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Jeune Finance

Il va investir 180 milliards de dinars algériens pour doubler la production annuelle dans les trois prochaines années

L'État prend le contrôle du secteur du Ciment

L'Algérie prend le contrôle du secteur du Ciment  et de consolider ses usines étatique en concurrence avec la firme française de Lafarge en France (LAFP.PA) qui détient une part du marche et qui représente un défi pour l'État algérien, a indiquéle ministre de  l'Industrie et de la Promotion des investissements Hamid Temmar , lors d'une conférence de presse organisée jeudi au siège de la SGP Gica (ciment) de Meftah. Le ministre a choisi la cimenterie de Meftah, qui regroupe 12 cimenteries produisant au total 11,5 millions de tonnes de ciment annuellement, dont la plus importante est la cimenterie de Chlef, qui produit près de 2 millions de tonnes chaque année, pour annoncer que les SGP seront désormais remplacées par de grandes sociétés nationales de production de produits de construction.
Selon le ministre, la nouvelle entreprise sera dotée d’un statut de SPA et son capital social sera ouvert au privé, aux sociétés nationales et étrangères.

L'État à travers les holdings va Il va investir 180 milliards de dinars algériens (2.413 milliards de dollars)  pour doubler la production annuelle dans les trois prochaines années.

À l'heure actuelle, l'Algérie contrôle les 12  usines de cimenterie appartenant à l'Etat qui produisent environ 11,5 millions de tonnes de ciment par an ce qui représente 67 pour cent du marché domestique, avec la comptabilité Lafarge pour le reste,selon le ministre Temmar.

Le ministre a dit que l'objectif de la nouvelle stratégie s'est de créer un plan national pour l'industrie du ciment et autres matériaux de construction " «Ce nouveau géant industriel devrait, dans la phase initiale, le contrôle de 75 à 80 pour cent du marché domestique ... avant d'étendre ses activités vers le marché international".

“La politique économique de l’Algérie a changé depuis un an environ. Nous voulons, maintenant, bâtir un appareil de production nationale compétitif qui diminuera les importations pour se tourner par la suite vers l’exportation”, a déclaré   Abdelhamid Temmar .

Cette grande société de production de ciment comptera plusieurs filiales. Afin de mettre fin à toute spéculation dans la vente des matériaux de construction, le ministre a indiqué que l’entreprise disposera de son propre réseau de production et de distribution. La nouvelle société nationale, qui vient donc de remplacer le SGP Gica, aura toute latitude pour se développer ; elle pourra même créer sa propre école de formation. “Cette action vise à remplacer les SGP qui n’étaient que de petites entreprises d’une cinquantaine de personnes qui contrôlaient des groupes (holdings), lesquels contrôlaient des entreprises de production, une pyramide complexe qui ne permettait pas une gestion saine de ces entreprises, mais contribuait plutôt à entraver toute prise de décision rapide, d’un côté, et à entretenir un flou qui ne profitait qu’aux spéculateurs et autres incompétents, de l’autre”, a souligné le ministre qui, selon lui, le gouvernement compte injecter 180 milliards de DA pour permettre à cette nouvelle société nationale de devenir compétitive et de porter la production annuelle à 20 millions de tonnes et 7 millions de tonnes de granulat. 

Avec cette production, la part du marché qui reviendrait à la future société nationale avoisinerait les 85% contre 67,33%, le reste étant détenu par Lafarge et la cimenterie Orascom. Abordant le rôle des distributeurs privés dans le système de régulation du marché, le ministre affirma qu’“ils continueront d’exister mais ils seront contrôlés rigoureusement et ils devront justifier la destination de chaque sac de ciment qu’ils auront vendu”.
Pour ce qui est des entreprises étrangères, le ministre a rappelé que “la loi de finances complémentaire de 2009 a réglé définitivement la manière avec laquelle elles pourront exercer en Algérie et que, même si nous avons encore besoin d’elles, elles devront se tourner vers les produits dont l'Algérie  a besoin”, a conclu le ministre qui, par cette action, annonce l'entame de sa nouvelle stratégie industrielle.    

Producteur de pétrole et gaz de l'Algérie a, ces deux dernières années, évolué vers une plus grande nationalisation économique, l'adoption d'une loi qui a fixé des limites sur la part des investissements étrangers dans tous les secteurs de l'économie

Lafarge a été plus grand producteur de ciment en Algérie privée depuis son acquisition d'Orascom Construction Industries Ciment à partir de l'égyptien Orascom en 2008.


Après son succès grandissant dans l'Hexagone

La France barre la route à la finance islamique

Le Conseil constitutionnel barre momentanément la route à la finance islamique… pour le plus grand soulagement des socialistes. Deux articles de la loi relatifs au financement des petites et moyennes entreprises (PME) ont été censurés mercredi 14 octobre.

L’une des deux dispositions modifiait l’article 2011 du Code civil, relatif au régime de la fiducie − le transfert temporaire de propriété − afin de permettre l’émission de sukuk, des obligations islamiques conformes aux principes de la sharia, en France. Les sukuk sont des titres d’investissement, dont le capital et la rémunération sont indexés sur la performance d’actifs réels détenus par un émetteur.

Les Sages du Conseil ont estimé, dans un communiqué, que ces textes étaient des « cavaliers » législatifs, c’est-à-dire « sans lien avec l'objet initial de la proposition de loi qui tendait à favoriser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. Il les a donc déclarés contraires à la Constitution".

L’Assemblée nationale avait adopté, le 17 septembre dernier, la proposition de loi de la députée UMP Chantal Brunel qui modifiait le Code civil. L’article de loi censuré permettait aux détenteurs de ces sukuk de « pouvoir se prévaloir d'un droit de propriété des actifs supports afin d'être en conformité avec les principes éthiques de loi musulmane ou sharia », selon l’auteure du texte.

Le ministère de l’Économie a soutenu le projet, estimant qu’il permettrait à la France d’attirer les capitaux d’investisseurs du Moyen-Orient et de rattraper son retard sur la place de Londres, engagée dans la finance islamique depuis 2006. Celle-ci, estimée à 700 milliards d’euros, pourrait investir jusqu’à 100 milliards selon l’organisme de promotion de la place française Paris Europlace, auteur d’un rapport sur les enjeux et les opportunités du développement de cette finance en France. Elle ambitionnait même de capter 10 % du marché de la finance islamique d'ici à 2020.

Cependant, l’introduction de la finance islamique dans le droit français ne plaît pas à tout le monde, à commencer par les députés socialistes, qui ont voté contre le texte au nom des principes de la laïcité. « Il ne faut introduire (en droit français) ni les principes de la sharia, ni l'éthique du Coran, ni le droit canon, pas plus que le Talmud ou la Torah. C'est inacceptable », avait déclaré Henri Emmanuelli à l’issue du vote.

"Quand les musulmans sont riches, ils sont les bienvenus. On cherche même à les attirer. Mais, en revanche, quand ils sont pauvres, il faut les remettre dans des avions et les expulser. Tout cela est choquant", avait-il ajouté.

N’ayant pas réussi à faire rejeter la loi dans l’hémicycle, les députés PS se sont décidés à saisir le Conseil constitutionnel au motif que ces articles étaient "dépourvus de tout lien avec l'objet du texte". Les Sages leur ont donné raison sans toutefois juger sur le fond.

Désormais, il faudra réintroduire les articles censurés dans d’autres projets de loi, comme celui sur la régulation bancaire, en lien direct avec le dossier sur la finance islamique afin d'espérer voir ce système se concrétiser dans l'Hexagone.


Pétrole/Moyen-Orient: les réserves à l'étranger devraient augmenter en 2010

Les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord devraient augmenter leurs réserves à l'étranger de plus de 100 milliards de dollars en 2010 grâce à l'amélioration des cours du brut, a annoncé dimanche le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport.


La reconstitution des réserves internationales permettra aux gouvernements de la région de maintenir le niveau de leurs dépenses publiques, ce qui avait contribué à atténuer l'impact de la crise financière mondiale sur leurs économies, ajoute le rapport intitulé "Perspectives économiques régionales" rendu public à Dubai.


"Avec la remontée des cours du brut et le rebond prévu de la demande mondiale, les recettes pétrolières devraient augmenter et permettre (aux pays exportateurs) d'augmenter leurs réserves internationales de plus de 100 milliards de dollars en 2010", précise le FMI.


Les pays exportateurs du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (Algérie, Bahreïn, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar, Arabie saoudite, Soudan, Emirats arabes unis et Yémen) ont souffert de la chute des prix du pétrole à 30 dollars le baril fin 2008 après avoir culminé à 147 dollars le baril en juillet de la même année.


En conséquence, l'excédent courant de ces pays a reculé de 350 milliards de dollars.


Depuis, les prix ont rebondi pour se situer autour de 70 dollars le baril.


"L'utilisation des réserves pour couvrir leurs dépenses (...) par les pays exportateurs de pétrole a atténué les effets de la crise sur leurs propres économies et a eu des retombées positives pour leurs voisins", a déclaré le directeur du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, Masood Ahmed, cité dans un communiqué de presse.


Le FMI prévoit que les pays du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord, l'Afghanistan et le Pakistan auront en moyenne un taux de croissance de 4% en 2010.


Il estime qu'il sera crucial pour ces pays de continuer à renforcer les mécanismes de réglementation et de contrôle pour mettre leurs systèmes financiers à l'abri d'autres crises.


La croissance économique dans les monarchies pétrolières du Golfe devrait ralentir à 0,7% en 2009 après 6,4% en 2008, avant de rebondir à 5,2% en 2010, selon le FMI.


L'impact de la crise dans la région a été davantage ressenti dans le secteur pétrolier où la production devait se contracter de 3,5% en 2009, indique le rapport.


"Les pays exportateurs de pétrole de la région ont été touchés de plein fouet par la crise financière mondiale par la chute des prix du brut, d'une baisse de la demande mondiale et un tarissement soudain de flux en capitaux", ajoute le document.


Les pays importateurs de pétrole dans la région devaient voir leur taux de croissance baisser à 3,6% cette année contre 5% l'an dernier, et stagner en 2010, selon le FMI qui recommande à ces pays de renforcer l'activité du secteur privé, l'emploi et la compétitivité.


Adjudication de 20 titres miniers d'or et d'uranium: l'ANPM rappelle la date limite


L'Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a rappelé, dimanche, que le délai prévu pour le dépôt de la demande de pré-qualification pour les intéressés par l'appel à manifestation d'intérêt national et international pour la mise en adjudication de 20 titres miniers concernant l'or et l'uranium, expirera le 22 octobre. L'agence invite toutes les compagnies intéressées par l'appel à exprimer leurs intérêts pour être pré-qualifiées à participer aux appels d'offres pour l'exercice des activités de prospection et/ou d'exploration minière en Algérie an partenariat avec le holding Sonatrach. L'agence précise, à ce titre, que seuls les candidats pré-qualifiés seront invités à participer à l'appel d'offres national et international qui sera lancé le 6 décembre.  


Sonatrach relance les négociations sur 2 projets gaziers au Venezuela

Le groupe pétrolier Sonatrach a relancé les négociations sur sa participation dans deux projets de GNL au Venezuela et a en outre manifesté son intérêt pour développer des gisements dans la riche région pétrolifère d'Orénoque, a confié lundi à l'APS son PDG, Mohamed Meziane. Au départ, la Sonatrach avait soumis une offre à la compagnie vénézuélienne PDVSA sur deux projets de GNL "mais les conditions d'attribution étant draconiennes, Sonatrach n'a donc pas pu répondre à ces critères", explique-t-il. Les conditions exigées par la partie vénézuélienne ont porté notamment sur le taux de participation de Sonatrach dans ces deux projets gaziers, les délais de réalisation et le niveau de financement.


Le nombre de PME a dépassé les 400 000 unités

Le ministre de la petite et moyenne entreprise (PME) et de l’artisanat, M. Mustapha Benbada a souligné dimanche à Alger que le nombre des PME a atteint à la fin du premier semestre de cette année 408 753 unités qui emploient plus de 1,3 million de personnes.

M. Benbada a précisé dans une allocution à l’ouverture de la rencontre d’évaluation de son secteur que les PME constituaient 99% du tissu d’entreprises en Algérie et qu’elles contribuaient avec pas moins de 55 % de la production nationale globale hors hydrocarbures. Selon le ministre, le secteur de l’artisanat et des métiers a enregistré 7438 nouveaux artisans, pour un chiffre global de 324170 emplois à la fin du premier semestre de l’année. M. Benbada a par ailleurs souligné que 80 % des objectifs tracés dans le cadre du programme quinquennal 2004-2009 ont été concrétisés ajoutant que les 20% restants seront réalisés avant la fin de l’année. Le ministre a qualifié les résultats de l’application du programme de développement et de mise à niveau des PME et de l’artisanat de "satisfaisants" tout en appelant les responsables du secteur à poursuivre les efforts en vue d’atteindre l’objectif principal qu’est la création de 200 000 nouvelles PME.


En attendant le sommet Bouteflika-Berlusconi à Alger

«Si on veut attirer la PME italienne en Algérie, il faudrait tenir compte de tous ces éléments de procédures administratives, douanières et partage de capital», a déclaré hier l'ambassadeur d'Italie.

Giampaolo Cantini a animé hier une conférence de presse pour annoncer la tenue de journées italiennes à Oran du 4 au 7 octobre prochain. Journées où s'entremêleront économie, culture et histoire. «Oran et d'ailleurs toute la région, est une réalité très dynamique dans l'histoire de l'Algérie, nous organisons cette manifestation économique et culturelle sur suggestion des responsables locaux. C'est une initiative qui a pour mission de répandre l'offre Italie et la diffuser en Algérie», a commencé par dire l'ambassadeur d'Italie qui semble avoir retenu «comme nous le disent souvent nos amis algériens» que «l'Algérie, ce n'est pas Alger».

Il sera question durant ces trois jours de retracer les relations entre les deux pays, d'en situer la complémentarité dans l'espace méditerranéen et d'en évaluer les échanges économiques et commerciaux. La culture sera toutefois à l'honneur. La responsable italienne en la matière soulignera qu'un programme de projections cinématographiques sera monté avec la cinémathèque d'Oran. Des activités de master class sont aussi prévues notamment dans le domaine de la musique. «Le volet formation est notre objectif dans notre programme culturel, c'est un volet important de coopération, de rencontre et de dialogue», expliquera-t-elle.

Ceci étant dit, les Italiens ont prévu à Oran de se pencher sur des secteurs précis comme le BTPH au sujet duquel ils attendent un briefing des responsables locaux «sur les opportunités de participation aux projets infrastructurels dans la région». Ils s'intéresseront aussi au secteur de l'hydraulique, de l'énergie solaire, de la pêche et du lait. Le directeur de l'institut italien pour le commerce extérieur (ICE), le bureau pour la promotion des échanges de l'ambassade d'Italie a rappelé à propos de la filière lait qu'une coopérative importante existe déjà à Oran en plus de nombreux autres producteurs.

Les premières retombées de ces journées, Samuele Porsia les voit déjà à travers l'organisation d'une mission algérienne prochainement à Umbria, une région italienne réputée pour ses activités dans le lait. «Il sera question de préparer un partenariat entre la région d'Oran et celle d'Umbria pour le développement de la filière lait», affirme, pour sa part, l'ambassadeur. Pour le chargé des affaires économiques, «il ne s'agit pas seulement de prospection de l'ambassade mais c'est un peu l'Italie qui va se déplacer à Oran». Il indique qu'«on est en train de travailler avec le ministère régional italien sur un programme sur la pêche et voir les spécificités de l'Oranie pour lancer des programmes de coopération concrets».

L'arbitrage au cœur des débats

La chambre de commerce d'Oran accueillera elle son homologue de Milan, spécialiste dans les services d'arbitrage. «Une gestion innovatrice des contentieux internationaux: une aide pour les entreprises opérant dans la région Méditerranée», «les efforts pour une justice privée au bénéfice des PME», «l'alternative à la justice ordinaire: la médiation, la conciliation et l'arbitrage, des instruments de justice privée, rapide et à un coût raisonnable», ces thèmes et d'autres seront débattus à Oran avec comme objectifs, dira l'ambassadeur, «de diffuser des informations sur l'arbitrage et faire connaître les services de la section arbitrale de la chambre de Milan». L'Italie compte ainsi faire connaître l'utilité de l'arbitrage dans les contrats commerciaux. «Nous avons déjà un travail qui s'est développé entre la section arbitrale de la chambre de Milan et la CACI», a indiqué l'ambassadeur.

Avant de dire ce que les Italiens pensaient des nouvelles dispositions de la LFC pour 2009, Giampaolo Cantini a tenu à réaffirmer avant «le grand intérêt des Italiens particulièrement l'industrie italienne pour investir dans la région». Et pour ce qui est des nouvelles dispositions, elles sont, dira-t-il, à vérifier sur le terrain. Il faut reconnaître que les investisseurs italiens ont été les moins râleurs à propos des dispositions de la LFC par rapport aux Allemands ou aux Français. L'ambassadeur parlera beaucoup de la PME «structure importante de l'industrie italienne» pour réaliser, a-t-il dit, «des synergies avec les PME algériennes». Les Italiens prévoient d'organiser durant les journées d'Oran des mises en contact d'affaires entre leurs entreprises et celles de la région oranaise. Il notera cependant que «si on veut attirer la PME, il faudra tenir compte de ces éléments de procédures administratives, douanières et partage de capital».

Un sommet Bouteflika-Berlusconi avant la fin de l'année ?

Dans la revue Crescendo publiée par l'ICE, Giampaolo Cantini écrit «dans le domaine économique, les amis algériens enregistrent avec satisfaction, les succès réalisés pendant les années récentes par l'Italie (...). Nos amis algériens se plaignent du fait que cette croissance aggrave, en même temps, la dépendance algérienne des importations (...) surtout se référant aux effets de l'accord d'association avec l'UE (...). Il s'agit d'observations et de critiques que nous enregistrons avec beaucoup d'attention.» Mais, continue-t-il de dire, «pour faire du partenariat industriel, il faut les conditions appropriées. (...). Il y a des projets d'investissement concrets qui attendent toutefois la définition du cadre de la politique économique et surtout de la législation sur les investissements étrangers.» Du côté italien, dit l'ambassadeur, «nous ne pouvons que souhaiter que les autorités algériennes accueillent la flexibilité de conditions surtout pour les projets des petites et moyennes entreprises (...)».

Interrogé sur l'éventualité de l'achat par l'Algérie de frégates italiennes pour 4 milliards d'euros, comme rapporté par un journal arabe paraissant à Londres, sans pour autant démentir l'information, l'ambassadeur a répondu simplement: «Certaines informations au plan factuel ne sont pas correctes.» Rome est par ailleurs toujours dans l'attente d'une rencontre au sommet Bouteflika-Berlusconi. «Les nombreuses visites d'officiels italiens en Algérie ces derniers temps ont été en prévision de la préparation du sommet bilatéral dont la date n'a pas encore été fixée», a souligné l'ambassadeur. «En principe, ce sommet devra se tenir à Alger parce que le premier s'est tenu à Rome en 2007, la date dépendra des autorités algériennes», a-t-il précisé.

L'ambassadeur écrit dans la revue Crescendo de l'ICE: «Avant la fin de l'année devrait se tenir le deuxième sommet Italie- Algérie, cette fois-ci à Alger. Le président du Conseil M. Berlusconi, suivant l'habitude pour ce genre de rencontres, sera accompagné d'un nombre significatif et important de ministres.» Il est persuadé que «sur les bases solides d'amitié et de coopération (...), il sera possible de consolider le cadre existant et lancer de nouvelles initiatives».

Ghania Oukazi



Dossier :

Politique économique :rien ne va plus

Les choix du gouvernement ne sont pas très convaincants...Il a choisi des mesures contenues dans la loi de finances 2009 complémentaire qui risquent de bloquer l'économie nationale...

Le gouvernement sait-il où il va ?


Le gouvernement se dirige-t-il vers un but et en fonction de quels moyens ? L’Exécutif sait-il où il va ? En d’autres termes, les pouvoirs publics ont-ils une stratégie économique bien précise ? Un questionnement auquel l’on est tenté clairement de répondre non.

Par stratégie, l’on entend l’art de diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif, censé être global et à long terme. Une définition commune, inspirée par l’art militaire et présente dans la littérature tant virtuelle que dans les dictionnaires. Il s’agit de définir des actions de manière cohérente selon une logique séquentielle, continue et ininterrompue, pour atteindre un ou des objectifs. Comme il s’agit de traduire cette démarche en plans d’actions ciblés et temporels, mais aussi des plans alternatifs en cas d’impondérables. Cette conception de la stratégie s’applique-t-elle à la conduite des affaires économiques en Algérie ? Essayons d’y répondre loin de tout a priori. Relevant de la responsabilité de tout gouvernement, la conduite des affaires économiques suppose une vision à court, moyen et long terme. Elle suppose l’existence d’un ou plusieurs objectifs bien précis et des moyens notamment matériels nécessaires à leur réalisation. Cela sans omettre l’élément humain primordial. En termes de vision, le gouvernement tant l’actuel que les précédents se projette mal ou peu sur le long terme. Certes, des concepts globaux (économie de marché, développement, insertion dans l’économie mondiale, préparer l’après-pétrole…) sont mis en avant dans les discours officiels. Des concepts qui restent de simples mots qu’on galvaude au gré des circonstances politiques internes et externes. Ainsi, le gouvernement se contente d’évoquer l’après-pétrole mais ne le définit pas clairement, résolument et en termes d’actions et de moyens à mobiliser. Autre exemple, l’exécutif prône l’insertion dans l’économie mondiale (ouverture du commerce extérieur, adhésions aux regroupements économiques et commerciaux régionaux et mondiaux…). Toutefois, cette insertion reste un vœu pieux tant elle est bridée par le manque d’anticipation et de bonne gouvernance, des engagements pris mais non respectés, des actions entamées mais non achevées pour des raisons tant objectives que subjectives. L’Exécutif engage des réformes et des actions d’ordre économique qu’autorise le contexte financier, mais dans le flou, sans voir loin et sans utiliser les moyens adéquats. Des réformes sont enclenchées, menées à la hussarde, remises en cause continuellement et qui ne sont jamais achevées ou évaluées à bon escient. Des changements tactiques sont opérés sans répondre à aucune logique. Des objectifs, parfois chiffrés, sont annoncés mais ne correspondent pas cependant aux moyens en place ou contredisent des objectifs fixés antérieurement (dans le domaine financier, bancaire, la promotion de l’investissement…). Voire, le gouvernement opte, comme but de son action, pour la maîtrise coercitive du commerce extérieur et décide en ce sens, sans prendre en considération les répercussions en découlant tant au plan national qu’international. Pis, il annonce des mesures, suivies de contre-mesures parfois contradictoires, au risque de discréditer son action et de la rendre incompréhensible. Ce qui est contraire à l’essence même de la stratégie, savoir où l’on veut y aller, comment y aller et pourquoi y aller, se préparer à y aller, obéir à une règle de conduite et respecter ses engagements. Des options de développement sont annoncées, présentées comme des buts, ou une panacée, et confiées pour leur réalisation à un encadrement humain dont la compétence seule ne suffit pas. Des choix économiques sont fixés mais qui sont irréalisables faute de moyens suffisants ou à cause de blocages et lourdeurs bureaucratiques tenaces. Ou bien les moyens financiers, logistiques et humains existent mais sont inutiles faute d’une vision globale. Ou bien le gouvernement choisit mal les moyens de sa politique. Des options sont envisagées mais qui sont reniées par la suite, en fonction d’humeurs ou d’intérêts personnels parfois divergents. Des choix primordiaux sont renvoyés aux calendes grecques à cause de divergences d’approche au plus haut niveau, d’une tendance quasi obsessionnelle des décideurs au compromis et au reniement devant des pressions exogènes et/ou internes difficilement surmontables. Mais aussi faute d’existence d’espaces de dialogue et de concertation, de contrepouvoirs représentatifs, agissants et réactifs (parlement, sphères syndicales et patronales, mouvement associatifs, médias…). En somme, le gouvernement ne sait pas où aller même s’il croit le savoir, patine et fait du surplace, notamment dans la gestion financière et bancaire. Une situation qui perdure depuis plus d’une décade, le politique ne jouant pas son rôle en matière de réflexion et conception et l’économique en subissant les répercussions. La question pouvant faire l’objet de moult études, l’Algérie manque ainsi cruellement de stratégie dans le domaine économique.

Syndicat ( UGTA) : Soutien total

Pour Abdelmadjid Sidi-Saïd, les mesures contenues dans la LFC 2009 sont dictées par le souci de promouvoir la production nationale menacée par les importations tous azimuts.

Les organisations patronales tout comme le Forum des chefs d’entreprise (FCE) avaient fait, samedi, front commun contre la loi de finances complémentaire dont certaines dispositions étaient qualifiées de “dangereuses” pour l’économie nationale. L’UGTA, dont le mutisme alimente bien des interrogations, est aux antipodes de ce point de vue, soutenant à fond les mesures tant décriées. “L’UGTA soutient”, tranche Abdelmadjid Sidi-Saïd dans une déclaration exclusive à Liberté.
Pour lui, “l’Algérie est devenue un marché à ciel ouvert” qui a rendu nécessaire la prise de certaines mesures, en l’occurrence celles contenues dans la LFC 2009 qui sont, du point de vue du patron de l’UGTA, “économiquement et financièrement utiles du point de vue de la croissance et de la création d’emplois”.
Pour lui, il est temps de mettre de l’ordre dans la politique des importations en distinguant clairement entre ce qui est nécessaire à l’économie nationale et ce qui ne l’est pas. “Nous refusons d’importer des produits de consommation comme le kiwi, les bananes, voire les pastèques ; je préfère qu’on achète des machines pour faire fonctionner nos usines et créer de l’emploi”, préconise Sidi-Saïd pour qui certains produits de consommation importés sont une menace pour la production nationale. Il cite à titre d’exemple le cas du fromage. “Le Tassili, le Berbère qui sont des produits locaux sont d’une grande qualité, il faut les protéger”, dit-il.
Mais quid de l’accord d’association avec l’UE qui a aboli les barrières douanières ? Face à cette interrogation, le premier responsable de l’UGTA n’hésite pas à décliner “le patriotisme économique”, remis au goût du jour, il est vrai, par la crise économique et financière qui frappe le monde. “Celui qui ne se protège pas n’a pas à compter sur les autres pour le protéger”, dit-il dans une allusion aux mesures protectionnistes prises récemment par les pays à économie de marché surpris par le caractère brusque de la crise. “Il n’y a pas de crainte à protéger son peuple en termes de consommation”, insiste-t-il en convenant que, “aujourd’hui, le monde a changé, la crise économique nous a édifiés”. Au passage, Sidi-Saïd tacle le Forum des chefs d’entreprise qui a reproché au gouvernement d’avoir fait cavalier seul dans l’élaboration de la LFC. “Les pays occidentaux ont pris des mesures pour protéger leurs économies sans consultations préalables. Ces mesures sont à contrepied de leur idéologie économique.”
Soucieux de ne pas inscrire la position de la Centrale UGTA dans une optique polémique, Sidi-Saïd rappelle tout de même que, “aujourd’hui, il y a un consensus pour favoriser la création d’emplois et la protection de la production nationale qui sera le véritable moteur de la croissance”.
Et de noter à ce propos que “pour chaque voiture importée, c’est quatre postes d’emploi créés” dans le pays exportateur. D’où justement son plaidoyer pour “une économie algérienne basée sur la citoyenneté”.

FCE : la crainte d'une paralysie

C’est dans un contexte de crise financière mondiale quasi incontrôlé que le gouvernement a procédé à des changements économiques importants pour la loi de finances complémentaire

Ces nouvelles mesures ont donné le vertige aux Chefs d'entreprises, le président du FCE, M. REDA HAMIANI estime que le pays se dirige vers une paralysie économique

Le président du FCE, Réda Hamiani, a effectivement souligné, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, que la LFC n’a pas pour vocation de remettre en question l’organisation économique du pays, à plus forte raison lorsque ce texte n’est même pas discuté par les élus de la nation. Le FCE exprime son désaccord, vis-à-vis notamment de l’obligation faite aux chefs d’entreprise de se déplacer, eux-mêmes, pour effectuer certaines opérations au niveau des douanes.
Les chefs d’entreprise n’admettent pas que leur agenda leur soit dicté par une autre institution alors qu’une partie du personnel est spécialement prévue pour effectuer ce genre d’opérations. «La suppression de la procuration en matière de formalités du commerce extérieur constitue une humiliation et un mépris à l’égard des chefs d’entreprise», est-il souligné.
Après une telle mesure, l’entreprise se retrouve véritablement livrée à une tutelle externe «puisque l’organisation du travail lui échappe totalement», déplore le FCE. De fait, c’est le chef d’entreprise qui devient indispensable pour l’accomplissement de procédures en lieu et place du personnel habituellement en charge de ces opérations, argumente le FCE pour étayer le bien-fondé de ses appréhensions. Imposer le seul crédit documentaire pour les opérations du commerce extérieur est une autre mesure rejetée par les entrepreneurs. «Imposer comme seul mode de paiement des importations le crédit documentaire qui, en fait, ne profite qu’au seul fournisseur, pénalise lourdement l’entreprise qui doit immobiliser une importante trésorerie», souligne le patron du FCE.
Cette mesure constitue un recul d’après l’analyse de cette organisation patronale. Elle rappelle que le recours au crédit documentaire était une exigence des fournisseurs lorsque l’Algérie était classée pays à haut risque. Il est estimé qu’à l’heure actuelle, le pays a renoué avec la stabilité et la confiance puisque les opérateurs économiques règlent en général le paiement au minimum 90 jours après réception de leurs marchandises et qu’il n’y a pas lieu, de ce fait, de revenir à la situation antérieure.
La loi de finances complémentaire fait ainsi courir à l’entreprise le risque de fermer définitivement, mettant à la rue plusieurs travailleurs réduits au chômage. Il est, en effet, estimé inutile de contraindre la société à mobiliser des montants importants pendant des mois, ce qui ne fait qu’alourdir sa trésorerie, alors qu’elle auraient très bien pu continuer à fonctionner sur le modèle de paiement existant jusqu’à présent.
Outre le spectre du chômage, le FCE agite aussi l’épouvantail de la pénurie de certains produits qui n’arriveraient pas à franchir les Douanes à cause de ces nouvelles mesures. Le surcoût et l’inflation sont d’autres menaces qui font craindre au FCE un risque de paralysie. En somme, ces mesure plongent «actuellement notre économie dans un marasme indescriptible lourd de conséquences», est-il souligné.
Les patrons auraient préféré que le gouvernement instaure une période de transition, ce qui aurait permis le traitement des opérations en cours, notamment lorsqu’il s’agit des bateaux en rade ou en attente de documents bancaires. Si ces mesures techniques sont décriées avec force, le FCE va encore plus loin en montrant du doigt l’absence de débat de fond portant sur les choix fondamentaux qui «doivent déterminer la politique économique du pays».
Or, est-il regretté, c’est l’autoritarisme et l’absence de concertation qui dictent les décisions économiques. Les mesures prises se trouvent tout aussi dénuées de crédibilité, poursuit le FCE dans son chapelet de critiques et de remontrances.
Malgré cette position d’hostilité, le FCE estime qu’il est légitime que le gouvernement cherche à limiter la facture des importations évaluée à 40 milliards de dollars, l’année dernière.

Loi de finances complémentaires : les nouvelles mesures confirment le faible poids du secteur hors hydrocarbures dans l'économie algérienne

Les mesures contenues dans la loi de finances 2009 complémentaire risquent-elles de bloquer l'économie nationale comme l'affirment les chefs d'entreprises? Au sommet de l'Etat, l'argument fait sourire. Malgré l'agitation des patrons, le gouvernement ne s'est toujours pas prononcé. Et pour cause : les mesures prises ne concernent pas le secteur des hydrocarbures. Ce secteur, qui assure 98% des revenus du pays en devises, est régi par ses propres règles aussi bien en matière d'investissement, de partenariats avec les étrangers et même de fiscalité.

Les règles de «51/49» ou des «70-30» ne concernent pas le secteur pétrolier. Exemple : Sonatrach continue de discuter avec Total pour le projet pétrochimique prévu à Arzew, près d'Oran, sur la base d'un partenariat dans lequel le géant pétrolier français sera majoritaire. La compagnie nationale des hydrocarbures continue de fonctionner avec ses propres règles. « Tant que le pétrole continue d'être produit et commercialisé, personne ne va chercher à modifier les choses concernant Sonatrach. La situation actuelle arrange tout le monde », résume un connaisseur de l'économie algérienne.

Pour les autres secteurs, le gouvernement l'a compris : leur poids au sein de l'économie nationale est insignifiant. En effet, dix années d'ouverture économique et de libéralisme n'ont pas donné les résultats attendus. En 2008, dès les prix du baril ont commencé à fléchir, la menace sur l'économie nationale est rapidement apparue. Tous les discours sur la réduction de la dépendance vois-à-vis des hydrocarbures ont montré leurs limites. Les entreprises algériennes restent faibles et les fameux investissements étrangers n'ont pas apporté la richesse promise.

Hormis quelques entreprises réellement structurées, le secteur privé algérien est composé de sociétés aux agissements parasitaires qui souvent nuisent à l'économie nationale au lieu de contribuer à son développement. L'ouverture économique n'a pas réussi à favoriser l'émergence d'un véritable secteur privé capable de remplacer le désengagement de l'État du secteur économique. Ces entreprises n'ont créé ni emplois ni richesses.

Quel est par exemple l'apport des banques étrangères à l'économie nationale? Depuis leur installation, elles se sont tournés vers les activités les plus rentables et la moins risquées : accompagner les importateurs de produits finis et développer le crédit à la consommation, avec des taux élevés. Le financement des entreprises-notamment les PME- et des autres projets économiques, des activités comportent des risques et dont la rentabilité n'est pas immédiate, ont été laissés aux seules banques publiques.

Autre exemple de secteur directement concerné par les nouvelles mesures : les concessionnaires automobiles. Ces sociétés importent des véhicules avec les devises de l'État, les revendent sans assurer un service après-vente convenable (cette prestation constitue la seule valeur ajoutée d'un concessionnaire) puis transfèrent leurs bénéfices à l'étranger. L'impact de leur installation en Algérie sur la création d'emplois est insignifiant. Et quel que soit le montant des impôts que ces concessionnaires payent à l'État algérien, il ne peut pas compenser la facture d'importation de leurs produits.

Dans quelques jours, le gouvernement devrait annoncer quelques modifications sur la loi de finance 2009 complémentaire. Elle concerneront la suppression l'article imposant le crédit documentaire comme unique moyen de payement des importation. Pour les autres dispositions, il devrait maintenir le cap.


16 Mds USD de recettes d'hydrocarbures de janvier à mai

L'Algérie a exporté pour 16 milliards de dollars d'hydrocarbures durant les cinq premiers mois de 2009, a indiqué mercredi le PDG du groupe pétrolier et gazier public Sonatrach, Mohamed Meziane.

"Nous avons réalisé de janvier à fin mai des recettes d'environ 16 milliards de dollars ce qui nous donne une moyenne de revenus de plus de 3 milliards de dollars par mois" depuis le début de l'année, a déclaré M. Meziane à l'agence algérienne APS.

Les recettes algériennes provenant de l'exportation des hydrocarbures étaient de 13,1 milliards de dollars fin avril, selon les chiffres officiels. Les recettes pétrolières représentent 98% des exportations globales de l'Algérie.

Un baril de brut "entre 70-80 dollars est le prix adéquat pour Sonatrach afin de poursuivre son programme d'investissements", avait déjà estimé M. Meziane.

La moyenne des prix du brut algérien "Sahara blend" a atteint durant le mois de mai 57,27 dollars, alors que la moyenne enregistrée durant les cinq premiers mois de l'année est d'environ 48 dollars, selon le ministère algérien de l'Energie et des Mines.

Le ministre de l'Energie et des mines, Chakib Khelil prévoit des recettes pétrolières entre 40 et 45 milliards de dollars pour 2009.


Attribution de 187 titres miniers pour 4,5 milliards DA en 2008 (ANPM)

L'Agence nationale du patrimoine minier (ANPM) a attribué 187 titres miniers pour un montant de 4,51 milliards de dinars au cours de l'année 2008, a indiqué samedi le président du conseil d'administration de cette agence, M. Abdelkader Benyoub. Ces autorisations se composent de 166 titres relatifs à des substances minérales industrielles et de 21 pour des substances minérales métalliques. Les titres miniers relatifs aux substances minérales industrielles, destinées en grande partie au secteur du Btph, ont porté sur 147 titres en exploration et 19 en exploitation pour des recettes de plus de 3,6 milliards DA, précise le rapport présenté par M. Benyoub en présence du ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil.



Un baril de pétrole à 90 USD durant le second semestre 2010

Le ministre algérien de l'Energie, Chakib Khelil a estimé samedi à Alger que la stabilité du marché pétrolier pourrait se réaliser durant le second semestre 2010 avec un prix du baril de brut autour de 90 dollars.

"Un prix assurant la stabilité du marché pétrolier doit évoluer autour de 90 dollars le baril. Il devrait être atteint entre la moitié et la fin 2010", a déclaré M. Khelil, cité par l'agence APS.

Il s'exprimait en marge d'une présentation du bilan annuel de l'Agence nationale du patrimoine minier (ANPM).

M. Khelil a indiqué que le niveau actuel des cours de pétrole, au dessus de 70 dollars le baril, traduit une "situation normale" en raison notamment d'une baisse "significative des stocks et une révision à la hausse des prévisions" de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) concernant la demande mondiale.

Autres facteurs à l'origine de la hausse du prix du pétrole, le ministre a cité également la hausse de consommation de carburant, notamment aux Etats-Unis, et des prémices d'une reprise des économies américaine et chinoise ainsi que la poursuite de la discipline des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) quant au respect de leurs quotas de production.

M. Khelil a toutefois précisé qu'il s'attendait à une nouvelle baisse des prix du brut, entre 65 et 70 dollars le baril, pour le reste de l'année 2009.

"Je ne pense pas que les prix vont continuer d'augmenter, ils vont peut être se stabiliser ou, peut être, baisser à 65 ou 70 dollars le baril", a-t-il ajouté.

Les prix du pétrole ont terminé en repli vendredi, après une semaine de hausse, sous l'effet de prises de bénéfices encouragées par un raffermissement du dollar.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet a terminé à 72,04 dollars, en baisse de 64 cents par rapport à son cours de clôture de jeudi.


SNC-Lavalin obtiendrait le contrat de développement des gisements de gaz adjacents de Rhourde Nouss en Algérie, selon Africa Intelligence.



Ces gisements sont la propriété de la compagnie algérienne de recherche d’exploitation, Sonatrach.

Selon Africa Intelligence, SNC-Lavalin devra effectuer une partie de l’élaboration du projet gazier Gassi Touil. Les détails du contrat ne sont toujours pas connus, si ce n'est qu'on désire compléter le projet d'ici 2012.

Aucune information officielle n’est disponible quant à la valeur de celui-ci. Cette entente fait suite à l’annulation d’un contrat que Sonatrach avait précédemment signé avec Repsol YPF/Gas Natural SDG group, en 2004.

Le retard dans les travaux aura eu raison du contrat, estimé à plus de deux milliards, qui a finalement été résilié. Une partie du contrat revient à à la société japonaise, JGC (environ 1,5 milliard).

Le projet gazier est le deuxième projet en importance que signe SNC-Lavalin en moins d’un mois En mai, la société québécoise mettait la main sur un contrat pour l’élaboration du design et la construction du projet d’expansion du barrage hydroélectrique Waneta, en Colombie-Britannique.

Cette entente est évaluée entre 400 et 600 millions de dollars canadiens,selon les estimations de Pierre Lacroix, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins. La somme totale des deux contrats devrait graviter autour d'un milliard de dollars, selon l'analyste.

Gillian MacCormack, vice-présidente des relations publiques mondiales, a affirmé que SNC-Lavalin ne désirait pas commenter cette rumeur.

Algérie-Cuba: faire passer la relation bilatérale à une étape "qualitativement supérieure"

Les travaux de la 16e session de la commission mixte intergouvernementale algéro-cubaine pour la coopération économique, commerciale, scientifique, technique et culturelle se sont ouverts samedi à Alger. L'ouverture de la session s'est déroulée en présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Saïd Barkat, et du ministre cubain du Commerce extérieur et des Investissements étrangers, Rodrigo Malmierca Diaz. Dans une allocution d'ouverture, M. Barkat a indiqué que grâce aux orientations des présidents algérien et cubain "nous avons su, avec les mécanismes appropriés, surmonter les difficultés conjoncturelles rencontrées et donner à notre coopération une impulsion nouvelle, structurée et annonciatrice d'un véritable partenariat, durable et diversifié".
Le ministre s'est dit convaincu que cette session de la commission mixte fera passer la relation bilatérale à une "étape inédite et qualitativement supérieure", puisqu'elle débattra, a-t-il dit, d'une multitude de questions qui touche la plupart des secteurs d'activité, dont le commerce, l'industrie, l'énergie, la santé, les finances, les transports, la pêche, la coopération technique et le transfert de technologie.

Il a ajouté que les chefs d'Etat des deux pays ont instruit d'approfondir la concertation et d'examiner les voies et moyens de développer les relations bilatérales et prospecter davantage les opportunités et potentialités de coopération.

"Cette volonté politique a généré dans la relation algéro-cubaine, traditionnellement empreinte d'amitié et de solidarité, une dynamique fertile et une synergie qui ont embrassé un éventail riche et diversifié de secteurs", a souligné M. Barkat. Cette dynamique est portée par la détermination commune à hisser les rapports économiques et de coopération à la hauteur de "notre convergence politique et à la densité des liens privilégiés qui unissent de longue date nos deux pays", a-t-il poursuivi

M. Barkat a relevé que les travaux de cette commission mixte coïncident avec l'ouverture de la 42e édition de la Foire internationale d'Alger, affirmant que cet événement offre l'opportunité de rappeler que "nous encourageons nos opérateurs économiques à se connaître davantage et à prospecter nos marchés respectifs à travers, notamment, la participation aux manifestations économiques et aux foires commerciales".

M. Barkat a ajouté que la coopération entre l'Algérie et Cuba, qui se reflète aujourd'hui particulièrement dans le domaine de la santé, est appelée à se développer dans les autres secteurs dans un "esprit de partenariat et dans le respect des intérêts mutuels".

Evoquant le secteur de la santé, le ministre a rappelé l'ouverture récemment d'une clinique ophtalmologique à Djelfa, émettant le v£u que certains vaccins soient produits en Algérie et qu'un unité de médicaments soit réalisée. Dans le même contexte, il a indiqué que son département fera appel à des spécialistes cubains dans le domaine de la radio thérapie, puisque l'Algérie, a-t-il précisé, est sur le point d'ouvrir 17 unités sophistiquées, en attendant la formation de ses médecins.

Le ministre cubain a, de son côté, souligné la nécessité de remettre en route tous les protocoles d'accord entre les deux pays afin de développer la coopération bilatérale, particulièrement dans le domaine de la santé. Il a rappelé, dans ce sens, la signature de conventions en matière de gestion et de tout ce qui a trait au bon fonctionnement des hôpitaux, notamment celui de Djelfa, qui a traité 60.000 patients et réalisé plus de 4.000 interventions chirurgicales. "Il y aura d'autres cliniques dans la même spécialité (ophtalmologie).

Nous coordonnons, à cet effet, avec la partie algérienne pour la réalisation de trois hôpitaux et les études concernant trois autres", a indiqué le ministre cubain.

M. Diaz a souligné aussi l'importance de ce type de réunions qui permettent, a-t-il dit, de "matérialiser" les accords conclus entre les deux pays. Il a jugé les perspectives d'une coopération "effective et efficiente" entre l'Algérie et Cuba prometteuses. "Outre la santé, nous avons d'autres possibilités de coopération qui s'ouvrent à nous, notamment dans le domaine du transfert technologique, des produits biologiques, de la culture, de la communication, de la pêche et des ressources halieutiques".

A noter que les travaux de cette commission mixte se dérouleront à huis clos et prendront fin mardi avec l'adoption de nombreux accords relatifs à différents domaines dont la santé, l'hydraulique, les finances, le commerce, l'énergie et le sport.  

Le ministre des Finances, Karim Djoudi

« La convertibilité du dinar en capital est qualifiée de dangereuse ».

Le ministre algérien des Finances confirme l'obligation des importateurs étrangers de s'associer avec un local.

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, a annoncé le 29 mai 2009, sur les ondes de la radio algériennes que l’Algérie avait le plus faible taux de pression fiscale de tout le bassin méditerranéen. « Ce taux continuera à être réduit tant que cela sera possible » a-t-il poursuivi.

Le premier argentier du pays a confirmé la décision gouvernementale imposant à toute société importatrice étrangère d’intégrer, d’ici au premier janvier 2010, un partenaire algérien à hauteur de 30%.

Cela permet, selon lui, aux pouvoirs publics de réaliser une sorte d’écrémage sur la rente commerciale, qui n'entraîne pas une activité de production.

Revenant sur la croissance vertigineuse du montant des importations, ces dernières années, Karim Djoudi déclarera : « En 2008, l’Algérie a été importatrice de 37,7 mdS de dollars de biens et de 11 mds de dollars de service.

Nous avons besoin qu’une production qui vienne se substituer à ces importations. Nous avons besoin de développer une industrie qui va graduellement devenir exportatrice. »


Le rapport aujourd'hui défavorable à l'Algérie entre les devises doit aussi évoluer pour le ministre. Entre les devises qui sortent et celles qui rentrent, l’Algérie devra avoir un plus, les projets viseront à créer une dynamique de substitution aux importations.

Pour M. Djoudi, « cette mesure rentre dans la logique de protection de nos grands équilibres internes et externes. »

La convertibilité du dinar en capital est qualifiée de dangereuse

Karim Djoudi a rappelé que le taux de change du dinar est à l’équilibre ou proche de l’équilibre, de l’avis même du FMI.

Rappelant « que le taux de change est un élément clef entre nous et le reste du monde et qu’il peut constituer un élément stabilisant mais également un élément déstabilisant », il indiquera que « le débat sur la convertibilité ou d’élargissement du champ de convertibilité du dinar vers des opérations en capital est un débat extrêmement dangereux dans une économie qui n’a pas assis au moins trois critères fondamentaux que sont la diversification de ses revenues internes et externes, la stabilisation de son cadrage macroéconomique durant de nombreuses années et une parfaite confiance des agents détenteurs du dinar dans leurs monnaie nationale. »

La privatisation des banques publiques n'est plus à l'ordre du jour pour cause de crise mondiale

En ce qui concerne la privatisation des banques publiques, le ministre expliquera que le marché international étant des plus incertains, crise financière oblige, il s’avère difficile de savoir ce qu’il y a réellement dans le bilan des banques.

Il y une crise de confiance et les experts se demandent si les banques ont été suffisamment transparentes en matière de pertes.

Il en conclura que « nous ne sommes pas dans un contexte de privatisation. Toutefois, si demain le contexte devait s’améliorer et que la privatisation soit de nouveau à l’ordre du jour, la logique que nous avons développée accorderait une majorité algérienne. »

Le marché algérien des assurances est prometteur

Le marché algérien des assurances a connu une croissance de plus de 20% avec un taux de pénétration de moins de 1%, ce qui en fait un marché prometteur.

D’autant que l’offre de service n’est pas suffisamment développée avec un point pour 28 000 habitants.

En matière d’assurance toujours, Karim Djoudi précisera que le contentieux avec les compagnies françaises a été réglé et qu’elles peuvent désormais accéder au marché algérien, selon les conditions que fixe l’autorité du marché.

Il annoncera que la MACIF a passé un accord avec la SAA en vue de constituer une filiale d’assurances individuelles et qu’il existe d’autres demandes d’agréments, dont celle de la compagnie AXA.

Enfin et concernant le problème de l’endettement bancaire des ménages en matière de crédits à la consommation, il indiquera qu’il s’élève à 70 MDS de dinars.

La Loi sur la monnaie et le crédit est en cours d'évaluation

Le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, a indiqué lundi à Alger que la Loi sur la monnaie et le crédit fait, actuellement, l'objet d'une évaluation pour voir si ses dispositions comportaient des contraintes au développement des activités bancaires. "Nous sommes en train d'évaluer cette loi (sur la monnaie et le crédit). Si elle contient de fortes contraintes à l'exercice, au contrôle ou au développement de l'activité bancaire, nous aurons, bien évidemment, à y apporter des changements", a déclaré le ministre à la presse en marge de la séance de vote du plan d'action du gouvernement par l'APN.


L'Algérie veut gérer l'impact de la baisse des prix des hydrocarbures

L'Algérie veut gérer l'impact de la baisse des revenus pétroliers, ressource quasi exclusive du pays, en diversifiant son économie afin de la protéger des effets de la crise économique mondiale, a indiqué mardi à Alger le ministre des finances Karim Djoudi.

"Compte tenu des incertitudes qui pèsent, liées à la crise mondiale, l'année 2009 constitue pour nous une année d'observation et se caractérise (...) par une forte sollicitation du budget de l'Etat pour la couverture financière des programmes publics d'équipements", a-t-il dit.

Pour contrer la baisse du prix des hydrocarbures, l'Algérie compte, à moyen terme, diversifier son économie, moderniser l'agriculture et réhabiliter l'appareil de production, a ajouté M. Djoudi dans un message au cinquième Forum international de la finance (FIF), qui se tient à Alger.

Il a précisé que pour l'année 2009 l'inflation devrait se contracter à 3,5%, alors que la croissance du PIB projeté devrait être de 4,1% globalement et de 6,6 % hors hydrocarbures.

Le ministre a ajouté que l'Algérie disposait d'un fonds de régulation - alimenté par le surplus des recettes pétrolières - disposant de près de 60 milliards de dollars.

Ce fonds "permettra de sécuriser la dépense publique d'équipement et d'avoir une visibilité dans la conduite des finances sur le moyen terme", a-t-il dit.



13 milliards de recettes pétrolières entre janvier et avril 2009

L'Algérie a enregistré 13,1 milliards de dollars en recettes pétrolières durant les quatre premiers mois de l'année 2009, a indiqué lundi Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach. "Les recettes pétrolières réalisées de janvier à avril 2009 ont atteint 13,1 milliards de dollars", a affirmé M. Meziane à la radio nationale algérienne.

Il a précisé que le niveau actuel des prix de pétrole sur le marché international, qui atteignent 57 ou 58 dollars le baril, permettra à Sonatrach d'améliorer ses revenus notamment grâce aux recettes sur le gaz.

Samedi, le ministre de l'Energie et des mines Chakib Khelil avait affirmé que l'Algérie était en mesure de financer le plan quinquennal de 150 milliards de dollars entre 2009 et 2014 annoncé en mars par le président Abdelaziz Bouteflika en mars, avant même sa réélection pour un troisième mandat. L'Algérie tire plus de 97% de ses recettes des exportations d'hydrocarbures


Finances:

Des recettes fiscales de 977,4 MDS de DA engrangées au 1er trimestre 2009

Les recettes fiscales recouvertes durant le premier trimestre 2009 ont atteint 977,4 milliards de DA contre 1.203,2 MDS de DA durant la même période de 2008, soit une baisse de 19%, a-t-on appris dimanche auprès de la Direction générale des impôts (DGI). Ce montant représente la globalité de la fiscalité recouverte par les services de la DGI, des Douanes et des Domaines, précise la même source. Malgré ce recul par rapport au 1er trimestre de l'année passée, qui s'explique par la réduction des recettes fiscales pétrolières dans le sillage de la baisse des cours mondiaux de pétrole, les recettes fiscales réalisées restent supérieures à l'objectif des prévisions de la DGI qui tablait sur des recettes de 643,6 MDS de DA sur cette période, soit un taux de réalisation de 152%, ont indiqué à l'APS des responsables de la DGI.


Finances :

Algérie : la cagnotte 2008

La crise fait rage dans le monde entier, et l'heure est plus que jamais aux économies, y compris pour l'Etat. Car pour bon nombre d'algériens, l'exemple doit venir d'en haut. Mais est-ce le cas ?... L'argent du pétrole est-il bien dépensé ?

Les réserves de change à 143,1 milliards de dollars à la fin 2008

Les réserves de change ont atteint un montant de 143,102 milliards de dollars à la fin décembre 2008 (contre 110,18 milliards de dollars à la fin 2007), a appris samedi l’APS auprès de la Banque d’Algérie.
Cependant, vu l’emballement des importations des biens et services en 2008, le taux de couverture des importations de biens et services par les réserves de change est de près de 36 mois contre un ”pic” de l’ordre de 40 mois en 2007, selon la même source.
Sur les trois dernières années, l’encours des réserves officielles de change est passé de 77,781 milliards de dollars à fin 2006 à 110,18 milliards de dollars à fin 2007 et à 133,235 milliards de dollars à fin juin 2008.

Les investissements directs étrangers ont augmenté à 2,31 milliards de dollars en 2008


Le montant des investissements directs étrangers nets engagés en Algérie a enregistré une hausse en 2008 pour s’établir à 2,31 milliards de dollars, a appris samedi à l’APS auprès de la Banque d’Algérie.
Ce chiffre indique le montant des investissements directs étrangers (IDE) nets effectivement mobilisés dans le pays, précise la même source.
Durant l’année 2008, les IDE nets réellement engagés ont été de 590 millions de dollars au cours du 1er trimestre, de 480 millions de dollars au 2ème trimestre, de 240 millions de dollars au 3ème trimestre et de un (1) milliard de dollars au 4ème trimestre.
En termes de montant des IDE, l’année 2008 a ainsi enregistré une nette hausse par rapport à celle de 2007 durant laquelle les IDE nets s’étaient chiffrés à 1,37 milliard de dollars.
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