JMPLand

20 Juillet 2008 : Ké Massina -> Sokolo / 265 Km

< Journée précédente / Journée suivante >

Itinéraire

 

Journal de bord d'Isabelle

 
Debout 6h pour un départ à 7h30 : notre bivouac étant vraiment au bord de la piste, nous ne voulons pas trainer.
La pluie s'est arrêtée avec la nuit et ce matin il ne pleut pas mais le ciel est toujours menaçant et les terres sont bien détrempées.
Nous déjeunons rapidement puis partons.
 
Nous arrivons au bac de Ké-Massina vers 8h et il fonctionne déjà à cette heure. Tant mieux pour nous.
Nous ne tardons pas à embarquer : coût de la traversée 5000 Frs et bizarrement, nous sommes les seuls à payer quelque chose ... mais nous aurons un reçu ...
 
 
 
 
 
De l'autre côté, nous sommes surpris de découvrir une route goudronnée qui nous conduira jusqu'à Markala.
En cours de route, nous nous arrêtons sur le bas côté pour changer les plaquettes de frein arrières qui se sont usées beaucoup plus rapidement que ce que nous pensions.
Tout se passe bien pour la roue arrière droite, le côté gauche prendra un peu plus de temps : il faudra démonter l'étrier de frein pour faire rentrer un piston récalcitrant, tout ça sous le regard d'un jeune malien qui s'est assis au bord de la route pour nous regarder faire ... 
Finalement, l'atelier mécanique nous prendra environ 3h.
 
 
 
 
 
A 11h30, nous reprenons la route qui nous amènera jusqu'à Niono. Cette région est différente des autres : on y cultive essentiellement du riz et de la canne à sucre.
Après Niono, nous continuons sur une belle piste en cailloux rouge qui nous amènera jusqu'à Sokolo. Là, nous refaisons un plein.
C'est jour de marché et il y a beaucoup de monde : nous renoncerons à entrer au centre ville.
 
 
 
 
 
 
 
A la sortie de Sokolo, la trace nous fait quitter la belle piste rouge. Nous la suivons car il n'a pas plu de la journée : la piste semble avoir bien sécher.
Nous faisons 30 à 40 km et tombons alors sur une immense mare d'eau : on n'a pas le choix, il faut la traverser. Cette traversée est difficile, il faut arriver à maintenir le cap avec le 110 qui se prend pour un crabe et il faut tenir l'allure car sinon on s'enfonce. On a l'impression de glisser sur l'eau ... Stress ... puis on arrive de l'autre côté.
On fait alors le point et on se dit que s'est trop risqué, il faut rebrousser chemin ... et retraverser ce passage en croisant les doigts pour que cela se passe bien.
C'est le cas, nous arrivons de l'autre côté.
 
 
On décide alors de planter notre bivouac peu avant l'intersection avec la grande piste rouge car le ciel est à nouveau menaçant et on craint qu'il pleuve à nouveau dans la nuit.
Après manger, nous assistons au RDV des grenouilles qui viennent se retrouver autour de la lampe que l'on a posé à terre pour attirer les insectes : quel festin ...
 
Puis, dodo, il est 21h00 et la température est bonne : on devrait passer une bonne nuit.

 

 

 

Diaporama