< Journée précédente / Journée suivante > ItinéraireJournal de bord d'IsabelleDebout 7h00. A peine levé (je suis encore couchée), 2 bergers s'approchent du 110 et viennent offrir à JMP une grande "bassine" de lait de chamelle qui vient juste d'être trait : il est tout chaud et mousseux. JMP goûte le lait et dit aux bergers qu'il trouve cela très bon. Pour ma part, je reste couchée et ne peut m'habiller car un des 2 bergers regarde à l'intérieur du 110. De toute façon, je ne peut déjà pas boire du lait de vache ... Ces mauritaniens ont vraiment le sens de l'accueil des étrangers. Après avoir discuté tant bien que mal avec JMP (ils ne parlent pas français), ils repartent. Nous lèveront le camp vers 9h00.
La piste nous amène directement à Timbedra : le douanier que nous verrons à Ayoun el Atrous nous dira plus tard qu'ils appellent cette piste la piste des contrebandiers ...
Arrivés à Timbedra, nous trouvons rapidement le poste de Police où nous faisons les formalités d'entrée en Mauritanie. Le policier qui s'occupe de nous commence à discuter sur la date d'émission du visa (laissant entendre que notre visa est périmé) ... mais finalement tout se passe bien : nos passeports sont tamponnés et on doit payer 2000 Ougouiyas pour l'entrée sur le territoire (pas de reçu).
Nous reprenons ensuite le 110 quand un mauritanien en tenue civile qui vient juste de se garer devant nous vient à la fenêtre de JMP et commence à lui dire d'une façon pas très sympathique du tout que nous sommes garés sur la route ... JMP lui répond que nous nous sommes garés là où les policiers nous ont demandé de nous garer ... Avant que la situation déjà tendue ne s'envenime, un policier en tenue vient s'intercaler entre ce Mauritanien et JMP en nous demandant où nous allons et ce que nous cherchons. D'un coup, la tension diminue, il nous explique où se trouve la douane.
Pendant ce temps, le mauritanien "hostile" s'est éloigné. Nous partons donc en direction de la douane.
Chemin faisant, nous tombons sur une station Total où nous faisons le plein.
Cette ville nous parait vraiment "glauque" et pas très hospitalière ... surtout en venant du Mali où les gens sont toujours souriants et accueillants. Nous n'en garderons pas un bon souvenir. Après avoir demandé à plusieurs mauritaniens, nous finissons par trouver la Douane : mais là, on nous explique que les formalités de douane doivent être faites à la Direction des Douanes à Ayoun el Atrous ... Nous quittons donc Timbedra sur la route de l'espoir et nous arrêtons à la Direction des Douanes d'Ayoun el Atrous. Il est 13h00 et on se demande si c'est ouvert. On a de la chance : il y a quelqu'un. Nous pouvons donc faire les formalités d'entrée sur le territoire pour le 110 après avoir longuement discuté avec le douanier qui était fort sympathique : ça nous a changé du poste de police de Timbedra ...
Nous repartons et il fait de plus en plus chaud. Nous rencontrons bon nombre de postes de Police/Douane/Gendarmerie où nous laisserons une dizaine de fiches de police. Nous tomberons même sur 2 postes de Gendarmerie qui nous demanderons si on n'a pas des cadeaux pour la Gendarmerie ... On laissera à chaque fois une poignée de stylos.
En discutant avec un gendarme, on apprendra que les gendarmes affectés à des postes de contrôle sur la route doivent rester en poste pendant 7 jours : ils ne peuvent pas bouger de leur poste. Quand on voit le confort de ces postes ... (il n'y a pas d'eau pour se laver, ...). Vers 19h30, nous trouvons un lieu de bivouac dans les dunes, à l'abris de la route.
Nous voulions aller jusqu'à Boutilimit mais il est tard et la route a été longue. Nous nous installons donc dans les dunes.
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