ACAUNT MEI CHOULE POU' LA COUNTRAEE

PRESSE/ FABRICATION...

                           

Ci dessous


HEMEVEZ = les jeux normands à la fête lors de la première assemblée TEC NOR


Première participation aux artzimutés

Voir itou animation toussaint 2009 BERNAY ( onglet actualité )

Barentin = explication de la choule aux enfants de CM 1 et 2 de la ville

Et bien choulez maintenant...

 PARIS NORMANDIE 5 Avril 2010

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Pour une partie de choule à la crosse, rendez-vous à La Haye-de-Routot le dimanche 9 mai après-midi

SPORTS ANCIENS.Des passionnés font revivre les ancêtres du hockey ou du baseball lors de rencontres intergénérations. Comme à La Haye-de-Routot le 9 mai.

Tandis que certains deviennent des champions virtuels de golf ou de tir à l'arc sur une console Wii, d'autres s'adonnent à de drôles de jeux anciens. La choule ça vous dit quelque chose ? Et la tèque ? Attention, là c'est du vrai et du rude parfois qui attendent les curieux et les amateurs. Rendez-vous le dimanche 9 mai à La Haye-De-Routot dans l'Eure pour tester ces disciplines sportives en pleine renaissance.
A la tête des nouveaux adeptes de ces sports et jeux remontant au Moyen Age se trouve Jean-Philippe Joly, 53 ans, ancien sportif de haut niveau et cadre commercial dans les assurances. Un homme qui ne connaît que la Normandie orientale et l'occidentale (il vient de l'Ouest), parle la langue normande, et est tombé dans le chaudron à cause d'un arrière-grand-père qui jouait à la choule et d'une vraie curiosité pour l'histoire du sport, assez peu partagée.
« La tèque c'est l'ancêtre du baseball et c'est assez repris dans les écoles, et aussi par les scouts. La choule (ou sioulle ou soulle) avec la crosse, c'est l'ancêtre du hockey, ça fait penser aussi au knattleikr qui se jouait dans les assemblées parlementaires en Islande, au temps des Vikings. Cela n'est pas non plus authentifié puisqu'on n'a pas vraiment de documents là-dessus… »
Les règles ? « Il y a deux équipes pour la choule à crosse. La balle, on peut la frapper devant ou derrière, il faut faire tomber le guichet, ce qui fait aussi penser au cricket. » La grande choule, elle, s'apparenterait davantage au rugby ou au football américain, « avec une grosse balle munie d'un arceau qu'on se passe. J'ai retrouvé des gravures où l'on voit des villages s'affronter. Ce pouvait être assez violent et parfois interdit par les gendarmes », poursuit le spécialiste.
Remis au goût du jour, les jeux sont adaptés à notre époque. « L'idée, c'est que toutes les générations puissent se rencontrer, et pour cela on adapte l'initiation aux différents publics », précise Jean-Philippe Joly. Avec les amis qu'il a convertis, des bénévoles passionnés, il consacre beaucoup de temps à organiser des rencontres mais aussi à fabriquer les jeux.
Une vingtaine sont ainsi proposés au grand public lors de tournois. Les jeux de bistrot et de marins ont aussi droit de citer, ce qui peut donner lieu à des concours de bézette ou de jeu du camembert sans oublier la poule aux dominos.
Véronique Baud  PARIS NORMANDIE
 

Pour en savoir plus sur tout ce folklore enfoui (la pratique de la choule fut interrompue par la Première Guerre mondiale) et pourquoi pas tester, un site très fourni existe : sites.google.com/site/ jeuxtradinormandie.
Grande rencontre de choule, dimanche 9 mai, de 13 h 30 à 18 h (accès libre), La Haye de-Routot (27), pelouse du musée du Sabot


Des jeux bi t'chu nous à Quinéville Août 2009

L'association des Tèqueurs et des Chouleurs de Normandie organisait hier, à Quinéville, une rencontre autour des jeux traditionnels normands. Un patrimoine qu'une poignée de passionnés tente de faire revivre.

Dix

C'est le nombre de jeux traditionnels normands, accessibles au public, sur le terrain des sports de Quinéville, hier après-midi. Chacun a pu s'essayer aux jeux de comptoir, comme le jeu du camembert, le jeu de Ferme la boîte, un jeu de dés auquel les marins s'adonnaient sur les navires marchands et corsaires. Mais aux jeux collectifs, aussi : la grande choule, la choule crosse, les quilles, le palet, les cubes, ou encore la Tèque, qui se joue encore dans les cours de récré de certaines écoles manchoises.

Quelques histoires

La grande choule. Grand jeu collectif pratiqué jusqu'à la fin du XIXe. À l'époque, la dernière mariée d'un village mettait de l'argent dans une balle, que son époux devait lancer par-dessus la nef de l'église. Les célibataires, hommes et femmes, devaient se battre pour la récupérer. « Mon arrière-grand-père jouait à la grande choule », explique Jean-Philippe Joly, le président de l'association des Tèqueurs et des Chouleurs de Normandie. « Mais c'était un jeu interdit, car dangereux. Les blessés, et les morts n'étaient pas rares, lors de ces affrontements. On pouvait aller en prison pour y avoir joué. La plupart du temps, nos ancêtres la pratiquaient donc en secret. »

Le Knattleikr. Il n'y a pas de faute de frappe. Ce n'est pas un gros mot non plus. C'est le jeu de paume viking. À l'origine, il est apparu dans les réunions de clans des chefs vikings en Islande, des réunions de justice qui pouvaient durer jusqu'à un mois. Pour éviter que les chefs ne se battent, des jeux, comme le Knattleikr, étaient organisés.

La choule crosse. L'ancêtre du hockey. Le cricket s'en inspire beaucoup aussi. On y a joué dans le Cotentin du Moyen-Âge jusqu'en 1943. La choule crosse est de retour depuis 2001, surtout dans la région de Bricquebec.

Disparition

Les passionnés de l'association le reconnaissent. Il est très difficile de retrouver des jeux normands et de retracer leur histoire. Il y a plusieurs raisons à cela, selon Jean-Philippe Joly. « Nos ancêtres jouaient de l'argent. C'était formellement interdit. Ils étaient donc obligés de jouer en douce. Alors les parties se déroulaient dans les cours de fermes, à l'arrière des bistrots. Sans transmission. Et puis, il y a eu toute une époque, où les gens trouvaient ça vieillot. »

Recherches

De longues heures. De longues années de recherches, même, pour faire revivre les jeux traditionnels normands. « Nous lisons beaucoup. Nous parcourons aussi tous les villages, pour rencontrer les anciens qui pourraient nous transmettre les règles, nous raconter des histoires, et pourquoi pas, retrouver des quilles d'origine par exemple. Pour être francs, tout ce que nous avons réussi à faire jusqu'à présent, c'est grâce aux livres plutôt qu'aux témoignages », déplore Jean-Philippe Joly.

Bénédicte CHARLES - MUNCH.

Ouest-France

 


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jean-philppe joly,
14 janv. 2009 12:22