Ecole La Maison de l’Espérance
Son siège social est à Porrentruy.
Elle a pour but d’aider les enfants nécessiteux et leur famille en Haïti. Elle favorise l’entretien et la scolarité de ces enfants. Depuis plus de 20 ans, 300 enfants sont scolarisés, nourris et soignés grâce à l’école fondée par l’association, la Maison de l’Espérance.
Cette école est actuellement située à Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince (300'000 habitants), dans une zone où l’insécurité règne.
Malgré les conditions très difficiles (pauvreté, insécurité, manquement aux besoins vitaux des enfants,…), chaque enfant fréquentant l’école fait preuve de motivation et d’assiduité, se rendant compte de l’importance qu’est l’accès aux connaissances.
L’association aide également les parents à sortir de leurs difficultés en leur trouvant du travail ou un petit commerce, de sorte qu’elle n’ait pas à leur fournir une aide perpétuelle, mais que l’amélioration de la situation d’une famille permette de la laisser continuer seule et d’offrir l’aide à une autre famille dans le besoin.
L’école offre également un accès à l’alphabétisation pour environ 80 femmes, un atelier en formation de couture et autre artisanat, des cours de planning familial (prévention contre le SIDA, hygiène de santé,…).
L’école a été fondée par Madame Marie-Georgette Vallat, qui, lors d’un voyage en Haïti, a été profondément touchée par les besoins de ce pays, et plus particulièrement des enfants qui sont souvent les premières victimes de la pauvreté. Elle préside toujours l’association et se rend à Port-au-Prince chaque année afin de garder un lien étroit avec l’école.
Fonctionnement
L’association fonctionne grâce aux parrainages des élèves fréquentant l’école, à ses diverses activités ponctuelles et, surtout grâce aux dons des personnes sensibilisées au devenir des enfants haïtiens.
L’Aide Suisse à l’Enfance Haïtienne est une petite association et les personnes y œuvrant le font de façon bénévole. Chaque franc versé est utilisé pour les besoins des enfants.
Notre association est soutenue par Nouvelle Planète, fondation qui a pour but de promouvoir, de financer et de réaliser des programmes concrets d'aide en faveur de régions défavorisées outre-mer, dans les domaines de l’agriculture, de l’artisanat, de l’éducation, du social, de la santé et de la protection de l’environnement. La fondation s'efforce également de créer ou de susciter des relations privilégiées entre personnes, groupements, corporations et communautés de pays développés et de régions déshéritées, au moyen d'échanges épistolaires, d'envois de personnes ou de jumelages. La fondation peut également financer d'autres œuvres d'entraide ayant les mêmes objectifs (www.nouvelle-planete.ch).
Nouvelle Planète a édité un livre en 2009, « En lutte pour une planète plus humaine, 40 ans d’expérience dans la coopération », édition Favre, dans lequel il parle de notre association en ces mots :
Haïti, la Maison de l’Espérance.
Il fallait de l’imagination, de la persuasion et de grandes qualités de cœur à Marie-Georgette Vallat pour lancer, en ma compagnie, l’association de l’Aide à l’Enfance Haïtienne. Aidée par quelques personnes de sa région du Jura, plus tard, par ses amies de Femmes sans frontières, Marie-Georgette trouve rapidement une cinquantaine de parrains et marraines qui sont reliés à autant de familles en Haïti dépourvues de l’essentiel et qui ont plusieurs enfants à charge. Dans le même temps, elle s’engage dans des projets de séchage solaire de fruits et légumes, d’élevage d’abeilles, de création de porcheries, puis d’une école primaire dans le village de Désarmes.
Mais, face au chaos, dont la population est victime, cette femme intrépide ne s’arrête pas là. Elle projette la création d’une école pilote dans la périphérie de Cité Soleil, le grand bidonville de Port-au-Prince. Avec l’appui de la Chaîne du Bonheur, cette école appelée La Maison de l’Espérance, devient réalité peu après. Lors de ma première visite, cette maison bourdonne de vie dans ses multiples salles. Depuis les premières heures de la matinée, de nombreuses mères, accompagnées de leurs petits candidats aux études, se pressent à l’entrée. Il s’agit pour elles d’inscrire leurs enfants à l’une des 3 classes maternelles. Pour les primaires, le directeur et le gardien tentent de canaliser les candidats vers des classes claires et bien aérées prévues à cette fin. Tout ce petit monde se bouscule voulant être certain d’être admis, car ici, la scolarisation est à la base de toute promotion sociale.
« Nous sommes victimes de notre succès, me confie le directeur. Nous accueillons plus de 300 élèves et avons besoin de 20 enseignants, jardinières d’enfants et responsables de toutes sortes. Et, en complément, nous utilisons les salles en soirée et durant les week-ends pour les cours de planning familial, d’hygiène, de santé, de lutte contre le sida, etc, qui sont destinés aux mères. Ceci sans oublier leur formation en couture et autres artisanats. »
Et ce n’est pas tout, la direction de l’école est bientôt fière d’annoncer également qu’un centre d’alphabétisation de 4 classes est ouvert et que 80 femmes découvrent, entre 17 et 19 heures la magie de la lecture, de l’écriture et du calcul. «Ce qui prouve, écrit une responsable, que si nous ne sommes pas un soleil au firmament, nous sommes une petite lumière qui éclaire le quartier. Ceci d’autant plus qu’au moins 90 % de nos élèves réussissent leurs examens de fin d’année. »
Willy Randin, fondateur de Nouvelle-Planète.
Notre association collabore avec la Fédération Jurassienne de Coopération et de Développement en participant activement aux différentes Fêtes de la Solidarité (www.fjcd.ch).
Nous sommes également membres de Femmes sans Frontières.



