< Journée précédente / Journée suivante > ItinéraireJournal de bord d'IsabelleDebout 7h00, départ 8h30. Peu après notre réveil, les 3 enfants de la veille nous rejoignent et s'assoient à côté de la voiture en nous regardant faire ... L'un d'entre eux coupe des branches d'un arbustes pour s'asseoir dessus plus confortablement.
JMP donne des cotons tige à la fille ainée pour son père (celui qui la veille au soir nous demandait des soins) Du coup, elle nous demande des T-Shirts ... Plus tard, après avoir un peu discuté avec eux, nous leur donneront un stylo chacun.
Puis, leur père arrive et les gronde et leur demande de le suivre, on est enfin seuls ...
On reprend la route puis on s'arrête dans un village pour prendre de l'eau à un puit pour faire une lessive.
Un ancien qui surveille le puit nous dit que l'on doit payer pour avoir de l'eau : on n'est pas d'accord donc on s'en va.
Une autre personne du village qui avait assisté à la scène nous fait alors signe de nous arrêter : JMP s'arrête alors à sa hauteur, à mi cheval entre le bas côté et la route.
Cette personne nous explique alors que même les personnes du village doivent payer cette eau, que ce n'est donc pas du "racket".
Sur ces entrefaits, des gendarmes de Gao (ou plutôt les "cowboy" de Gao) se garent devant le 110 à la façon Starsky et Hutch et nous traitent un peu comme des terroristes ... Motif de ce traitement : on ne doit pas se garer là, ça gêne la circulation ... Ils prennent la carte grise du 110 puis remontent dans leur voiture et nous font signe de les suivre.
Ils s'arrêtent au poste de police de Ségou où ils laissent notre carte grise en expliquant que nous étions garés au milieu de la chaussée ...
Nous rentrons dans le poste de police et là on explique que l'on est d'accord, on a fait une faute et on paiera l'amende pour cette faute, en revanche, nous tenons à rétablir le vérité : nous n'étions pas garé "au milieu de la chaussée" mais à cheval sur le bas côté ... après quelques palabres, les policiers nous disent que comme on est de bonne foi et qu'on a reconnu être en tort, on n'aura pas d'amende à payer. Ils nous laissent donc partir en nous souhaitant bon voyage : la journée commence bien !!!
Nous repartons un peu contrariés par cette histoire puis nous nous arrêtons à Ségou.
On trouve un distributeur de billet Visa (si si !!! ) qui nous permet de retirer un peu de liquide puis on se gare pour regarder un peu l'artisanat local.
Pas plutôt garés, un jeune malien, Adama Koumaré, vient nous voir et nous propose une balade en pirogue. On lui explique que l'on n'a pas le temps et que l'on veut regarder l'artisanat local : je lui demande notamment où il est possible de trouver le fameux bogolan ... Il nous propose alors de nous amener chez un cousins à lui : on accepte sa proposition, il nous servira donc de guide.
On achètera alors du bogolan, une série d'éléphants en ébène et des gris gris touaregs.
Nos achats terminés, nous reprenons la route.
Nous nous arrêtons à la station Total de San où nous ferons le plein de gasoil. J'en profite également pour faire le plein d'eau non potable pour la lessive et la vaisselle.
La route étant meilleure que ce que nous nous attendions à avoir, nous avançons plus vite que prévu et on arrive vers 19h15 au pied de la falaise de Bandiagara, au village de Endé. A peine entrés dans le village, un jeune malien nous fait signe de nous arrêter : puis il nous dit, c'est là, vous êtes arrivés ... Sur le moment, on ne comprend pas très bien ce qui se passe puis il nous explique que son frère tient un campement et qu'il croyait que nous cherchions le dit campement. Il est tard et il fait nuit, la journée a été longue : trouver un bivouac pourrait donc s'avérer difficile ... Nous décidons d'aller jeter un coup d'œil à ce campement : ça nous semble pas mal et on s'installe donc là, chez Issaka et sa famille.
Nous leur expliquons que nous dormons dans le véhicule et que nous avons notre nourriture. Ils voient que l'on est fatigué et nous laissent "tranquille" toute la soirée. On monte donc rapidement le camp, puis mangé puis dodo.
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