JMPLand

12 Juillet 2008 : Sud de Kiffa-> Nagara / 141 km

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Itinéraire

 

 

Journal de bord d'Isabelle

 
Comme tous les matins, debout 6h30, mais sans le muezzin pour une fois : ça a failli manquer ... mais avec les ânes qui sont d'humeur et qui n'arrêtent pas de "chanter".
La nuit a été très chaude et tous les équipages ont mal dormi ...
A notre réveil, il y a déjà 30° : la journée va encore être chaude ...
 
 
 
 
 
 
Nous démarrons et je m'initie au suivi de trace sur le PC : c'est pas toujours facile ...

Dès le départ, nous nous écartons de la trace (mais n'ayant pas un niveau de zoom suffisant, je ne m'en aperçois pas tout de suite) et on se retrouve avec un cours d'eau à traverser beaucoup trop profond pour s'engager : nous rebroussons donc chemin et finissons par récupérer la trace un peu plus loin.

On arrive ensuite à Kankossa où il nous faut trouver la Douane ... On fini par trouver un bureau de Douane mais il est fermé ... deux femmes qui étaient à proximité nous disent qu'il faut continuer notre route et que l'on tombera sur le nouveau poste de Douane. C'est ce que nous faisons mais nous ne voyons rien. Nous faisons donc demi-tour pour entrer à nouveau dans le village et là, nous nous faisons accoster par un guide sénégalais puis un gendarme qui nous indiquent le bureau de douane.
 
 
Nous nous garons et allons accomplir les formalités de douane. Nous tombons sur une douanier super sympa qui nous fait les documents et nous demande 3000 ougouiyas. Devant nos mines suspectes, il nous fait lire une lettre qui a semble-t-il était diffusée dans tous les postes de Douane mauritaniens : il s'agit de la lettre d'un français qui se plaint du "raquette" dont il a fait l'objet lors de sa traversée de la Mauritanie : il a du débourser 200 € de bakchich ... Suite à notre lecture, le douanier nous explique que maintenant ça va mieux, il y a moins de corruption en Mauritanie. Nous discutons un bon moment avec notre douanier puis terminons les formalités.
 
En sortant de la douane, nous discutons avec Mogué le guide sénégalais qui est maintenant à la retraite. Il connait bien le parcourt que nous allons faire et  nous dit d'être vigilant lorsque nous traverserons le gué de Bilikouate. 
Il nous explique alors que s'il y a trop d'eau, on n'a qu'à se préparer un thé, le temps que le niveau de l'eau diminue ...

Nous sortons ensuite de la Douane où les enfants du village nous attendent ... "Toubab, t'as pas cadeau ?"
JMP tente de faire une distribution de stylo "dans le calme" mais c'est peine perdue : il a beau expliquer que tout le monde en aura un, c'est la "lutte" entre les enfants : nous écourterons alors la distribution.
 
 
 
 
  
Nous repartons et traversons nos premiers villages maliens.
Puis, nous arrivons à Bilikouate : le gué est pratiquable et se passe sant trop de difficulté.
A partir de là, plus on avance et plus le ciel s'assombrit.
 
 
 
 
 
 
 
 
Il est 15h00 lorsque nous nous faisons rattraper par une tempête de sable et tout d'un coup c'est la nuit ...
C'est vraiment très impressionnant et un peu oppressant aussi.
Pendant la tempête, impossible d'avancer car la visibilité est nulle : nous nous sommes donc arrêtés en attendant que cela passe.
Cela a duré environ 15 min puis la pluie a pris le relais ...
 
Nous avons ensuite redémarré mais la progression a été plus difficile qu'auparavant : les pistes étaient recouvertes d'eau et ne se voyaient donc plus vraiment ... il a donc fallu rouler au cap.
Nous arrivons finalement à Nagara. Le cap nous indiquait une direction mais la piste que nous avions fini par récupérer partait dans une autre direction : nous avons suivi la piste et cela a été une erreur : alors que nous tentions de récupérer notre cap, nous nous enlisons dans du sable alluvionnaire (que l'on était aller repérer à pied pourtant ...)
 
 
Les maliens du village, qui suivaient notre progression, ont alors accourus pour nous prêter main forte : ils étaient une dizaine et n'ont pas ménagé leur peine pour nous aider à nous extirper de ce mauvais pas, creusant la terre à main nue ...
Après 3 tentatives, le 110 fini enfin par se "déskotcher".
 
Marche arrière pour s'écarter de cette zone ... et on tombe dans une ornière qui avait été creusée par Serge lorsque lui même avait reculé ... : on ressort les plaques et les pelles ...et le 110 ressort de son ornière : quelle journée !!!
 
 
 
 
 
Un grand merci à Sadou Traoulet et à Mamadou pour leur aide.

Nous leur avons ensuite demandé comment nous pouvions les remercier et Sadou nous a répondu qu'il ne voulait rien, il a juste fait cela "pour la France".
 
 
 
 

 
 
 
 
En suivant les indications de nos amis maliens, nous récupérons la piste de Kayes ... puis tombons sur un passage à gué dont la sortie est un peu rude : on atténue la pente avec les pelles et on met les plaques (l'une de nos plaques va d'ailleurs se tordre à cette occasion) puis les 2 véhicules passent sans problème. Pendant ce temps, un groupe de maliennes nous a rejoint pour regarder ce que nous étions en train de faire : JMP a tenté d'engager la conversation mais elles ne parlaient pas français ...
 
Chemin faisant, nous tombons sur notre premier baobab !!! la journée a été difficile pour tout le monde ... nous posons donc notre bivouac non loin de ce baobab. Le temps de nettoyer un peu les défs, de ranger et de manger : c'est l'heure d'aller au dodo : il est quand même minuit ...

 

 

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