Le Vorarlberg est le Land le plus à l'ouest de l'Autriche. Situé "devant l'Arlberg" (vor dem Arlberg), sa superficie est de 2 600 kilomètres carrés et compte 360 000 habitants.
Il est bordé par la Suisse à l'ouest et au sud, le Liechtenstein à l'ouest, l'Allemagne au nord, et à l'est par le Land du Tyrol.
Le Vorarlberg a toujours été et reste une des régions les plus industrielles d'Autriche. 70% de la production est exportée. Autrefois région textile, les activités principales sont aujourd'hui la mécanique de précision, l'électronique et le tourisme. Les échanges frontaliers avec la Suisse, le Liechtenstein et l'Allemagne sont importants.
Dans les années 60 les baukünstler (artistes du batiment) ont été à l’origine d’une nouvelle tendance architecturale qui, est aujourd’hui reconnue dans le monde entier. < xml="true" ns="urn:schemas-microsoft-com:office:office" prefix="o" namespace="">
Ce qui est exceptionnel dans ce petit Land autrichien n’est pas la réalisation de quelques bâtiments spectaculaires, émergeant d’une masse banale, mais une culture quotidienne du bâti qui profite à toute la région et participe à son essor.
En recherchant la simplicité des solutions innovantes et réalistes ont progressivement vue le jour. Le pragmatisme est à la base du mode de pensée. Penser pratiquement, agir économiquement, avancer de la petite à la grande échelle. Soucieuse des économies de matière et d’énergie, leur approche est une synthèse entre ce qui est esthétiquement souhaitable, constructivement raisonnable et socialement justifiable (extrait de Vers une architecture écologique au quotidien : Le modèle social, culturel et économique du Vorarlberg, par dominique gauzin-müller) DominiqueGauzin-Mller.pdf
Le contexte énergétique autrichien et l'imagination de ces Baukünstler placent aujourd'hui le Vorarlberg en tete des régions européennes présentant un bilan attractif et positif de la gestion de l'énergie. Pour 2010, le Land s’est fixé un objectif de réduction d’un tiers des émissions de CO2 dans les secteurs de l’habitat, de l’industrie et des transports.
Terminologie
Le bilan énergétique d'un pays se présente en deux parties : un " haut de bilan " qui rassemble les origines de l'approvisionnement énergétique national (production primaire, solde importateur, déstockage) et un " bas de bilan " qui détaille les différentes formes de consommation, par produit énergétique et par secteur d'activité (industrie, transports, etc.).
Les énergéticiens considèrent que le point commun à mettre en évidence, par le choix de l'unité de compte énergétique, est l'énergie qui peut être " obtenue " à partir du produit considéré, que ce soit le charbon, le pétrole, le gaz, l'électricité et diverses énergies renouvelables thermiques (bois, déchets, biogaz, biocarburants, etc.).Il est alors indispensable de définir au préalable la terminologie, en distinguant :
- l'énergie primaire, qui est extraite du sol ou issue d'une centrale nucléaire ou hydraulique,
- l'énergie secondaire, issue de la conversion sous une forme utilisable d'une énergie primaire, par exemple l'électricité d'origine thermique classique ou les produits pétroliers sortis de raffinerie,
- l'énergie finale, qui est consommée dans un équipement ou une installation qui la " dégrade " définitivement, comme une ampoule électrique, un moteur d'automobile, une chaudière, un climatiseur, etc.
- l'énergie utile, qui est réellement nécessaire pour le consommateur (c-à-d le produit de l'énergie finale disponible par le rendement de l'équipement).
Pour en savoir plus : http://www.debat-energies.gouv.fr/energie/statisti/methodo-electr-nucleaire.htm
L'énergie en Autriche
L'Autriche est trés nettement dépendante et doit importer 70% de son énergie sous forme de pétrole (56%), gaz (24%), électricité (14%).
75% de l'énergie primaire provient des énergies fossiles, 25% provient des énergies renouvelables, dont la moitié de l'hydroélectricité.
En février 2007, le ministre autrichien de l'Economie, Martin Bartenstein, a rejeté toute idée de recours à l'énergie nucléaire par son pays, qui souhaite porter à 45% de sa consommation la part des énergies renouvelables d'ici à 2020.
L'énergie dans le Vorarlberg
70 % de l’électricité consommée est d’origine hydraulique. Les autres ressources d’origine renouvelable, bois et solaire, couvrent 10 à 15 % des besoins. Le Land, soucieux d’atteindre son autonomie énergétique, poursuit une politique ambitieuse. Les réalisations sont diverses : panneaux solaires sur les toits des maisons, centrale photovoltaïque sur deux hectares en zone montagneuse, système de cogénération utilisant des déchets de bois.
L' Institut de l'Energie du Vorarlberg (http://www.energieinstitut.at/) est un outil à effet de levier important dont le Land s'est doté pour promouvoir auprés de la population et des collectivités une politique volontariste et réduire la production de CO2 ainsi que la dépendance énergétique du pays.
L'impact sur la construction dans le Vorarlberg
Les deux tiers des maisons neuves construites au Vorarlberg sont des habitations à basse consommation d’énergie ou bien des maisons passives. Les maisons dites « passives » nécessitent, pour le chauffage, moins de 15 KWh/m2 et par an. Depuis 1993, il en a été construites plus de 600. Elles sont majoritairement en bois et fabriquées en usine.Le bois est une ressource importante au Vorarlberg et la filière est très bien organisée. La région compte de nombreuses scieries ainsi qu’une industrie, qui a su innover dans ses modes de fabrication.
L'énergie en France
Le « bouquet » énergétique primaire de la France en 2006
La consommation énergétique finale corrigée du climat en 1973, 1990, 2005 et 2006 (en Mtep).
Les émissions de CO2 dues à l’énergie (en millions de tonnes de carbone, selon une méthodologie développée par l’Observatoire de l’énergie à partir des bilans de l’énergie, avec correction climatique).
Pour en savoir plus : BilanFranceenergie2006.pdf ( Bilan énergétique de l’année 2006 de la France publié par la Direction Générale de l’Énergie et des Matières Premières )
Les objectifs de la France
Le projet de loi d'orientation sur l'énergie propose de réduire de 2 % par an d'ici 2015 et de 2,5 % d'ici 2030 l'intensité énergétique française, c'est-à-dire le rapport entre consommation d'énergie et croissance économique.
La France s’est engagée avec force dans une politique de réduction des consommations d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conformément aux engagements pris au niveau international pour la lutte contre le changement climatique.
Pour atteindre cet objectif elle s’est notamment dotée d’une réglementation fixant des exigences d’économie d’énergie sur les bâtiments existants. Cette réglementation thermique est en vigueur depuis le 1er novembre 2007.
Le Grenelle de l'Environnement vient de surcroît de redéfinir les orientations nationales pour renforcer les dispositifs et accélérer la marche vers le facteur 4. Les mesures arrêtées seront mises en place à partir du courant de l'année 2008.
Les textes réglementaires sont téléchargeables sur le site www.logement.gouv.fr, rubrique performance énergétique, ou sur www.legifrance.gouv.fr.
1 Depuis le 1er novembre 2007, une réglementation dite «élément par élément», fixe des niveaux de performances minimales pour les équipements (fenêtres, isolation thermique, équipements énergétiques) installés ou remplacés dans les bâtiments existants.
2 À partir du 1er avril 2008, une obligation de performance énergétique globale s’applique en cas d’opération de réhabilitation de bâtiments de plus de
1 000 m2 faisant l’objet de travaux importants (plus de 25 % de la valeur du bâtiment hors foncier). Des études préalables de solutions énergétiques durables seront par ailleurs prescrites pour les réhabilitations lourdes.3 Le texte précise également que dans un local équipé d’une climatisation, celle-ci ne peut fonctionner que si la température du local dépasse 26 °C, et ceci à compter du 1er juillet 2007.
4 Enfin, le Diagnostic de performance énergétique («étiquette énergie» + recommandations), obligatoire depuis le 1er novembre 2006 en cas de vente, a été étendu aux logements loués à compter du 1er juillet 2007 et aux bâtiments neufs dont le permis de construire est postérieur à cette même date. Par ailleurs, le DPE devra être affiché à partir du 2 janvier 2008 dans la majorité des bâtiments publics.
Reportages (CAUE et M6)
Le Vorarlberg une provocation constructive
Une délégation Iseroise au Vorarlberg
Exemple de logements collectifs
Trois exemples de réalisations récentes
1. Le collége intercommunal de Klaus
http://www.dailymotion.com/video/xsg5i_le-college-intercommunal-de-klaus_news
2. Le centre communal de Lüdesch
3. Le "facteur 10" dans le logement social
Vogewosi est un organisme HLM gérant environ dix-sept mille logements, répartis dans le Land du Vorarlberg. Sensibilisé depuis plusieurs années à la réalisation d'un habitat social économe en énergie, Vogewosi s'est engagé en 1999 dans une démarche environnementale globale. Plusieurs réalisations tant dans le neuf que dans la réhabilitation de l'ancien témoignent de cette volonté.

Autres liens
http://www.hermann-kaufmann.com/
http://www.cdpea.com/vorarlberg-descriptions.php






























