y a un espace sur lequel nous pouvons attirer l'attention du président de la République algérienne", espère Michel Vauzelle, président (PS) de la région PACA. Il souhaite, aux côtés d'autres élus et notamment du maire Jean-Claude Gaudin, rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika pour tenter de trouver "des aménagements" qui restent encore à définir.


Contrôle qualité: Algerac délivre le premier certificat d'accréditation

Le premier certificat d'accréditation a été délivré lundi par l'Organisme algérien d'accréditation (Algerac) à la société algérienne spécialisée dans l'inspection et le contrôle des ouvrages industriels (GERAL). L'attribution de ce certificat, qui consiste en l'attestation de la compétence de GERAL à opérer des missions d'évaluation et de contrôle de la conformité, est venue compléter "un processus de mise en place de systèmes de qualité capables de rompre la dépendance de l'Algérie aux organismes étrangers de certification et de contrôle", a souligné le ministre de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, Abdelhamid Temmar, lors de la cérémonie d'attribution de ce document.



RENCONTRE IMMINENTE DES ENTREPRISES FRANÇAISES EXERÇANT EN ALGÉRIE

Les responsables des entreprises françaises qui interviennent en Algérie se réuniront le 13 octobre 2009 à Alger, sous la direction de Yves-Thibault de Silguy, président du groupe de construction et de services associés Vinci et du Conseil des chefs d’entreprise France-Algérie.


Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie, et Marc Bouteiller, chef de la mission économique française en Algérie, assisteront également à cette réunion dont l’ordre du jour exact n’a pas été communiqué.


Il semble toutefois évident que les chefs d’entreprise aborderont la question des conséquences sur leurs activités de la loi de finances complémentaire (LFC) pour 2009 adoptée par le gouvernement algérien.


Confrontée au risque d’un déficit budgétaire pour 2009 du fait de la chute des recettes d’exportation d’hydrocarbures et d’une croissance de la facture d’importation, l’Algérie a décidé de limiter au maximum ses importations.


Ces mesures, jugées protectionnistes par nombre de représentants de sociétés étrangères présentes en Algérie, inquiètent particulièrement les entreprises françaises exerçant ou travaillant avec l’Algérie.


C’est notamment le cas du port de Marseille dont près de 40% des activités sont orientées vers l’Algérie.


Ressources halieutiques: l'expérience algérienne présentée en Espagne

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Smail Mimoun, a présenté l'expérience algérienne en matière de gouvernance et de préservation de la durabilité des ressources halieutiques, à l'occasion d'une rencontre internationale qui se déroule en Espagne, apprend-on mardi auprès du ministère. M. Mimoun, qui prend part aux travaux du Sommet sur la durabilité de la pêche et la 5eme conférence des ministres de la pêche qui se déroulent mardi et mercredi à Pontevedra (Espagne), a appelé à l'adoption "d'un nouveau cadre d'approche de gouvernance et de gestion des pêcheries mondiales qui accordera une plus large place aux aspects de conservation et de protection de l'environnement, au contrôle efficace des pêches illicites et aux pratiques de pêche responsables fondées sur l'écosystème".

L'Algérie espère une meilleure discipline de l'Opep en matière de production

Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a souligné que l'Algérie "espère que les pays membres de l'OPEP observent une meilleure discipline, pour revenir au moins au niveau d'adhésion de 80% pour le reste de l'année". "Au vu de la fragilité actuelle de la situation du marché et des risques réels de baisse des prix, l'Algérie espère que les pays de l'OPEP observent une meilleure discipline, pour revenir au moins au niveau d'adhésion de 80% pour le reste de l'année et que les autres pays producteurs contribuent aussi à cette action de stabilisation du marché", a indiqué le ministre, dans un entretien publié par "Pétrole et Gaz Arabes" (PGA), dans une livraison à paraître mercredi.

L'Algérie exportera 85 milliards de m3 de gaz à l'horizon 2014

Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil a déclaré que "l'Algérie augmentera graduellement ses exportations de gaz pour atteindre 85 milliards de mètres cubes à l'horizon 2014, dont la moitié en gaz naturel liquéfié". "L'objectif de 85 milliards de m3 par an sera réalisé par l'achèvement des travaux du Medgaz reliant l'Algérie à l'Espagne, d'une capacité de 8 milliards de m3 par an", a indiqué le ministre dans un entretien publié par "Pétrole et Gaz arabes" (PGA), dans sa dernière livraison à paraître mercredi. Le ministre a également rappelé d'autres projets visant à augmenter les capacités d'exportation à travers le Transmed reliant l'Algérie à l'Italie via la Tunisie et le gazoduc Galsi, en projet, qui reliera directement l'Algérie à l'Italie. "Ces trois gazoducs permettront d'augmenter les exportations de gaz d'environ 21 milliards de m3/an auxquelles s'ajouteront la mise en service des unités de GNL de Skikda et d'Arzew, qui sont en cours de réalisation pour augmenter la capacité d'exportation de 15 milliards de m3/an au moins au cours des cinq prochaines années", a-t-il ajouté.


Hausse des recettes douanières au 1er semestre 2009

Les recettes douanières de l'Algérie ont atteint 242 milliards de DA au premier semestre 2009, contre 215 milliards de DA au cours de la même période 2008, en hausse de 12,45%, a appris lundi l'APS auprès du centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis). Les recettes affectées au budget de l'Etat, qui couvrent en moyenne plus de 90% du montant global des recettes douanières, ont évolué de 12,39%, passant de 195,7 milliards de DA à 220 milliards de DA. De janvier à juin 2009, les recettes destinées aux collectivités locales, ont également augmenté de 13,55%, en passant de 19,37 milliards de DA à 21,99 milliards de DA, détaillent les statistiques des douanes. Les recettes destinées à la promotion des exportations hors hydrocarbures, quant à elles ont chuté de 18,64 %, passant de 299,27 millions de DA au cours des six premiers mois de 2008 à 243,47 millions de DA pendant la même période de l'année en cours.     


Investissements étrangers en Algérie : l'aveu inquiétant de l'ambassadeur de Chine

L'ambassadeur de Chine en Algérie a dévoilé, en fin de semaine, le montant des investissements chinois en Algérie. Selon le diplomate, les entreprises de son pays ont investi 800 millions de dollars. L'ambassadeur s'exprimait en marge d'une visite d'un tronçon de l'autoroute Est-Ouest dont la réalisation est assurée par le groupement chinois CITIC-CRCC. Selon lui, «la Chine est déterminée à augmenter le volume des investissements en Algérie en intervenant dans d'autres secteurs».


Au moment où l'Algérie s'interroge sur l'apport des groupes étrangers et les opportunités d'une poursuite de la politique d'investissements publics, la déclaration de l'ambassadeur de Chine constitue un aveu inquiétant. Ces dernières années, les groupes chinois ont en effet remporté pour plusieurs dizaines de milliards de dollars de contrats publics : autoroute Est-Ouest, programme du million de logements, chemins de fer, transferts des eaux, réalisations de barrages, hydrocarbures...


Les entreprises chinoises ont également remporté de juteux contrats dans les télécommunications et la défense. Des rumeurs récurrentes dans les milieux de la défense font même état de négociations entre Alger et Pékin pour un contrat d'équipement militaire qui pourrait atteindre 15 milliards de dollars.


L'ambassadeur de Chine est bien placé pour le savoir. Son pays conditionne souvent l'attribution d'importants contrats à des groupes étrangers par l'engagement de ces derniers à assurer d'importants investissements en Chine ou un réel transfert de technologie. En échange d'un important contrat de 150 avions, le constructeur européen Airbus a été par exemple contraint par Pékin d'installer une usine de montage en Chine et donc d'effectuer un transfert de technologie. Le même principe a été appliqué dans le nucléaire où les contrats de construction de réacteurs de nouvelle génération sont conditionnés par un réel transfert de technologie en faveur de la Chine.


En Algérie, les Chinois n'ont effectué aucun transfert de savoir-faire. Aucune entreprise chinoise ne s'est installée dans notre pays. Pire, dans certains cas, comme le projet d'autoroute Est-Ouest, leurs méthodes de réalisation sont contestées par les experts. Pour les investissements, les aveux de l'ambassadeur de Chine à Alger illustrent à eux seuls le très faible engament financier des groupes chinois. Ils confirment le gouvernement algérien a mal négocié les contrats publics.

Source: TSA


Loi de finances complémentaire:

Épais brouillard pour le FCE

La crainte d'une paralysie économique...

C’est dans un contexte de crise financière mondiale quasi incontrôlé que le gouvernement a procédé à des changements économiques importants pour la loi de finances complémentaire

Ces nouvelles mesures ont donné le vertige aux Chefs d'entreprises, le président du FCE, M. REDA HAMIANI estime que le pays se dirige vers une paralysie économique 

Le président du FCE, Réda Hamiani, a effectivement souligné, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, que la LFC n’a pas pour vocation de remettre en question l’organisation économique du pays, à plus forte raison lorsque ce texte n’est même pas discuté par les élus de la nation. Le FCE exprime son désaccord, vis-à-vis notamment de l’obligation faite aux chefs d’entreprise de se déplacer, eux-mêmes, pour effectuer certaines opérations au niveau des douanes.
Les chefs d’entreprise n’admettent pas que leur agenda leur soit dicté par une autre institution alors qu’une partie du personnel est spécialement prévue pour effectuer ce genre d’opérations. «La suppression de la procuration en matière de formalités du commerce extérieur constitue une humiliation et un mépris à l’égard des chefs d’entreprise», est-il souligné.
Après une telle mesure, l’entreprise se retrouve véritablement livrée à une tutelle externe «puisque l’organisation du travail lui échappe totalement», déplore le FCE. De fait, c’est le chef d’entreprise qui devient indispensable pour l’accomplissement de procédures en lieu et place du personnel habituellement en charge de ces opérations, argumente le FCE pour étayer le bien-fondé de ses appréhensions. Imposer le seul crédit documentaire pour les opérations du commerce extérieur est une autre mesure rejetée par les entrepreneurs. «Imposer comme seul mode de paiement des importations le crédit documentaire qui, en fait, ne profite qu’au seul fournisseur, pénalise lourdement l’entreprise qui doit immobiliser une importante trésorerie», souligne le patron du FCE.
Cette mesure constitue un recul d’après l’analyse de cette organisation patronale. Elle rappelle que le recours au crédit documentaire était une exigence des fournisseurs lorsque l’Algérie était classée pays à haut risque. Il est estimé qu’à l’heure actuelle, le pays a renoué avec la stabilité et la confiance puisque les opérateurs économiques règlent en général le paiement au minimum 90 jours après réception de leurs marchandises et qu’il n’y a pas lieu, de ce fait, de revenir à la situation antérieure.
La loi de finances complémentaire fait ainsi courir à l’entreprise le risque de fermer définitivement, mettant à la rue plusieurs travailleurs réduits au chômage. Il est, en effet, estimé inutile de contraindre la société à mobiliser des montants importants pendant des mois, ce qui ne fait qu’alourdir sa trésorerie, alors qu’elle auraient très bien pu continuer à fonctionner sur le modèle de paiement existant jusqu’à présent.
Outre le spectre du chômage, le FCE agite aussi l’épouvantail de la pénurie de certains produits qui n’arriveraient pas à franchir les Douanes à cause de ces nouvelles mesures. Le surcoût et l’inflation sont d’autres menaces qui font craindre au FCE un risque de paralysie. En somme, ces mesure plongent «actuellement notre économie dans un marasme indescriptible lourd de conséquences», est-il souligné.
Les patrons auraient préféré que le gouvernement instaure une période de transition, ce qui aurait permis le traitement des opérations en cours, notamment lorsqu’il s’agit des bateaux en rade ou en attente de documents bancaires. Si ces mesures techniques sont décriées avec force, le FCE va encore plus loin en montrant du doigt l’absence de débat de fond portant sur les choix fondamentaux qui «doivent déterminer la politique économique du pays».
Or, est-il regretté, c’est l’autoritarisme et l’absence de concertation qui dictent les décisions économiques. Les mesures prises se trouvent tout aussi dénuées de crédibilité, poursuit le FCE dans son chapelet de critiques et de remontrances.
Malgré cette position d’hostilité, le FCE estime qu’il est légitime que le gouvernement cherche à limiter la facture des importations évaluée à 40 milliards de dollars, l’année dernière.


Appel d'offres pour une dizaine de périmètres d'hydrocarbures

L'Algérie a lancé un appel d'offres pour attribuer une dizaine de périmètres d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures dans le sud du pays, a annoncé mardi l'Agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft).

Ces périmètres sont situés dans les bassins sédimentaires pétroliers de Gourara, Illizi, Amguid Messaoud, Berkine et Reggane, riches en ressources pétrolières, selon Alnaft.

La date limite pour la remise des offres et l'ouverture des plis est fixée au 20 décembre 2009 et la signature des contrats au 16 janvier 2010, selon la même source.

Cet appel d'offres est le deuxième lancé par l'Algérie depuis la révision de la loi des hydrocarbures en 2006 qui fixe à au moins 51% la part du groupe pétrolier public algérien Sonatrach dans les projets d'exploration, d'exploitation et de transport d'hydrocarbures.

Quatre périmètres avait été attribués en décembre 2008 aux compagnies ENI (Italie), Gazprom (Russie), British Gaz (Grande Bretagne) et EON Rhurghaz (Allemagne) suite au premier appel d'offres lancé par l'Algérie en juillet 2008 pour l'octroi de 45 blocs d'hydrocarbures répartis sur 16 périmètres situés dans le sud du pays.

Les douze périmètres restants devaient être relancés lors de ce deuxième appel d'offre national et international.

ENI

GAZPROM

E.ON



BG Ingénieurs Conseils se développe en Algérie et s'installe à Marseille

Le groupe suisse de planification de travaux BG Ingénieurs Conseils entend intensifier le développement de sa filiale algérienne. Notamment en élargissant son expertise dans ce pays à l'ensemble des domaines qu'il couvre en Europe.

BG a participé aux études sur la conduite de Taksebt qui double l'apport d'eau potable à Alger (photo BG)
BG a participé aux études sur la conduite de Taksebt qui double l'apport d'eau potable à Alger (photo BG)

SUISSE / ALGERIE / FRANCE. « Nous sommes en train de créer en Afrique du nord une zone de développement. » Laurent Vulliet, président du groupe suisse BG Ingénieurs Conseils (375 salariés), réalise 10% de son chiffre d’affaires global (59,4 MCHF, soit 39,5 M€) avec sa filiale d’Alger lancée dans les années 70.

Le groupe a participé voici un an, en 2008, au chantier de la conduite d’eau de Taksebt, destinée à doubler l’apport en eau potable à Alger, en mobilisant 15 collaborateurs. Il vient d'achever ses études sur le barrage de Deurdeur-Al Ibtissam et travaille actuellement sur les trois barrages de protection du M'Zab et la mise en sécurité de l'oasis de Ghardaïa.

La Tunisie et le Maroc font partie des projets de BG, mais ne se sont pas encore à l’ordre du jour. La priorité dans cette partie du monde reste l’Algérie, amenée à poursuivre son développement.


La qualité des ingénieurs algériens

Laurent Vulliet, président de BG, veut développer l'ensemble des compétences du groupe en Algérie (photo M.-F. Arnold)
Laurent Vulliet, président de BG, veut développer l'ensemble des compétences du groupe en Algérie (photo M.-F. Arnold)

« Nous y sommes très présents dans le domaine de l’eau. Nous aimerions implanter les autres secteurs de BG », souligne le président.

Après les problèmes de sécurité dans ce pays, son conseil d’administration avait choisi de stabiliser ce marché. « Cette situation n’était pas durable. Nous avions donc deux options : nous retirer ou nous renforcer. Nous avons choisi la seconde en nous basant sur la qualité des ingénieurs algériens ! » 


La croissance s'effectuera en interne.

La filiale d’Alger compte 30 salariés sur place, ainsi que dix autres qui font la navette entre Lausanne et la capitale algérienne. « Nous visons un pôle de 40 à 50 personnes dans les quatre à cinq prochaines années. »

 

Nouvelle implantation à Marseille

Créé en 1954 à Lausanne (Suisse), BG Ingénieurs Conseils exerce un métier de planification sur trois axes.

D’abord les infrastructures (routes, ponts, tunnel, eau, énergie) où il intervient en sous-traitance des grands groupes ou en assistance à maître d’ouvrage, voire en expert. Ensuite le domaine de l’environnement, qui couvre le traitement des eaux et des sites pollués, ainsi que les friches. Enfin, sur les bâtiments à basse consommation d’énergie et l’énergie proprement dite. 65% de ses salariés sont ingénieurs ou diplômés de grandes écoles.


Présent depuis quatre ans à la Ciotat (en France, près de Marseille), BG vient de déménager à Marseille dans des bureaux dirigés par Xavier Rich. « Nous voulons offrir à Marseille tous les axes de compétences et nous cherchons donc des collaborateurs. Actuellement, nous avons quatre salariés à Marseille, ils seront 15 dans les deux ans », précise Laurent Vulliet.

BG qui vient de remporter un marché d’utilisation rationnelle de l’énergie et de promotion des énergies renouvelables à Marseille. La société travaille dans le Sud de la France dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Languedoc-Roussillon sur des problématiques de gestion (Rec de Veyret à Narbonne) et de traitement des eaux (La Glacière à Vitrolles et Les Bouillides à Sophia-Antipolis), mais aussi sur l’assainissement de friches (technopôle de l’image à Cannes) et la mise aux normes de sécurité de nombreux tunnels comme celui de l’A 500 à Monaco.




Les perspectives économiques du FMI

La chute de la  croissance dans les pays du Maghreb de 4,4% en 2008 à 2,7% en 2009  

Le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales pour l'Afrique du Nord, Moyen-Orient et Asie centrale, indique la croissance dans les pays du Maghreb devrait chuter de 4,4% en 2008 à 2,7% en 2009...

Présenté pour la 2e année consécutive à Tunis, le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales pour l'Afrique du Nord, Moyen-Orient et Asie centrale, indique que l'impact de la crise économique internationale sur la région demeure tributaire de la politique monétaire et de la stratégie de relance économique qui y seront adoptées.

C'est Amor Tahari, directeur-adjoint pour les trois sous-régions, qui a présenté ce rapport. La croissance dans les pays du Maghreb devrait chuter de 4,4% en 2008 à 2,7% en 2009, prévoit le FMI. L'Algérie devrait passer d'un taux de 3% à 2,1%. Pour la Tunisie, les projections du Fonds tablent sur une croissance de 3,3% pour 2009 contre 4,5% en 2008.Au Maroc la croissance est de 4,4% contre 5,4% , tandis que la Libye enregistrerait le PIB le moins élevé de la région: 1,1% contre 6,7% une année auparavant. La Tunisie et le Maroc, signale Amor Tahari, qui continuent à avoir un taux de croissance positif, peuvent cueillir les fruits de leur politique prudente en matière de gestion des finances publiques, ce qui leur donne une certaine marge de manœuvre pour relancer, comme prévu, leurs économies à partir de 2010.

L'impact direct de la crise sur le Maghreb et le Moyen-Orient est restreint dans la plupart des pays, leurs liens avec le système financier mondial étant limités, sauf dans le cas des EAU. Quant aux effets indirects et à l'ampleur du ralentissement dans la région, ils dépendront en partie de l'intensité/durée de la récession de l'économie mondiale, et notamment de celle en Europe. Aussi, l'on assiste à une vague de ripostes budgétaires et autres politiques économiques des pays concernés, y compris ceux producteurs de pétrole. Les mécanismes de la contagion sont ceux de l'économie réelle. Le ralentissement de la croissance pourrait mettre en évidence des vulnérabilités dans les systèmes bancaires qui elles-mêmes pourraient se répercuter sur la croissance, comme dans les pays avancés. La région MENA devrait connaître un ralentissement de la croissance de 5,7% en 2008 à 2,6% en 2009, soit presque 3 points de moins que celui projeté au printemps 2008. Une reprise graduelle est prévue pour 2010.


Le ralentissement de la croissance dans les pays non producteurs de pétrole résulte d'une baisse des exportations, des recettes du tourisme, des envois de fonds et de l'IDE. Dans le cas des pays exportateurs de pétrole, il résulte notamment de la contraction des exportations de pétrole et de gaz naturel.
L'inflation a grimpé jusqu'à 2008 dans la plupart des pays du MENA, notamment chez les exportateurs de pétrole, mais elle est désormais en repli dans tous les pays. L'inflation reste la plus faible au Maghreb. L'escalade des cours du brut jusqu'à une période récente tenait à la forte demande des pays émergents et à la lente réaction de l'offre. En raison du ralentissement de la croissance mondiale, les prix sont désormais en net repli. L'excédent du solde des transactions courantes des pays exportateurs de pétrole devrait diminuer sensiblement en raison de la baisse des cours du pétrole. Pour les pays non pétroliers, les déficits devraient se stabiliser suite aux baisses à la fois des exportations et des importations. Pour les pays pétroliers, les excédents budgétaires devraient disparaître.

Pour ceux émergents, les déficits ne pourraient qu'augmenter légèrement, vu l'espace budgétaire limité. M. Tahari considère que le "principal défi" pour les pays de la région demeure le problème du chômage. Il estime à 500.000 le nombre de postes d'emploi à créer pour maintenir le taux de chômage à son niveau actuel.
Le chômage risque de s'intensifier et il faudra accélérer la création d'emplois. Dans plusieurs pays, les marchés boursiers ont chuté de plus d'un tiers. Cette chute est moins prononcée au Maghreb. Enfin, du fait de la crise, les écarts des taux souverains se sont creusés, mais restent moins élevés au Maghreb.

Recommandations en mois cruciaux

Dans son rapport, le FMI recommande de renforcer les bases d'une croissance durable, de centrer les dépenses sur la capacité de production de l'économie, d'améliorer le climat des affaires et de renforcer le système financier. D'autres politiques sont proposées par le FMI. Elles s'articulent autour des axes suivants : maintien des dépenses publiques sans nuire à l'équilibre budgétaire, hiérarchisation des dépenses dans les pays disposant de marges de manœuvre budgétaires plus limitées, surveillance attentive du système bancaire et poursuite des réformes structurelles. Le responsable du FMI a cependant relativisé ses projections en faisant état de "signes positifs" de relance apparus récemment aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. "On n'est pas sorti de la crise et les mois qui viennent vont être cruciaux pour tous les pays", a-t-il insisté.


L'Algérie parmi les quatre premières économies émergentes de l'Afrique

Un rapport conjoint d'institutions financières internationales classe l'Algérie dans le groupe des quatre premières économies émergentes de l'Afrique appelé groupe SANE en référence aux initiales des pays qui le composent (South Africa, Algérie, Nigeria et Egypte). Publié mercredi, ce rapport a été élaboré par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le Forum économique mondial, qui fait le point sur la compétitivité africaine. Ce nouveau concept du groupe SANE s'ajoute à celui de l'autre groupe des plus grands pays émergents BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Selon ce rapport, les analyses affirment que les pays du groupe SANE, dont l'Algérie fait ainsi partie, sont ceux qui "sont prêts à rebondir de la crise" financière et économique internationale "en raison notamment des réformes financières engagées depuis le début des années 90" ainsi que "des systèmes de régulation financière" dont ils sont dotés.

Selon le rapport, élaboré conjointement avec la Banque africaine de développement (BAD), les pays du SANE sont prêts à résister le mieux à la crise économique internationale en raison des réformes  financières engagées depuis les années 90. L'Afrique du Sud, l'Algérie, le Nigéria et l'Egypte attirent, d'après le même document, la moitié des investissements directs  étrangers (IDE) dans le continent. Ils abritent également plus de 70 % des plus grandes entreprises africaines et abritent les 50 premières banques d'Afrique.

Le Programme d'Evaluation du Système Financier algérien (FSAP)  géré par le FMI et la Banque Mondiale a  relevé, selon le rapport, que le système bancaire algérien ne constituait  pas une menace à la stabilité macroéconomique. Mais l'Algérie  doit poursuivre les réformes financières, selon le document. 

L'accès limité aux services financiers demeure, d'après le rapport, un véritable obstacle  pour les entreprises africaines. La BM et la BAD ont plaidé pour que les pays africain investissent dans la modernisation des infrastructures pour que le continent soit  sur une trajectoire de croissance plus élevée.


Pétrole : Khelil voit le baril entre 65 et 70 dollars jusqu'à la fin de l'année

Les prix du baril du pétrole brut évolueront entre 65 et 70 dollars jusqu'à la fin de l'année 2009 avant de connaître une hausse à partir du début 2010, a estimé samedi à Alger le ministre de l'Energie et des mines, Chaki Khelil. « Les cours seront compris dans une fourchette de 65-70 dollars jusqu'à la fin 2009, car la consommation de l'essence (aux Etats Unis) va augmenter en été, mais il est difficile de prévoir le marché », a déclaré M. Khelil, cité par l'agence APS.

"Les cours du pétrole vont très probablement dépasser le niveau de 70 dollars le baril à partir de l'année 2010, à la faveur d'une reprise de l'économie mondiale", a-t-il ajouté. Selon M. Khelil, "le marché reste sensible aux facteurs tels que les cours du dollar, actuellement en baisse, ou une éventuelle dégradation de l'économie mondiale qui risque d'influer négativement sur les cours du brut".

Les prix du pétrole ont pris ces derniers jours une tendance haussière dépassant les 70 dollars le baril, un plus haut depuis près de sept mois, dopés notamment par la faiblesse du dollar, l'optimisme du marché et l'appétit pour les matières premières. Le cours du "light sweet crude" coté à New York a grimpé vendredi jusqu'à 70,32 dollars, son cours le plus haut depuis le 4 novembre 2008, avant de retomber sous l'effet d'un fort rebond de la monnaie américaine.


Edith Cresson: le climat des affaires en Algérie, "très positif" et "réconfortant"

L'ancienne Premier ministre française et ancienne commissaire européenne, Edith Cresson, a qualifié, vendredi soir à Paris, le climat des affaires économiques en Algérie de "très positif", soulignant qu'il est "très réconfortant" et "allant dans le bon sens". "J'ai été agréablement surprise par ce que j'ai vu à la dernière Foire internationale d'Alger (FIA), que j'ai visitée à maintes reprises antérieurement. Le nombre d'entreprises algériennes ne cesse de croître. Le salon des exportateurs était très intéressant. J'ai relevé un dynamisme extraordinaire aussi bien auprès des entreprises algériennes qu'auprès des exportateurs", a indiqué Mme Cresson, en marge d'une conférence organisée à l'IMA par le Réseau des algériens diplômés des grandes écoles françaises (REAGE). L'ancienne Pemier ministre française a également relevé la forte participation d'entreprises françaises à la FIA, soulignant qu'une grande partie d'entre-elles sont appuyée.


L'ambassadeur américain dément tout gel des investissements


Les discussions sont toujours en cours pour l’ouverture d’une ligne aérienne à destination de New York.


“Il n’est pas vrai que les États-Unis ont gelé les investissements en Algérie”, a indiqué l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique David D. Pearce, hier lors d’une rencontre avec la presse au pavillon américain au niveau de la Foire internationale d’Alger. Au contraire, M. David D. Pearce affirme que les États-Unis cherchent à élargir leur engagement en Algérie, dans plusieurs domaines. “Bien entendu, les relations économiques et commerciales sont très importantes”, précise l’ambassadeur, estimant que la participation américaine à la Foire internationale d’Alger et l’installation d’un attaché commercial à l’ambassade d’Alger sont les preuves “de l’importance de ces relations et de l’engagement des États-Unis en Algérie”. L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique David D. Pearce a indiqué que 25 entreprises exposent leurs produits à la Foire internationale d’Alger, soit “le même nombre que celui de l’année passée malgré la crise”. “Nous pouvons avoir des questions concernant le commerce et les investissements. C’est tout à fait normal. Mais nous exposons au gouvernement notre opinion et nous écoutons l’opinion du gouvernement. En même temps, nous encourageons les sociétés américaines à explorer ce marché”, souligne M. David D. Pearce, ajoutant que le département américain du Commerce a désigné l’Algérie comme marché du mois, en juin. L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique indique que les échanges entre les deux pays ont dépassé en 2008, 22 milliards de dollars. L’Algérie est le deuxième plus grand partenaire dans le monde arabe. Et les États-Unis sont le premier partenaire commercial de l’Algérie dans le monde. “Bien sûr le pétrole et le gaz occupent une place prépondérante, mais les firmes américaines cherchent activement à augmenter les investissements en Algérie en dehors des hydrocarbures”, affirme l’ambassadeur. M. David D. Pearce déclare que la décision d’investir dans tel ou tel pays n’est pas politique. Elle relève de l’entreprise. Pour autant, souligne M. David D. Pearce, “l’ambassade continue à encourager les sociétés américaines à chercher des opportunités d’investissement en Algérie”. L’ambassade des États-Unis a déjà organisé une journée sur les équipements médicaux. Elle prévoit l’organisation d’une autre rencontre le 13 juillet prochain sur l’environnement. “Nous travaillons avec le gouvernement afin de conclure un accord Open-Sky qui ouvrira la voie à des vols directs à destination de New York avec Air Algérie. Nous nous rapprochons également de la conclusion d’un accord douanier bilatéral, ainsi que d’un accord d’assistance juridique”, a par ailleurs indiqué l’ambassadeur. Le président du Conseil des affaires américano-algérien, US-ABC, Ismaïl Chikhoune, affirme pour sa part qu’avec la crise mondiale, les sociétés américaines cherchent d’autres marchés, et l’Algérie est un marché potentiel à même de profiter de cette situation. “Si les entreprises américaines hésitent aujourd’hui à venir en Algérie, c’est qu’elles attendent des clarifications sur les dernières mesures du gouvernement concernant l’investissement en Algérie”, nous ont déclaré certains exposants. L’ambassadeur des États-Unis a évoqué le discours du président américain Brack Obama le 4 juin, au Caire en Égypte, s’adressant aux musulmans. M. David D. Pearce souligne que “l’Algérie avec 35 millions d’habitants est un destinataire important de ce message”. M. David D. Pearce affirme que les États-Unis attachent une grande importance à ses relations avec l’Algérie. “Nous écoutons la voix de l’Algérie au sein de la communauté internationale. Et ce qui se passe ici est aussi important. Nous considérons l’Algérie comme un partenaire dans les affaires régionales et multilatérales”, souligne l’ambassadeur, indiquant que les États-Unis ont “vivement” soutenu la proposition de l’Algérie à la Conférence des Nations unies sur le désarmement la semaine dernière à Genève. “Aucune action n’avait été prise sur cette question depuis dix ans. Maintenant, avec le leadership de l’Algérie sur ce volet, la communauté internationale a un programme de travail sérieux”, a affirmé l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique.


Le rythme d'inflation annuel en Algérie a atteint 4,8% en avril 2009

Le rythme moyen d'inflation annuel en Algérie (mai 2008 à avril 2009/mai 2007 à avril 2008) a atteint 4,8%, légèrement supérieur à celui observé en 2008 par rapport à 2007 (4,4%), a-t-on appris dimanche auprès de l'Office national des statistiques (ONS). Pour le mois d'avril dernier, l'indice des prix à la consommation a enregistré une variation négative, soit (-0,4%) par rapport au mois de mars dernier. Cette tendance, qui intervient après une hausse significative de (1,9%), est due essentiellement à la diminution des biens alimentaires (-0,9%) avec -1,7% pour les produits agricoles frais.





Partenariat

Microsoft Algérie et Condor Electronics créent une filiale pour la production d’ordinateurs

Condor Electronics vient de signer un contrat avec Microsoft Algérie pour la fabrication de logiciels originaux. L’annonce a été faite par M. Abderahmane Benhamadi, P-DG de Condor qui a ajouté que "Ce partenariat consiste en la création d'une filiale qui vise dans un premier temps à faire du montage de micro-ordinateurs desktop sous la formule SKD (Semi Knock Down).


La marque propose ainsi, une gamme composée de trois configurations, Family, Multimédia et Professionnel. Ces desktops seront disponibles dès juin prochain et seront proposé à des prix allant de 33.000 à 45.000 dinars. Des micro-ordinateurs portables suivront par la suite et seront commercialisés entre 35.000 et 48.000 dinars. Dans un second temps, Condor fabriquera ses propres boîtiers et, en mettant à contribution sa ligne SMT et ses propres cartes mères.

Pour réaliser ce projet des partenariats stratégiques sont en cours de finalisation avec des noms reconnus de fabricants, il s’agit notamment de Universal, MSI et Foxconn. Une première étape a été déjà franchie, il s’agit de l’obtention de la certification Named Microsoft Dealer (revendeur reconnu par Microsoft), résultat de deux années de travail acharné, qui a conduit Microsoft, après expertise et audit des structures et des capacités de production de Condor à valider ses produits. "Ces actions ont pour but l’atteinte d’un taux d’intégration minimum de 40%, ouvrant ainsi les portes de l’exportation vers les pays d’Europe", a indiqué M Benhamadi.

Pour rappel, Condor s'était engagé avant dans l'aventure Ousratic."Ce projet n'a malheureusement pas eu les résultats escomptés" mais, poursuit-il, "Condor affirme son engagement et se dit prêt à rentrer dans une éventuelle expérience Ousratic II, en mettant à contribution ses partenariats, sa certification mais aussi, l’ensemble de son réseau commercial et après vente présent sur la totalité du territoire national".


Hausse du nombre des sociétés et commerçants étrangers installés en Algérie

Le nombre global des sociétés et commerçants étrangers exerçant en Algérie a atteint 6.454 opérateurs en 2008 contre 5.386 en 2007, selon les données du Centre national du registre du commerce (CNRC).

Le nombre global des opérateurs étrangers inscrits au registre du commerce à fin 2008 se répartit entre 1.468 personnes physiques et 4.986 personnes morales, dont 127 succursales, indique un bilan de ce centre sur les créations d’entreprises en Algérie.
Concernant les personnes physiques, les nationalités les plus répandues sont tunisienne (35,08%), marocaine (27,04%), syrienne (12,13%) et chinoise (6,88%).
Selon le CNRC, le nombre total des nationalités dont relèvent les commerçants étrangers (personnes physiques) installés en Algérie sont de 36 nationalités.
S’agissant des personnes morales, les nationalités des gérants, directeurs ou président du conseil d’administration les plus répandues sont française (19,17%), syrienne (12,64%), chinoise (11,37%) et égyptienne (7,88%).
Le nombre de nationalités des sociétés étrangères installées en Algérie est de 74 nationalités.
La comparaison par secteur d’activité montre que les opérateurs économiques étrangers (sociétés) sont inscrits pour 30% dans la production industrielle et le Btph, 29% dans les services et 25,2% dans l’import-export.
Par contre, 72% des commerçants étrangers (personnes physiques), sont inscrits essentiellement dans les secteurs du commerce de détail contre 17% dans les services.
En outre, les opérateurs économiques étrangers sont inscrits pour 30% dans la production industrielle et le Btph, alors que 29% de ces opérateurs exercent dans les services, et 25% sont recensés dans l’import export.
Par ailleurs, le document du CNRC donne également le bilan 2008 des inscriptions au registre du commerce des entreprises algériennes et étrangères dans leur globalité.
Ainsi, un total de 139.441 immatriculations ou créations de nouvelles entreprises a été enregistré au cours de l’année 2008 contre 134.676 en 2007, soit une hausse de 3,5%.
Il s’agit de 125.989 personnes physiques (88,1%), de 13.452 personnes morales ou sociétés (11,9%).
Sur les 13.452 entreprises nouvellement crées ou immatriculées, le CNRC fait ressortir que 30,85% de ces entités économiques opèrent dans l’import-export, 27,93% dans les services, tandis que l’industrie/Btph détient 25,73%.
Ce bilan, note-t-on de même source, fait le point sur le tissu économique en Algérie jusqu’à fin 2008 et donne également des informations sur toutes les activités soumises à l’inscription au registre du commerce à l’exception des professions libérales, de l’artisanat et des activités agricoles.
Pour ce qui est des activités les plus sollicitées durant l’année écoulée, le CNRC note que plus de 93% de ces activités étaient dominées par trois (3) créneaux.
Il s’agit, en premier lieu, du commerce de détail (44,37%), des services (37,48%) et Btph-industrie (16,38%).
Le reste étant constitué par le commerce de gros et la production artisanale respectivement à hauteur de 3,55% et 0,22%.
A propos de la répartition géographique des enregistrements au registre du commerce sur le territoire national, le CNRC souligne que le Centre du pays occupe la première position en se taillant 37,8 % du total national, suivi par la région Est avec 31,8 %.



Foire internationale d'Alger: une quarantaine de pays attendus à la 42ème édition


 La 42ème Foire internationale d'Alger (FIA) se tiendra du 30 mai au 4 juin au Palais des Expositions (Pins maritimes) avec la participation d'une quarantaine de pays ainsi que près de 400 entreprises algériennes, apprend-on samedi auprès de la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX).

    Le thème de cette manifestation économique internationale annuelle sera consacré à "Un moment fort pour l'émergence d'une économie compétitive et performante", note la Safex dans son site web.

    La nouveauté de cette édition est l'organisation simultanée du premier Salon algérien de l'exportation, du 31 mai au 3 juin, pour promouvoir les exportations hydrocarbures, et ce, en partenariat avec la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI).

    La 42ème édition de la FIA va consacrer une superficie totale de 51.591 m² pour les différents stands et expositions, dont 16.354 m² pour la participation étrangère officielle et 1.930 m² pour les firmes étrangères participantes à titre individuel, soit 30% de la superficie globale.

    Concernant la participation étrangère, cette manifestation abritera les stands de 36 pays à titre officiel, tandis que 34 sociétés étrangères de cinq autres pays seront présentes à titre individuel.

    Par régions, c'est l'Europe, principal partenaire économique et commercial de l'Algérie, qui vient en tête avec une douzaine de pays participants, suivie respectivement des pays arabes, de l'Asie et des Amériques avec huit (8) pays participants pour chacune de ces régions.

    Quant à la participation nationale, elle sera largement dominée par le secteur privé avec 321 sociétés (82% de la participation nationale) contre 69 sociétés publiques (18%).

    Elle sera représentée à travers une dizaine de secteurs d'activités, notamment les services (banques, assurances, transports, formation...), les industrie électroniques, l'agroalimentaire, le cosmétique, la pétrochimie, l'industrie pharmaceutique, le textile et l'habillement ainsi que le bâtiment et les matériaux de construction. Par ailleurs, il est prévu la signature, en marge de cette foire, d'un protocole d'accord de Partenariat entre la SAFEX et la Société de la Foire Internationale de Damas.

    De même, plusieurs visites de responsables étrangers sont annoncées lors de cette 42ème FIA, dont celles du président du Sénat de l'Indonésie, du vice-ministre chinois chargé du Commerce, et du directeur général de la Foire internationale de Sanaa (Yemen).

    De nombreux exposants étrangers prévoient, quant à eux, d'organiser des journées techniques et des conférences, alors que des ventes promotionnelles au grand public seront programmées par les exposants nationaux.

    Il est à préciser que les 36 pays participants à la 42ème FIA sont: l'Allemagne, France, Italie, Portugal, Belgique, Suisse, USA, Canada, Chine, Japon, Tunisie, Libye, Maroc, Jordanie, Egypte, Syrie, Iran, Palestine, Venezuela , Brésil, Inde, Indonésie, Argentine, Suède, Cuba, Bosnie Herzégovine, Sénégal, Vietnam, Pays-Bas, Chili, Pologne, Mexique, Roumanie, Turquie, Malaisie et le Pakistan.

    Quant aux sociétés participantes à titre individuel, elles viendront des Emirats Arabes Unis, Grande-Bretagne, Corée du sud, Liban et de l'Espagne.

Les chefs d’entreprises interpellent le gouvernement

Le gouvernement d’Ahmed Ouyahia compte créer pas moins de 200 000 PMI/PME, trois millions d’emplois et un million de logements dans le cadre d’un nouveau plan d’investissements publics 2010-2014 en préparation. Il disposera pour ce faire d’une enveloppe de 150 milliards de dollars.

Ces perspectives particulièrement ambitieuses par ces temps de crise n’empêchent pas les entrepreneurs privés de tirer la sonnette d’alarme. Pour Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), l’industrie public, avec 2,2% de croissance annuelle, continue de décliner.

Mais le plus grave réside dans le fait que le « secteur privé suit la même évolution, après quelques années où on avait cru qu’il allait pouvoir décoller », prendre le relais du secteur publique et permettre au « pays d’exporter autre chose que du pétrole et du gaz ».

Le marché, mal préparé, a été submergé par les produits étrangers

Le marché local est submergé par des produits venant de l’étranger, du fait d’une « ouverture extérieure conduite sans préparation, sans précautions, sans garde-fous » poursuit Réda Hamiani.

L’importation de marchandises a explosé durant la période 2000-2007. En volume, son taux moyen de croissance est de 7,6% par an alors même que le PIB hors hydrocarbures n’a crû, durant la même période, que de 5,4% annuellement.

« La croissance des importations de services a été encore plus importante » note le président du FCE qui montre également du doigt la contrefaçon.

Les pays d’origine de ces importations, qui ont avoisiné les 40 milliards de dollars en 2008, sont l’UE, avec le démantèlement tarifaire découlant de l’accord d’Association, mais aussi de « pays émergents » comme la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Egypte, la Turquie, la Malaisie ou l’Indonésie.

L'économie informelle vaut un formidable manque à gagner au fisc algérien

L’autre fléau qui menace l’économie algérienne réside dans l’expansion de l’économie informelle, qui occuperait près de 1,8 millions de personnes sur une population active effectivement occupée de 8,25 millions.

Le FCE révèle que le taux de l’informel est supérieur à 40% dans plus de vingt professions totalisant près de trois millions d'actifs. Les conséquences pour le système d'assurances sociales et pour le fisc sont astronomiques.

Avec des sommes estimés entre 300 et 600 milliards de dinars (3 à 6 mds d'€), les revenus issus de l’informel risquent donc d’absorber l’économie, avec entre autres conséquences un manque à gagner important pour le Trésor public (22 milliards de dinars pour la seule TVA) et les organismes de sécurité sociale (42 milliards de dinars pour l’IRG 120 milliards de dinars, soit 1,2 mds€ de non-prélèvements).

Si l’on ajoute à ce tableau le retour d’une inflation qui a atteint les 6,1% au cours du premier trimestre de l’année 2009, l’inquiétude des chefs d’entreprises peut sembler fondée à beaucoup.


Cegelec sécurise les sites du gazoduc transcontinental Pedro Duran Farell de la Sonatrach en Algérie

Cegelec, groupe international de services technologiques aux entreprises et aux collectivités, vient de remporter un contrat supplémentaire pour la réalisation des systèmes de sécurité des deux sites d’implantation du gazoduc Pedro Duran Farell (GPDF) de la Sonatrach en Algérie, proches de la frontière marocaine, au sud de Tlemcen.

Avec cette commande de 18 millions d’euros, ce sont au total près d’une trentaine de sites de la Sonatrach pour lesquels Cegelec s’est vu confier ces deux dernières années la réalisation des systèmes anti-intrusion, de vidéosurveillance et de contrôle d’accès.

Le contrat porte sur le site principal et sur la station de compression de ce gazoduc transcontinental destiné à l’Espagne via le Maroc. Le Groupe s’appuiera sur son centre de compétences Cegelec Secure et déploiera son système intégré Evolynx dédié aux applications particulièrement exigeantes en termes de sûreté. Il fera également intervenir les équipes de sa filiale algérienne, dont les effectifs devraient doubler et représenter plus de 200 personnes d’ici fin 2009.

Cegelec intervient également dans d’autres domaines pour le compte de la Sonatrach, notamment avec la rénovation et l’extension du réseau électrique de la raffinerie d’Arzew, troisième raffinerie du pays, un contrat qui lui a été confié en début d’année 2008.



Algérie-Grande-Bretagne:

Le prince ANDREW, des hommes d'affaires anglais en Algérie

Le Duc d'York à Alger à la tête d'une délégation d'hommes d'affaires

Le Duc d'York, le prince Andrew est arrivé dimanche à Alger, à la tête d'une importante délégation d'hommes d'affaires britanniques dans le cadre d'une visite de travail de trois jours. Le prince Andrew, le deuxième fils de la reine Elisabeth II, a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international d'Alger, par le ministre des Finances, M. Karim Djoudi. Dans une déclaration à la presse, le prince Andrew s'est dit "heureux" de revenir en Algérie, exprimant le souhait que sa visite "puisse contribuer au renforcement des relations entre l'Algérie et le Royaume-Uni". Le Duc d'York effectue cette visite à caractère économique en tant que représentant du Royaume-Uni en charge du commerce extérieur et de l'investissement. Pour sa part, M. Djoudi a indiqué que la visite du prince Andrew vient "renforcer encore les relations entre les deux pays qui sont déjà fortes sur les plans politique et économique".

Économie : L'Algérie et la crise mondiale

L'Algérie subit le choc

L'économie algérienne subit le choc externe inhérent à la chute des prix des hydrocarbures, selon Mohamed Laksaci...

La balance des paiements globale de l'Algérie "pourrait être en équilibre" cette année en dépit de la chute des prix des hydrocarbures, a indiqué lundi le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, dans un entretien accordé à l'APS. "Concernant la conjoncture, l'économie algérienne subit le choc externe inhérent à la chute des prix des hydrocarbures. Ce canal de transmission des effets de la récession mondial est apparu à partir du 4e trimestre 2008. Cela affecte négativement la balance des paiements courants, mais la balance des paiements globale pourrait être en équilibre cette année", affirme le gouverneur de la Banque centrale.


Contrôle des importations : mise en place d’un nouveau dispositif


L'Algérie a mis en place un dispositif d'information pour le suivi et l'évaluation des opérations d'importation, a indiqué lundi le ministère du Commerce dans un communiqué. Ce dispositif permettra au ministère du Commerce d'avoir quotidiennement « des informations précises sur les opérations d'importation », et lui permettra "de réagir à temps à toute concurrence déloyale en provenance des pays fournisseurs", selon le ministère cité par l'agence APS.

Il permettra également "la mise en place de mesures de sauvegarde en cas de menace sur la production nationale", a ajouté le communiqué, sans donner de détails sur ce dispositif. Le gouvernement algérien veut réduire la facture d'importation qui a dépassé 38 milliards de dollars en 2008 et lutter contre les importateurs utilisant notamment de fausses identités pour échapper aux contrôles et ne pas payer d'impôts.


Abdellah El-Badri à Alger:

un baril à 50 dollars n'est pas rentable pour l'OPEP

Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Abdellah El-Badri, a estimé, dimanche à Alger, que les prix du brut à 50 dollars "sont insuffisants pour poursuivre les investissements pétroliers des pays de l'organisation". "Nous n'avons pas un prix du brut déterminé. Nous laissons ça au marché, mais nous estimons que le prix à 50 dollars est insuffisant pour poursuivre les investissements", a déclaré M. El-Badri lors d'une conférence de presse, estimant que "les prix de 70 dollars le baril sont acceptables et raisonnables pour l'organisation pétrolière".

L'Opep souhaite un baril à plus de 70 dollars

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) souhaite un prix du baril supérieur à 70 dollars, a déclaré dimanche à Alger le secrétaire général du cartel Abdallah el-Badri, au cours d'une conférence de presse.

"Le prix de 50 dollars n'est pas suffisant pour couvrir les coûts d'investissements pour le futur, (...) le prix qui permet des recettes raisonnables et acceptables est de plus de 70 dollars le baril", a affirmé M. el Badri.

"Il y a des signes positifs de relance de l'économie mondiale, on doit en tenir compte avant de prendre une décision à l'avenir", a-t-il ajouté, interrogé sur une éventuelle annonce d'une baisse de la production à la prochaine réunion de l'Opep à Vienne le 28 mai.

"Nos prévisions sont cohérentes, celles de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) sont exagérées", a affirmé M. El Badri.

Le 15 avril, l'Opep avait abaissé sa prévision de demande de pétrole brut pour 2009, en raison du recul de la consommation entraîné par la récession mondiale.

Le cartel table désormais sur une baisse de 1,37 million de barils par jour (mbj) de la demande de pétrole (-1,6%) en 2009, par rapport à 2008. Dans son précédent rapport de mars, l'OPEP avait estimé le recul à 1,01 mbj.

Pour toute l'année 2009, la demande mondiale est maintenant estimée à 84,18 mbj contre 84,61 mbj en mars dernier et 85,55 mbj en 2008.

L'AIE pour sa part a réduit sa prévision de demande mondiale pétrolière de 1 mbj par rapport au mois précédent.

La prévision pour 2009 est ainsi ramenée à 83,4 mbj, la plus faible depuis 2004.

"Il reste 700.000 barils/jour à retirer du marché pour que les décisions prises à Oran atteignent un niveau d'application de 95%", a dit M. el-Badri pour qui "l'Opep veut un équilibre entre l'offre et la demande et des prix acceptables".

Le cartel avait décidé en décembre 2008 à Oran, dans l'Ouest algérien, de réduire sa production quotidienne de 2,2 millions de barils.

Le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil a de son côté souligné que la décision que prendra l'Opep le 28 mai "dépendra de l'évolution de l'offre et la demande, du niveau des stocks, tout cela sera analysé" en fonction de l'évolution de la crise mondiale. "S'il y a une reprise de l'économie, on n'aura pas besoin de réduire", a-t-il dit.

Stimulé par le repli du dollar, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en juin a fini vendredi à New York à 51,55 dollars, en hausse de 1,93 dollar par rapport à son cours de clôture.

Depuis septembre 2008, l'OPEP, dont les douze membres pompent 40% de l'or noir mondial, a baissé sa production de 4,2 mbj et a maintenu le 15 mars son plafond de production à 24,84 mbj.

Le secrétaire général de l'Opep effectue une visite de travail en Algérie, où il a eu des premiers entretiens dans la matinée avec M. Khelil, un mois avant la réunion de Vienne.


Fonds national d'investissement : 1.000 milliards de dinars sur la table.

M. Karim Djoudi, ministre de Finances, a installé hier le nouveau Fonds national d’investissement issu de la restructuration de la BAD (Banque algérienne de développement).

Ce nouvel instrument de financement de l’économie prendra en charge la «gestion des financements des projets d’investissement publics ainsi que celle relevant du secteur productif», la promotion du financement bancaire local nécessaire aux grands projets «aux lieu et place du recours à l’endettement extérieur» ainsi que la promotion de la politique d’encouragement à l’investissement en fixant un certain nombre d’objectifs telles la promotion de la production et des exportations hors hydrocarbures, la création de l’emploi….», explique le ministre lors de l’installation de ces deux structures à savoir, le conseil de direction et le comité stratégique.
Ce dernier présidé par le ministre des Finances a pour rôle essentiel la «fixation des directives relatives à la politique du Fonds ainsi que les orientations des activités, compte tenu du programme de développement du pays». Ce sont des instruments indispensables à l’intervention de l’Etat», explique le ministre à propos de ce nouveau Fonds.
«Le Fonds national d’investissement-BAD» , c’est son nom officiel, qui est ainsi opérationnel a été doté d’un capital de 150 milliards de dollars en fonds propres et peut mobiliser d’autres ressources additionnelles sous forme «de prêts et avances du Trésor». En tant que prêts consentis au Fonds, elles serviront de prise de participation dans des projets d’investissement ou d’entreprises. Par ailleurs, le Fonds peut aussi recourir à une mobilisation de capitaux sur le marché international avec ou sans garantie du Trésor.
En tant que nouvel instrument de financement, il peut déjà intervenir pour un montant minimum de 1000 milliards DA en tant qu’approche «nouvelle et complémentaire du développement de l’économie nationale».
Faisant une synthèse de la situation du marché financier national, le ministre rappelle que le dispositif actuel a permis d’apporter une série de réponses à l’économie par une croissance des financements de l’ordre de 15% alors que les fonds propres des banques ont été multipliés par deux en 2 ans. 2600 milliards DA ont été mis à la disposition de l’économie. De plus, le marché obligataire a lui aussi contribué à raison de 200 milliards DA en financement des plans de développement des entreprises. Quant au microcrédit et au leasing «qui a connu lui aussi une très forte croissance» ces deux dernières années, le niveau des crédits se situe entre 100 et 20 milliards DA. Cet effort de financement est conforté par une injection de dépenses publiques de plus de «17.000 milliards DA depuis 2004».
Aujourd’hui note M. Djoudi, le cadre macroéconomique s’est stabilisé, ce qui, selon lui, offre de meilleurs moyens pour financer l’économie.
A titre d’exemple, la solvabilité financière de l’Algérie interne et externe «s’est accrue», la liquidité bancaire s’est améliorée alors que la pression fiscale s’est réduite, sans oublier la maîtrise de l’inflation et le confortement de la croissance économique, et ce en dehors des hydrocarbures.
En un mot, «un bon climat de confiance» se développe auprès aussi bien «des institutions financières internationales que des «grands opérateurs et ce dans un contexte de crise», conclut M. Djoudi.



L'Algérie en quête d'une politique économique :

Création d'un fonds d'investissement public et fermeture du marché


Plusieurs instructions du Premier ministre inquiètent les entreprises françaises présentes en Algérie ou susceptibles de s'y installer. Parmi les mesures gênantes : l'interdiction de rapatrier des devises et des contraintes sur l'actionnariat.
L'objectif affiché de l'Algérie, à quelques semaines de l'élection présidentielle, consiste à limiter les importations.


Rien n'est officiel, mais toutes les entreprises étrangères présentes en Algérie en parlent. Les cinq instructions du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, « font peur à tout le monde », glisse un proche des milieux d'affaires étrangers. Depuis décembre, cinq textes visant à encadrer davantage les investissements étrangers circulent et commencent à s'appliquer, alors qu'ils ne sont pas publics.

Au coeur des textes figurent des mesures gênantes pour les entreprises françaises désirant s'installer en Algérie ou déjà sur place. Les sociétés d'importation étrangères ne pourront plus être détenues à 100 % par des capitaux étrangers, mais devront ouvrir leur actionnariat à 30 % de capitaux algériens. L'obligation doit s'appliquer à partir du 1er mars pour les nouveaux arrivants et d'ici au 30 septembre pour les autres. Sur place, les sociétés d'importation s'interrogent sur son champ d'application. « Elle vise surtout le secteur automobile et des entreprises comme Renault ou PSA, qui font de l'importation pour revente, affirme un observateur avisé. Quant aux entreprises qui à la fois produisent et importent - comme Michelin ou Sanofi-Aventis -, elles se demandent si la circulaire leur est applicable... » La plupart d'entre elles refusent de s'exprimer sur le sujet. La Chambre française de commerce en Algérie s'apprête, avec son homologue américaine, à demander des précisions par écrit au Premier ministre.
Des entreprises renoncent

Une autre instruction inquiète cette fois les entreprises de production souhaitant s'installer dans le pays. Car les futurs investissements ne pourront être réalisés qu'en partenariat avec des acteurs nationaux devant détenir 51 % de l'investissement. Autre volet, plus inquiétant : tout projet devra générer plus d'entrées que de sorties de devises. « Cela empêcherait quasiment tout investissement étranger dans le pays ! », déplore un acteur local. Dans les milieux d'affaires français, les regards se tournent vers AXA. « AXA, qui entend vendre des produits d'assurance en Algérie, ne pourrait dès lors pas transférer de dividendes au siège », commente un expert. A moins que la circulaire ne s'applique pas à l'entreprise qui a engagé son projet avant l'existence du texte. Mais rien n'est clair et beaucoup dénoncent « l'épée de Damoclès qui pèse sur les entreprises ».

L'objectif affiché de l'Algérie, à quelques semaines de l'élection présidentielle, consiste à limiter les importations - le président Abdelaziz Bouteflika déplorait mardi leur hausse, entre 2003 et 2008, tant pour les biens (de 10 à 31 milliards d'euros) que pour les services (de 2 à 6 milliards d'euros). Face à ces textes, certaines entreprises qui étaient en phase d'approche du marché algérien ont renoncé. D'autres maintiennent leur projet en misant sur le fait que certaines mesures ne seront que conjoncturelles. « On ne pourra pas empêcher les entreprises de rapatrier des dividendes ou alors l'Algérie va se mettre au ban du monde, témoigne un professionnel. Avec la chute des prix du baril, fermer le pays ne sera pas tenable. » Plutôt que d'empêcher les importations, l'Algérie risque de les favoriser, prédit même un consultant : « Les entreprises étrangères s'installeront ailleurs - en Tunisie, par exemple - et vendront leur marchandise à des importateurs algériens. »

Pour l'heure, l'Algérie reste pourtant sur cette ligne. Le président Bouteflika a annoncé mardi la création d'ici à la fin du mois d'un fonds d'investissement public d'un capital de 1,5 milliard d'euros pour financer des projets locaux. En enjoignant le gouvernement « à prémunir [le pays] des investissements spéculatifs et parasitaires »...



APRÈS ORASCOM EN TÉLÉPHONIE MOBILE

La société égyptienne "Ghabbour Auto" va investir 2,5 millions de dollars en Algérie

La Société égyptienne "Ghabbour Auto" la plus importante société cotée à la Bourse égyptienne (AUTO. CA) spécialisée dans l'assemblage de voitures et de vente au détail, compte investir 2,5 millions de dollars pour une participation majoritaire dans une entreprise qui distribue les semi-remorques en Algérie.

La Société estime qu'elle est à la recherche d'acquisitions de nouveaux marchés, après la crise financière mondiale qui a provoqué une baisse des prix. Selon les responsables de "Ghabbour Auto", la société sera propriétaire de 51% des parts du capital de l'entreprise, appelé "GB-Allab Remourque" en partenariat avec la société Algérienne " Sentrax" qui envisage de vendre 600 semi-remorques dans la première année de fonctionnement dans l'objectif de prendre une part de 10 % du marché en Algérie.

Menatalla Sadek, analyste à Beltone Financia a déclaré : "Nous estimons que l'effet global des nouvelles ventes permettra d'ajouter 2% des recettes à l'entreprise Ghabbour ".

NATIONALISATION DE L'ÉCONOMIE ALGÉRIENNE

Ouyahia exige la prise de contrôle publique

Une nouvelle mesure d'Ouyahia entrera en vigueur le 1er mars concerne 1 600 sociétés étrangères - sur les 23 500 entreprises importatrices opérant en Algérie...


Les sociétés importatrices étrangères présentes en Algérie vont devoir faire entrer dans leur capital des entreprises algériennes à hauteur de 30 % minimum. La mesure - une simple instruction signée du premier ministre, pour le moment - entrera en vigueur le 1er mars. Les firmes étrangères déjà présentes dans le pays devront se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation d'ici au 30 septembre 2009.


La mesure concerne 1 600 sociétés étrangères - sur les 23 500 entreprises importatrices opérant en Algérie - au premier rang desquelles figurent les importateurs d'automobiles.


En août 2008, Alger avait déjà durci les conditions d'investissement étranger en étendant à tous les domaines d'activité une mesure qui ne concernait jusque-là que les projets pétroliers et gaziers, à savoir l'interdiction pour un investisseur étranger de détenir plus de 49 % du capital dans un partenariat avec l'Algérie.


Pas moins de cinq instructions de cette nature sont venues durcir, ces six derniers mois, la réglementation existante. La dernière d'entre elles (les 30 % de capital obligatoirement réservés à un partenaire algérien) suscite de nombreuses critiques. Certains y voient "une victoire du lobby des importateurs locaux".


A cela, les responsables algériens rétorquent que, depuis le milieu des années 1990, ils n'ont cessé d'offrir des conditions particulièrement avantageuses aux entreprises étrangères - exonération des droits de douane, des droits de mutation, de l'impôt sur les bénéfices, réduction des cotisations sociales, etc. -, sans résultats probants. Alger reproche aux sociétés étrangères de profiter de l'aubaine sans investir pour autant.


Les nouvelles dispositions placent en tout cas l'Algérie en porte à faux de tous côtés : non seulement avec sa propre législation, mais avec l'accord d'association qu'elle a conclu avec l'Union européenne, ainsi qu'avec les conventions bilatérales qu'elle a signées avec de nombreux pays (les Etats-Unis, la France, l'Allemagne...)


"Tout cela renforce grandement l'incertitude juridique qui était déjà un handicap majeur, en Algérie, pour attirer les investisseurs étrangers", remarque un diplomate européen. Le climat électoraliste qui prévaut à Alger, à moins de deux mois de la présidentielle, pourrait expliquer en partie l'adoption de telles mesures.


La machine financière est en train de s'enrayer

Algériens.. le pire est encore à venir

De très nombreux pays, qui vivent sur des financements étrangers, ont le plus grand mal à les trouver ; de très nombreuses banques internationales manquent cruellement de ressources, sans même savoir à quelle échéance la réalité de leurs bilans va les frapper ; de plus en plus d' entreprises industrielles ont  de plus en plus de mal à obtenir le renouvellement de leurs crédits et approchent de l'asphyxie. Au total, la machine économique mondiale est en train de s'enrayer rapidement.


Chacun devrait l'accepter et réagir. Même les observateurs les plus optimistes d'antan commencent à le reconnaitre : selon l'agence Bloomberg, en Asie, seulement un prêt sur huit fait en 2008 sera refinancé en 2009. Et, selon Moody's, 17% des crédits faits dans la région seront en défaut en 2009, soit une proportion très supérieure à celle qu'on a connu en 1929.


Si ces menaces se matérialisent, aucun actif financier, aucune créance, aucun compte bancaire, n'aura plus de valeur ; seuls les actifs réels conserveront un prix ; on assistera au développement du troc. L'économie s'effondrera par pans entiers, avec d'immenses problèmes juridiques  sur la propriété des actifs et sur la validité des réclamations des créanciers multiples.


L'Algérie enregistre ses premières pertes des suites de la crise économique mondiale. La baisse de la demande mondiale de pétrole a fait reculer de 72,03% l'excédent commercial de l'Algérie pendant le premier mois de l'année en cours. Ces données confirment les appréhensions des experts qui prédisaient une baisse drastique des recettes de l'Algérie en 2009 comme conséquence de la chute des cours du baril de pétrole. L'Algérie a réalisé au mois de janvier 2009 un excédent commercial d'un milliard de dollars, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (CNIS), repris par l'APS. Les exportations algériennes, dominées par les hydrocarbures et dérivés, ont régressé de 36,40% en janvier dernier, par rapport à la même période en 2008. Les exportations

ont atteint en janvier 2009 les 4,07 milliards de dollars, alors que les importations ont

totalisé 3,07 milliards de dollars, en hausse de 8,79%. Le recul des recettes devrait être plus prononcé, selon les experts, compte tenu de la persistance de la crise, caractérisée surtout par un recul sensible de la demande mondiale de pétrole du fait de la récession. Sans surprise aucune, les exportations d'hydrocarbures ont continué à représenter l'essentiel des ventes de l'Algérie vers l'étranger.


La proportion demeure inchangée avec 97,64% de la valeur globale, passant de 6,23 milliards de dollars à 4 milliards de dollars, soit une baisse de plus de 36%. Quant aux exportations hors hydrocarbures, constituées principalement (51%) de produits  parachimiques dont des dérivés d'hydrocarbures, elles, ne représentent que 2,36% du volume global des exportations, soit une valeur de 96 millions de dollars. Ces exportations de dérivés de pétrole, dites hors hydrocarbures ont connu aussi une baisse de plus de 41% en janvier 2009 par rapport à la même période 2008.


Selon le CNIS, les demi-produits viennent en tête des principaux produits hors  hydrocarbures exportés, avec 62 millions de dollars. Viendront en seconde position les «produits bruts» avec 20 millions, les «biens alimentaires » 8 millions, les «biens d'équipements industriels» avec un montant de 5 millions et des biens de consommation

non alimentaires avec seulement 1 million de dollars. Sur le registre des importations, les

statistiques diffusées par le CNIS font ressortir une légère baisse des biens de consommation alimentaires.


Cette régression était estimée à 2,79%, passant de 610 millions de dollars en janvier 2008 à 593 millions de dollars en janvier dernier. Les autres groupes de produits ont enregistré des hausses et en particulier les biens d'équipements industriels qui sont passés de 1,19 milliard à 1,25 milliard en hausse de (+4,76 %). Les importations des biens destinés à l'outil de production sont en hausse de près de 11%, en passant de 692

millions à 765 millions USD et des biens de consommation non alimentaires qui passent de 477 millions USD à 538 millions USD (+12,79%). Le CNIS relève une nette  prédominance du cash en termes de mode de financement des importations.

Le financement cash reste ainsi le mode le plus utilisé à raison de 83,16%, soit 2,55 milliards USD enregistrant ainsi une hausse de 5,45% par rapport à janvier 2008.

Quant aux lignes de crédit, dont la traçabilité est plus claire, celles-ci n'ont financé que

12,51% du volume global des importations, pour un montant de 384 millions USD accusant

ainsi une hausse de 57,38%, relève le CNIS. Les Etats-Unis d'Amérique sont classés premier client de l'Algérie avec 987 millions de dollars. Quant aux principaux fournisseurs, la première place est revenue à la France avec 562 millions de dollars.




Selon la Banque d’Algérie

Plus de 31 milliards de dollars de crédits dont 40% destinés à l’importation


Selon le dernier rapport de la Banque d’Algérie sur l’ensemble des transactions monétaires et financières, on constate une hausse sensible des dépôts bancaires, estimés à plus de 3 mille milliards de dinars de dépôts à vue, (prêts à être entièrement ou partiellement retirés à tout instant).

Ajouté à cela plus de 1700 milliards de dinars sous forme de dépôts à terme,(le compte à terme ou dépôt à terme a une durée fixée à l'avance et rapporte un intérêt à condition que le client titulaire du compte ne retire pas l'argent avant l'échéance).

Selon les donnes existantes, on constate deux éléments essentiels, le premier concerne la disponibilité de la liquidité près des banques, qui sont chargées de jouer leur rôle dans la gestion de ces fonds. Toutefois, les mêmes chiffres indiquent l’existence de plusieurs troubles ou lacunes. En plus du grand taux de liquidité qui reste en dehors du circuit bancaire, que la Banque d’Algérie n’a, jusqu’à présent, pas réussi à absorber, l’endettement des deux secteurs privé et public connaît toujours une croissance rapide. Ainsi la dette du secteur public est estimée en 2008, à près de 1200 milliards de dinars, soit, 16.7 milliards de dollars. Pour ce qui est de la dette du secteur privé, elle estimée actuellement à près de 1360 milliards de dinars, soit 18.6 milliards de dollars.


Les mêmes statistiques révèlent, dans le même cadre, l’augmentation du taux de crédit à court terme, la plupart destinés au commerce extérieur et à l’importation. Ces derniers ont atteint près de 1150 milliards de dinars, contre 1400 milliards de dinars pour les crédits à moyen et à long terme. On a également constaté, toujours selon ces donnes, que le taux des crédits destinés au commerce extérieur et à l’importation est estimé à 40% de la totalité des crédits destinés à l’économie, qui sont estimés à plus de 2550 milliards de dinars, soit l’équivalent de 31.3 milliards de dollars. L’Algérie reste, ainsi, otage de l’importation, et ce, dans l’absence du pouvoir d’exportation.



L' Algérie, Allemagne et les Pays-Bas discutent

du projet gazier "Deal" : 13 milliards de dollars en jeu.

L'Algérie et les Pays-Bas ont entamé des discussions sur un possible partenariat entre le Nigéria et Royal Dutch Shell dans un projet visant l'exportation de gaz du Nigeria vers l'Europe à travers le Sahara.

Le ministre de l'énergie, Chakib Khalil a indiqué que les deux parties ont évoqué la possibilité d'un partenariat entre la Sonatrach, la compagnie nigériane des hydrocarbures et de la NNPC Ango-néerlandais Shell de développer le méga-projet de la Trans-Sahara gazoduc reliant le Nigeria à l'Europe via l'Algérie.

Le projet à un coût d'investissement estimé à 10 milliards de dollars pour le gazoduc et 3 milliards de dollars pour les centres de collecte, va envoyer jusqu'à 30 milliards de mètres cubes par an de gaz à l'Europe par le biais d'un pipeline de 4128 km (2580 mile)
en provenance du Nigeria, via le Niger et de l'Algérie, à partir de 2015.

Il convient de rappeler que la NNPC est l'état-run Nigerian National Petroleum Corporation, Sonatrach, alors que l'Algérie est propriété de l'État de pétrole et de gaz conglomérat.

Cependant, l'Union européenne (UE), par la vois d' Andris Piebalgs, a salué l'initiative comme étant, dans l'intérêt de la sécurité énergétique européenne et de l'environnement et du développement de l'Afrique.

Le projet est à la recherche de l'appui de gouvernements européens et les consommateurs de gaz, qui sont préoccupés par la baisse des approvisionnements intérieurs et le recours aux canalisations de gaz en provenance de Russie. La société russe dui détient le monopole du gaz en russie Gazprom (GAZP.MM) a révélé l'année dernière, que des discussions préliminaires ont été entamé avec le Nigeria pour une éventuelle participation dans le capital de l'entreprise.

Les ¾ des importations algériennes de l’UMA proviennent de la Tunisie

L’excédent commercial avec les pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) est passé à 936,29 millions dollars en 2008, contre 476,60 millions de dollars en 2007, soit une hausse de 96,4%.

Les exportations ont atteint 1,324 milliard dollars (760,39 en 2007) contre 387,49 millions dollars d’importations (283,80 en 2007), selon le Centre algérien de l’informatique et des statistiques des douanes.

La Tunisie détient plus de 75% du volume global de ces importations. Le Maroc arrive en 2e position avec 22,29%, suivi de la Mauritanie (2,19%), et seulement 0,19% pour la Libye.

Pour les exportations, le Maroc vient en tête avec près de 57%, puis la Tunisie (39,04%), la Mauritanie (3,9%) et la Libye avec 0,19%.

ALGÉRIE- BANQUE MONDIALE

Visite d'un directeur général du 15 au 18 février

Un directeur général de la Banque Mondiale rendra visite à Alger du 15 au 18 février dans le cadre de la coopération entre l'Algérie et la Banque Mondiale pour évaluer les perspectives économiques 2009 et examiner l'impact de la crise financière sur la croissance en Algérie et dans les pays du Maghreb.

Rappelons que selon le rapport de la Banque Mondiale, l’année 2009 verra le niveau de croissance de l’ensemble des pays en développement tomber en dessous de 5 % pour la première fois depuis la phase de contraction du début des années 90. Outre la réduction des échanges commerciaux, les répercussions de l’effondrement de la situation financière dans les pays à revenu élevé exerceront un effet de frein sur les dépenses d’investissement au niveau des marchés émergents, lesquelles avaient été un facteur essentiel de croissance au cours des cinq dernières années. Les perspectives de croissance varient selon les régions, en fonction du degré de vulnérabilité des pays qui les composent aux tensions financières ambiantes sur les marchés internationaux.

Les investissements français pour 2009 : Plus de 750 millions d’euros pour l'Algérie

Le gouvernement français a présenté, cette semaine, ses objectifs d’assurance crédit pour 2009. 750 millions d’euros peuvent éventuellement être dépassés dans le cas de l’Algérie.


Comment garantir les investissements français au Maghreb et dans le monde arabe ? Comment diminuer les risques éventuels ?

Le gouvernement français a donc présenté, cette semaine, ses objectifs d’assurance crédit pour 2009 en ce sens. L’an dernier, les sommes engagées par l’assurance crédit – l’ex COFACE pour les pays arabes – ont dépassé les 2 milliards d’euros. Alors qu’en est-il pour cette année ? Quels sont en Algérie les projets qui seront concernés ?

Les pouvoirs publics français ciblent les pays émergeants qui présentent une solvabilité satisfaisante, et qui sont porteurs de projets stratégiques ; en clair, ce sont la plupart du temps des gros projets d’infrastructure.
En ce qui concerne le Maroc bien sur le TGV (le Train à grande vitesse entre Tanger et Casablanca). En matière de transport Tanger-Med, mais aussi tous les projets qui tournent autour de Tanger-Med. Et puis l’aménagement de la vallée du Bouregreg à Rabat.
En ce qui concerne l’Algérie, là aussi beaucoup de projets d’infrastructure, notamment des projets dans les secteurs de l’énergie (centrales électriques), de l’eau, transport ferroviaire également. Les disponibilités autorisées à ce jour par les plafonds de 2009 prouvent que, effectivement, le ministère à Bercy a l’intention de s’en donner les moyens. C’est ainsi que les enveloppes pourront aller, en 2009, pour le Maroc au moins jusqu’à 750 millions d’euros cumulés. Et enfin ces 750 millions d’euros peuvent éventuellement être dépassés dans le cas de l’Algérie.

sur le même sujet:

Bilan économique de la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie


A l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie, plusieurs entreprises françaises, dont Total, Gaz de France et Alstom, ont engrangé aujourd’hui des contrats représentant près de 5 milliards d’euros.
La France et l’Algérie ont également conclu un accord sur «l’utilisation et le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques», le premier de cette envergure conclu par Paris avec un pays arabo-musulman. Cet accord concerne la recherche fondamentale, les transferts de technologie, la formation, la production d’électrité, ainsi que la prospection et l’exploitation de l’uranium.

Les contrats signés concernent également la pétrochimie, le gaz naturel et l’énergie. Le groupe pétrolier français Total a annoncé avoir conclu un contrat avec le groupe algérien Sonatrach pour le lancement d’un complexe pétrochimique à Arzew (ouest de l’Algérie), pour un montant de l’ordre de trois milliards de dollars.

Pour sa part, le groupe français Gaz de France (GDF) a conclu un accord, toujours avec Sonatrach, pour prolonger ses contrats d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) jusqu’en 2019, a annoncé GDF. «Cet accord va permettre à Gaz de France de sécuriser une large part des approvisionnements de la France jusqu’en 2019.»

968.000 Algériens ont visité la Tunisie en 2008

Selon les chiffres publiés en Tunisie, les Algériens et les Libyens représentent près de 40% du nombre des touristes ayant visité la Tunisie en 2008...

Selon les chiffres publiés dans la presse économique tunisienne, l'année 2008 a vu augmenter le nombre des touristes de plus de 4% par rapport à l’année précédente.

Plus de 7 millions de touristes ont visité le pays et ont généré des recettes de près de 1,9 milliards d’euros.

Pour la deuxième année consécutive, les Libyens viennent en tête des visiteurs avec 1,8 millions (+14,4%), suivis par les Français (1,395 millions, +4,5%) et les Algériens (968 milles, -1,2%).

D’après ces chiffres, les Algériens et les Libyens représentent près de 40% du nombre des touristes ayant visité la Tunisie. Contrairement au Maroc ou les touristes maghrébins ne représentent que 17% du total des touristes étrangers(8 millions en 2008). Cette différence a permis au Maroc de générer beaucoup plus de recettes en devises que la Tunisie

On peut considérer que la Tunisie a réalisé en 2008, une bonne performance quand on sait qu’en dehors des tours opérateurs, la promotion de la destination Tunisie est très faible(peu de publicité à l’étranger et chez les marchés porteurs (UE)).

L'explosion du transport aérien low-cost a favorisé plus le Maroc, qui a adhéré à l’open sky avec son premier marché(l’UE), que la Tunisie dont les opérateurs locaux, attendent avec impatience l’ouverture du ciel tunisien aux compagnies européennes.



Développement du marché obligataire: des difficultés subsistent

L'accès des entreprises privées au marché obligataire ''est encore limité en raison des conditions d'entrée'' dans ce segment financier, a estimé lundi le directeur général du cabinet conseil en ingénierie financière stratégique finance, El Hachemi Siagh. Ces conditions d'encadrement de ce marché concernent essentiellement celles liées à la transparence de la situation financière de l'entreprise et à ses projections financières qui doivent être en mesure de dégager des cash flow pour rembourser l'emprunt, a expliqué cet expert au Forum d'El Moudjahid lors d'un débat co-animé avec le PDG de la société de l'hôtellerie et de loisirs Dahli, Abdelouahab Rahim, consacré à l'emprunt obligataire lancé par cette entreprise privée. Il s'agit également de la condition qui n'autorise le recours à ce mode de financement qu'aux entreprises possédant un statut de SPA (société par actions) excluant ainsi 95% des entreprises privées algériennes organisées en SARL (société à responsabilité limité) de ce produit financier.

Sommet de DAVOS 2009

Les investisseurs du Golfe boudent l'Algérie pour le Maroc et la Tunisie

La Tunisie et le Maroc ont drainé une dizaine de milliards de dollars de projets d'investissements arabes dans le tourisme. En Algérie des tentatives de projets sont restées au stade du « maquettage »...


Le Maroc a signé, vendredi à Davos, en marge du Forum économique mondial, avec «Itmar developpement», au nom d'une alliance qui comporte Itmaar developpement Abou Dhabi investment et Gulf Finance House, une lettre d'intention pour la réalisation d'un grand "resort" de santé et de bien-être à Essaouira pour un investissement de 1,8 milliard de dollars.

Le ministre du Tourisme et de l'artisanat, Mohamed Boussaid, a souligné, dans une déclaration à la presse, l'importance de ce projet qui vient renforcer l'offre marocaine en matière de tourisme de santé et de bien-être.

Le ministre a ajouté que cet investissement vient renforcer et réconforter le Maroc dans son optimisme de continuer à drainer les investissements étrangers dans le domaine du tourisme.

La Tunisie et le Maroc ont drainé une dizaine de milliards de dollars de projets d'investissements arabes dans le tourisme entre 2006 et 2008.

En Algérie des tentatives de projets sont restées au stade du « maquettage ». Les banques et fonds d'investissements du Golfe se sont retirés dernièrement du marché algérien, en abandonnant plusieurs projets annoncés en grande pompe en 2007 et 2008.

Convention France-Maghreb


Pour la 8ème année consécutive, le musée parisien de la Bourse, le Palais Brongniart, abrite la Convention France-Maghreb qui constitue depuis des années, déjà, un espace de rencontres et d’échanges réunissant annuellement des centaines d’entreprises franco-maghrébines autour des opportunités de partenariat.

Parrainé par les ambassades maghrébines en France, ce rendez-vous de business regroupera cette année, du côté algérien, la Confédération algérienne du patronat et le Patronat maghrébin, Optimexport et plusieurs entreprises des secteurs agro-alimentaire, transport, aviculture, restauration et catering, hydrocarbures, bâtiment, travaux publics et services. La Mauritanie y sera représentée pour la 1ère fois.

du 05/02/2009 au 06/02/2009 Site web : http://www.cjdim.com/

Quelque 130.000 emplois créés dans le cadre du micro crédit

Sur les 539.000 emplois créés depuis 1999 par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l'étranger, environ 130.000 l'ont été dans le cadre du micro crédit, a indiqué mercredi à Alger le premier responsable du secteur, M. Djamel Ould Abbès. Intervenant lors d'une cérémonie de remise d'attestations à 42 formateurs et accompagnateurs de l'Agence nationale de gestion du micro crédit (ANGEM) M. Ould Abbès a rappelé que les emplois créés, au titre des différents dispositifs, ont permis de faire baisser le taux de chômage à 10% contre 30,8% en 1999, précisant que l'ANGEM est le dispositif qui a créé le plus d'emplois (80.000 postes d'emploi).

hydrocarbures: de nouvelles approches necessaires pour redynamiser l'activité d'exploration

Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a mis l'accent mercredi à Hassi Messaoud sur la nécessaire adoption de nouvelles approches susceptibles de redynamiser l'activité d'exploration et son développement en vue de répondre aux exigences industrielle. Présidant la séance de clôture des travaux du workshop international sur "les bassins sédimentaires" qui a eu pour cadre la base "24 février" de Hassi Messaoud, le ministre de l'Energie a indiqué que le développement de l'exploration et des moyens technologiques demeurent nécessaires pour être au diapason des exigences industrielles. 


Du bon usage des ressources financières pour les contrats de performance

ministre de l'Agriculture et de Développement rural, Rachid Benaïssa, a insisté, samedi à Alger, sur le bon usage des ressources financières qui vont être mobilisées dans le cadre des contrats de performance signés entre son département et les directions des services agricoles et les conservateurs des forêts. S'exprimant lors d'une réunion d'évaluation trimestrielle des cadres de son secteur, le ministre a indiqué que l'agriculture algérienne entre en 2009 dans la "phase-recentrage" voire "ciblage", et ce, après avoir identifié et évalué les besoins et capacités de chaque région du pays. 

Élaboration d'un annuaire des cabinets de conseil en management des entreprises

Un annuaire des cabinets de conseil en management des entreprises exerçant en Algérie vient d'être élaboré par le ministère de la PME et de l'Artisanat en partenariat avec l'Agence allemande de coopération technique (GTZ). Présentée samedi à Alger en présence du ministre du secteur, Mustapha Benbada, cette édition 2008, première du genre en Algérie, permet aux PME et aux administrations d'y trouver des informations et des fiches techniques sur 252 bureaux de conseils spécialisés en management et en gestion d'entreprise implantés dans 32 wilayas du pays.    


Le cartel du gaz en mouvement       

La crise récente du gaz russe a réveillé les velléités de certains pays producteurs de gaz désireux de lancer leur « OPEP ». Il s’agit de l’Iran, de la Russie et du Qatar.

Ces trois pays viennent de se consulter pour relancer un forum des pays exportateurs de gaz (GECF), en instance depuis 2001 et qui s’inscrit à mi-chemin entre les agendas économique et diplomatique. La Russie qui vient de sortir d’un bras de fer gagnant avec l’Ukraine voit d’un bon œil une telle initiative, contrairement à la Norvège, restée à l’écart.

L’Algérie émettrait quelques réserves, attachée à son idée du juste prix. L’Iran et le Qatar, qui partagent beaucoup de points de vue sur le devenir du Moyen-Orient, y sont favorables, persuadés qu’au bout du pipe line les émoluments géopolitiques seront encore plus importants que la rente financière. A eux seuls, ces trois pays pèsent pour 56% des réserves mondiales de gaz naturel. Selon la charte du forum, un bureau exécutif et un secrétariat  seront créés à Doha, avec un secrétaire général qui sera élu au  cours du prochain forum.

Ce conseil des exportateurs comprend aussi d’autres pays comme l'Algérie, la Bolivie, Brunei, le Venezuela, l'Egypte, l'Indonésie, la Libye, la Malaisie, le Nigeria, les Emirats  arabes unis et Trinité-et-Tobago. Ces différents producteurs, ajoutés à la troïka des trois leaders, pèsent pour 77% des réserves mondiales prouvées. L’absence d’un marché mondial du gaz, à l’inverse du pétrole, reste l’un des premiers obstacles à relever pour le cartel. Le temps risque toutefois de changer la donne puisque, selon les projections, d’ici 2020, l’Europe, qui importe actuellement 54% de ses besoins, devra aller en chercher 70% hors de ses terres.





La stratégie industrielle nationale dans sa dernière phase d'exécution
Le plan de mise oeuvre de la stratégie industrielle nationale lancé depuis deux années en est à sa quatrième et dernière phase, axée sur la formation, a indiqué, samedi à Boumerdès, le ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar. "L'opération de formation de cadres gestionnaires pour la qualification de diverses entreprises publiques et privées sera lancé prochainement au niveau de l'INPED", a annoncé le ministre en marge de la cérémonie d'installation de la nouvelle équipe managériale, soit un directeur général et deux conseillers de l'institut de productivité et de développement industriel (INPED) de Boumerdès, élus pour la première fois dans l'histoire de cet institut par un bureau d'étude spécialisé.  


Le marché obligataire algérien atteint les 185 milliards DA en début 2009
Le portefeuille du marché obligataire algérien atteint les 185 milliards DA en début de l'année 2009 avec une quarantaine de titres émis sur ce segment financier, a indiqué samedi à Alger le directeur général du cabinet conseil en ingénierie financière Strategica Finance, El Hachemi Siagh. Le montant du marché des obligations aura atteint les 185 milliards de DA avec l'emprunt obligataire qui sera lancé dimanche par un investisseur privé, a indiqué M. Siagh lors d'un point de presse.