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Pages choisies


Etre parent, une aventure humaine et spirituelle

publié le 8 oct. 2011 05:52 par Jésuites de La Réunion


Marie-Christine Bernard
Editions Presses de la Renaissance 2011
276 pages

Marie-Christine Bernard, religieuse ignatienne, théologienne et anthropologue, s'adresse ici à toutes les personnes qui s'occupent, à un titre ou à un autre, d'enfants et de jeunes adultes. Elle fixe les repères fondamentaux qui assurent selon elle une éducation responsable, ouverte et sereine, de la naissance à la puberté, puis de l'adolescence à l'arrivée à l'âge adulte.

Un guide très complet qui répond à bien des interrogations et des inquiétudes : sur la manière d'exercer la fonction parentale, l'évolution de la relation parents/enfants, le rôle des adultes et de la société, le partage des responsabilités éducatives (pas de bourrage de crâne, mais gare au vidage de crâne !), l'exercice de l'autorité (qui  fait  grandir  et  qui  est  basée  sur  l'écoute,  la confiance), l'adaptation de l'éducation aux différentes étapes du développement, la transmission de la foi...

Le courage de se construire

publié le 8 oct. 2011 05:35 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 8 oct. 2011 05:53 ]


Robert Comte Editions Salvator - 2009
222 pages


Dans cet ouvrage sous-titré  "L'identité entre don et promesse", Robert Comte (frère des Ecoles chrétiennes, formateur au Centre lasallien français et auprès de laïcs), analyse successivement l'identité personnelle sous l'angle sociologique, psychologique, philosophique et  théologique. 
Il passe d'abord en revue ce qui "travaille" l'identité et pointe la difficulté à se situer aujourd'hui comme adulte.
Pas facile de trouver une identité stable ! D'autant que les mutations familiales, sociales, professionnelles, culturelles et religieuses engendrent des répercussions directes sur ce qui structure l'individu. 
L'identité n'est pas "un fruit sauvage que l'on cueille par hasard, mais l'aboutissement d'un travail de culture, autrement dit d'éducation". Elle repose sur trois piliers : l'espace, le  temps, les  relations avec les autres. Pour expliquer comment elle se forge, l'auteur propose une synthèse de travaux d'auteurs qui se sont intéressés aux étapes du développement de la personne (Giddens, Erickson, Marcia, Mc Adams, Ricoeur...). 








Parce que "chaque âge de la vie apporte sa propre pierre à la construction de l'identité personnelle et lui pose des défis spécifiques", il insiste sur les moments-clés  de sa construction  :  l'adolescence, le milieu de la vie, le passage à la retraite, le temps de la retraite, le vieillissement. 
Le dernier tiers de l'ouvrage explore l'identité chrétienne : la réponse à l'appel que Dieu lance à chaque homme pour qu' il prenne en main son propre accomplissement, avec courage et avec les autres. Elle s'enracine "entre don et promesse". Tout au long des étapes
de la vie.

La culpabilité : comment s'en sortir ?

publié le 18 juin 2011 05:18 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 18 juin 2011 05:34 ]

Denis Sonet, Edition du Chalet - 2002
80 pages


Le père Denis Sonet, sans discours philosophique ou moralisateur, mais avec sérieux et sa dose d'humour habituelle, affirme que si le sentiment de culpabilité est un sentiment dont on a beaucoup de peine à se débarrasser car il « colle littéralement à la peau » comme « une tique d'autant plus indéracinable qu'elle est plus dissimulée ou niée », on peut cependant le transformer en « une source merveilleuse de liberté et de progrès ».
Sur le ton de la conversation, avec des exemples pris dans la vie de tous les jours, l'auteur explique comment ne pas confondre le sentiment de culpabilité et la culpabilité elle-même. « Le royaume de la culpabilité n'a pas toujours des frontières précises », il importe de faire la distinction entre fausse culpabilité (je me sens 

coupable alors que je ne le suis pas), culpabilité saine (je suis coupable, j'en ai pleinement conscience, et je peux alors entamer un processus de réparation), culpabilité floue (ma responsabilité est difficile à cerner).
Une recherche patiente dans l'inconscient peut libérer de fausses culpabilités qui rongent. L'appel à la conscience morale permet de se reconnaître responsable des fautes réelles, de passer du remords au regret, du regret au repentir et de retrouver la paix. Ainsi on évite les effets destructeurs de excès de culpabilisation : repli sur soi, comportement victimal et masochiste, ou tout au contraire déni de sa faute, recours à un bouc émissaire, hypocrisie, etc.

Traverser nos fragilités

publié le 8 avr. 2011 07:46 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 8 avr. 2011 07:58 ]

Bernard Ugeux.
Ed. de l'Atelier, 2006, 156 pages


Anthropologue et théologien, Bernard Ugeux propose dans cet ouvrage un chemin de réflexion, un véritable itinéraire spirituel pour « traverser la fragilité » c'est-àdire l'identifier, puis l'apprivoiser, vivre avec elle sans la considérer comme une tare mais comme « une limite et une chance à la fois » et être ouvert à celle des autres de façon juste en tant que chrétiens.
Nourri de la traversée de sa propre fragilité et de l'expérience 
acquise auprès des personnes en souffrance qu'il accompagne, Bernard Ugeux évoque d'abord les multiples fragilités de notre monde où la faiblesse est souvent vécue comme une faute. Il souligne que notre expérience personnelle nous fait prendre conscience que « notre fragilité est bien souvent ce qui nous rend capables de tendresse, de compassion, d'écoute, de dépassement», et que nous ne pouvons pas nous suffire à nous-mêmes.
Nous avons besoin des autres, de leur regard bienveillant, aimant, respectueux. Bien plus, pour faire face à la maladie, au handicap, à la vieillesse, à la solitude, à la mort, nous avons besoin de « l'Autre », du Dieu de Jésus-Christ. Rejetant les représentations
de Dieu culpabilisantes et contraires à l'Évangile (la souffrance n'est pas une punition divine, il ne faut ni la glorifier ni la fuir mais lui donner sens), l'auteur invite à une approche chrétienne de la fragilité. 






Il s'interroge sur la toute-puissance de Dieu, l'épreuve du mal, les pratiques de guérisons de Jésus et développe sa réflexion sur le sens chrétien de la souffrance et de la guérison à la lumière de la bonne nouvelle du Salut.
Dieu, puissance de vie et d'amour, « se propose sans s'imposer ». Présent dans nos vies, « il ne nous enferme pas dans nos fragilités et dans notre péché » ; il n'est pas indifférent à nos souffrances : « Il ne nous envoie pas des croix, son Fils les porte avec nous ». Mais comme le disait le jésuite François Varillon : « Que notre Dieu n'agisse pas tout de suite comme nous le voudrions ne signifie pas qu'il soit indifférent ou impassible ». À nous de discerner son action souvent discrète.
Dans les trois derniers chapitres de son ouvrage, Bernard Ugeux réfléchit à l'usage des charismes, appelle à la vigilance dans les démarches de prières en vue de la guérison et expose la manière dont l'Église, par l'accueil sacramentel de la fragilité, s'inscrit dans l'ensemble des démarches de soin et de soutien moral des malades. Il s'adresse pour terminer aux communautés chrétiennes afin que « chacun soit accueilli et reconnu dans toute sa dignité, quelle que soit sa pathologie ou son passé ».
On lira avec profit cet ouvrage pour « traverser » notre fragilité, et celle des autres, sans perdre l'espérance du Salut, sans oublier que le mal n'aura pas le dernier mot.

Paraboles

publié le 8 avr. 2011 07:43 par Jésuites de La Réunion


Paulette Boudet. Ed. des Béatitudes,
2005, 130 pages


Un bouquet de 35 petites histoires imagées, poétiques,
touchantes et souvent drôles, joliment ornées des dessins
humoristiques d'Yves Guézou. Des paraboles modernes
aux titres brefs et mystérieux qui piquent la curiosité du
lecteur : « les lunettes, la table, l'empreinte, les récipients,
l'ordonnance, l'arbre rose » etc. 








Des récits simples en apparence, que chacun lira, relira, ou écoutera,
pour en découvrir le sens caché, la signification spirituelle, l'interprétant en fonction de sa personnalité, de sa maturité, de son vécu, des circonstances de sa vie. À lire seul ou en couple, ou en famille, ou pourquoi pas, avec des amis.

Claude Lévi-Strauss, enthropologue

publié le 23 janv. 2011 00:51 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 23 janv. 2011 04:00 ]

Deux revues qui rendent hommage dans un hors-série 
au grand anthropologue Claude Lévi-Strauss 
décédé le 30 octobre 2009 :

- Le Nouvel Observateur, « Lévi-Strauss par Lévi-Strauss », 82 p.

- Le Monde : Une vie, une œuvre, « Claude Lévi-Strauss », 122 p.


On y trouve un portrait très complet et de très belles photos du « père du structuralisme », des témoignages inédits, des textes choisis d'une douzaine de ses oeuvres. Et aussi une sélection des articles et des entretiens les plus importants, les plus marquants, écrits par « ce géant de la pensée » dans « Le Nouvel Observateur » pour lequel il fut, pendant plus de quarante ans, une référence intellectuelle.


L' interview de la philosophe et romancière Catherine Clément nous décrit un homme non pas cérébral et froid, mais passionné, d'une grande sensibilité.
Les témoignages et les extraits d'articles publiés dans ces deux revues au cours de sa longue et féconde vie d'ethnologue attestent que, si l'auteur de « Tristes tropiques » fut « reconnu, admiré, commenté et célébré », il fut souvent aussi critiqué et même durement attaqué. Il se révéla alors un redoutable et cinglant polémiste, mêlant dans ses réfutations arguments et moqueries.
De magnifiques photos en noir et blanc, choisies parmi les quelque 3000 clichés, longtemps inédits, rapportés de ses séjours au sein des tribus indiennes de l'Amazonie et au Pakistan, et souvent légendées par lui, nous font découvrir un Lévi-Strauss ethnophotographe, « explorateur de l'humain ».

Célibataires : osez le mariage !

publié le 6 nov. 2010 05:47 par Aimé Rouquette   [ mis à jour : 6 nov. 2010 05:57 ]

Pascal Ide, éd. St Paul, 1999, 234 pages

Parce qu'il a accompagné pendant neuf ans des hommes et des femmes ayant dépassé le cap de la trentaine et hésitant à se marier, le Père Pascal Ide a la conviction que le célibat n'est pas une fatalité mais l'attente active d'un éventuel mariage. C'est pourquoi, en s'appuyant sur des situations concrètes, en donnant des conseils pratiques, il veut dans cet ouvrage non pas informer mais aider à un travail personnel sur soi-même pour arriver à une transformation intérieure qui mènera peut-être au mariage.

Comment faire pour reconnaître son état de célibataire, ne pas en avoir honte et y consentir ? Quel est le sens de sa vie et sa conception du bonheur ? Comment prendre conscience que le secret du bonheur, c'est de donner et de se donner, sans retour et sans restriction ?


Parce qu'il a accompagné pendant neuf ans des hommes et des femmes ayant dépassé le cap de la trentaine et hésitant à se marier, le Père Pascal Ide a la conviction que le célibat n'est pas une fatalité mais l'attente active d'un éventuel mariage. C'est pourquoi, en s'appuyant sur des situations concrètes, en donnant des conseils pratiques, il veut dans cet ouvrage non pas informer mais aider à un travail personnel sur soi-même pour arriver à une transformation intérieure qui mènera peut-être au mariage.
Comment faire pour reconnaître son état de célibataire, ne pas en avoir honte et y consentir ? Quel est le sens de sa vie et sa conception du bonheur ? Comment prendre conscience que le secret du bonheur, c'est de donner et de se donner, sans retour et sans restriction ?

Initiation à la prière et à l'adoration

publié le 26 août 2010 04:58 par Jésuites de La Réunion

Anne-Françoise Vater
Ed. de l’Emmanuel, 2006, 224 pages

Anne-Françoise Vater est, avec la Communauté de l’Emmanuel, à l’origine des « Écoles de prière et d’adoration ». En puisant dans la Bible, le Catéchisme de l’Église Catholique, les écrits de maîtres spirituels, et aussi dans ceux de Jean Paul II et de Benoît XVI, elle offre dans cet ouvrage un véritable enseignement sur l’Eucharistie accompagné de « conseils pratiques » pour une rencontre personnelle avec le Christ dans le Saint-Sacrement. 




Un cheminement en douze chapitres - douze rencontres - qui s’adresse à ceux qui veulent « passer régulièrement du temps devant Jésus présent au Saint-Sacrement », être à l’écoute de Jésus, et ainsi découvrir de plus en plus l’amour infini de son coeur, louer Dieu et rendre grâce, accueillir et garder la Parole, et aussi la mettre en pratique, et l’annoncer.

Le rabbin et le cardinal

publié le 16 juil. 2010 08:11 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 16 juil. 2010 08:16 ]

Gilles Bernheim et Philippe Barberin
Ed. Stock 2008
346 pages


Dans ce livre qui porte en sous-titre « Un dialogue judéo-chrétien d'aujourd'hui », Gilles Bernheim, le grand rabbin de la synagogue de la Victoire à Paris, vice-président de l’Amitié judéo-chrétienne, et Philippe Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, fortement engagé dans l’œcuménisme et l’interreligieux, répondent à Jean-François Mondot d’une manière libre, franche et amicale.

Très vite, la question de Jésus et les écrits de l’apôtre Paul deviennent le centre des échanges de ces deux croyants et au fil des pages on mesure la difficulté pour le judaïsme et le christianisme de se rejoindre par-delà leurs différences et leurs spécificités. 

Avec la Torah, la Loi pour l'un, et Jésus, Dieu-Sauveur mourant sur la Croix pour l'autre, ce sont bien deux mondes qui se font face, faits de similitudes et aussi de divergences profondes : le monde juif et le monde chrétien, avec leurs valeurs, leurs systèmes de pensée et leurs manières de vivre. Mais pour ces deux hommes qui s'estiment, c'est une nécessité et même une urgence aujourd'hui de poursuivre le dialogue judéo-chrétien, notamment sur les grands problèmes de notre société.

J'aimerais vous dire

publié le 16 juil. 2010 08:02 par Jésuites de La Réunion   [ mis à jour : 16 juil. 2010 08:08 ]

Mgr Albert Rouet
Ed. Bayard 2009
346 pages

Mgr Rouet, archevêque de Poitiers, évoque dans cet ouvrage des questions qui lui paraissent essentielles aujourd’hui pour l’Église. Il le fait avec son expérience d’évêque, sa foi de baptisé et une grande liberté.

Le livre s’ouvre sur un chapitre consacré à saint Hilaire. Si Mgr Rouet se réfère à lui, ce n’est pas seulement parce qu’il fut le premier évêque de Poitiers, il y a 1700 ans. C’est aussi parce que le monde dans lequel vivait Hilaire était un monde assez semblable au nôtre. Une société in-sécurisée, livrée à des gourous, des faux dieux. La foi d’Hilaire s’enracinait dans l’Écriture : « Par l’Écriture, nous connaissons le Christ et par le Christ, nous connaissons Dieu ». Hilaire montrait un très grand respect envers son peuple. Il connaissait le poids des mots et avait compris qu’on peut se laisser prendre à leur beauté, alors que c’est leur sens qui est important.

Dans ce premier chapitre se dessinent déjà les thèmes abordés dans les suivants. Il est question de la justesse des mots, de l’identité chrétienne, de l’altérité, de la communion, de la vie spirituelle ou encore du chrétien et de la morale. Il est beaucoup question aussi de relations. Relation trinitaire. Relations des hommes entre eux. Nouvelle sorte de relation créée par le Christ, qui fait passer d’un ordre vertical, hiérarchique, à un ordre horizontal, celui de la communauté, celui du Corps. Et des conséquences de cette relation nouvelle pour ceux qui choisissent de la vivre.

Un livre qui invite à une lecture lente, parce que les pensées exprimées sont riches et denses. Et qui se prêterait bien à une lecture en groupe, pour pouvoir échanger avec d’autres.

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