< Journée précédente / Journée suivante > ItinéraireJournal de bord d'IsabelleCe matin encore nous reprenons la route avec le vent de sable mais il semble un petit peu moins fort que la veille.
La route nous parait bien longue et monotone cette fois-ci. La fatigue se fait ressentir.
On arrive à Boujdour : la ville est remplie de drapeaux marocains : on apprendra par un gendarme à qui on posera la question que c'est la fête du trône. A cette occasion, toutes les villes du Maroc sont couvertes de drapeaux et nettoyées.
A la sortie de la ville, un contrôle de Police.
Habitués au Mali, nous ne nous arrêtons pas au panneau "Halte" mais continuons jusqu'au policier ... Il nous tombe alors dessus en nous disant que l'on devait s'arrêter au panneau "Halte", que ça va nous couter 40€ (tiens, c'est bizarre, les amendes au Maroc se payent en € ...). Il demande à JMP de descendre de la voiture avec les papiers et de le suivre au poste de police. S'en suit une longue discussion au poste à laquelle je ne participerais pas puisque je suis restée dans la voiture. Puis JMP revient sans amende ...
Nous poursuivons alors notre route. Quelque part entre Boujdour et Laayoune, nous tombons sur un groupe de jeunes assis dans le sable. L'un d'entre eux vient à notre rencontre sur la route et nous demande si nous avons de l'eau. Nous lui remplissons sa bouteille. Il nous remercie et se revendique membre du front Polisario ...
Nous arrivons à Laayoune où nous nous arrêtons à un distributeur pour retirer des Dirhams. Le boitier de direction consomme de plus en plus de liquide (nous avons du refaire 2 fois le niveau aujourd'hui) et nous constatons même que cela a empiré : maintenant, nous pouvons même voire des gouttes sur la route ...
Nous arrivons enfin au camping du bédouin qui, comme espéré est ouvert.
Cette fois-ci, notre halte rempliera toutes ses promesses : nous nous prenons un tente royale et mangeons sur place.
Au menu : foie gras du désert, chameau aux dattes, fromages de chèvres (faits maison), gâteau, vin rouge et vin blanc et thé.
Nous apprécions cette halte où pour une fois nous n'avons rien à faire ... et en plus, on est à l'abri du vent : ça fait du bien.
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