< Journée précédente / Journée suivante > ItinéraireJournal de bord d'IsabelleDebout 7h00 : la nuit a été meilleure que les précédentes, il faisait moins chaud.
Nous quittons notre baobab et notre objectif de la journée est Kayes.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas (heureusement) et aujourd'hui, il n'y aura ni pluie ni tempête de sable.
Les chemins commencent déjà à sécher.
La journée se passe ainsi tranquillement.
Nous arrivons à Aourou où nous faisons au poste de Police les formalités d'entrée au Mali.
Les policiers maliens sont beaucoup plus agréables et souriant que les policiers mauritaniens.
On leur demande où se trouve le poste de Douane : ils nous répondent qu'en cette saison, il n'y a plus de poste de Douane à Aourou : il nous faut aller à Kayes.
Après avoir discuté avec eux, nous reprenons notre chemin.
Nous arrivons à Kayes à 16h30 en fait 15h30 car il y a 2h00 de décalage entre la France et le Mali.
On s'arrête à un poste de Police pour leur demander où se trouve le poste de douane. On arrive à l'endroit indiqué : on nous explique alors qu'il faut aller ailleurs.
Comme nous sommes dimanche (on n'avait pas fait attention à ce détail ...), la personne qui nous a reçu téléphone à la personne de la douane qui est de garde ce dimanche là pour la prévenir de notre arrivée.
Nous arrivons ensuite à la Direction Générale des Douanes de Kayes où nous attendons la personne qui doit venir s'occuper de nous. Au bout d'une 1/2, 3/4 d'heure, le Directeur des Douanes passe en voiture à côté de nous et nous demande ce que l'on fait là. On lui explique ... il prend alors son téléphone et appelle à son tour la personne qui est de garde et lui demande de venir rapidement pour une urgence ...
Comme quoi, avec les bons interlocuteurs, ça va plus vite : la personne en question est arrivée dans le 1/4 d'heure qui a suivi ...
Nous sommes entrés dans son bureau et il a commencé par nous expliquer que c'est dimanche et qu'en principe il ne travaille pas, qu'il est venu uniquement parce son chez le lui a demandé ... ça commence bien ! Puis, il nous explique la procédure : en principe, il peut nous faire le laisser passer touristique contre 10.000 Frs un jour férié et 5.000 Frs les autres jours. Le problème est qu'actuellement, il n'ont plus de quittancier : il ne peut donc pas nous donner de quittance en échange de notre paiement ...
Il nous propose alors 2 solutions : - revenir le lendemain matin : ils auront alors un nouveau quittancier - on paye les 10.000 Frs "à titre gratuit" et il nous fait le laisser passer touristique sur lequel il inscrit "défaut de quittance". On se concerte avec l'autre équipage : de toutes façons, on devra revenir le lendemain pour faire du change, des courses ... Nous repartons donc sans le laisser passer. En repartans, nous essayons de trouver un distributeur de billet indiqué par le douanier. Chemin faisant, nous nous faisons doublé par un français d'Angers sur une moto : il s'agit de Michel Bellenger qui passe 15 jours au Mali tous les 2 mois pour restaurer le fort Médine. Si ça c'est pas de la chance ... Après avoir discuté un peu avec lui, il nous conduit à un distributeur de billet (la mastercard de JMP ne passe pas et je ne peux retirer que 100.000 Frs avec ma Visa), puis à une supérette où nous faisons le plein d'eau et de Coca. Il nous confirme que l'on peut bivouaquer à Médine, ou mieux, aux chutes de Félou qui ne sont qu'à 3 km du fort. C'est ce que nous partons faire non sans remercier chaleureusement Michel qui nous a sorti une belle épine du pied ...
Nous arrivons donc à Médine puis aux chutes de Félou : ticket d'entrée pour passer la nuit : 200 Frs. Il est 20h30 quand nous nous installons. A peine installés, 2 guides viennent nous voir. Ils essaient de demander de l'argent mais JMP s'en occupe : ils repartiront avec un ballon de foot ... Nous allons enfin pouvoir passer à table : ce soir, il faudra mettre les manches longues car il y a des moustiques ... Durant le repas, on discute du voyage avec les amis qui nous accompagnent : ils nous disent alors qu'ils ne sont pas prêts à vivre leur vacances dans la boue : ils décident donc de continuer leurs vacances en passant par la route ... de notre côté, nous décidons de suivre le programme initial : nous allons donc continuer seuls.
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