Cette page présentera les articles discutés au cours de notre club de lecture hebdomadaire à Québec. |
publié le 2 août 2010 18:23 par Vincent Joseph
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mis à jour : 3 août 2010 18:30
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Mercredi 4 août 2010.
Delphine, Jorge et Vincent présentent leurs diapos, elles seront disponibles (pour un temps limité) ci-dessous... Si j'arrive a les loader...
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publié le 19 mars 2010 05:34 par Vincent Joseph
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mis à jour : 2 août 2010 18:22
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Cet article traite d'un aspect insoupçonné de la chemosensibilité au CO2. Il s'agit de l'influence de la glie, plus principalement des astrocytes. L'article que je vous propose est une revue de la littérature concernant les différents mécanismes par lesquels les astrocytes peuvent participer à la réponse ventilatoire à l'hypercapnie. Les sujets principaux traités dans cet article sont: l'influence des connexions électriques (GAP junctions), le contrôle du milieu extra-cellulaire et l'effet direct du CO2 sur les astrocytes. Bonne lecture Frédéric |
publié le 9 févr. 2010 12:48 par Vincent Joseph
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mis à jour : 2 août 2010 18:22
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J Appl Physiol. 2009 Oct;107(4):1017-27. Stabilizing immature breathing patterns of preterm infants using stochastic mechanosensory stimulation.
Dans cette étude, les auteurs montrent que
l'application des stimulations mécano-sensitives chez des enfants prématurés
permet de stabiliser le rythme respiratoire, et de diminuer l'apparition
d'apnée. Un des intérêts de ce papier est de présenter les différentes théories
qui permettent d'expliquer ces résultats: Le système de contrôle respiratoire a
des propriétés non linéaires qui le rendent instable, en particulier chez les
nouveaux nés et prématurés. L'application d'un bruit de fond sous forme d'une
stimulation somatosensorielle de faible intensité peut contribuer à stabiliser
de tels systèmes. C'est donc ces propriétés qui sont exploitées: Le stimulus
utilisé n'induit pas de réveil, ni de modification à l'EEG, mais réduit les
apnées et les épisodes de désaturations associés.
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publié le 22 janv. 2010 10:46 par Vincent Joseph
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mis à jour : 2 août 2010 18:21
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Neonatal maternal separation (NMS) augments the hypoxic ventilatory response. The first paper (Kinkead et al 2008) hypothesised that this effect was due to deficient inhibitory (GABAergic) neurotransmission in key respiratory regions such as the NTS. As you will see, this was not the case. We are now investigating the possibility that NMS augments excitatory neurotransmission. The presentation will discuss recent results and our progress on the development of the autoradiography method to measure glutamate receptors in the PVN, NTS and phrenic motor column. The paper by Nicole & Baxter is used as a reference to develop the autoradiography technique. |
publié le 8 janv. 2010 12:29 par Vincent Joseph
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mis à jour : 11 janv. 2010 18:21
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Ne pas se fier au titre de ce message, volontairement ironique. Deux papiers importants publiés récemment, par l'équipe de Gordon Mitchell, montrent des effets opposés de l'adénosine dans la facilitation phrénique. C'est important d'une part pour les nouvelles perspectives dans la compréhension de la LTF respiratoire, et offre un beau cas d'étude où les auteurs posent une hypothèse, font les manips nécessaires pour la tester, et concluent... exactement le contraire, dans un beau papier très bien ficelé.
Le premier papier date de février 2008 (J. Neurosci. 28(9)-2033-2042), qui traîne depuis à peu près ce moment sur mon bureau... Il démontre chez le rat anesthésié que l'activation des récepteurs A2a de l'adénosine au niveau de la racine des nerfs phréniques (C4) augmente l'activité respiratoire. L'effet est très convaincant et de longue durée (au moins 2 heures - cf. fig. 1). Les mécanismes moléculaires sont disséqués: l'activation des récepteurs A2a induit la synthèse et la phosphorylation de TrkB (récepteur de BDNF - un des facteurs impliqué dans la LTF respiratoire), ce qui renforce l'efficacité synaptique au niveau des motoneurones phréniques. Tout est très bien démontré, avec l'appui d'approches expérimentales très poussées (potentiels évoqués phréniques, expression et phosphorylation de protéine, RNAi pour knock-down de la synthèse TrkB...) justifiant la publication dans J Neurosci. Une belle figure (Fig 7) vient compléter l'article, qui "compare et contraste" l'induction de facilitation phrénique par l'adénosine et l'hypoxie intermittente. Notez que les mécanismes sont distincts, et que les récepteurs impliqués sont différents en amont, mais que en bout de chaîne le résultat et le même.
Puisque l'hypoxie est un facteur bien connu de libération d'adénosine au niveau central, l'hypothèse découlant de ce papier était donc que cette libération d'adénosine renforce l'expression de LTF induite par l'hypoxie intermittente. Hypothèse assez simple à tester avec des antagonistes spécifiques. Ce que l'équipe de Mitchell s'est empressée de faire évidemment. Le papier vient de sortir (J Physiol 588(Pt1), 255-66 - 2010), et démontre... exactement le contraire. Il s'agit ici d'induire la LTF par une exposition classique à des cycles d'hypoxie intermittente (3 cycles de 5 minutes - isocapnic), toujours sur un modèle anesthésié, en présence, ou non, d'un antagoniste des récepteurs A2a. L'hypothèse de départ étant que l'antagoniste réduise de xx% l'expression de LTF, ce qui serait consistant avec le papier précédent. Au contraire, l'antagoniste double l'expression de LTF (Figs 1, 4 et 5). Ceci est spécifique des récepteurs A2a, puisqu'un antagoniste A1 n'a pas d'effet (Fig 4). Une fois encore, les données sont très convaincantes. Comment donc réconcilier ces données contradictoires en apparence?
Les auteurs proposent que l'induction de LTF par l'hypoxie intermittente (sérotonine dépendent et qui passe par des récepteurs couplés à des protéines Gq) et par les récepteurs A2a (couplés à des protéines Gs) sont des mécanismes différents qui interagissent sous forme d'inhibition croisée (cross-talk inhibition):
"In this context, we propose that both serotonin receptors associated with phrenic LTF and A2A receptors are activated during AIH, but that serotonin-dependent mechanisms predominate. Thus, instead of inducing phrenic motor facilitation, cross-talk inhibition from the A2A receptor-dependent pathway constrains serotonin-dependent pLTF during AIH".
On reste par contre dans le flou pour essayer de comprendre comment l'hypoxie transforme une activation en inhibition...
Rappelons qu'en général il est bien vu de poser la bonne hypothèse avant de commence une série de manips... Donc poser une hypothèse, la tester et la réfuter au vu des résultats, puis la triturer pour la faire coller aux résultats est une activité assez banale. L'élégance ici, en plus de la grande qualité du travail et de son intérêt pour la pathophysiologie de l'apnée, et de reconnaître que l'hypothèse de départ était foireuse. Mais avaient-ils vraiment le choix ?? |
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En marge de ce message, un beau petit texte dans le dernier J Physiol
Respiratory plasticity in sleep apnoea: should it be harnessed or restrained?
J Physiol January 1, 2010 588 (1) 3-4;
doi:10.1113/jphysiol.2009.184440