Des idées mises en ordre  |
publié le 5 avr. 2012 05:49 par Jacques Rodet
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mis à jour : 5 avr. 2012 05:49
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publié le 30 mars 2012 00:40 par Jacques Rodet
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mis à jour : 31 mars 2012 01:14
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Cas d’utilisation d’une ressource rapid-learning au DUT SRC de l’IUT de VélizyDans le cadre de mes cours de gestion de projet multimédia à l’IUT de Vélizy à destination d’étudiants en DUT Services Réseaux et Communication (SRC), j’organise régulièrement des séances de travaux pratiques. Celles-ci sont réalisées en présentiel et offrent un espace de travail en groupes d’étudiants nommés « agences ». Tout au long du DUT SRC qui se déroule sur deux ans, les agences ont à définir, concevoir et réaliser un projet multimédia de leur choix. Après avoir constitué leurs agences, les étudiants sont invités à rédiger une charte de fonctionnement qui spécifie leurs principes d’organisation et la manière dont ils vont prendre des décisions. Puis, ils créent une première version de leur planning de travail à partir des éléments fournis par l’équipe pédagogique au sein d’un document de cadrage qui spécifie les principales échéances et les livrables attendus.Ceci réalisé, les agences ont à rédiger un synopsis de leur projet sur lequel les enseignants vont vérifier l’intérêt et la faisabilité du projet ainsi que produire des commentaires et des conseils.C’est à cette étape que les étudiants de la promotion 2011-12 sont actuellement. Afin d’introduire ce travail et de m’éviter la reproduction d’un même discours auprès des différents groupes TP, j’ai pris le parti de produire une petite ressource vidéo présentant les principaux éléments relatifs à la rédaction du synopsis. Plusieurs effets intéressants relatifs à cette pratique sont constatables. - Le dépôt sur un LMS de cette ressource en amont de la séance TP a donné l’occasion à certains étudiants de la visualiser et de commencer à réfléchir à la manière dont ils vont s’y prendre pour rédiger leur synopsis.
- La projection de cette même ressource en début de TP a permis aux autres d’en prendre connaissance. Lors de cette projection, l’attention des apprenants s’est révélée d’un niveau nettement plus élevé que lors d’un exposé classique.
- Le stockage de cette ressource permet aux étudiants de la revoir en cas de besoin.
- Le nombre de questions pour avoir des précisions sur le travail attendu a été plus important que d’habitude. Si ceci peut être imputable aux éventuelles insuffisances de la ressource, il semble bien que ce soit la modalité même qui introduise une plus grande distanciation et favorise une réflexion plus approfondie de la part des apprenants d’où un plus grand nombre de questions à portée opérationnelle.
- La mise au travail des étudiants a été plus rapide.
De mon côté, si j’ai économisé la répétition de groupe TP en groupe TP, ceci a nécessité un temps de conception et de réalisation. Pour ce faire, mon choix s’est porté sur un outil qualifié de rapid-learning, le logiciel Adobe Presenter qui permet d’enrichir un diaporama par du son, de la vidéo et des animations. J’estime la production du diaporama et sa sonorisation à environ 1h00 pour une durée de 6mn40. Au final, cela m’a demandé un peu plus du double du temps qui m’aurait été nécessaire en procédant à des exposés classiques. Même si cette ressource pourra être réutilisée pour d’autres promotions, les principaux bénéfices se situent donc davantage sur le plan pédagogique comme nous l’avons vu plus haut.Certaines questions restent ouvertes. Les bénéfices pour les étudiants sont-ils pérennes ? Le recours à cette même stratégie pour d’autres étapes du cours ou pour d’autres cours ne souffrira-t-il pas d’un effet d’usure ? Ceci est particulièrement sensible dans la mesure où les étudiants constituent un public exigeant et éprouvant des difficultés à renouveler leur motivation et leur persévérance. De plus, certaines personnes font preuve d’une grande adaptation de leurs stratégies de fuite face aux différentes situations pédagogiques auxquelles ils sont confrontés. Enfin, surprendre les étudiants, voire les séduire par une mise en forme plus sophistiquée d’un message ne peut en aucun cas être l’alpha et l’oméga d’une pratique pédagogique efficace. |
publié le 29 mars 2012 10:06 par Jacques Rodet
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mis à jour : 29 mars 2012 10:08
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publié le 27 mars 2012 02:27 par Jacques Rodet
publié le 26 mars 2012 08:44 par Jacques Rodet
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mis à jour : 26 mars 2012 09:05
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Quelques conseils méthodologiques pour bien commencer une planification |
publié le 31 déc. 2011 05:32 par Jacques Rodet
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mis à jour : 2 janv. 2012 05:03
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Marie-Madeleine Sève, dans son papier intitulé « Partager
l'information ? Un salarié sur deux craint un retour de bâton » publié
par L’entreprise.com attire
l’attention sur certaines réalités auxquelles les organisations qui souhaitent s’engager
dans une démarche de knowledge management sont confrontées. Elle en arrive à
formuler six conseils aux managers.
Malgré l’intérêt de ces propositions, il n'est pas certain que
leur mise en application change fondamentalement la perception des salariés qui
sont convoqués à mutualiser. Il est d’ailleurs remarquable que ces conseils ne
soient formulés qu’à l’intention des managers. Mais justement, les managers ne
sont-ils pas plutôt le problème et non la solution lorsque l’on souhaite
introduire dans des organisations hiérarchisées, des communications
horizontales ? Afin de tenter de répondre à cette question, je discute certaines des
propositions de Marie-Madeleine Sève et formule quelques recommandations.
Le partage des
savoirs Lorsqu’une organisation souhaite encourager le partage des
savoirs, celle-ci poursuit des objectifs tout à fait louables et nécessaires à
sa pérennité. Ses intérêts à ce partage peuvent facilement être formulés, non
seulement par le top management, mais bien souvent par les managers de
proximité et les salariés. Construire la mémoire de l’organisation, stimuler la
R&D, mutualiser les bonnes pratiques, etc. reviennent ainsi fréquemment
lors de la mise en place de communautés.
Les intérêts des salariés à partager leurs savoirs sont eux,
la plupart du temps, non identifiés. Aussi,
les salariés ressentent forcément le partage des savoirs comme une
nouvelle obligation à leur encontre. Ils identifient bien le bâton mais non la
carotte.
Une démarche de partage de savoirs devrait donc, à côté des
avantages escomptés par l’organisation, inventorier les intérêts personnels et
collectifs des salariés à s’y engager. La formulation de ces intérêts ne peut
être laissée au top management ou aux managers de proximité mais doit également
associer Les salariés. Il serait donc bon de :
- Définir les objectifs de la communauté avec les
futurs participants
- Identifier les intérêts de l’organisation
- Faire identifier les intérêts à participer des
salariés par les salariés
- Relever les points de tension entre les intérêts
de l’organisation et ceux des salariés
- Formuler des compromis entre les intérêts de
l’organisation et des salariés
- Définir un scénario permettant aux compromis
d’être mis en œuvre
- Prévoir un processus d’évaluation de la
productivité et de la cohésion de la communauté en rapport avec l’atteinte des
objectifs de l’organisation et de ceux des salariés
Féliciter le
collaborateur qui partage son savoir Féliciter, même lorsque les réussites ne sont que
partielles, et encourager sont certainement des interventions d’animation d’une
communauté qui sont à mener. Il faut bien reconnaitre que la culture latine, à
l’inverse de l’anglo-saxonne, nous pousse à formuler davantage de critiques sur
ce qui n’est pas assez abouti, qu’à relever ce qui se révèle positif.
Toutefois, la félicitation peut être d’une efficacité moindre lorsqu’elle
constitue le seul intérêt que peut retirer le collaborateur de sa participation
à la communauté. La reconnaissance symbolique est un puissant moteur mais il
est utile de l’articuler à d’autres signes tangibles. Est-ce que le partage du
savoir peut amener le collaborateur à se voir reconnaitre la capacité à
investir de nouvelles responsabilités ? Est-ce que ses contributions
peuvent faire l’objet d’une diffusion à l’extérieur de l’organisation ?
Est-ce le collaborateur peut tirer un profit matériel de son
investissement ?
Il serait donc bon de :
- Encourager avant de féliciter
- Féliciter, même lorsque les réussites ne sont
que partielles
- Prévoir les modalités de la reconnaissance
symbolique du collaborateur qui s’investit
- Prévoir d’autres signes tangibles de
reconnaissances y compris matériels
- Articuler reconnaissance symbolique et les
autres signes de reconnaissance
Rassurer le
collaborateur sur le fait qu'il passe du temps dédié à la communauté Toute action de collaboration, de mutualisation, de
capitalisation de savoirs, de transfert de compétences nécessite du temps.
D’une part, pour la réalisation des actions liées aux objectifs de la
communauté mais également pour celles qui sont liées à l’émergence, au
développement et au maintien à un haut niveau des échanges en son sein.
Toutefois, plus que le temps, c’est la priorité accordée à ces actions qui est
déterminante. Quelle est la priorité donnée à la communauté par le top
management ? Par les managers de proximité ? Par les salariés ?
Comment sont arbitrées les éventuelles différences de vue ?
Il serait donc bon de :
- Donner du temps aux salariés pour participer au
fonctionnement et à la vie de la communauté
- Donner du temps aux salariés pour réaliser les
actions de la communauté
- Déterminer le niveau de priorité de la
communauté par rapports aux autres activités des participants en associant
ceux-ci à cette détermination
- Introduire ces éléments dans une charte de la
communauté
"Donner des objectifs
et donc des moyens" Le problème dans cette formulation ne concerne ni les
objectifs, ni les moyens mais le fait que ceux-ci sont donnés, et donc
dimensionnés, par avance, c’est-à-dire par le top management le plus souvent et
par les managers de proximité le reste du temps. Il est possible de reconnaître
ici l’injonction paradoxale qui est faite aux salariés : « Participez
volontairement ! »
Vouloir fixer des objectifs à une communauté, en dehors des
participants de la communauté, c’est le moyen le plus certain de n’aboutir au mieux
qu’à reproduire une modalité de travail collectif hiérarchisé et au pire à
décourager les meilleures volontés parmi les salariés. Une communauté doit définir
elle-même ses objectifs. C’est une étape incontournable de sa création qui
permettra l’émergence d’un sentiment d’appartenance par les participants. Les
moyens sont à définir ensuite, et donc à négocier entre l’organisation et la communauté. Cette
négociation sera la meilleure manifestation du fait que la communauté n’est pas
inféodée à l’organisation mais en devient un partenaire, que les relations
régissant les relations entre ces entités ne s’inscrivent pas dans un rapport
hiérarchique, ce qui ne serait qu’une nouvelle manière d’imposer le top-down.
Il serait donc bon de :
- Laisser la liberté aux participants de définir les
objectifs de la communauté, à défaut les associer à cette définition
- Organiser une négociation sur les moyens alloués
à la communauté entre le top management de l’organisation et la communauté
- Evaluer la réalité de la démarche down-top
présidant à la vie de la communauté à partir du respect des deux préconisations
précédentes
Si les organisations sont aujourd’hui soucieuses d’introduire
plus d’horizontalité dans les flux d’information internes, il est remarquable
que les tentatives de mise en place de communautés soient davantage redevables
à un management hiérarchisé que collaboratif. Au-delà de l’application des
quelques recommandations formulées ici, ces organisations doivent s’engager dans une
véritable démarche pour laquelle elles ne possèdent que peu d’expérience. Ma dernière recommandation, et non la moindre, est donc la suivante :
- Adressez-vous à des personnes ressources
externes qui soient en capacité de diagnostiquer vos besoins, de vous bousculer
dans vos représentations, de vous apporter des éclairages sur les différentes
formes de communautés et sur les techniques qui permettent de les animer, d'entrer en dialogue horizontal avec vos salariés, de vous
aider à construire avec vos salariés des solutions concrètes pour la mise en place de vos
communautés.
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publié le 21 août 2011 00:02 par Jacques Rodet
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mis à jour : 21 août 2011 00:22
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Suite à la causerie qui nous a réunis Jean-Paul Moiraud et
moi avec Christophe Batier (cf. vidéo), Jean-Paul a proposé une typologie d’usages
des mondes virtuels (cf. billet) où il distingue :
- Le monde virtuel comme une reproduction d’un
lieu de formation
- Le monde virtuel comme un instrument de
simulation d’une réalité
- Le monde virtuel comme environnement cognitif
- Le monde virtuel comme espace de co-construction
de connaissances
Ainsi que le fait Jean-Paul, il est possible de s’interroger
sur les modes de tutorat à distance les mieux adaptés à ces usages des mondes virtuels.
Au préalable, il est à noter que si le dispositif n’est pas
neutre sur la détermination des services tutoraux à disposition des apprenants,
l’orientation pédagogique du ou des concepteurs, de l’institution, et la place
accordée à l’apprenant dans son processus formatif sont certainement davantage
décisives.
Un autre préalable consiste à distinguer parmi les
différentes formes de tutorat à distance tant le singulier est réducteur des différentes
modalités d’aide, de soutien, de support à l’apprentissage.
A titre d'exemple, les formes de tutorat à distance qu’il est possible d’observer
à l’université de Rennes 1 au sein du Master MFEG (cf. billet)
sont les suivantes :
- Tutorat-programme
- Tutorat-cours
- Tutorat technique
- Tutorat administratif
- Tutorat projet
- Tutorat pairs
Le dernier préalable est de qualifier les plans de support à
l’apprentissage qui sont à investir par le tutorat. Ainsi que je l’indiquais lors
de la causerie, je distingue les plans cognitif, motivationnel, socio-affectif
et métacognitif (Cf. sélection de billets)
Quels tutorats à distance pour
quels usages des mondes virtuels ?
Cette question est légitime bien que la réponse soit peu
aisée à formuler au vu des préalables énoncés plus haut mais aussi par rapport
à une inconnue qui est la place du monde virtuel dans le dispositif de
formation. Celui-ci s’y réduit-il entièrement ? Tel usage du monde virtuel
est-il au contraire une des composantes d’un parcours (grain, module, activité…) ?
S’inscrit-il dans un scénario pédagogique plus général ?
Dans le cas où seul le monde virtuel est utilisé, il est
possible de déterminer les services
tutoraux en fonction de ses caractéristiques. Possible mais pas suffisant, tant
la prise en compte des besoins d’aide des apprenants m’apparait à privilégier lors
de l’ingénierie tutorale.
Dans le cas où le monde virtuel est un élément de la
formation, il est fort probable que le dimensionnement du tutorat à distance
soit fonction non pas de la seule spécificité du monde virtuel mais bien plus des
caractéristiques et orientations générales du dispositif.
Le temps, comme clé d’entrée ?...
Un thème cher à Jean-Paul, celui du temps, peut nous aider à
avancer sur cette question du tutorat à distance et mondes virtuels. Non pas le temps
consacré à telle ou telle intervention tutorale, encore que cela doive être
défini le plus précisément possible, mais le temps chronologique : à quel moment
procéder à telle intervention tutorale. Pour cela, je propose d'utiliser un premier tamis temporel assez grossier avant, pendant et après la séquence en monde virtuel
Les interventions tutorales avant l’usage du monde virtuel auraient
pour but de préparer l’apprenant. Si la nécessité d’un tutorat technique est
évidente, les autres plans de supports ne seraient pas à négliger non plus.
Les interventions tutorales pendant visent à permettre à l’apprenant
« d’avancer » (et l’on sait que cette notion est plurielle dans les
mondes virtuels) dans la situation formative. Intervenir sans excès, de manière
proactive et réactive, en ayant pour objectif que l’apprenant puisse poursuivre
l’expérience vécue.
Les interventions tutorales après semblent devoir être
davantage centrées sur le plan métacognitif permettant à l’apprenant d’évaluer son vécu
et ses apprentissages et de poser sur lui-même, en tant qu’apprenant, un regard distancié l’autorisant
à dégager des pistes d’améliorations futures dans le recours et la mise en œuvre
de ses stratégies cognitives.
Au vu de cela, j’émets les hypothèses suivantes, qui visent
plus à nourrir les échanges qu’à être des bonnes pratiques et encore moins des prescriptions
que seuls les usagers des mondes virtuels pourraient dégager de leurs vécus.
Pour « Le monde virtuel comme une reproduction d’un
lieu de formation », des interventions tutorales sont à prévoir tout comme
dans d’autres formes de mise à distance de la formation avant, pendant et après l’action formative.
Pour « Le monde virtuel comme un instrument de
simulation d’une réalité » il semble que les interventions tutorales
doivent se dérouler avant et après. En effet, les interventions pendant ne
risquent-elles pas, de manière rédhibitoire, signifier l’arrêt ou la suspension
de la situation vécue ?
Pour « Le monde virtuel comme environnement cognitif »,
les interventions tutorales pendant devraient
être conçues comme des ressources de l’environnement immersif. Les
interventions avant et après pourraient être plus classiques.
Pour « Le monde virtuel comme espace de co-construction
de connaissances » il semble naturel de privilégier le tutorat par les
pairs bien que celui-ci puisse ne pas être suffisant. Les interventions
tutorales avant et au début du pendant pourraient donc viser l’émergence puis
le fonctionnement régulier du tutorat par les pairs. Les interventions pendant
et après seraient prises en charge par les pairs. La question de la supervision
par l’institution de ce tutorat ne risque-t-elle pas d’être dimensionnée par la
capacité de celle-ci à investir le monde virtuel ? Ne demandera-t-elle pas
alors aux groupes d’apprenants collaborant des productions habituelles et non
virtuelles ?
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publié le 26 juil. 2011 05:40 par Jacques Rodet
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mis à jour : 26 juil. 2011 05:55
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La formation et la pédagogie sont
des terrains d’innovation permanente et l’irruption des TIC depuis une
quinzaine d’années s’est révélée prolifique de nouvelles situations
pédagogiques. Pour décrire celles-ci, trois termes sont fréquemment convoqués
et utilisés de manière interchangeable : l’ouverture, la mixité,
l’hybridation.[1] Au-delà
de leurs caractéristiques communes, il peut être intéressant de les distinguer
davantage. La courte proposition ci-dessous ne s’appuie pas sur des retours
d’expériences, encore moins sur une recherche scientifique. Elle se veut, plus
modestement, révélatrice de mes représentations actuelles que je compte bien
actualiser par la confrontation et le débat. 
L’ouverture, c’est la capacité à accueillir au sein d’un système
défini des éléments extérieurs à celui-ci afin de l’enrichir. En formation, l’ouverture
est une posture qui nécessite une volonté délibérée des concepteurs du dispositif.
Ils restent maîtres du niveau et de la profondeur de l’ouverture. En ce sens,
l’ouverture correspond davantage à une tolérance au périmètre identifié plutôt
qu’à une acceptation de l’ensemble des caractéristiques des éléments conviés.
La mixité correspond à la mise ne œuvre du principe de pluralité,
de la confrontation des genres et des différences d’où doivent émerger des
compromis, plus rarement des consensus, après identification des dissensus. La
mixité n’est pas neutre pédagogiquement et amène à adopter des approches
socio-constructivistes basées précisément sur la pluralité des discours
destinée à favoriser la construction de ses connaissances par l’apprenant au
gré des accommodations et négociations qu’il opère d’une part avec les contenus
proposés et d’autre part avec ses pairs et l’équipe pédagogique.
L’hybridation vise la production d’un nouvel élément à partir d'éléments distincts mais compatibles. En formation, l’hybridation peut être
envisagée de différentes manières. Ainsi de l’association de situations
présentielles et distancielles ayant chacune leurs logiques internes qui
associées donnent un hybride. De même, les démarches pédagogiques
traditionnelles et celles ayant recours aux technologies peuvent être
associées. Il est à noter que le produit de l’hybridation n’est pas connu par
avance dans la mesure où il dépend largement d’une part des apports des
caractéristiques des éléments de départ qui sont associés et d’autre part de la
viabilité et de la vitalité de l’hybride créé qui continuera à évoluer
indépendamment de ses « parents ».
[1] En
formation continue en entreprise, la notion de blended learning est également
très en vogue et tend à remplacer celle de e-learning dont la prétention à
remplacer toutes les autres formes de formation s’est révélée une impasse au
début de la première décennie de notre siècle.
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publié le 26 juil. 2011 04:31 par Jacques Rodet
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mis à jour : 26 juil. 2011 04:58
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Une bonne manière de réfléchir à l'approche pédagogique à privilégier pour une formation est de s'interroger sur les rôles qu'il est souhaitable de confier aux acteurs principaux : le formateur et l'apprenant. En effet, le concepteur pédagogique doit non pas mettre en avant ses préférences mais, en fonction du contexte, des objectifs, des contraintes, adopter la démarche pédagogique adéquate.De manière simplifiée, voici deux approches possibles illustrées sous forme de schémas. Dans la première, qui peut être qualifiée de traditionnelle ou d'académique, c'est le formateur qui détermine les éléments constitutifs de la formation : activités d'enseignement, d'apprentissage, de support à l'apprentissage et d'évaluation. L'apprenant est en quelque sorte convoqué au sein du dispositif de formation. C'est à lui de faire le chemin vers le formateur.
Dans la seconde situation, c'est l'apprenant, à partir de son besoin ou d'une situation problème qui détermine l'espace formatif. Ici, c'est au tour du formateur d'être convoqué. C'est au formateur de faire le chemin vers l'apprenant. S'il est toujours en charge de réaliser des apports, il ne le fera que lorsque ceci s'avèrera nécessaire à l'apprenant. Les exercices n'existent plus de manière extérieure mais sont issus de la situation problème. Le soutien apporté par le formateur correspond à la nouvelle posture d'accompagnateur qui est prééminente dans cette approche pédagogique. L'évaluation se confond avec la mesure de la résolution de la question initiale. Elle n'est donc pas extérieure mais intrinsèque à la situation problème. L'une et l'autre de ces approches peuvent se révéler pertinentes pour une formation donnée. La première est bien adaptée à une formation centrée sur le savoir et les connaissances. La seconde permet d'atteindre plus aisément des objectifs de développement de compétences. L'apprenant voit ses rôles changer : de plus passif, dans la première, il doit être plus actif dans la seconde. Le formateur a l'habitude d'évoluer dans la première et doit, dans la seconde, développer de nouvelles compétences, en particulier en matière de support à l'apprentissage. |
publié le 12 juil. 2011 15:07 par Jacques Rodet
Comme vous le savez certainement, G+ est basé sur les cercles. Un
contact est dans un cercle ou plusieurs. Un peu comme dans les listes
sur Twitter. Les cercles servent donc essentiellement à classer nos
contacts. Il est possible de les utiliser différemment.
David Yonge-Mallo explique dans un post qu'il a créé un cercle "A lire
plus tard". Il partage les posts qui l'intéressent mais qu'il n'a pas le
temps de lire tout de suite avec son cercle "A lire plus tard" qui ne
contient aucun contact. Il peut lorsqu'il en a le temps, revoir le flux
de ce cercle. De la même manière ou presque, il a créé un cercle
"brouillon". Lorsqu'il n'a pas le temps de rédiger complètement un post,
il le partage avec ce cercle (qui lui non plus ne contient pas de
contact). Il peut revenir plus tard sur le fil de ce cercle et retrouve
son post brouillon qu'il peut modifier (ça c'est une des bonnes
fonctions de G+) que de pouvoir inclure des modifications à un post déjà
publié. J'ai trouvé ces usages astucieux et ça m'a donné
l'idée d'un autre. Il est regretté par certains que G+ n'ait pas de
système de tags. Et bien, pour sa veille, il suffit de créer des cercles
avec les mots-clés voulus. J'ai un cercle Veille usages G+ Je partage
avec ce cercle (qui ne contient aucun contact) tous les posts qui me
semblent intéressants sur les manières d'utiliser G+ Qu'on
se le dise donc, les cercles, ne sont pas utiles que pour classer ses
contacts ! Les usages divergents se révèlent une nouvelle fois très
pertinents ! |
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