publié le 11 déc. 2010 03:55 par Romain DAVID
2010, l'année de l'AfriqueL'Institut Niteo profite de la refonte de son site pour mettre à l'honneur ses membres d'Afrique, plus particulièrement du Bénin. Sous le pilotage de Parfait Ouezounvo, coordinateur béninois du réseau Afrique, un certain nombre de projets sont en train de naître en matière d'échanges de savoirs et de méthodes. Cela s'inscrit en plein dans les objectifs d'ouverture de l'Institut Niteo, qui ne se borne pas à une vision unilatérale de l'histoire et des sciences sociales, mais recherche bel et bien à les rassembler dans la jarre, haut symbole de la tradition adja-fon, qui nous rappelle comme au roi Béhanzin que l'union fait la force. |
publié le 16 nov. 2010 12:23 par Romain DAVID
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mis à jour : 16 nov. 2010 13:11
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 L'élection de la gastronomie française à la table du patrimoine mondial de l'humanité au même titre qu'une muraille de Chine ou qu'une pyramide d'Egypte peut faire sourire. Elle n'en est pas moins une construction historique vectrice de culture et de savoir-faire. La gastronomie est pourtant une invention récente, qui ne remonte guère au-delà du XVIe siècle. Les grandes découvertes et les flux d'épices et de denrées exotiques en tous genres ont vraisemblablement dynamisé une culture culinaire qui commençait à être diffusée par l'imprimerie. La bonne chère devient un art de vivre, puis un thème littéraire, avec Rabelais. Malgré les guerres de religion et peut-être par elles, la table devient un lieu de partage, de joie et de communion à l'image du Christ et de ses apôtres, où l'alliance du pain et du vin scelle la base de l'alimentation. Plus jamais jusqu'à nos jours ces deux éléments inséparables ne quitteront la table du foyer français modeste comme celle du prince. La composition du repas appelée "service à la française" a été fixée aux XVIIe et XVIIIe siècles à la table des grands, dont François Vatel, maître d'hotel de Fouquet puis du prince de Condé, est incontestablement le plus illustre des représentants. Ainsi aux entrées enchaînent les rôtis, auxquels succèdent les desserts. Arrivés des colonies antillaises et américaines, les thés, cafés et chocolats deviennent vite une spécialités française qui se distingue dans les salons de la noblesse, avant de faire leur chemin jusqu'à la table du paysan au XIXe siècle. Mais là encore le "café" prend une tournure très française, pour devenir le lieu de sociabilité par excellence : celui des philosophes au XVIIIe siècle, mais aussi celui des ouvriers au XXe siècle. Alimentation et gastronomie sont des sujets rarement absents chez les historiens français. Bien plus qu'un simple moyen de subsistance, il faut y voir non seulement un "lieu de mémoire", mais également l'un des rares caractères encore vivant d'une histoire de plusieurs siècles. |
publié le 7 nov. 2010 02:31 par Romain DAVID
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mis à jour : 12 déc. 2010 10:40
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 La célébration du millénaire de la fondation de la plus grande entreprise monacale en chrétienté occidentale revêt un caractère à la fois festif et repentant. Les festivités aux touches médiévales, depuis l'effet "Visiteurs" dans les années 1990, connaissent un succès certain auprès du grand public, et permet aux passionnés de se retrouver dans une convivialité dépaysante. Mais le cas de Cluny est toutefois à mettre à part : il ne s'agit pas d'une petite cité quelconque, mais de ce que certains archéologues qualifient de véritable Venise médiévale, second pilier de la chrétienté après Rome, et qui deviendra accessoirement le plus grand édifice religieux chrétien du monde. Si les enjeux autour de Cluny ont bien perdu de leur splendeur, un millénaire n'est pas chose courante à célébrer. Les ruines de l'abbaye ont parmi leurs nombreux mérites, celui de replacer l'observateur en son instant. |
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