L'année 2009 n'aura pas vu de très grandes activités. Les enfants sont aux études en Suisse, Jean-Didier est fort absorbé par son travail et Merja s'occupe de ses oeuvres.
Certes, en début d'année, les enfants sont venus passer quelques semaines à Abidjan, mais en raison de la crise persistante, nous n'avons guère pu que nous balader un peu le long de la côte.
Quelques jours à Sassandra nous auront quand même permis de faire une balade sur le fleuve et d'y rencontrer des hippopotames. Bêtes à observer avec beaucoup de respect et grande prudence quand on se trouve dans une coque de noix mue par un petit moteur poussif.
Comme d'habitude, durant cette période de vacances, nous sommes restés très casaniers, n'effectuant que deux ou trois petites excursions de journée, deux ou trois visites. Pourquoi sommes-nous si fainéants ?
Mari-Caroline avait prévu un séjour de vacances à Moscou, afin d'y parfaire son russe et nous ne l'avons dès lors que peu vue. Janne-Nicolas, lui avait prévu son périple annuel en Europe de l'Est, commençant par le nouveau festival de Woodstock à Przystanek en Pologne au début du mois d'août. Nous aurons donc pu le voir durant quelques semaines.
Fin septembre nous fera vivre, de loin, le massacre du stade de Conakry, en Guinée. Lorsqu'il a pris le pouvoir, en décembre 2008, le capitaine Moussa Dadis Camara a promis, juré craché, qu'il ne s'agissait que d'une transition et qu'il mènerait le pays à des élections démocratiques, exemptes de toute candidature militaire. Quelques mois plus tard, il retourne sa veste, se déclare candidat à la présidence et commence à museler la société civile et les partis politiques, rassemblés sous l'égide des Forces Vives. Celles-ci préparent un meeting populaire au Stade du 28 Septembre (28.9.1958, naissance de la République de Guinée). Lorsque les leaders politiques et les militants y sont rassemblés, la garde présidentielle accompagnée de divers corps habillés ferme les portes et tous commencent à tirer dans la foule. En plus des morts et des blessés, il y aura aussi d'innombrables viols (aussi à la baïonnette ou au canon de Kalach) et les intimidations, éliminations, etc. se poursuivront durant plusieurs semaines. Le niveau de barbarie, de sauvagerie et de cruauté dont peuvent faire preuve certains humains (voir aussi, beaucoup plus près de chez nous, l'ex Yougoslavie) dépasse l'entendement.
Pour la vie en Côte d'Ivoire, nous attendons toujours les élections, encore une fois repoussées de la date du 29 novembre. Peut-être auront-elles eu lieu lorsque nous quitterons le pays en été 2010 ?
Les enfants ne pouvant venir à la fin de l'année, nous passerons les fêtes en Suisse.

