CHANTIER INDE-ESPOIR
ETE 2008
Qu'est ce que l'association Inde-Espoir ?
Née en 1980 d’une collaboration entre des jésuites indiens et français (inspirée par des initiatives du P. Ceyrac dès la fin des années 60), l'association Inde-Espoir, créée et animée par le P. Patrick Langue sj, envoie chaque année 40 à 80 étudiants - par équipes de 15 à 20 - dans des villages de l'Inde du Sud (Karnataka ou Tamil Nadu) pour y réaliser des constructions - écoles, centres communautaires, dispensaires, maisons d’habitation, etc. - utiles aux populations les plus pauvres du pays : les dalits (intouchables) et les tribals.
Concrètement, cela se passe ainsi : en janvier, des étudiants sont invités à constituer une équipe, sous la responsabilité d’un accompagnateur jésuite, pour prendre en charge la réalisation d'un projet de chantier, qui a été sélectionné par l’association Inde-Espoir. Celle-ci a vérifié l’utilité et le sérieux du projet, dont l’initiative vient toujours de ses partenaires indiens. Chaque étudiant rencontre le responsable-accompagnateur, qui s’assure que ses motivations correspondent bien à la proposition Inde-Espoir et qu’il accepte de prendre les engagements nécessaires (listés ci-dessous). Les étudiants se constituent alors en une équipe qui apprend à se connaître, à travailler ensemble et qui se met à l’œuvre pour rassembler, avant la mi-juin, les fonds nécessaires au financement des constructions prévues : ciment, briques, matériaux divers, salaires des maçons locaux, etc.
L’été venu, l’équipe part en Inde pour travailler sur le chantier pendant 4 semaines (travail de coolies – manœuvres – au service des maçons locaux), tout en vivant dans le village ou le quartier. Vient ensuite le temps de découvrir le pays, pendant environ deux semaines (ou davantage pour ceux qui ont le temps), par petits groupes, au gré de chacun. En tout, avec le trajet AR, il faut compter six bonnes semaines.
Depuis 28 ans, les "French students" d’Inde-Espoir ont ainsi réalisé plusieurs centaines de constructions. Les liens personnels qui se sont tissés avec les Indiens qui, sur place, organisent les chantiers et accueillent les groupes offrent une sérieuse garantie que les projets proposés sont vraiment utiles et qu'ils sont désirés par les bénéficiaires eux-mêmes (lesquels d'ailleurs travaillent avec les étudiants et poursuivent les constructions après leur départ). Les étudiants d’Inde-Espoir sont accueillis dans des conditions très satisfaisantes (hébergement, nourriture, hygiène) et trouvent des interlocuteurs désireux de les introduire aux réalités du pays.
On
objecte parfois à cette formule que, la main-d'œuvre locale étant abondante et
très touchée par le chômage, les étudiants pourraient, s'ils veulent vraiment
aider les plus pauvres, se contenter d'envoyer l'argent récolté et rester
tranquillement en Europe à se dorer sur les plages... Ce serait oublier deux
aspects essentiels de la proposition "Inde-Espoir" :
- pour les dalits et les tribals (dont le contact est considéré comme "impur" par les Indiens des castes supérieures), il est très important de voir des Européens venir les rencontrer, travailler avec eux, manger ou boire dans leurs maisons, jouer et chanter avec leurs enfants, etc. Nos partenaires indiens nous l'assurent : cela contribue à leur rendre le sentiment de leur propre dignité, sans cesse bafouée dans leur société.
- pour les étudiants eux-mêmes, c’est une expérience forte de rencontre humaine, culturelle, voire spirituelle. Au retour, tous en témoignent : ils ont reçu bien plus qu’ils n’ont donné. En partageant la vie ordinaire d'un village ou d’un bourg, ils peuvent, s'ils se donnent généreusement à l'expérience dans toutes ses dimensions (pas seulement celle du travail sur le chantier), découvrir ce pays et ce peuple (sa culture, ses religions, sa cuisine, ses réalités sociales et politiques, etc.) bien mieux qu'à travers un voyage touristique.
La plupart des volontaires Inde-Espoir se recrutent à travers les aumôneries d’étudiants de la région parisienne, notamment celles dont les responsables sont des jésuites. Mais la proposition s’adresse à tous ceux qui, croyants ou non, ont un vrai désir de rencontrer une autre culture et de servir les plus pauvres, dans une expérience à la fois communautaire et personnelle. Quant aux étudiants chrétiens qui désirent vivre ce temps comme un moment fort de leur chemin spirituel, ils trouvent auprès du jésuite accompagnateur toute l’aide qu’ils demandent : temps de prière, eucharistie quotidienne, relecture spirituelle de l’expérience.
A quoi s'engage-t-on en se portant candidat ?
1. Prendre une part active à la recherche du financement. L'équipe doit rassembler la somme de 25 000 Euros, avant la mi-juin, pour payer les briques, le ciment, les salaires des maçons locaux, etc. Ce montant peut sembler élevé, mais l’expérience des équipes des années précédentes montre que c’est tout à fait possible. Presque toutes ont atteint, voire dépassé, ce montant, grâce à divers moyens qui ont fait leur preuve : appel à la générosité des parents et amis, quêtes à la sortie d’églises, ventes de gâteaux, mises en sacs dans des supermarchés, recherche de sponsors et de subventions publiques, etc.
2. Etre présent aux 5 réunions de l’équipe (minimum) entre fin janvier et juin, dont les dates seront fixées ensemble. Toute absence à l’une de ces réunions (sauf cas de force majeure, et avec l’accord de l’accompagnateur) peut être une cause d’exclusion du projet. Il est bon aussi de prévoir des rencontres plus libres et plus informelles pour mieux faire connaissance (week end à la campagne, sorties restau, films indiens, etc.)
3. S’investir très sérieusement dans la préparation personnelle : lire des livres ou articles sur l’Inde, sa culture, sa religion, son système social, etc.
4. Entrer sans réticence dans l'esprit "Inde-Espoir", tel qu'il est décrit dans le texte de présentation ci-dessus. L’objectif n'est ni le tourisme, ni la recherche de sensations fortes par le dépaysement, ni le désir de faire une « bonne action ». Il s'agit, en rendant un vrai service aux plus pauvres du pays, de se mettre en situation d’une vraie rencontre des personnes, des réalités humaines, sociales, culturelles, religieuses, du peuple indien. Il s’agit aussi, en retour, de se laisser soi-même interroger par cette rencontre. Si l’on n’éprouve pas un tel désir, mieux vaut rester chez soi !
5. Accepter tout ce qu'exige une vraie vie d'équipe : partager les tâches, se soutenir mutuellement, respecter les différences… Individualistes, s'abstenir ! Il importe notamment d’accepter d’avance la participation active aux temps d’échanges et de relecture qui seront proposés régulièrement par l’accompagnateur pendant le chantier.
6. Etre capable de s’adapter à un mode de vie peu confortable (coucher par terre, manger la même nourriture tous les jours) et de travailler sous la chaleur.
7. Etre à l'aise en Anglais, qui est l'unique langue pour communiquer.
8. Prendre quelques précautions de santé. Rien d'extraordinaire : quelques vaccinations à vérifier ou faire. Sur place, respecter les consignes de prudence qui seront données.
Même si Inde–Espoir recrute les volontaires surtout dans les aumôneries étudiantes et que chaque équipe est accompagnée par un jésuite, la participation est ouverte à tous, croyants ou non. Cependant tous doivent être à l’aise avec le fait que nous sommes accueillis dans les réseaux chrétiens et que nous travaillons en lien étroit avec des prêtres et religieuses. Les temps de prière qui seront proposés chaque jour (notamment l’eucharistie) à ceux et celles qui désirent y participer le seront évidemment dans le respect total des libertés de chacun.
projet « UNE ECOLE POUR HD-KOTE»
ETE 2008
Voici le projet proposé à l'équipe qui va se constituer sous ma responsabilité.
Le projet : Construction d’une école.
L’école primaire St Mary’s school, tenue par les sœurs ursulines franciscaines, a été construite il y a 30 ans. Les sœurs demandent à Inde-Espoir de les aider à reconstruire cette école, qu’elles ont du démolir car les bâtiments, dégradés, menaçaient la sécurité des élèves. Ceux-ci suivent en ce moment leurs cours dans des locaux provisoires, mal adaptés. La reconstruction est urgente. Cette école scolarise 543 élèves, dont 40 % d’enfants de familles d’intouchables (dalits) ou de tribals. Les sœurs s’engagent à augmenter cette proportion au dessus de 50 % dès l’an prochain.
Lieu : bourg de HD-KOTE, à 80 minutes en bus de la ville de Mysore, dans le Sud de l’Etat du Karnataka (Sud de l’Inde).
Dates
· Départ : Début juillet (date exacte à fixer ensemble ; l’idéal serait le 2 ou le 3 juillet)
Possibilité de partir avant pour ceux qui, étant libres en juin, préfèrent prendre le temps de "découverte de l'Inde" avant le chantier pour pouvoir revenir dès le début août (à condition qu’ils soient au moins deux dans ce cas). Le chantier se terminera le 31 juillet.
· Retour : Autour du 15 août. Il est possible de revenir plus tôt si l'on a des impératifs (on ne fait alors que le chantier), ou plus tard si l'on souhaite prolonger le temps de découverte. Décision à prendre au moment de l’achat du billet d’avion
Coût à prévoir
D’après l’expérience des années précédentes, il faut prévoir environ 1150 Euros pour la période du chantier, et ajouter environ 250 Euros pour les deux semaines de voyage culturel libre. Cette estimation comprend tout : le billet d’avion AR, les trajets en Inde, les frais de séjour chez les soeurs (3 euros par jour environ), le visa (50 euros), etc.
Attention : chacun(e) doit se débrouiller personnellement pour disposer de cette somme. Cette recherche de financement ne doit en aucun cas interférer avec celle que l’équipe va mener collectivement pour trouver les 25 000 Euros nécessaires au financement du chantier.